Face à un navire de 6 000 EVP illuminé opérant en pleine nuit, au neuvième étage du Poséidon, avec une vue plongeante sur le terminal de Fort-de-France, le lancement du service maritime PCRF XL porté pr CMA CGM offrait une scène révélatrice de la transformation en cours.

Sous les projecteurs du terminal, cavaliers portuaires et conteneurs se déplacent au rythme des opérations nocturnes, donnant à voir l’infrastructure logistique qui relie quotidiennement la Martinique au reste du monde.

Mais derrière cette mécanique portuaire se dessine une question plus large : et si ces nouvelles routes maritimes, au-delà du transport de marchandises, contribuaient aussi à redéfinir la place des territoires caribéens dans les échanges économiques et culturels de la région ?

À l’échelle régionale, ces connexions pourraient aussi faciliter l’organisation d’expositions itinérantes, ainsi que le transport d’œuvres, d’instruments ou de productions audiovisuelles entre les îles — une réalité logistique souvent déterminante pour les projets culturels dans la Caraïbe.

Porté par CMA CGM, le service PCRF XL s’inscrit dans une transformation progressive des liaisons maritimes reliant l’Europe, les territoires français de la Caraïbe, la Caraïbe régionale et l’Amérique latine.

En une vingtaine d’années, les navires opérant sur ces routes ont connu plusieurs évolutions majeures : des unités de 1 700 EVP jusqu’en 2006, puis des navires de 2 200 EVP, suivis de navires de 3 500 EVP, jusqu’aux porte-conteneurs de 6 000 EVP désormais déployés depuis 2026 par CMA CGM.

Cette montée en capacité illustre un changement d’échelle. Elle accompagne aussi une ambition plus large : renforcer la place des territoires français de la Caraïbe dans les grands flux maritimes reliant l’Europe, l’Amérique latine et l’ensemble du bassin caribéen,  dans une stratégie portée notamment par CMA CGM .

 CMA CGM

Une position stratégique entre Caraïbe et Amérique latine

La stratégie repose en grande partie sur la position géographique de la région. Situées à proximité des grandes routes maritimes reliant l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et le canal de Panama, la Martinique et la Guadeloupe occupent un point d’articulation entre plusieurs espaces économiques, un positionnement que souligne également CMA CGM dans ses analyses logistiques..

Comme l’a rappelé Guillaume de Chastellux lors de la présentation du projet :

« Les Antilles, c’est quand même la porte d’entrée de la Caraïbe. On est à la croisée de l’Amérique latine, face au canal de Panama avec l’ouverture sur l’océan Pacifique, et avec l’Europe et la Méditerranée de l’autre côté. »

Dans ce contexte, la modernisation des infrastructures portuaires et l’arrivée de navires de plus grande capacité ne constituent pas seulement une évolution technique. Elles participent à repositionner les territoires français de la Caraïbe dans les échanges régionaux et même internationaux.

Le projet de hub maritime porté par CMA CGM en partenariat avec les Grands Ports Maritimes de Martinique et de Guadeloupe vise ainsi à porter la capacité globale de transbordement des deux îles à environ 300 000 EVP par an, contre 68 000 aujourd’hui.

CMA CGM

Regarder les opportunités à l’échelle régionale

Au-delà des infrastructures, les responsables du groupe ont insisté sur la dimension régionale de cette évolution lors de la présentation organisée par CMA CGM..

Guillaume de Chastellux l’a formulé de manière explicite :

« J’invite absolument tous nos clients et partenaires à sortir de leur territoire et à regarder les opportunités dans la région — commerce, industrie, transformation, réexportation, consolidation de marchandises. Tout le champ des possibles est très large. »

Cette invitation à élargir les perspectives renvoie directement aux dynamiques régionales de la Caraïbe et de l’Amérique latine. Dans cet espace composé d’archipels, de littoraux et de territoires continentaux, la mer reste un vecteur central des échanges, une réalité que souligne régulièrement CMA CGM dans ses stratégies de développement régional..

Renforcer les connexions maritimes peut ainsi faciliter les flux commerciaux, mais aussi encourager de nouvelles coopérations entre territoires.

CMA CGM

Un ancrage territorial et culturel

Si la dimension logistique du projet est centrale, l’événement a également rappelé que l’action du groupe s’inscrit dans un environnement territorial plus large. À travers sa fondation et ses initiatives locales, CMA CGM soutient plusieurs projets sociaux, culturels et environnementaux dans les territoires français de la Caraïbe.

Parmi ces engagements figure notamment le soutien à la Yole ronde de Martinique, discipline nautique emblématique du patrimoine maritime martiniquais et symbole vivant de la relation entre la mer et l’identité de l’île.

Le groupe accompagne également des actions d’insertion professionnelle pour les jeunes, notamment à travers des programmes menés avec le RSMA, ainsi que plusieurs initiatives solidaires auprès d’organisations locales telles que la Banque alimentaire ou la Croix-Rouge. Des actions en faveur de l’environnement, notamment autour de la préservation de la mangrove, complètent cet engagement.

 CMA CGM

Une nouvelle étape pour le rôle maritime de la Martinique

Aujourd’hui, trois lignes maritimes de CMA CGM desservent le port de Fort-de-France. À l’horizon 2027, ce nombre devrait atteindre six lignes, venant s’intégrer dans un réseau plus large d’environ dix-neuf lignes opérant dans la zone caribéenne. Cette évolution pourrait renforcer la place de la Martinique dans les échanges régionaux, en facilitant les connexions entre les îles de la Caraïbe, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud et l’Europe.

À mesure que ces connexions se développent, une autre question apparaît : celle de savoir comment ces nouvelles routes maritimes pourraient, à terme, contribuer aussi au rayonnement plus large des territoires caribéens dans la région et au-delà.

La Caraïbe se situe au croisement des grandes routes maritimes reliant l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et le canal de Panama. Une amélioration des connexions maritimes permet donc de faciliter les échanges commerciaux, de renforcer les relations économiques régionales et d’accroître la circulation des biens entre les îles et les continents voisins.

Le service PCRF XL vise à moderniser les liaisons maritimes entre l’Europe, les territoires français de la Caraïbe, la Caraïbe régionale et l’Amérique latine. L’utilisation de navires de 6 000 EVP permet d’augmenter la capacité de transport et d’améliorer l’efficacité logistique dans la région.

Leur position géographique au cœur du bassin caribéen constitue un avantage stratégique. Situées entre l’Europe, l’Amérique latine et les routes maritimes du canal de Panama, elles peuvent servir de plateformes de transbordement pour redistribuer les marchandises vers les îles voisines et les marchés régionaux.

Le RORC Caribbean 600 est revenu ce lundi 23 février 2026 pour sa 17e édition avec un départ donné depuis English Harbour, à Antigua. Organisée par le Royal Ocean Racing Club, cette course offshore de 600 milles nautiques sans escale s’est imposée comme l’un des rendez-vous majeurs du calendrier nautique international. En moins de deux décennies, elle s’est affirmée comme une épreuve de référence dans la Caraïbe, attirant chaque année une flotte prestigieuse et des équipages venus du monde entier.

Pour cette édition 2026, 57 bateaux ont été engagés, réunissant près de 500 marins issus de plus de trente pays. Du Mini 6.50 aux maxi-yachts de 100 pieds, la diversité des unités engagées témoigne de l’attractivité de la course et de son positionnement unique, à la fois accessible à des équipages expérimentés et redoutée par les plus grands noms de la voile au large.

Un parcours caribéen spectaculaire et exigeant

Le principe du RORC Caribbean 600 est resté inchangé depuis sa création: un départ et une arrivée à Antigua, pour un parcours de 600 milles nautiques sans escale autour de onze îles des Caraïbes. Sur la carte, le tracé semble limpide. En mer, il se révèle particulièrement complexe.

RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600

Après le départ donné depuis English Harbour, la flotte a mis le cap vers le nord jusqu’au canal d’Anguilla avant d’entamer une descente progressive vers le sud, jusqu’aux Saintes en Guadeloupe, puis de remonter vers Antigua. Sur leur route, les équipages ont croisé notamment Barbuda, Nevis, Saint-Kitts, Saba, Saint-Barthélemy, Montserrat ou encore Redonda. Ce parcours offre un condensé des réalités de la navigation caribéenne, où la beauté des paysages s’accompagne d’une technicité constante.

La difficulté du RORC Caribbean 600 tient principalement aux effets de relief et aux phénomènes météorologiques locaux. Les vents peuvent accélérer brutalement au passage de certains caps, puis chuter en intensité dans les zones abritées par les îles montagneuses. Les courants inter-îles, les effets venturi dans les canaux et les longues navigations nocturnes exigent une vigilance permanente. Dans cette course, la connaissance fine du terrain et la capacité d’anticipation stratégique peuvent s’avérer décisives.

Une flotte internationale de haut niveau

Comme chaque année, la course a réuni une flotte mêlant professionnels aguerris et marins amateurs très expérimentés. Les maxi-yachts et multicoques rapides concentrent une grande partie de l’attention médiatique, notamment pour la victoire en temps réel. Leur puissance et leur vitesse en font des acteurs majeurs du spectacle, capables de boucler le parcours en quelques jours seulement lorsque les conditions sont favorables.

Mais l’intérêt sportif du RORC Caribbean 600 réside également dans les classes intermédiaires, notamment les Class40 et les bateaux IRC. Dans ces catégories, les écarts se jouent souvent sur la régularité, la précision des manœuvres et la gestion des transitions météo. Chaque mille parcouru peut avoir une incidence directe sur le classement final en temps compensé. La présence d’unités plus petites, comme certains bateaux de type Mini, rappelle que cette course reste avant tout un défi humain. Naviguer sur un tel parcours, sans escale, exige une endurance physique et mentale considérable.

RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600

Une participation caribéenne qui renforce l’identité de la course

La présence de marins originaires des Antilles françaises a apporté une dimension régionale particulièrement forte à cette édition. Des navigateurs martiniquais et guadeloupéens figuraient au départ, notamment à bord du Class40 Martinique Horizon. Leur participation souligne la montée en puissance de la voile offshore dans la Caraïbe et la volonté des talents locaux de se confronter aux meilleures équipes internationales.

Pour ces skippers, le RORC Caribbean 600 représente bien plus qu’une compétition. Il constitue une opportunité de se mesurer à un niveau d’exigence élevé, d’acquérir de l’expérience sur un parcours technique et de renforcer la visibilité de la filière nautique caribéenne. Dans une région où la mer est au cœur des identités, leur engagement participe à la valorisation du savoir-faire maritime local.

RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600

Antigua, un hub stratégique pour la voile internationale

Le choix d’Antigua comme point de départ et d’arrivée du RORC Caribbean 600 s’inscrit dans une logique cohérente. L’île s’est imposée au fil des années comme l’une des capitales caribéennes de la voile. Ses infrastructures portuaires, ses conditions météorologiques favorables en février et sa culture maritime en font un terrain idéal pour accueillir une course de cette envergure.

Au-delà de l’aspect sportif, l’événement génère des retombées économiques importantes pour le territoire. Les équipages, équipes techniques et accompagnateurs séjournent souvent plusieurs semaines sur place, contribuant à l’activité des marinas, hôtels, restaurants et services nautiques. Le RORC Caribbean 600 participe ainsi au rayonnement international d’Antigua et, plus largement, à la promotion de la Caraïbe comme destination de voile hauturière de premier plan.

Une course révélatrice de l’excellence caribéenne

Au fil des éditions, le RORC Caribbean 600 s’est affirmé comme un véritable baromètre de l’excellence nautique dans la région. Il met en lumière la capacité des territoires caribéens à accueillir des événements sportifs internationaux de haut niveau tout en valorisant leurs spécificités maritimes.

Cette course illustre également la manière dont la mer relie les îles entre elles. En contournant onze territoires en quelques jours, les équipages traversent un espace maritime commun qui dépasse les frontières administratives. Le RORC Caribbean 600 incarne ainsi une forme de continuité caribéenne, où la navigation devient un vecteur de connexion régionale.

RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600

Une édition 2026 désormais lancée

Le départ de la 17e édition a été donné le lundi 23 février à 11 heures, heure locale, depuis English Harbour. Dès les premières heures de course, les choix stratégiques ont commencé à influencer la hiérarchie. Les passages au nord d’Antigua et dans les canaux inter-îles figurent parmi les zones les plus scrutées, tant ils peuvent créer des écarts significatifs.

