Jamaïque – Cocoa Tea : une légende du Reggae disparue le 11 mars 2025

Cocoa Tea

Cocoa Tea, de son vrai nom Calvin Scott, est une figure emblématique du reggae jamaïcain. Né le 3 septembre 1959 à Rocky Point, dans la paroisse de Clarendon est décédé le 11 mars 2025 à l’âge de 65 ans. Il a laissé une marque indélébile dans l’industrie musicale. Sa voix mélodique et puissante, ainsi que ses paroles profondes, ont captivé les cœurs de millions de fans à travers le monde. Cocoa Tea a commencé sa carrière musicale dans les années 1980, mais c’est en 1985 qu’il a vraiment pris son essor avec des chansons comme “I Lost My Sonia” et “Sweet Sweet Cocoa Tea”. Ces hits ont ouvert la voie à une carrière internationale florissante dans les années 1990.

Débuts et ascension

Cocoa Tea a commencé à se faire connaître dans les années 1980, mais ce sont les titres “I Lost My Sonia” et “Sweet Sweet Cocoa Tea” qui l’ont propulsé sur la scène musicale jamaïcaine. Ces chansons ont montré sa capacité à créer des mélodies accrocheuses et des paroles qui touchent le cœur.

Les années 1990 ont été particulièrement prolifiques pour Cocoa Tea, avec des chansons comme “Israel’s King”, “Rikers Island”, et “Holy Mount Zion”, qui sont devenues des classiques du reggae. Sa voix unique et son style distinctif ont permis à Cocoa Tea de se démarquer dans un paysage musical dominé par des artistes comme Bob Marley et Peter Tosh.

Succès mondial

Les années 1990 ont été une période de grande réussite pour Cocoa Tea. Ses chansons ont conquis le monde entier, et il est devenu l’un des artistes reggae les plus reconnus. Son dernier grand succès a été “Good Life” en 1993, qui a dominé les charts. Cocoa Tea a également été un pionnier dans la promotion de la culture reggae à travers des événements comme le concert Dancehall Jam Jam, qu’il a organisé de 2003 à 2009. Ce concert a permis de rassembler des artistes de renom et de promouvoir la musique reggae auprès d’un public plus large. Grâce à ces initiatives, Cocoa Tea a contribué à faire connaître le reggae à travers le monde.

Collaborations et reconnaissance

Les années 1990 ont été une période de grande réussite pour Cocoa Tea. Ses chansons ont conquis le monde entier, et il est devenu l’un des artistes reggae les plus reconnus. Son dernier grand succès a été “Good Life” en 1993, qui a dominé les charts. Cocoa Tea a également été un pionnier dans la promotion de la culture reggae à travers des événements comme le concert Dancehall Jam Jam, qu’il a organisé de 2003 à 2009. Ce concert a permis de rassembler des artistes de renom et de promouvoir la musique reggae auprès d’un public plus large. Grâce à ces initiatives, Cocoa Tea a contribué à faire connaître le reggae à travers le monde.

Cocoa Tea
Cocoa Tea

Roaring Lion Records

En 2000, Cocoa Tea a créé son propre label, Roaring Lion Records. Cette initiative a permis à de nombreux artistes de se faire connaître et a contribué à la diversification de la scène reggae. Ce label a été un symbole de son engagement envers la musique et sa communauté. En fondant Roaring Lion Records, Cocoa Tea a ouvert des portes à de nouveaux talents et a permis à la musique reggae de continuer à évoluer. Son implication dans l’industrie musicale a été marquée par une volonté de promouvoir et de soutenir les artistes émergents.

Engagements et activisme

Cocoa Tea a également été reconnu pour ses prises de position politiques et sociales. En 2008, il a sorti une chanson intitulée “Barack Obama”, en soutien au candidat à la présidence américaine, qui a ensuite remporté les élections. Cet engagement montre son intérêt pour les questions mondiales et sa volonté d’utiliser sa plateforme pour faire entendre sa voix. Cocoa Tea a toujours été un artiste engagé, utilisant sa musique pour aborder des sujets importants et sensibles. Sa chanson “Weh Di Drugs” est un exemple de son engagement contre la drogue et les problèmes sociaux.

Vie privée et philosophie

Cocoa Tea était connu pour être une personne privée mais profondément spirituelle. Il a souvent partagé avec sa famille des enseignements tirés de la Bible, insistant sur l’importance de l’indépendance et de l’éducation. Sa fille, Rashaine Scott, se souvient de lui comme d’un “combattant” qui a toujours cherché à donner le meilleur de lui-même. Cocoa Tea a laissé un héritage non seulement musical mais aussi personnel, en encourageant ses proches à vivre une vie vertueuse et à poursuivre leurs rêves. Sa philosophie de vie a été marquée par une grande sagesse et une profonde spiritualité.

