MARTINIQUE – MSC Croisières renforce sa présence stratégique dans la Caraïbe

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Le samedi 6 décembre 2025, à bord du MSC Virtuosa accosté à Fort-de-France, MSC Croisières a lancé officiellement sa saison 2025-2026 aux Antilles. L’événement, rassemblant les partenaires stratégiques de la compagnie, a permis de préciser les ambitions du groupe pour la région, avec une annonce forte : l’arrivée d’un deuxième navire pour la saison hiver 2026-2027.

Au-delà des chiffres et des navires, c’est une histoire de liens, de confiance et de territoire qui s’écrit entre MSC Croisières et les Antilles françaises. 

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Zoom sur le MSC Virtuosa « palais flottant » des mers

Le MSC Virtuosa, mis en service en 2021, constitue l’un des fleurons de la flotte de MSC Croisières. Long de 331mètres, large de 43mètres et jaugeant 181541 tonneaux, il est capable d’accueillir jusqu’à 6334 passagers répartis dans 2421 cabines: un gabarit qui lui donne le statut de «megapaquebot» au niveau mondial.

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À bord, le navire mélange luxe, confort et divertissement pour offrir une expérience complète:

  • – Une promenade intérieure spectaculaire (la Galleria Virtuosa) couverte d’un dôme LED — cœur vivant du navire avec boutiques, bars, restaurants, animations nocturnes. 
  • – Une palette d’équipements pour tous les profils: piscines, spa & bienêtre, théâtre, espace bien-être, zones de détente, cabines de plusieurs catégories (intérieure, vue mer, balcon, suites, familles…), adaptées aux couples, familles ou groupes. 
  • – Un confort moderne pensé pour le long voyage: hébergement, restauration, divertissement, service à bord… le Virtuosa fonctionne comme un petit «village flottant.
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Mais audelà du luxe, le Virtuosa apparaît comme un acteur d’opportunité pour les territoires escales: ses nombreux passagers, ses escales régulières et son amplitude d’accueil font de lui un vecteur potentiellement important de retombées économiques, touristiques et culturelles pour des destinations comme la Martinique. Chaque escale devient un moment-clé, et son accueil en Martinique confirme le statut croissant de l’île sur la carte mondiale de la croisière.

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MSC Croisières : cap stratégique sur les Antilles

Pour Benoit Chareyre, directeur commercial France de MSC Croisières, le marché caribéen est clé dans la stratégie du groupe : « Fort-de-France est le deuxième port d’embarquement français après Marseille. C’est un territoire d’ancrage fondamental pour nous ». 

Avec un taux de pénétration de la croisière atteignant 10 % en Martinique et en Guadeloupe, contre 4 % en France hexagonale, la région confirme son potentiel. Pour répondre à cette demande croissante, MSC déploiera dès 2026 un second navire opérant à l’année entre Fort-de-France et La Romana (République Dominicaine).

« MSC aime la Martinique, aime les Antilles. […] Pourquoi pas espérer que 90 % des Martiniquais embarquent au moins une fois à Fort-de-France pour découvrir la croisière », ajoute-t-il.

MSC entend également renforcer les connexions avec la métropole, en facilitant l’accès vers les Antilles via des partenariats aériens. Mais l’enjeu est aussi local : excursions, transferts, artisans, guides… 

« Chaque escale est une opportunité économique pour les professionnels locaux. On veut que la croisière soit aussi une découverte de la destination », souligne Benoît Chareyre.

Des retombées concrètes pour le territoire

Chaque escale ne se limite pas à une simple visite touristique : elle active toute une chaîne de valeur. Entre transports, guides, excursions, restauration, artisanat ou encore logistique portuaire, c’est un tissu économique qui se consolide. Les professionnels peuvent se rapprocher de ses agents portuaires pour proposer des activités, des circuits, voire des produits locaux intégrés à l’expérience croisière.

C’est aussi un levier pour l’emploi : chaque débarquement génère des besoins opérationnels en sécurité, animation, entretien ou accueil.

« Les excursions sont souvent réservées à l’avance, ce qui garantit une visibilité d’activité pour les prestataires » précise Benoit Chareyre.

Une dynamique locale ancrée dans la confiance

Bruno Mencé, directeur du Grand Port de la Martinique, a livré une intervention émotive et pleine de reconnaissance :

« Ce matin, en passant à mon bureau, j’ai vu le bateau dans le port… ça m’a procuré une joie extraordinaire. Je me suis dit que la vie recommence. »

Il a rappelé l’ancienneté et la solidité du partenariat entre MSC et le port, fruit d’un long travail technique et humain :

« MSC et le port, c’est une très belle histoire. Une histoire basée sur la confiance, sur un enrichissement réciproque. »

Soulignant la montée en puissance progressive des infrastructures et des escales, il a salué la mobilisation de l’ensemble des acteurs du territoire autour de la croisière :

« Vous avez en face de vous tous les acteurs qui sont au taquet. On est une team pour vous amener le meilleur service à vous et à vos clients.»

Et d’ajouter avec ambition et humour: « L’objectif, c’est de dépasser Marseille. »

Une île à valoriser, un impact à mieux faire connaître

Bénédicte Di Geronimo, présidente du Comité Martiniquais du Tourisme, a souligné la force du lien entre la Martinique et MSC Croisières :

« C’est véritablement un bonheur pour nous, à chaque fois, de voir ces gros bateaux chez nous. […] L’histoire entre la Martinique et MSC est une vieille histoire. Une histoire, je pense, de cœur. »

Elle a insisté sur les atouts de la destination :

« Une technicité, un certain niveau d’accueil qui sécurise l’arrivée de ces gros bateaux, mais également une île extraordinaire, grâce à laquelle des excursions permettent d’intensifier un voyage dans un si beau bateau. »

Mais au-delà de l’émotion, elle a invité à une lecture plus large des retombées :

« L’impact de la croisière, ce ne sont pas seulement des achats faits au détour d’une balade à Fort-de-France. Il est bien plus majeur, il concerne bien plus d’activités que cela. »

Enfin, elle a appelé à une appropriation collective de cette dynamique :

« Il nous faut avoir ce discours auprès de notre population, de façon à ce que ce développement de la croisière se fasse dans une atmosphère apaisée, de compréhension et d’adhésion, je l’espère. »

Un positionnement régional assumé

La stratégie de MSC Croisières ne se limite pas à l’ajout de rotations. En positionnant Fort-de-France comme port d’attache annuel, la compagnie envoie un signal clair : la Caraïbe française n’est plus une simple escale exotique, mais une base logistique et commerciale de premier plan. Cette ambition implique aussi un renforcement des infrastructures et des compétences locales.

Fort-de-France consolide son rôle de port de référence dans la Caraïbe, au sein d’un réseau régional en plein développement. La perspective de surpasser Marseille dans les prochaines années, souvent répétée sur le ton du défi, incarne ce tournant.

Vers une croisière plus intégrée et durable ?

Derrière les perspectives de croissance, l’équipe MSC met en avant une stratégie de développement responsable, avec des navires récents, majoritairement construits en France, et une planification à long terme jusqu’en 2032. L’ancrage local, tant économique que culturel, est au cœur de la feuille de route. Les artisans et professionnels antillais sont invités à se rapprocher des agents portuaires pour proposer des offres adaptées aux excursions : « Il y a de vraies opportunités à saisir pour les acteurs du territoire », insiste Benoit Chareyre.

Une ambition partagée pour la Caraïbe

Grâce à la multiplication des départs et escales, Fort-de-France conforte son rôle central dans l’attractivité croisière des Antilles. L’arrivée d’un second navire dès 2026 témoigne de la volonté de MSC d’ancrer durablement son activité dans la région. L’enjeu est d’offrir une expérience qui bénéficie autant aux passagers qu’aux territoires. Une ambition partagée par tous les acteurs présents à bord du Virtuosa, Une ambition partagée par tous les acteurs présents à bord du Virtuosa — autorités portuaires, institutionnels, opérateurs touristiques et partenaires logistiques comme Antilles Shipping —  qui savent que dans la Caraïbe, la croisière peut devenir un moteur de transformation durable.

FAQ

 MSC Croisières voit dans les Antilles françaises un marché stratégique, avec un taux de pénétration de la croisière bien supérieur à celui de la France hexagonale. Fort-de-France est devenu le deuxième port d’embarquement français après Marseille, ce qui incite la compagnie à y déployer davantage de capacités. L’arrivée d’un second navire dès la saison 2026-2027 répond à une demande croissante et confirme l’importance de la région dans son développement.

Chaque escale active une chaîne de valeur complète : transports, excursions, restauration, artisanat, guides, sécurité, services portuaires, logistique… Les excursions étant souvent réservées à l’avance, elles offrent une visibilité précieuse aux prestataires locaux. Au-delà des achats en centre-ville, l’impact s’étend à de nombreux métiers liés à l’accueil, à la mobilité et aux activités touristiques.

La grande nouveauté est l’arrivée d’un deuxième navire en 2026, opérant toute l’année entre Fort-de-France et La Romana. MSC souhaite également faciliter l’accès depuis la métropole grâce à des partenariats aériens, renforcer les excursions locales et intégrer davantage de produits du territoire dans l’expérience croisière. La compagnie mise ainsi sur une présence durable, plus connectée aux acteurs économiques et culturels des Antilles.

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