Dans les jours à venir, la course devrait offrir un spectacle constant, entre vitesses élevées, repositionnements tactiques et gestion de l’endurance des équipages. Cette édition 2026 s’annonce comme l’une des plus ouvertes de ces dernières années, portée par une flotte internationale dense et des conditions météo susceptibles de réserver des surprises. Pour les observateurs de la scène nautique caribéenne, le RORC Caribbean 600 demeure un événement structurant. Au-delà de la performance sportive, il incarne la vitalité maritime de la région et son ancrage dans les grandes compétitions internationales.

RORC Caribbean 600
RORC Caribbean 600

La 17e édition a débuté le lundi 23 février 2026 avec un départ depuis English Harbour à Antigua.

La course couvre 600 milles nautiques sans escale autour de onze îles des Caraïbes, du nord d’Anguilla jusqu’à la Guadeloupe avant un retour vers Antigua.

Elle renforce la visibilité internationale de la région dans la voile offshore, valorise les marins caribéens et génère des retombées économiques pour Antigua et les territoires traversés.

Semaine Nautique de Schoelcher est actuellement au cœur de l’actualité nautique en Martinique. Pour sa 34e édition, la compétition organisée par le Cercle Nautique de Schoelcher confirme son statut de rendez-vous majeur de la voile légère caribéenne. Depuis le samedi 14 février 2026, le plan d’eau de Schoelcher accueille une participation particulièrement élevée et une diversité de délégations rarement observée ces dernières années.

Une forte mobilisation pour la Semaine Nautique de Schoelcher 2026

La Semaine Nautique de Schoelcher connaît une mobilisation exceptionnelle. Environ 150 compétiteurs sont engagés sur cette édition 2026. En incluant les équipes d’organisation, les arbitres, les entraîneurs et les bénévoles, près de 200 personnes sont mobilisées sur le plan d’eau pendant ces quatre jours de compétition.

Un tel niveau de participation n’avait pas été atteint depuis plusieurs années. L’engouement des clubs et des délégations confirme l’attractivité croissante de la Semaine Nautique de Schoelcher, qui continue de s’imposer comme une étape stratégique pour de nombreux jeunes navigateurs et sportifs confirmés.

Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher

Une présence internationale remarquable

La dimension régionale et internationale de cet évenement se confirme avec la présence de nombreuses délégations. Parmi les territoires représentés figurent la Suisse, la Belgique, Saint-Kitts, Sint Maarten, Saint-Martin, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Sainte-Lucie, la France et Antigua. Cette diversité renforce le rayonnement de la compétition au-delà de la Martinique. Pour certains participants, il s’agit d’une première expérience de navigation hors de leur territoire. Pour d’autres, plus expérimentés, il constitue une étape de préparation importante en vue d’échéances nationales et internationales.

La délégation guadeloupéenne se distingue particulièrement par son ampleur. Avec près d’une cinquantaine de représentants, elle s’impose comme la plus importante sur le plan d’eau martiniquais, illustrant les liens sportifs étroits entre les territoires de la Caraïbe.

Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
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Un rendez-vous formateur pour les jeunes navigateurs

Au-delà de la performance sportive, la Semaine Nautique de Schoelcher remplit également une mission essentielle de formation et d’échange. Pour de nombreux jeunes coureurs, la compétition représente une première sortie internationale et une occasion de naviguer sur un plan d’eau réputé technique. Le plan d’eau de Schoelcher est connu pour ses variations de vent et ses conditions exigeantes. Les navigateurs doivent ajuster en permanence leurs stratégies, ce qui fait de cet évenement un terrain d’apprentissage privilégié pour les jeunes talents de la voile légère.

Les encadrants présents soulignent l’importance de ces déplacements pour l’évolution sportive des jeunes athlètes. Naviguer hors de son environnement habituel permet d’acquérir de l’expérience, de renforcer la confiance et d’élever le niveau de compétition.

Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher

Le wingfoil confirme sa montée en puissance

La Semaine Nautique de Schoelcher met également en lumière l’essor du wingfoil, discipline en plein développement. Cette catégorie attire plusieurs athlètes reconnus et promet des confrontations de haut niveau. La présence de champions et de jeunes espoirs renforce l’intensité sportive sur le plan d’eau. Leur participation illustre l’évolution de la voile légère vers des supports plus modernes et dynamiques, tout en attirant un public plus large.

Les conditions météorologiques annoncées pour cette édition 2026 devraient permettre le bon déroulement des épreuves. Sans vents extrêmes, mais avec des conditions suffisamment soutenues, les compétiteurs bénéficient d’un terrain favorable pour exprimer leur potentiel.

Semaine Nautique de Schoelcher

Une compétition en cours jusqu’au 17 février

Depuis le 14 février, les départs s’enchaînent sur le plan d’eau de Schoelcher. Le comité de course prévoit jusqu’à douze manches par catégorie sur l’ensemble de la compétition, permettant aux navigateurs d’exprimer pleinement leurs performances. Chaque journée est rythmée par les départs successifs des différentes classes, offrant un spectacle sportif continu. Les organisateurs assurent la coordination et la sécurité nécessaires pour garantir le bon déroulement de l’événement.

La remise des récompenses viendra clôturer cette 34e édition le 17 février en fin de journée. Les champions de la Semaine Nautique de Schoelcher seront alors honorés aux côtés de l’ensemble des participants et des équipes mobilisées.

Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher
Semaine Nautique de Schoelcher

Un événement structurant pour la voile caribéenne

Au fil des années, il s’est imposée comme un rendez-vous structurant pour la voile dans la Caraïbe. Elle favorise les échanges entre clubs, encourage la progression des jeunes sportifs et renforce la visibilité de la Martinique sur la scène nautique régionale. L’édition 2026 confirme cette dynamique. L’affluence, la qualité des délégations et la diversité des disciplines témoignent de la vitalité de la voile légère dans la région. En cours jusqu’au 17 février, la Semaine Nautique de Schoelcher s’affirme une nouvelle fois comme un moment fort du calendrier sportif martiniquais et caribéen.

La Semaine Nautique de Schoelcher 2026 se tient du 14 au 17 février en Martinique avec quatre jours de compétition sur le plan d’eau de Schoelcher.

 Environ 150 compétiteurs participent à l’édition 2026, auxquels s’ajoutent les équipes d’organisation, portant à près de 200 le nombre total de personnes mobilisées.

La Semaine Nautique de Schoelcher est un rendez-vous majeur de la voile légère caribéenne, favorisant la formation des jeunes navigateurs, les échanges entre territoires et la préparation aux compétitions internationales.

Au cœur du port de Fort-de-France, le Terminal croisière des Tourelles franchit une nouvelle étape dans son évolution en s’affirmant comme un véritable espace culturel. En pleine période de carnaval en Martinique, ce lieu d’accueil se transforme en scène vivante où se rencontrent visiteurs internationaux, artistes et habitants.

Le samedi 14 février, l’inauguration d’un espace culturel de 200 m² au sein du terminal a marqué un tournant : faire du port un lieu ouvert sur la ville, ancré dans l’identité martiniquaise. Dès leur débarquement ou avant leur embarquement, croisiéristes et voyageurs sont ainsi plongés dans l’effervescence du Carnaval, vivant une expérience culturelle immédiate et authentique. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le tourisme de croisière connaît une progression constante en Martinique, confirmant le rôle stratégique du port dans la valorisation culturelle du territoire.

Un nouvel espace culturel au cœur du port

Pensé comme un lieu polyvalent mêlant culture, convivialité et médiation, ce nouvel espace au Terminal croisière des Tourelles accueille expositions éphémères, rencontres artistiques et événements ponctuels. Équipé d’écrans et d’une connexion numérique, il se veut accessible aussi bien aux croisiéristes qu’aux habitants.

L’objectif est clair : offrir aux visiteurs internationaux une première immersion culturelle dès leur arrivée, tout en proposant aux Martiniquais un espace d’expression artistique au sein même du port. Ce positionnement traduit la volonté du Grand Port Maritime de la Martinique de s’affirmer comme un acteur culturel à part entière, au service du territoire.

tourelles cruise terminal
tourelles cruise terminal

Depuis plusieurs années, les terminaux croisière de Fort-de-France sont déjà conçus comme des espaces d’accueil et de découverte, intégrant villages artisanaux et animations pour les passagers en escale. L’ouverture de cet espace culturel marque toutefois une étape supplémentaire : celle d’une présence artistique permanente.

tourelles cruise terminal
tourelles cruise terminal

Quand le Carnaval entre dans le terminal

Pour inaugurer ce nouveau lieu, le choix du Carnaval s’est imposé naturellement. Au moment où débute la saison carnavalesque, masques et porteurs ont investi le terminal dans une performance vivante mêlant défilé, musique et interaction directe avec les visiteurs. Les masques exposés pendant deux mois ont quitté leur immobilité pour entrer en mouvement. Traversant le terminal jusqu’au plus près des navires en escale, ils ont offert aux croisiéristes une immersion immédiate dans l’imaginaire carnavalesque martiniquais.

Cette rencontre entre visiteurs internationaux et identité locale transforme le lieu de transit en véritable espace d’expérience culturelle. Touristes, familles martiniquaises et enfants présents durant les vacances scolaires ont pu photographier, interagir et se laisser entraîner dans l’ambiance du Carnaval avant même de rejoindre la ville. Au-delà du spectacle, l’initiative répond à une stratégie précise : permettre aux voyageurs de découvrir l’artisanat et la culture locale dès leur arrivée, mais aussi offrir aux passagers en départ l’opportunité d’emporter un souvenir tangible de la Martinique.

tourelles cruise terminal
tourelles cruise terminal
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Les masques de Sylviane Enelada : entre mer, écologie et mémoire

Au centre de cette exposition immersive se trouvent les créations de la plasticienne et comédienne Sylviane Enelada, directrice artistique de l’association LAPERKUT. Son travail, développé depuis plusieurs années, puise dans l’univers marin pour interroger la relation entre l’homme et son environnement. Inspirés des fonds marins, ses masques évoquent poissons, anémones, coraux et créatures hybrides. Mais derrière l’esthétique carnavalesque se cache un message plus profond : celui de la fragilité des écosystèmes marins et de l’impact du plastique sur les océans. Le dialogue entre matières recyclées et formes organiques devient ainsi une métaphore visuelle de la relation entre l’homme, la mer et la pollution.

tourelles cruise terminal
tourelles cruise terminal

Présentée au terminal croisière des Tourelles depuis décembre, l’exposition a trouvé un prolongement naturel dans le mouvement carnavalesque. Donner vie aux masques, les sortir de l’espace d’exposition pour les confronter au regard du public, correspond à une volonté de faire circuler l’art et de créer un dialogue direct avec les spectateurs. Quatorze exposants, porteurs et élèves ont collaboré à cette réalisation collective, mêlant création artistique et transmission.

tourelles cruise terminal

Transmission, artisanat et dimension thérapeutique

Derrière chaque masque se cache un travail manuel précis : papier mâché, mousse, polystyrène, peinture acrylique et assemblage patient. Au sein de l’association, la fabrication de masques est aussi vécue comme une forme d’expression personnelle. Pour certains participants, créer un masque permet d’extérioriser tensions et émotions, transformant l’atelier en espace de libération et de partage. Cette dimension thérapeutique renforce la portée sociale du projet, où l’art devient un outil de transmission et de cohésion.

Les ateliers menés par Sylviane Enelada s’inscrivent dans cette logique : transmettre une passion, initier les jeunes générations et rappeler que le masque, présent dans de nombreuses cultures à travers le monde, demeure un symbole universel d’expression et d’identité.

Terminal croisière des Tourelles
Terminal croisière des Tourelles
Terminal croisière des Tourelles

Tourisme, culture et identité martiniquaise : une nouvelle vision du port

L’événement organisé au Terminal croisière des Tourelles dépasse largement le cadre d’une animation ponctuelle. Il illustre une évolution plus large : celle d’un port qui se positionne comme carrefour entre tourisme, culture et citoyenneté. Dans une île où le Carnaval constitue un marqueur majeur de l’identité collective, l’intégration d’expressions artistiques au sein du port renforce l’expérience des visiteurs tout en valorisant les talents locaux.

En transformant le terminal croisière des Tourelles en espace de rencontre entre croisiéristes et culture martiniquaise, le Grand Port Maritime pose les bases d’un lieu de vie culturel et digital appelé à évoluer dans les mois à venir. Une manière d’affirmer que, désormais, le voyage commence dès le port et qu’il peut aussi être une rencontre avec l’âme artistique d’un territoire.

Le Terminal croisière des Tourelles confirme ainsi son rôle de passerelle entre tourisme et culture. Au fil des escales, le Terminal croisière des Tourelles entend renforcer cette immersion artistique. Pour les visiteurs comme pour les habitants, le Terminal croisière des Tourelles devient un point de rencontre. Avec cette initiative, le Terminal croisière des Tourelles s’inscrit dans une dynamique culturelle durable. À l’avenir, le Terminal croisière des Tourelles pourrait s’imposer comme un espace incontournable de la vie artistique martiniquaise.

Tourelles cruise terminal
Tourelles cruise terminal
Tourelles cruise terminal

Le samedi 14 février, un événement culturel et carnavalesque a marqué le lancement d’un nouvel espace culturel de 200 m² avec une exposition immersive de masques et un défilé artistique au cœur du terminal.

L’exposition de masques a été réalisée par l’association LAPERKUT sous la direction artistique de la plasticienne martiniquaise Sylviane Enelada, avec la participation d’artistes, porteurs et élèves.

Le Grand Port Maritime de la Martinique souhaite transformer le terminal en lieu vivant, accessible aux citoyens et aux croisiéristes, afin de valoriser l’art, l’artisanat et l’identité culturelle martiniquaise dès l’arrivée des visiteurs.

Le Conseil de Coordination Interportuaire Antilles-Guyane (CCIAG) s’est réuni le 12 décembre 2025 à l’Habitation Le PALM en Martinique. Ce rendez-vous annuel, prévu par le Code des transports, est devenu un levier majeur de gouvernance interterritoriale entre la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.

Porté par l’État et les trois Grands Ports Maritimes, le CCIAG vise à renforcer la cohérence des politiques portuaires, soutenir la résilience économique des territoires et inscrire durablement l’axe Sud-Caraïbe dans une dynamique de coopération régionale.

Une gouvernance collégiale au service des territoires

« Le CCIAG est plus qu’une instance technique : c’est un espace de dialogue stratégique avec les représentants de l’État, des collectivités et des ports », souligne Bruno Mencé, président du Directoire du Grand Port Maritime de la Martinique.

Le CCIAG permet un alignement régulier des politiques portuaires avec les orientations nationales et les besoins des territoires. Chaque année, les trois ports mettent en commun leurs retours d’expérience et définissent ensemble des priorités : sécurité, connectivité, transition écologique, et compétitivité logistique.

CCIAG
Bruno Mencé

Jean-Pierre Chalus, président du Directoire du port de Guadeloupe, insiste sur le fait que cette gouvernance partagée permet de suivre concrètement les avancées et les difficultés :

« Nous avons chaque année un point sur les orientations votées collectivement, ce qui permet de pointer nos avancées, nos difficultés, et de poursuivre notre route. »
Il insiste aussi sur la mobilisation croissante des équipes autour des enjeux environnementaux :
« Il y a beaucoup d’enthousiasme de l’ensemble des ports pour s’investir dans les transitions énergétiques, écologiques et autres, au service du développement durable de nos territoires. »

CCIAG
Jean-Pierre Chalus

Stéphane Tant, président du Directoire du Grand Port Maritime de la Guyane, insiste sur l’intérêt de cette rencontre annuelle :

« C’est un rendez-vous qui nous permet d’échanger non seulement entre les ports, mais aussi avec les élus, la DGOM (Direction générale des Outre-mer), la DGITM (Direction générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer), sur nos enjeux communs, nos besoins de développement et notre feuille de route. 

Il souligne que le CCIAG dépasse les seuls enjeux portuaires pour s’inscrire dans une dynamique de développement économique et de connectivité régionale.

CCIAG
Stéphane Tant

Une feuille de route commune et des actions concrètes

La feuille de route 2025-2029, définie collectivement par l’ensemble des acteurs présents au sein du CCIAG, s’articule autour d’axes majeurs tels que la décarbonation, la sécurité portuaire, l’innovation et l’adaptation au changement climatique. Bruno Mencé précise :

« Nous devons garantir un niveau de sûreté et de sécurité identique dans nos trois ports, correspondant aux besoins de nos clients et des territoires. »

Il souligne également l’importance de la coopération régionale avec la PMAC (Port Management Association of the Caribbean) pour créer un observatoire économique caribéen :

« C’est un dossier vraiment caribéen que nous portons avec la PMAC, donc avec l’ensemble des ports de la Caraïbe », explique Bruno Mencé.

L’objectif : mieux comprendre le fonctionnement des lignes maritimes et identifier les leviers pour développer les échanges avec les îles avoisinantes. »

Jean-Pierre Chalus rappelle que cette feuille de route permet de traiter des sujets stratégiques comme la desserte interterritoriale :

« La régularité de la desserte de la Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique est un élément important pour nos territoires, tant pour les acteurs économiques que pour les acteurs politiques. »

Il souligne également le rôle des réunions techniques menées tout au long de l’année entre les directions portuaires pour faire avancer les dossiers en continu.

Il cite enfin, parmi les actions concrètes déjà engagées, la signature commune d’un engagement avec l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) sur la gestion des espèces exotiques envahissantes, traduisant l’implication des ports dans des enjeux environnementaux partagés.

Stéphane Tant, met en avant les perspectives de coopération renforcée avec le plateau des Guyanes, dans le cadre d’une conférence biannuelle entre la Guyane, le Guyana, le Suriname et deux États brésiliens (Amapá et Pará) :
« Nous sommes chefs de file d’une conférence de coopération des ports du plateau des Guyanes. »
Cette initiative vient compléter les axes de travail du CCIAG en élargissant les connexions régionales vers l’Amérique du Sud.

CCIAG

Une vision commune : dépasser l'insularité

Le CCIAG porte une ambition partagée qui dépasse la simple coordination entre ports. En réunissant les directeurs des ports, les représentants de l’État, les collectivités et les présidents des conseils de surveillance, cette instance favorise une approche globale du développement logistique et territorial.

Tous les participants s’accordent sur un même constat : la performance portuaire ne peut plus être pensée isolément. Elle dépend d’une gouvernance élargie, capable de connecter les politiques publiques, les enjeux économiques et les impératifs environnementaux. Ce cadre commun permet de poser les bases d’une logistique plus résiliente, mieux intégrée, et tournée vers l’ensemble de la Grande Caraïbe.

En 2026, c’est en Guyane que cette dynamique se poursuivra, à l’occasion de la prochaine plénière. Un rendez-vous attendu pour approfondir cette coopération multi-acteurs et consolider les fondations d’une souveraineté logistique régionale.

CCIAG

FAQ

Le Conseil de Coordination Interportuaire Antilles-Guyane (CCIAG) est une instance prévue par le Code des transports qui réunit l’État, les collectivités et les trois Grands Ports Maritimes de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane. Il vise à coordonner les politiques portuaires, renforcer la cohérence logistique régionale et accompagner le développement économique des territoires.

La feuille de route 2025-2029 s’articule autour de plusieurs priorités : la décarbonation des activités portuaires, la sûreté et la sécurité, l’adaptation au changement climatique, l’innovation logistique et le renforcement de la connectivité régionale, notamment avec la Caraïbe et le plateau des Guyanes.

En favorisant une gouvernance partagée entre les ports, l’État et les collectivités, le CCIAG permet de dépasser une approche strictement insulaire. Il contribue à structurer une logistique plus résiliente, à améliorer la régularité des dessertes maritimes et à inscrire les territoires Antilles-Guyane dans une dynamique de coopération régionale élargie.

L’arrivée de Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale à Fort-de-France, ce dimanche 23 novembre à 9h41, a marqué l’un des moments attendus de la TRANSAT CAFÉ L’OR. À bord de leur Class40 Martinique Horizon, les deux navigateurs martiniquais terminent cette 17ᵉ édition à la 34ᵉ place, au terme d’une traversée longue et régulière. Leur objectif était clair : terminer la course dans les temps. Ils y sont parvenus après près d’un mois de navigation.

Une épreuve exigeante pour les Class40

La TRANSAT CAFÉ L’OR, disputée en deux étapes, reste une course complexe pour les Class40. Cette année, 44 bateaux ont pris le départ et 37 ont terminé la course, tandis que 7 ont dû abandonner.

Le parcours lors de la TRANSAT CAFÉ L’OR a été marqué par des conditions météorologiques instables, parfois favorables, parfois contraignantes, obligeant les skippers à revoir leurs stratégies en cours de route.

Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale ont complété l’ensemble du parcours en 26 jours, 10 heures et 52 secondes.

Leur première étape a duré 4 jours, 8 heures, 19 minutes et 42 secondes ; la seconde, plus longue, 22 jours, 1 heure, 41 minutes et 10 secondes.

Leur progression a été marquée par des périodes où les choix de route n’ont pas offert les résultats espérés, mais l’équipage a maintenu une navigation stable, sans incident majeur.

Les deux navigateurs l’ont résumé simplement : il fallait avancer, tenir le bateau et préserver leur cohérence malgré la fatigue. « Certaines décisions étaient difficiles, mais il fallait rester concentrés et continuer », ont-ils expliqué à leur arrivée.

TRANSAT CAFÉ L’OR
TRANSAT CAFÉ L’OR

Un public mobilisé dès l’aube

À Fort-de-France, le public a commencé à se rassembler dès 7h30 sur le ponton d’honneur. Habitants, familles, passionnés de voile et curieux ont attendu l’arrivée de Martinique Horizon, créant une atmosphère attentive et solidaire. La présence d’un équipage martiniquais dans cette course transatlantique a suscité un intérêt constant tout au long de l’épreuve, et l’arrivée était perçue comme un moment important pour beaucoup.

Lorsque le Class40 est apparu aux abords de la baie, les applaudissements ont commencé. Au passage de la ligne, ils sont devenus continus. Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale ont salué la foule, visiblement fatigués mais concentrés, avant de rejoindre le ponton. Les deux hommes ont confié que revenir en Martinique pour terminer une telle course avait une signification particulière. « Arriver ici, devant notre population, c’est un moment fort », ont-ils déclaré.

TRANSAT CAFÉ L’OR
TRANSAT CAFÉ L’OR
TRANSAT CAFÉ L’OR

Des conditions de course qui ont testé leur endurance

La TRANSAT CAFÉ L’OR a été marquée par des zones de vents faibles, des variations météorologiques rapides et des nuits courtes. Les phases sans progression claire comptent parmi les moments les plus difficiles évoqués par les deux navigateurs. Ils ont expliqué que l’essentiel était de maintenir une discipline constante : surveiller le matériel, ajuster rapidement les décisions et préserver leur énergie.

Le bateau est arrivé en bon état, signe d’une gestion prudente et d’un respect strict du matériel. La 34ᵉ place reflète une course menée avec constance et une volonté de sécuriser chaque étape plutôt que de prendre des risques inutiles.

TRANSAT CAFÉ L’OR

Une édition contrastée selon les trajectoires

Dans cette édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR, les arrivées ont été très étalées. Les vainqueurs en Class40, Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau sur Seafrigo – Sogestran, ont franchi la ligne le 17 novembre. Plusieurs bateaux sont arrivés dans la nuit du 22 au 23, dont celui de Thomas Lurton et Sasha Vandenbrouck, à 2h22. Un dernier Class40, Rêve à perte de vue – Qwanza, était encore attendu pour clôturer l’épreuve.

Dans ce contexte, l’arrivée de Martinique Horizon s’inscrit dans une dynamique où chaque équipage a dû composer avec ses propres contraintes : choix tactiques, expérience, état du matériel, fatigue accumulée. Les deux navigateurs martiniquais ont mené une course régulière, en cohérence avec leur projet et leurs moyens.

TRANSAT CAFÉ L’OR
TRANSAT CAFÉ L’OR

Une participation importante pour la voile martiniquaise

La présence de Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale dans la TRANSAT CAFÉ L’OR constitue un repère pour la voile en Martinique. Leur participation lors de la TRANSAT CAFÉ L’OR renforce la visibilité du territoire dans un événement majeur de la course au large. Elle montre que des marins issus du territoire peuvent s’engager dans une épreuve transatlantique longue et technique.

Ce type d’expérience pourrait servir de base à d’autres projets locaux, notamment autour de la préparation de jeunes navigateurs ou de futurs équipages martiniquais. Les deux skippers ont d’ailleurs insisté sur l’importance du soutien reçu, qui a joué un rôle tout au long de la course.

TRANSAT CAFÉ L’OR
TRANSAT CAFÉ L’OR

Une course terminée avec rigueur et cohérence

L’arrivée de Martinique Horizon conclut une traversée  menée avec sérieux, sans excès ni minimisation. Le bateau a franchi la ligne dans les temps, dans un bon état général, avec un équipage qui a su rester concentré malgré les difficultés et la fatigue.

Fort-de-France a réservé un accueil à la hauteur de l’engagement des deux navigateurs, confirmant l’intérêt du public martiniquais pour cette édition. Avec cette arrivée, Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale signent une participation solide, qui pourrait encourager d’autres initiatives nautiques sur le territoire.

Pour en savoir davantage sur la TRANSAT CAFÉ L’OR, retrouvez notre analyse complète dans le dernier numéro de notre magazine.

FAQ

La TRANSAT CAFÉ L’OR est une course transatlantique en double, disputée en deux étapes, qui réunit plusieurs catégories de voiliers dont les Class40. Elle relie l’Europe à la Martinique et figure parmi les grandes épreuves du calendrier de la course au large.

Le Class40 Martinique Horizon, skippé par Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale, a terminé la TRANSAT CAFÉ L’OR à la 34ᵉ place, avec un temps total de 26 jours, 10 heures et 52 secondes. Les deux navigateurs ont atteint leur objectif principal : finir la course dans les temps.

L’arrivée de Martinique Horizon a attiré de nombreux spectateurs dès l’aube. Pour beaucoup, voir deux navigateurs martiniquais terminer une course transatlantique de ce niveau représente un moment important pour la voile locale et un repère pour les projets nautiques du territoire.

Chaque année au mois d’août, au cœur du Festival d’été d’Anguilla, l’Anguilla Poker Run fait vibrer l’île au rythme des moteurs et de la musique. Plus qu’une simple compétition nautique, cet événement symbolise la passion des Anguillais pour la mer, l’unité et la convivialité. Il est devenu, au fil du temps, un moment fort de la saison estivale et une véritable vitrine du patrimoine maritime local.

Un concept original entre chance et partage

L’Anguilla Poker Run reprend l’idée du poker run popularisé par les motards et les plaisanciers : naviguer d’un point à un autre, tirer une carte à chaque escale, et former la meilleure main possible.
À Anguilla, l’esprit est différent : la vitesse importe peu. Les participants s’arrêtent à chaque plage pour faire une pause, partager un repas, écouter de la musique et échanger. Le hasard du jeu se mêle à la chaleur humaine, et chaque escale devient une fête à part entière.

Année après année, l’événement attire des équipages venus d’Anguilla et des îles voisines : Saint-Kitts, Nevis, Antigua, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Tortola ou Saint-Thomas. L’île tout entière se mobilise pour accueillir cette journée sur l’eau, synonyme d’amitié et de passion partagée.

Poker run

Wendell “Bonty” Herbert, le visage du Anguilla Poker Run

À l’origine de cette aventure se trouve Wendell “Bonty” Herbert, surnommé Mr. Poker Run. Depuis 2016, il dirige l’organisation de l’événement avec la même énergie et la même passion.
Dans un entretien exclusif accordé à Richès Karayib, il revient sur la naissance du projet :

« En 2016, un homme admirait mon bateau à Sandy Ground et m’a dit : pourquoi ne participes-tu pas au poker run dans les îles Vierges ? Je n’en avais jamais entendu parler. »
« Je suis rentré chez moi, j’ai regardé la Leverick Bay Poker Run sur YouTube, et j’ai été bluffé. Je me suis dit : je peux faire quelque chose comme ça ici. »

Poker run
Wendell Bonty Herbert

Mais le concept, à Anguilla, a pris une tournure toute particulière :

« Là-bas, ils récupèrent juste les cartes et repartent. Ici, j’ai changé le format : tu tires ta carte, mais tu restes pour faire la fête, avec des concours et des animations. »

La première édition a réuni une trentaine de bateaux. Aujourd’hui, l’événement rassemble régulièrement plus d’une centaine d’embarcations, preuve de son essor et de son ancrage dans la culture locale.

Poker run

Une histoire marquée par la résilience

Depuis ses débuts, Anguilla Poker Run a traversé plusieurs étapes. Même pendant la pandémie, Wendell Herbert a trouvé le moyen de maintenir la tradition :

« Pendant le COVID, quand tout était fermé, on a pu le garder, parce qu’on était en mer. On l’a fait sur la côte nord, sans escales à terre. »

Cette détermination illustre le lien profond entre les habitants d’Anguilla et leur environnement marin.
Au fil du temps, l’événement a également essaimé dans la région. Wendell Herbert a lancé un Poker Run à Saint-Kitts, en hommage à ses parents disparus en mer en 1994.

« J’ai commencé en 2022, le jour de la fête des Pères. »

Pour lui, cette initiative dépasse la simple compétition. C’est une façon d’honorer la mémoire, de créer du lien et de transmettre un héritage.

Poker run
Poker run

Un rendez-vous phare du Festival d’été d’Anguilla

Le Festival d’été d’Anguilla, connu aussi sous le nom de Anguilla Summer Festival, se tient chaque année entre la fin juillet et la mi-août. C’est la plus grande fête populaire de l’île, où se mêlent musique, danse, courses de bateaux et événements culturels. L’Anguilla Poker Run y occupe une place de choix, aux côtés des régates traditionnelles, du Calypso Monarch et du défilé de troupes costumées.

L’événement se déroule généralement le samedi du Festival consacré aux activités nautiques, souvent autour du 9 ou 10 août. Le départ a lieu à Sandy Ground, cœur de la vie maritime d’Anguilla, où les équipages se rassemblent dès le matin pour le briefing et la première distribution de cartes.

Le parcours : une boucle festive autour de l’île

Le circuit varie d’une édition à l’autre, mais suit le même esprit : naviguer autour de l’île en s’arrêtant sur plusieurs plages emblématiques. Les escales les plus fréquentes sont Crocus Bay (Da’Vida Beach Bar), Island Harbour, Rendezvous Bay et Meads Bay, parfois avec une cinquième halte sur Scrub Island lorsque la météo le permet.