Dernières années et héritage

Malgré des problèmes de santé, notamment un diagnostic de lymphome en 2019 et des complications pulmonaires, Cocoa Tea a maintenu une attitude positive jusqu’à la fin. Sa dernière performance remonte à trois ans, lors du Welcome to Jamrock Cruise. Son décès, survenu après une crise cardiaque, a suscité des hommages de toute la communauté musicale, notamment du ministre jamaïcain de la Culture, Olivia Grange, qui a salué son impact durable sur le reggae. Cocoa Tea laisse derrière lui un héritage musical inoubliable et une marque indélébile sur la culture reggae. Sa voix, ses paroles, et son engagement envers sa communauté continueront d’inspirer des générations à venir.

Cocoa Tea a vécu une vie remplie de musique, d’amour et de détermination. Son parcours est un témoignage de sa force et de sa passion pour le reggae. Cocoa Tea restera dans les mémoires comme un artiste qui a donné tout ce qu’il avait pour sa musique et pour son public. Son esprit restera vivant à travers sa musique, qui continue de toucher les cœurs de millions de personnes à travers le monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

gwoka
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

Gwoka, le tambour guadeloupéen que l’UNESCO a fait entrer dans l’histoire

À Pointe-à-Pitre, une statue de bronze représente un homme assis, tambour ka entre les jambes. Elle rend hommage à Vélo, l’un des plus grands maîtres du gwoka, cette musique guadeloupéenne née dans la résistance à l’esclavage. Depuis 2014, l’UNESCO en fait un patrimoine de l’humanité. Un tambouyé devenu statue Marcel Lollia, dit Vélo, est né le 7 décembre 1931 et mort le 5 juin 1984. Il a formé plusieurs générations de joueurs de ka, ce tambour taillé dans un tronc et recouvert d’une peau tendue. Il a aussi inspiré Akiyo, mouvement culturel de revendication identitaire fondé en 1979, qui a porté le gwoka hors des cercles restreints où il survivait encore. Le 5 juin 2004, vingt ans après sa mort, une statue signée du sculpteur Jacky Poullier a été inaugurée à Pointe-à-Pitre, à l’image d’un précédent portrait guadeloupéen consacré à une autre grande figure de l’île. Deux plaques l’accompagnent, l’une

Lire la suite "
Barbuda
TOURISME
Tolotra

Barbuda, plus de 5 000 frégates dans une lagune hors norme.

À Barbuda, le spectacle commence avant même d’apercevoir les oiseaux. Le sanctuaire de Codrington Lagoon ne se rejoint pas par une route. Il faut embarquer, avancer sur l’eau entre les mangroves, puis voir apparaître les silhouettes noires des frégates superbes, Fregata magnificens, dont la colonie compte parmi les plus importantes des Caraïbes. Ce fait suffit à raconter une autre Barbuda. Au-delà de ses plages roses, l’île abrite une lagune où plus de 5 000 de ces oiseaux sont recensés, sur une colonie dont un recensement scientifique a compté 1 743 nids. Ici, la destination se découvre en levant les yeux, et en comprenant la place que cette lagune occupe dans l’équilibre de l’île entière. Une lagune classée Ramsar, entre mangroves et récifs La lagune de Codrington couvre 3 600 hectares et est reconnue comme zone humide d’importance internationale par la Convention de Ramsar depuis 2005. Elle borde Codrington, l’unique village

Lire la suite "
Man Mélé
ARTS VISUELS
Tolotra

Martinique – Cécile Vernant : dans les coulisses de “Man Mélé !” à l’Orangerie du Sénat.

À l’Orangerie du Sénat, Man Mélé ! a pris une dimension que Cécile Vernant ne pouvait pas entièrement prévoir avant l’ouverture des portes. Au fil des journées, l’exposition est devenue un espace de rencontres, de conversations et d’échanges entre artistes et visiteurs. Autour des œuvres ont circulé la Martinique, la nature, mais aussi des souvenirs, des cultures et des sensibilités venues de bien au-delà de l’île. Le calme avant l’arrivée du public Chaque matin, Cécile Vernant arrivait avant l’ouverture, prévue à 11 heures. Le jardin était calme. Elle croisait les joggeurs, observait les groupes de taï-chi entre les marronniers et profitait de l’odeur des fleurs. Elle aimait ce « calme avant la tempête ». Quelques heures plus tard, l’ambiance changeait. Cécile Vernant estime que l’Orangerie, d’environ 600 m², pouvait accueillir des pics de 400 visiteurs en trois à quatre heures. La journée la plus fréquentée aurait réuni 1 000 visiteurs.

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande