MARTINIQUE : Nouvelle édition de “Jazz An Ba Tol”

Jazz sous les étoiles

La scène jazz martiniquaise a récemment été mise en lumière par les événements captivants “Jazz An Ba Tol”, un festival qui s’inscrit dans la dynamique de l’appréciation de la culture afro-caribéenne à travers la musique. Depuis sa première édition en novembre 2023, suivie d’un deuxième chapitre en février 2024, cet événement a touché les esprits et les cœurs des amateurs de jazz.

Édition 2023-2024

L’éveil des sens : Première édition (novembre 2023)

Organisée au Jardin de Monique au François, la première édition a été une véritable révélation, mêlant habilement improvisation, partage et découvertes culturelles. Décrit comme un “laboratoire de recherche sur la culture, l’art et la création”, l’événement a offert une plateforme à des artistes de jazz afro-caribéens passionnés et dévoués. Outre la musique, les participants ont pu assister à des expositions d’art et à des spectacles de danse, ce qui a enrichi l’expérience globale.

Continuité et innovation : Deuxième édition (février 2024)

La deuxième édition, qui s’est également déroulée au Jardin de Monique, a été marquée par d’importantes innovations. Mettant l’accent sur la pluralité artistique, il proposait des spectacles de musique électro-urbaine, des séances de peinture et de lithothérapie, ainsi que des spectacles de danse urbaine et contemporaine. Des artistes de renom comme Georges Granville et Thérèse Henry ont apporté leurs talents, reflétant la diversité et la richesse du patrimoine du jazz.

Perspectives d'avenir

“Jazz An Ba Tol” reste un espace privilégié d’expression et de transmission culturelle.

Au fil des éditions, le festival invite à une réflexion sur l’identité afro-caribéenne tout en favorisant un espace d’échange intergénérationnel.

Les prochaines éditions sont attendues avec impatience, promettant de nouvelles explorations artistiques et culturelles.

L’ambition de “Jazz An Ba Tol” est non seulement de s’imposer comme un événement important dans le calendrier culturel martiniquais mais aussi comme un rendez-vous incontournable du jazz afro-caribéen à l’échelle régionale et internationale.

Joachim Des Ormeaux – Membre de l’association organisatrice JAM DO OVER

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

Affiche officielle du documentaire Women of Dominica
Film et vidéo
Tolotra

Dominique – Women of Dominica : le documentaire qui réunit dix femmes avant leur première à Miami

Women of Dominica réunit dix femmes de générations différentes autour d’un même récit, celui du patrimoine créole de la Dominique. Le documentaire, signé par la scientifique de l’environnement devenue cinéaste Farrah La Ronde-Hutchison, sera projeté pour la première fois aux États-Unis le 5 septembre à Miami, avant une sortie plus large annoncée pour 2027. Parmi les voix réunies, celle d’Ophelia Marie, figure historique de la musique dominiquaise. Une histoire de transmission, entre une mère et sa fille Le projet Women of Dominica part d’une histoire de famille. En 2019, la mère de Farrah La Ronde-Hutchison a reçu le Golden Drum, une distinction dominiquaise consacrée à la préservation de la tenue traditionnelle créole. Elle portait cette responsabilité depuis plus de trente-cinq ans, transmettant à sa fille les gestes et les tissus d’un habit que peu de jeunes générations savent encore nouer aujourd’hui. C’est cette transmission de mère en fille qui a

Lire la suite "
Femme jamaïcaine sur une véranda au crépuscule face à un duppy dans la cour
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

« Duppy know who fi frighten », pourquoi ce proverbe protège les faibles ?

Duppy know who fi frighten : cette formule jamaïcaine résonne dès l’enfance, bien avant qu’on en comprenne toute la portée. En Jamaïque, à la tombée du jour, une scène traverse les générations. Les enfants sont rappelés dans la maison avant que la nuit n’avale le jardin. La raison ne se discute pas longtemps, dehors rôdent les duppies, ces esprits qui n’ont pas suivi le mort jusqu’au bout du chemin. Un homme originaire d’Old Harbour, aujourd’hui octogénaire, racontait en 2021 à des chercheurs combien ces histoires rythmaient ses soirées d’enfance, moins pour terroriser que pour garder les enfants près du foyer. De cette peur transmise est née une formule qu’on entend encore aujourd’hui dans toute l’île, « Duppy know who fi frighten », le duppy sait qui effrayer. Que signifie « Duppy know who fi frighten » ? Le dictionnaire en ligne Jamaican Patwah illustre l’expression par une phrase type, «

Lire la suite "
gwoka
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

Gwoka, le tambour guadeloupéen que l’UNESCO a fait entrer dans l’histoire

À Pointe-à-Pitre, une statue de bronze représente un homme assis, tambour ka entre les jambes. Elle rend hommage à Vélo, l’un des plus grands maîtres du gwoka, cette musique guadeloupéenne née dans la résistance à l’esclavage. Depuis 2014, l’UNESCO en fait un patrimoine de l’humanité. Un tambouyé devenu statue Marcel Lollia, dit Vélo, est né le 7 décembre 1931 et mort le 5 juin 1984. Il a formé plusieurs générations de joueurs de ka, ce tambour taillé dans un tronc et recouvert d’une peau tendue. Il a aussi inspiré Akiyo, mouvement culturel de revendication identitaire fondé en 1979, qui a porté le gwoka hors des cercles restreints où il survivait encore. Le 5 juin 2004, vingt ans après sa mort, une statue signée du sculpteur Jacky Poullier a été inaugurée à Pointe-à-Pitre, à l’image d’un précédent portrait guadeloupéen consacré à une autre grande figure de l’île. Deux plaques l’accompagnent, l’une

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande