Martinique : BPM, vers une structuration durable de l’industrie musicale locale

La vi artis rèd : un regard sur la réalité des artistes martiniquais

BPM (Balan Pou Mizik) a animé un événement au Patio 19 à Fort-de-France.

Thomas Boutant et Eric Bolnet ont évoqué la chanson emblématique de l’auteur-compositeur Lambert Gallion reprise par l’artiste Kali, “La vi artis rèd”, en soulignant à quel point ses paroles restent d’actualité. Ils ont abordé les défis persistants auxquels les artistes martiniquais sont confrontés, notamment en matière de déplacement, de structuration et de valorisation de leur travail.

L’un des points majeurs soulevés est la nécessité pour les artistes de mieux comprendre la gestion de leurs revenus et l’impact économique de leur musique dans un contexte en constante évolution.

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Les paroles de la chanson "La Vi Artis Rèd' - Lambert Gallion

BPM: Une jeune association aux grandes ambitions

L’association BPM (Balan Pou Mizik), fondée par Thomas Boutant et Eric Bolnet alias Rico, est en passe de devenir un acteur incontournable du paysage musical martiniquais. Fondée dans le but de résoudre les problématiques liées à la structuration de l’industrie musicale locale, BPM met l’accent sur la création d’une communauté solidaire et dynamique.

Lors de cette rencontre, les deux fondateurs ont mis en lumière les difficultés auxquelles font face les artistes, producteurs et managers en Martinique, notamment en termes de financement, de diffusion et d’accès à l’information.

BPM
L'équipe BPM
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L'équipe BPM

Les enjeux de la structuration de l'industrie musicale

Lors de l’événement, Thomas et Eric ont souligné l’importance de disposer de données économiques locales précises. Sans chiffres concrets, il est difficile de défendre la valeur économique de la musique locale face aux investisseurs et aux institutions publiques. BPM souhaite remédier à cette lacune en proposant des outils d’analyse et de structuration adaptés aux réalités du territoire.

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L'équipe BPM

Kassav : un exemple inspirant pour la scène locale

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Kassav - 2024

L’exemple du groupe Kassav a été cité comme une référence incontournable. Avec plus de 27 albums à leur actif et une reconnaissance mondiale, Kassav a prouvé que la musique antillaise peut rayonner à l’international. Le groupe a réussi à conquérir des scènes prestigieuses telles que le Zénith de Paris avec plus de 60 concerts consécutifs. Leur succès démontre qu’une structuration solide et une stratégie de marché bien définie sont des clés essentielles pour exporter la musique caribéenne.

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Le palmarès de Kassav

Quelques chiffres marquants sur Kassav :

  • 6 millions d’albums vendus à travers le monde (hors cassettes).
  • 3000 concerts donnés au fil de leur carrière.
  • 57 le nombre d’albums de Kassav y compris ceux des artistes du groupe.
  • 155 Å“uvres musicales.
  • 2 millions de spectateurs cumulés depuis 2009.
  • 60 Zénith (Paris et Province).
  • 12 concerts consécutifs au Zénith de Paris.
  • 1er groupe de zouk à avoir fait le stade de France.
  • 72 pays explorés à travers leurs tournées internationales.

Un modèle économique à redéfinir

Les discussions ont mis en exergue la nécessité de repenser le modèle économique de l’industrie musicale martiniquaise. Avec une population de seulement 365 000 habitants, les artistes locaux doivent adopter une vision globale en s’appuyant sur les plateformes de streaming et les opportunités de marché à l’international.

Des exemples concrets, tels que les ventes de merchandising lors des tournées, ont été cités comme des pistes de diversification des revenus.

Un exemple marquant a été celui d’un artiste qui est arrivé avec une valise pleine de produits dérivés, incluant des t-shirts, des casquettes et même des bodies pour bébé ornés de son logo. Grâce à cette initiative, il a pu générer des revenus significatifs en plus de son cachet artistique, illustrant l’importance d’une approche commerciale proactive pour maximiser les opportunités financières. merchandising lors des tournées, ont été cités comme des pistes de diversification des revenus.

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Modèle économique de l'industrie musicale

Unir les forces pour structurer : Fédérer et accompagner

Un point crucial soulevé lors de l’événement est la nécessité de mieux fédérer les acteurs de l’industrie musicale. Trop souvent, les artistes travaillent de manière isolée, ce qui limite leur capacité à accéder aux financements et aux opportunités.

BPM propose d’accompagner les artistes en les aidant à naviguer dans les méandres administratifs, à structurer leurs projets et à créer des synergies entre eux. Le public présent a également partagé ses expériences et ses attentes face à ces défis.

Cet événement a permis de réunir les professionnels de l’industrie musicale locale et de mettre en avant les nombreux défis auxquels est confrontée l’industrie musicale locale, mais également les solutions envisagées par BPM.

Avec une stratégie axée sur la structuration, la collecte de données et la fédération des acteurs, BPM se positionne comme un levier essentiel pour un développement durable de la musique en Martinique. auxquels est confrontée l’industrie musicale locale, mais également les solutions envisagées par BPM.

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