Depuis le 22 novembre et jusqu’au 30 novembre 2025, le festival Caribbean Film Days est en cours en ligne. Pour la première fois, un espace entièrement dédié au cinéma caribéen rassemble plus de quarante œuvres accessibles partout dans le monde, à toute heure. Ce rendez-vous, né d’une collaboration entre Caribbean Creativity et la Caribbean Chamber of Commerce in Europe, transforme le mois de novembre en moment de partage culturel et de solidarité, au profit des populations touchées par l’ouragan Melissa.
Caribbean Film Days ne se contente pas d’exposer des films : il construit un lien. Un lien entre les îles, entre la diaspora et les territoires d’origine, entre l’art et la réalité sociale, entre la mémoire et l’avenir. Pour un public souvent éloigné des salles traditionnelles ou privé d’accès aux films caribéens, c’est une occasion rare, presque unique, d’entrer dans des histoires qui racontent la région de l’intérieur.
Un festival pensé pour être vu partout
Contrairement aux festivals physiques, le Caribbean Film Days ne demande ni déplacement, ni réservation ni horaires imposés.
Comment regarder les films ?
- – se rendre sur la plateforme YardVibes,
- – parcourir le catalogue,
- – choisir un film,
- – le louer via Vimeo on Demand,
- – et le regarder en streaming, à n’importe quel moment de la journée.
Pas de contrainte géographique : Europe, Amériques, Caraïbes, Océanie: chacun peut participer.
Un cinéma qui raconte les îles comme elles vivent
Pour apprécier un festival, il faut comprendre ce qu’il montre. Le Caribbean Film Days ne se limitent pas à une liste de titres : ils composent une mosaïque des réalités de la Caraïbe, de sa musique à ses luttes, de sa créativité à ses contradictions.
Quelques exemples parmi les œuvres proposées lors du Caribbean Film Days :
- “Kanaval” (Haïti – République dominicaine) : un long-métrage puissant sur l’identité, la migration et la mémoire.
- “Jocelyne Béroard, At Heart” : un portrait sensible de l’icône du zouk et de son influence dans la Caraïbe.
- “Joseph” (Barbade – Jamaïque – Ghana) : un récit de quête des origines reliant les Amériques à l’Afrique.
- “Stones Have Laws” (Suriname) : une immersion dans les traditions marronne et leur rapport à la terre.
- “Heart of Haiti” : un voyage au cœur de la création artistique haïtienne.
- “Why Do Jamaicans Run So Fast ?” : un regard intime sur les athlètes jamaïcains et leur héritage.
Documentaires, fictions, archives, projets indépendants, expériences artistiques : c’est un panorama complet du cinéma caribéen, trop souvent absent des plateformes internationales. L’intérêt de cette programmation est clair : montrer une Caraïbe qui ne se résume ni aux plages ni aux clichés touristiques, mais qui s’exprime par des voix, des visages, des luttes et des rêves.
Un festival en soutien aux îles touchées par l’ouragan Melissa
Cette première édition de Caribbean Film Days n’aurait pas la même portée sans le contexte dans lequel elle s’inscrit.
L’ouragan Melissa a frappé la région en laissant une empreinte dévastatrice, en particulier en Jamaïque, à Cuba, en Haïti et en République dominicaine.
Les pluies, les destructions et les pertes humaines ont profondément marqué les communautés.
Le Caribbean Film Days a choisi d’agir à son échelle. Chaque location de film génère un don, entièrement reversé aux initiatives de reconstruction et d’accompagnement.
Regarder un film, c’est donc :
- – soutenir les familles affectées,
- – contribuer au relèvement des infrastructures,
- – affirmer un geste de solidarité qui dépasse les mots.
Il s’agit d’un positionnement éthique : la Caraïbe, bien qu’elle contribue très peu aux émissions mondiales, est exposée aux conséquences les plus violentes du dérèglement climatique.
Ce festival rappelle cette injustice en donnant un rôle central à la culture.
Un rendez-vous pour la diaspora et les passionnés de culture caribéenne
Pour beaucoup, regarder “un film de chez soi” signifie renouer avec une langue, un accent, un paysage, une manière de raconter. La diaspora caribéenne en Europe et en Amérique du Nord trouvera dans le festival un moyen de se reconnecter à des univers qui leur ressemblent. Pour les spectateurs non-caribéens, c’est une découverte essentielle : la Caraïbe ne se limite pas à une zone de vacances, c’est une région traversée de dynamiques sociales, politiques et artistiques qui méritent d’être comprises.
Le format en ligne permet aussi d’impliquer un public jeune, souvent habitué aux plateformes de streaming, mais peu exposé au cinéma caribéen.
Pourquoi ce festival compte aujourd’hui ?
Le Caribbean Film Days comblent un vide. Un vide d’accès, un vide d’infrastructures de diffusion, un vide de reconnaissance internationale.
Ils montrent que :
– la Caraïbe possède une production cinématographique solide, diverse et porteuse de sens ;
– la solidarité peut prendre la forme d’un geste culturel ;
– un film peut relier des territoires qui, parfois, ne se croisent pas ;
– les histoires racontées par les Caribéens ont leur place dans les espaces numériques mondiaux.
Comment participer ?
- ▶️ Rendez-vous sur YardVibes (plateforme officielle).
- ▶️ Choisissez l’un des films proposés.
- ▶️ Louez-le via Vimeo on Demand.
- ▶️ Regardez, partagez, recommandez autour de vous.
- ▶️ Chaque visionnage participe aux efforts d’aide post-hurricane Melissa.
FAQ
Il suffit de se rendre sur YardVibes, de choisir un film et de le louer via Vimeo on Demand. Le visionnage est disponible 24/7.
Plus de quarante œuvres issues du cinéma caribéen : documentaires, fictions, portraits, récits historiques et films musicaux.
Oui. L’intégralité des revenus provenant des locations de films durant les Caribbean Film Days est reversée aux initiatives de secours et de reconstruction après l’ouragan Melissa, notamment en Jamaïque, à Cuba, en Haïti et en République dominicaine.