Festival de la Toile des Palmistes 2025 : la Guyane mise sur le court-métrage et la jeunesse

La Toile des Palmistes

Du 30 octobre au 1er novembre 2025, le Festival de la Toile des Palmistes se tiendra à Cayenne, en Guyane, pour sa 9ᵉ édition. Organisé par la G‑CAM (Guyane Cinéma, Audiovisuel et Multimédia), cet événement met en avant les courts-métrages et les créations locales et internationales dans un contexte où la filière cinéma guyanaise s’affirme. 

Le Festival de la Toile des Palmistes, articulé autour de projections, d’ateliers et de rencontres professionnelles, est installé sur la place des Palmistes et au cinéma Eldorado à Cayenne, ainsi qu’en hors-les-murs à Rémire-Montjoly. Cette localisation symbolique permet à la fois d’ancrer l’événement dans l’espace urbain de la capitale guyanaise et de le rendre accessible aux habitants. La gratuité annoncée de l’entrée renforce cet accès public élargi.

La Toile des Palmistes
©GCAM

Une ambition confirmée

Le Festival de la Toile des Palmistes fait partie d’un double dispositif culturel en Guyane avec le FIFAC (Festival international du film documentaire Amazonie-Caraïbes) à Saint-Laurent-du-Maroni : alors que celui-ci concentre sur le documentaire de zone Amazonie-Caraïbes, le Festival de la Toile des Palmistes propose une programmation plus ouverte à la fiction, à l’animation et aux œuvres internationales. Cette complémentarité contribue à positionner la Guyane comme « terre de cinéma ».

Depuis 2020, l’événement s’est affirmé comme rendez-vous annuel, ce qui a permis de structurer la fréquentation, renforcer la communication et développer les médiations vers les publics plus jeunes. Cette régularité est un marqueur de maturité pour ce secteur ultramarin.

Pour cette édition 2025, le Festival de la Toile des Palmistes propose une programmation centrée sur le court-métrage (fiction, animation, documentaire) mais aussi sur la jeunesse et la comédie. Dans cette ligne, un nouveau parcours interactif conçu avec l’association Digital Street permettra de découvrir les métiers du cinéma dans Cayenne. L’accent est également mis sur un concours de courts-métrages au thème « Sans filtre ». Selon le règlement communiqué, les œuvres doivent être tournées en Guyane, d’une durée maximale de trois minutes, et inscrites avant le 10 octobre 2025.

Cette attention portée aux jeunes publics et aux pratiques de création locale est un signe de l’engagement du festival : non seulement montrer des films, mais inciter à faire des films. En célébrant la voix des territoires ultramarins, l’événement s’inscrit dans une dynamique de valorisation culturelle et de formation.

La Toile des Palmistes
©GCAM

Un dispositif professionnel et formateur

Outre les séances publiques, le Festival de la Toile des Palmistes s’enrichit de temps professionnels : ateliers, résidences, tables-rondes. En prolongement, la G-CAM accueillera du 3 au 7 novembre 2025 l’atelier international EURODOC Amazonie‑Caraïbe à destination des producteurs de Guyane, d’Antilles, du Brésil et du Suriname pour un soutien à la coproduction documentaire.  Cette dimension contribue à consolider la filière audiovisuelle locale et à inscrire la Guyane dans un réseau régional de création et de diffusion.

©Festival de la Toile des Palmistes
©Festival de la Toile des Palmistes

Une programmation large et accessible

Le Festival de la Toile des Palmistes annoncera une sélection d’une quarantaine de films issus de près de trente pays. Les séances débuteront par un programme « Jeune public » (« Ti-moun ») et couvriront des œuvres d’outre-mer, de la Guyane et de l’international. Le cinéma Eldorado, 21 place des Palmistes à Cayenne, accueillera les projections en salle, tandis que la place des Palmistes servira de lieu pour les séances en plein air, apportant une dimension urbaine conviviale à l’événement.

La Toile des Palmistes
©Festival de la Toile des Palmistes
La Toile des Palmistes
©Festival de la Toile des Palmistes
La Toile des Palmistes
©Festival de la Toile des Palmistes
La Toile des Palmistes
©Festival de la Toile des Palmistes
La Toile des Palmistes
©Festival de la Toile des Palmistes

Pourquoi le festival est-il important ?

À une époque où les territoires ultramarins affichent des besoins de reconnaissance et de structuration dans l’audiovisuel, le Festival de la Toile des Palmistes joue un rôle clé. Il permet de :

    • ✅ faire émerger des talents guyanais dans un cadre compétitif et formateur ;
    • ✅ sensibiliser un nouveau public, notamment les jeunes, via ateliers et médiation ;
    • ✅ contribuer à l’attractivité du territoire en matière de tournage et de production audiovisuelle ;
    • ✅ tisser des liens entre la Guyane, la Caraïbe et le monde.

 

Informations pratiques

    • – Dates : 30 octobre – 1ᵉʳ novembre 2025.
    • – Lieux : place des Palmistes (plein air), cinéma Eldorado à Cayenne, et hors-les-murs à Rémire-Montjoly.
    • – Entrée libre et gratuite.
    • – Concours « Sans filtre » réservé aux films tournés en Guyane, durée max 3 min, inscription jusqu’au 10 octobre 2025

Le Festival de la Toile des Palmistes affirme en 2025 sa volonté de devenir un pôle artistique reconnu de la zone ultramarine. Grâce à une programmation accessible, à des dispositifs destinés à la jeunesse et à une double orientation grand public et professionnel, il renforce durablement la place de la Guyane dans la circulation des images créatives. Pour les habitants, pour les jeunes en quête de récit, pour les professionnels en devenir, ce rendez-vous constitue un moment de partage et de projection vers demain.

Sur fond de palmiers et d’images nombreuses, la Guyane se fait scène et se donne une voix. Le Festival de la Toile des Palmistes est l’un des instruments de cette ambition, à suivre sans attendre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

St Maarten Emancipation Day
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

St Maarten Emancipation Day : Belvedere, 163 ans de mémoire

Le St Maarten Emancipation Day prend cette année une dimension particulière. Ce 1er juillet 2026, la cérémonie officielle du 163e anniversaire de l’abolition de l’esclavage se tient à Belvedere Plantation, un lieu directement lié à l’histoire de l’île. Plus qu’une commémoration, c’est un rappel : la liberté ne se transmet pas seulement par les dates, mais aussi par les lieux que l’on choisit de regarder en face. St Maarten Emancipation Day à Belvedere, pas un simple décor À Belvedere Plantation, ce 1er juillet ne ressemble pas à une cérémonie déplacée au hasard. Le gouvernement de Sint Maarten a annoncé que l’événement officiel se tiendrait sur ce site de l’Oyster Pond Road, de 8h à 10h, avec des discours, de la poésie, des chants, des danses culturelles, des visites d’information et une présentation historique du lieu. Ce choix dit déjà beaucoup. Belvedere n’est pas seulement un ancien site patrimonial. Il figure

Lire la suite "
Saint Lucia Carnival 2026
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

Saint Lucia Carnival 2026 : 22 jours pour une voix lucienne

Du 1er au 22 juillet, Saint Lucia Carnival 2026 installe Sainte-Lucie dans l’un de ses temps culturels les plus attendus. Pendant trois semaines, l’île avance vers les grands jours de parade, mais le carnaval ne se résume pas à l’image finale des costumes dans la rue. Il se construit avant, dans les répétitions, les concours, les quartiers et les voix qui préparent Castries. Avant même que les bands occupent le circuit, le carnaval se fait entendre. Un morceau de soca passe d’un téléphone à un bus. Des artistes testent leurs titres. Des groupes ajustent les derniers détails. À Sainte-Lucie, le carnaval n’arrive pas d’un seul coup. Il monte jusqu’à devenir une voix collective. Une saison culturelle, pas seulement une parade Le programme officiel de Saint Lucia Carnival 2026 annonce une saison complète, avec des compétitions de calypso et de soca, des rendez-vous communautaires, Junior Carnival, J’Ouvert, King and Queen of

Lire la suite "
bashment
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

« Bashment » : le mot jamaïcain qui transforme une soirée en dancehall

Devant un sound system, quelqu’un lance : « Tonight, we a go a bashment. » La phrase paraît simple. Elle dit pourtant bien plus qu’une sortie entre amis. En Jamaïque, ce mot ouvre une porte : celle du dancehall, du corps qui répond à la basse, et d’une culture populaire devenue langage commun. Dans la rue, dans une cour, près d’un mur de haut-parleurs ou dans une salle pleine, le “bashment” commence souvent avant la première chanson. Il est déjà dans la façon de s’habiller, de se saluer, d’arriver en groupe. Personne n’a besoin d’un long discours. Si l’on dit qu’on va à un bashment, tout le monde comprend qu’il faudra de l’énergie, du rythme et de la présence. Un mot qui déborde la traduction Littéralement, le mot renvoie à une fête. Les dictionnaires anglophones le rapprochent aussi du dancehall. Le Jamaican Patwah Dictionary le définit comme une soirée dancehall

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande