Martinique – Atelier de conception bioclimatique : cinq jours pour penser et concevoir une structure bioclimatique à Fort-de-France

atelier de conception bioclimatique

Du lundi 6 au vendredi 10 avril 2026, Fort-de-France accueillera l’atelier de conception bioclimatique en Martinique, un atelier international de conception et de construction participative consacré à une structure bioclimatique installée dans les jardins de la Direction des Affaires Culturelles de Martinique, à la Villa Les Pergolas.  L’atelier de conception bioclimatique est porté par abitē, mandaté par la DAC Martinique, avec le Campus Caraïbéen des Arts, La Station Culturelle et la Maison de l’Architecture de Martinique. L’ambition est claire : concevoir en avril un projet ancré dans les réalités climatiques et paysagères martiniquaises, avant une réalisation annoncée pour le troisième trimestre 2026.

L’atelier de conception bioclimatique s’inscrit dans un cadre précis. Le programme public diffusé couvre les journées du 6 au 10 avril 2026, avec un rythme quotidien structuré autour d’un accueil à 10h30, d’une master class à 11h00, d’un déjeuner à 12h30, d’un atelier de conception à 14h00 et d’une activité ou rencontre en soirée à 18h30. En parallèle, l’appel à candidatures présentait une immersion globale allant du 6 au 11 avril 2026 pour les participants sélectionnés.

Un workshop pensé pour le climat martiniquais

Le fil conducteur de la semaine est la conception d’une structure bioclimatique capable de dialoguer avec son environnement. Le site choisi, les jardins de la Villa Les Pergolas, impose de travailler à partir de contraintes très concrètes : ventilation naturelle, protection solaire, gestion des eaux, matériaux adaptés et insertion paysagère. L’enjeu n’est donc pas de produire un objet théorique, mais une réponse architecturale située, conçue pour un territoire tropical, avec ses réalités climatiques, culturelles et humaines.

L’atelier de conception bioclimatique ne vise pas seulement la formation. Son parcours est déjà posé : phase de workshop, puis développement technique avec cabinet d’architecture et bureau d’étude, avant la construction à l’échelle 1/1 au troisième trimestre 2026. Cette continuité donne à l’événement un poids particulier. Les échanges, les esquisses et les arbitrages menés pendant la semaine sont pensés comme la première étape d’un projet destiné à exister réellement dans l’espace martiniquais.

atelier de conception bioclimatique

Qui participe à l’atelier de conception bioclimatique en Martinique ?

L’atelier de conception bioclimatique est pensé pour une vingtaine de jeunes talents. L’appel à candidatures ciblait des étudiants à partir de la deuxième année et de jeunes professionnels de moins de 40 ans issus de l’architecture, du design, de l’ingénierie ou des arts visuels. L’idée n’est pas de juxtaposer des profils, mais de constituer des groupes mixtes capables de confronter méthodes, cultures de projet et façons d’habiter le territoire. L’atelier de conception bioclimatique prévoit aussi une valorisation académique, avec possibilité pour les étudiants du CCA de valider des crédits ECTS ou des heures de stage, ainsi qu’un certificat de participation pédagogique co-signé par le CCA et la DAC Martinique. Les candidatures sont désormais closes.

Le programme complet, jour par jour

Lundi 6 avril 2026 : cartographies et territoires hydriques

La première journée de l’atelier de conception bioclimatique est consacrée aux cartographies et territoires hydriques. La master class de 11h00 est assurée par La Cabina de la Curiosidad, annoncée entre la France et l’Équateur, avec Marie Combette et Daniel Moreno Flores. Leur démarche interroge les ressources matérielles, les modèles de développement urbain, la gestion des déchets et la valorisation des écosystèmes naturels. Leur présence donne d’emblée le ton du workshop : penser le projet architectural à partir de la matière, du territoire et des usages, plutôt qu’à partir d’une forme imposée. L’après-midi est réservé à l’atelier de conception au Campus Caraïbéen des Arts.

atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique

Mardi 7 avril 2026 : adaptabilité et conscience climatique

Le mardi place au premier plan l’adaptabilité et la conscience climatique. La master class réunit Débora Pronzola et Kathleen Surena, deux architectes martiniquaises spécialisées en architecture et risques majeurs. Formées aux ENSA Paris-Belleville et Paris-Est, elles apportent une expérience nourrie de projets urbains, d’architecture bioclimatique et de terrains exposés aux risques naturels. Leur intervention est particulièrement importante pour la Martinique : elle traite de la conception durable et résiliente face aux séismes, cyclones et inondations, avec des clés applicables aux territoires insulaires. À 18h30, la journée se prolonge avec « Ne pas tout raser ! », proposé par abitē, rue Garnier Pagès.

atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique

Mercredi 8 avril 2026 : design et matérialités locales

Le mercredi est dédié au design et aux matérialités locales. La master class de 11h00 met en avant BAHO Design Studio avec Cyrille Rochambeau, originaire de Fort-de-France. Sa trajectoire relie design produit, chantier et pratique internationale entre la Caraïbe, l’Asie et l’Afrique. Sa présence apporte un regard précieux sur la façon dont une contrainte technique peut devenir un levier de création, sans perdre le lien avec le territoire. La soirée se poursuit avec un CinéArchi organisé par la Maison de l’Architecture de Martinique à la Galerie-École du Campus Caraïbéen des Arts.

atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique

Jeudi 9 avril 2026 : paysages et stratégies constructives

Le jeudi, le workshop s’intéresse aux paysages et aux stratégies constructives. La master class est confiée à Tephra Studio, présenté entre la France et la Colombie, avec Fabrice Henry dans le programme. Le studio aborde l’architecture comme une intervention sensible dans un site déjà chargé de mémoire, où la matière, le climat et le paysage ne sont jamais secondaires. Pour un projet implanté dans les jardins de la DAC Martinique, ce regard est déterminant : il permet de penser le futur pavillon non comme un objet autonome, mais comme une couche supplémentaire dans l’histoire du lieu. À 18h30, une rencontre avec La Station Culturelle est prévue au 33, tiers-lieu culturel.

atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique

Vendredi 10 avril 2026 : anthropologie et mémoires de l’habiter

La dernière journée porte sur l’anthropologie et les mémoires de l’habiter. La master class est animée par Carole Diop, venue du Sénégal. Sa démarche s’appuie sur l’exploration de la ville comme laboratoire vivant, notamment à Dakar, à travers les récits urbains, les balades architecturales et la mise en valeur du patrimoine. Dans le cadre de ce workshop, cette approche élargit la réflexion : il ne s’agit plus seulement de construire dans un climat donné, mais aussi d’interroger ce que les lieux conservent, racontent et transmettent. À 18h30, la semaine s’achève avec le vernissage de l’exposition “Los Caminos del Agua”, porté par La Cabina de la Curiosidad, dans les jardins de la DAC.

atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique
atelier de conception bioclimatique

Un collège d’experts internationaux, mais un ancrage martiniquais net

L’un des intérêts majeurs de  l’atelier de conception bioclimatique réside dans son équilibre. Les intervenants viennent d’aires différentes:  Martinique, France, Équateur, Colombie, Sénégal, mais le sujet reste fermement ancré dans les réalités de Fort-de-France. Le hall du Campus Caraïbéen des Arts devient ainsi un espace de débat public où les théories circulent, se confrontent au terrain et nourrissent les projets de l’après-midi. Cette méthode donne à l’atelier de conception bioclimatique une vraie densité : la transmission ne flotte pas au-dessus du site, elle revient sans cesse à la question centrale de l’habitat tropical et de la construction située.

Pourquoi cet événement mérite l’attention ?

L’atelier de conception bioclimatique en Martinique compte parce qu’il traite en même temps plusieurs urgences de la Martinique contemporaine : la qualité architecturale, l’adaptation climatique, la transmission entre étudiants et jeunes professionnels, le dialogue entre disciplines et la capacité à produire un projet qui laisse une trace concrète. Il ne s’agit pas seulement d’un rendez-vous pour spécialistes. L’atelier de conception bioclimatique’est aussi un signal sur la façon dont la Martinique peut penser l’architecture aujourd’hui : en partant du climat, du site, des matériaux, des mémoires et des usages, plutôt qu’en appliquant des modèles extérieurs.

📸©Abitē

L’atelier de conception bioclimatique en Martinique est un workshop international organisé à Fort-de-France du 6 au 10 avril 2026, dédié à la conception d’une structure architecturale adaptée au climat tropical. Il réunit étudiants, jeunes professionnels et experts issus de plusieurs disciplines — architecture, design, ingénierie, paysage et anthropologie — autour d’un objectif concret : imaginer un projet capable de répondre aux contraintes environnementales locales tout en s’inscrivant dans le paysage et les usages martiniquais. Ce travail ne reste pas théorique, puisqu’une construction à l’échelle réelle est prévue dans un second temps.

L’événement se déroule principalement à Fort-de-France, dans deux lieux complémentaires. Les ateliers de conception et les master class ont lieu au Campus Caraïbéen des Arts, tandis que le projet est pensé pour être implanté dans les jardins de la Direction des Affaires Culturelles de Martinique, à la Villa Les Pergolas. Ce choix de site est central, car il oblige les participants à travailler en lien direct avec un environnement réel, intégrant le paysage, le climat et les contraintes du territoire.

Le programme s’étend sur cinq jours, du lundi 6 au vendredi 10 avril 2026, avec une organisation quotidienne structurée. Chaque journée débute à 10h30 par un accueil, suivie d’une master class à 11h00 animée par un expert international. Après le déjeuner, les participants travaillent en atelier de conception à partir de 14h00. En fin de journée, des activités culturelles, conférences ou rencontres sont proposées à 18h30 dans différents lieux de Fort-de-France. Les thématiques évoluent chaque jour : territoires hydriques, risques climatiques, matériaux locaux, paysage et anthropologie.

L’atelier rassemble un collège d’intervenants internationaux aux profils complémentaires. Parmi eux, La Cabina de la Curiosidad (France/Équateur) travaille sur les ressources et les modèles urbains durables. Les architectes martiniquaises Débora Pronzola et Kathleen Surena apportent une expertise sur les risques majeurs en contexte insulaire. Cyrille Rochambeau, avec BAHO Design Studio, développe une approche liée au design et au chantier. Tephra Studio (France/Colombie) interroge le lien entre architecture, paysage et mémoire. Enfin, Carole Diop (Sénégal) propose une lecture anthropologique de la ville et des façons d’habiter.

L’atelier de conception bioclimatique en Martinique s’adresse à une vingtaine de participants sélectionnés : étudiants à partir de la deuxième année et jeunes professionnels de moins de 40 ans dans les domaines de l’architecture, du design, de l’ingénierie ou des arts visuels. Le format volontairement limité permet un encadrement de qualité et un travail en petits groupes. L’expérience inclut également une valorisation académique, avec la possibilité de valider des crédits ECTS ou des heures de stage, ainsi qu’un certificat délivré par le Campus Caraïbéen des Arts et la DAC Martinique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

María Elena Llorente recevant un hommage floral, Ballet Nacional de Cuba
DANSE
Tolotra

María Elena Llorente, 50 ans de ballet au service de Cuba

En mai 1977, une danseuse cubaine entre en scène à New York avec l’Alvin Ailey Dance Theatre. Dans la salle ce soir-là, l’acteur Harry Belafonte assiste à la représentation et qualifiera la soirée de fait historique important. Cette danseuse s’appelle María Elena Llorente, primera bailarina et maîtresse de ballet du Ballet Nacional de Cuba. Son parcours raconte cinquante ans de danse construits presque entièrement au sein d’une seule compagnie, celle fondée par Alicia Alonso à La Havane, dans une île où le ballet classique est devenu, au fil des décennies, un motif de fierté nationale autant qu’un art. María Elena Llorente, de la Sociedad Pro-Arte à l’Académie nationale Tout commence à la Sociedad Pro-Arte Musical, école havanaise où de jeunes Cubaines apprennent les bases classiques avant même la fondation officielle du ballet national. María Elena Llorente poursuit ensuite sa formation à l’Académie nationale de ballet, sous la direction d’Alicia Alonso

Lire la suite "
Deux hommes se saluent dans une rue de La Havane, à Cuba, avec le Capitole en arrière-plan
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

« Asere, ¿qué bolá? », le salut de rue qu’Obama a osé lancer à Cuba

« Asere, ¿qué bolá? », ce salut de rue cubain, circule dans les quartiers populaires de La Havane bien avant qu’un président américain ne s’en empare à son tour. Le samedi 19 mars 2016, à la veille d’un voyage présidentiel inédit depuis près de neuf décennies, Barack Obama apparaît dans un sketch télévisé cubain aux côtés de Pánfilo, personnage comique bien connu des téléspectateurs de l’île, et lance un « qué bolá » que personne n’attendait dans la bouche d’un chef d’État américain. Le lendemain, en posant le pied à La Havane, il récidive sur Twitter, « ¿Que bolá Cuba? Just touched down here. » Deux mots d’argot habanero venaient de franchir, en quelques heures, la distance qui sépare la rue de la diplomatie. Que signifie « Asere, ¿qué bolá? » ? Pris mot à mot, « asere » ne se traduit pas vraiment et « qué bolá », qui

Lire la suite "
Vue de la Fortaleza Ozama et de sa tour Torre del Homenaje, à Saint-Domingue
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

Fortaleza Ozama, la forteresse de 1502 qui a vu naître une nation

À Saint-Domingue, sur les rives du fleuve Ozama, la Fortaleza Ozama a traversé plus de cinq siècles d’histoire dominicaine sans jamais tomber aux mains d’un assaillant. Elle a enfermé le père de l’indépendance dominicaine, servi de cachot politique sous la dictature de Trujillo, puis résisté aux tirs de char pendant la guerre civile de 1965. Aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la plus vieille forteresse d’origine européenne encore debout en Amérique continue de porter, presque intacte, la mémoire d’un pays. Une arrivée en chaînes, un 27 août 1844 Le 22 août 1844, Juan Pablo Duarte est arrêté à Puerto Plata. Cinq jours plus tard, le 27 août, il franchit l’entrée de la Fortaleza Ozama, à Saint-Domingue. Le gouvernement dirigé par Pedro Santana vient de le déclarer traître à la patrie. Duarte, qui a préparé et porté l’indépendance de la jeune République dominicaine, est enfermé dans les cachots de la

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande