À l’occasion des Journées du patrimoine 2026, Richès Karayib, en collaboration avec la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de Martinique, invite chacun à partir à la découverte des monuments historiques de l’île grâce à sa carte interactive du patrimoine.
Il n’est pas toujours nécessaire de traverser la Martinique pour faire une découverte.
À quelques rues de chez soi peut se trouver une église dont on ignore l’histoire. Sur une route empruntée chaque semaine, une ancienne habitation raconte peut-être plusieurs siècles d’évolution économique et sociale. Un bâtiment public, un marché, une distillerie ou les vestiges d’un site industriel peuvent faire partie du patrimoine protégé sans que ceux qui les côtoient quotidiennement le sachent.
C’est précisément ce que les Journées européennes du patrimoine permettent, chaque année, de rappeler : le patrimoine n’est pas seulement ce que l’on visite. C’est aussi ce qui nous entoure.
Journées du patrimoine - commencer par sa commune
Pour les JEP 2026, la carte interactive développée par Richès Karayib permet de changer très simplement de perspective.
On peut commencer par rechercher sa commune et découvrir les monuments historiques qui y sont protégés. Puis regarder ce qui se trouve dans la commune voisine. Et, de découverte en découverte, élargir progressivement son parcours.
Au total, 122 monuments historiques répartis dans 29 communes sont réunis dans l’outil.
L’intérêt est justement de faire apparaître une Martinique que l’on ne regarde pas toujours sous cet angle : celle des édifices religieux, des habitations, des forts, des bâtiments civils, des traces de l’activité industrielle ou encore des vestiges laissés par les grands événements qui ont marqué l’île.
Choisir une histoire plutôt qu’une destination
Pour ceux qui ne savent pas par où commencer, six parcours proposent une autre façon d’explorer la Martinique. L’éruption de 1902 permet de suivre les traces de l’une des ruptures majeures de l’histoire martiniquaise. La route du rhum replace habitations, distilleries et patrimoine lié à la canne dans leur contexte. Le patrimoine sacré invite à regarder autrement églises et édifices religieux. Les forts racontent la position stratégique occupée par la Martinique au fil des siècles.
Les centres-villes permettent de redécouvrir des bâtiments devant lesquels nous passons parfois sans même lever les yeux.
Enfin, la mémoire de l’esclavage invite à parcourir les lieux qui témoignent de cette histoire et de son empreinte dans le patrimoine martiniquais. La carte peut ainsi servir à préparer une journée entière, mais aussi simplement à choisir un ou deux lieux à découvrir près de chez soi.
« J’aimerais que la carte provoque ce petit étonnement : “Je passe devant depuis des années et je ne savais même pas que c’était un monument historique.” Parce qu’on connaît souvent les lieux sans vraiment connaître leur histoire. »
Sabrina Ajax, fondatrice de Richès Karayib.
Un patrimoine à partager
La découverte ne s’arrête pas aux JEP. Disponible gratuitement toute l’année dans l’espace RK Patrimoine de richeskarayib.com, la carte est proposée en français, anglais et espagnol, afin que le patrimoine martiniquais puisse aussi être découvert et compris par les visiteurs de l’île et par un public caribéen et international. Les Journées européennes du patrimoine peuvent donc être le point de départ. Choisir sa commune. Repérer un lieu. Lire son histoire. Puis aller le voir. Et peut-être, en rentrant chez soi, ne plus regarder tout à fait de la même manière ce bâtiment devant lequel on passait depuis toujours.