Chaque arrêt est l’occasion de profiter d’un cadre paradisiaque et d’une ambiance unique. Des DJ locaux assurent l’animation, tandis que les participants prennent le temps de se restaurer et de se divertir.
Comme le résume Wendell Herbert : « Cinq arrêts, cinq fêtes sur la plage. »

Poker run
Poker run

Sécurité et respect de la mer

Même si la journée est placée sous le signe du divertissement, les organisateurs rappellent chaque année des règles strictes : limitation de vitesse, respect des distances, zéro déchet, et équipements de sécurité obligatoires (gilets, radio VHF, extincteurs). Ces mesures sont supervisées en collaboration avec la Royal Anguilla Police Force et les autorités maritimes locales.

L’événement a aussi une portée éducative : il sensibilise les jeunes et les visiteurs à l’importance de préserver le littoral et les récifs coralliens, véritables trésors naturels d’Anguilla.

Poker run
Poker run

Un moment de fierté pour toute l’île

L’Anguilla Poker Run est aujourd’hui bien plus qu’une simple course. C’est une tradition contemporaine qui unit les générations, attire les visiteurs et renforce le sentiment d’appartenance à une communauté insulaire soudée par la mer.
Chaque édition rappelle combien Anguilla reste fidèle à son identité : celle d’une île fière, ouverte sur les autres territoires de la Caraïbe, et profondément attachée à son patrimoine maritime.

L’arrivée, le 6 octobre 2025, de deux grues Super Post-Panamax confirme l’ambition de Kingston Freeport Terminal Limited : hisser la Jamaïque au rang des hubs logistiques les plus performants de la région. Annoncée de longue date, cette livraison concrétise le programme d’investissements d’environ 50 millions de dollars américains, initié en 2024 pour moderniser les infrastructures et renforcer la compétitivité du terminal face aux grands ports de l’hémisphère.

Un tournant industriel pour la Jamaïque

Depuis la signature de la concession en 2016 entre l’État jamaïcain et le groupe français CMA CGM, Kingston Freeport Terminal Limited a mené une transformation en profondeur du port. Plus de 450 millions de dollars ont été mobilisés pour le dragage du chenal à 14,5 mètres, la réhabilitation des quais et la modernisation des systèmes d’exploitation.
Ces investissements ont permis à Kingston de figurer au 81ᵉ rang mondial dans le classement Lloyd’s List 2023, avec un trafic annuel dépassant 2,3 millions d’EVP. Ce résultat, fruit d’un modèle public-privé efficace, confirme la place du port jamaïcain parmi les infrastructures maritimes les plus performantes de la Caraïbe.

Kingston Freeport Terminal Limited
© The Port Authority of Jamaica

Des équipements adaptés aux géants des mers

Les deux nouvelles grues Ship-to-Shore livrées à Kingston Freeport Terminal Limited culminent à 52 mètres et offrent une portée de 60 mètres, suffisante pour manutentionner jusqu’à 22 rangées de conteneurs. Ces engins, de conception chinoise, sont destinés à opérer les navires Neopanamax transitant par le canal de Panama élargi.
Elles rejoignent les quatre grues déjà en service depuis 2017, portant à six le nombre total de Super Post-Panamax au terminal. Leur arrivée accroît considérablement la capacité de traitement et réduit le temps de rotation des escales. Les systèmes de guidage GPS différentiel et de contrôle automatisé intégrés améliorent la précision et la sécurité, tout en réduisant les coûts de maintenance.

Kingston Freeport Terminal Limited
©Kingston Freeport Terminal Limited

Une position géographique déterminante

La Jamaïque possède un avantage géographique unique que Kingston Freeport Terminal Limited met pleinement à profit. Situé à l’intersection des routes maritimes nord-sud et est-ouest, le port se trouve à deux jours du canal de Panama et à deux jours supplémentaires de Miami. Cette configuration lui permet de jouer un rôle d’interface naturel entre les continents et de devenir un point de transbordement essentiel pour le commerce interaméricain.
Depuis 2016, le volume de fret traité à Kingston a augmenté de plus de 50 %, illustrant l’efficacité de la stratégie d’expansion et la confiance croissante des compagnies maritimes internationales.

Le projet Westlands : une extension stratégique

La montée en puissance du terminal s’accompagne du lancement du projet Westlands, piloté par Kingston Freeport Terminal Limited en partenariat avec l’Autorité portuaire de la Jamaïque. D’un montant de 80 millions de dollars, ce chantier vise à étendre la surface portuaire de 15 hectares et à ajouter 600 000 EVP de capacité annuelle.
Cette expansion, qui intègre un portail automatisé et un système de circulation repensé, portera la capacité totale du terminal à 3,6 millions d’EVP. Elle permettra d’accueillir davantage de lignes régulières et d’améliorer la fluidité des opérations terrestres, un atout clé pour le commerce de transit caribéen.

Kingston Freeport Terminal Limited
© The Port Authority of Jamaica

Une modernisation technologique continue

L’investissement  de Kingston Freeport Terminal Limited ne se limite pas à la mécanique lourde. Il englobe une modernisation numérique complète : déploiement d’un réseau pLTE Nokia pour les communications internes, mise à jour du système Navis N4, et intégration d’un géopositionnement différentiel de haute précision.
L’objectif est d’optimiser chaque étape du cycle logistique : planification, manutention, stockage et expédition. Ces évolutions s’inscrivent dans la stratégie du groupe CMA CGM visant la neutralité carbone à l’horizon 2050, avec une priorité donnée à la réduction des émissions et à l’efficacité énergétique des équipements.

Kingston Freeport Terminal Limited
© The Port Authority of Jamaica

Retombées économiques et montée en compétences

L’impact de Kingston Freeport Terminal Limited dépasse largement le périmètre du port. Depuis 2016, l’entreprise a créé plus de 500 emplois qualifiés, portant son effectif à environ 1 400 personnes. Les opérateurs jamaïcains bénéficient désormais de formations internationales et participent à des programmes d’échange, notamment au port de Lekki au Nigeria.
Cette montée en compétence, associée à un taux de maintenance préventive supérieur à 97 %, démontre la professionnalisation continue des équipes et la solidité du modèle technique mis en place.

Les sargasses, longtemps considérées comme un fléau pour la Caraïbe, deviennent aujourd’hui au cœur d’un projet innovant à Saint-Vincent-et-les-Grenadines. L’archipel s’engage dans une initiative pilote qui vise à transformer ces algues brunes en ressources agricoles et économiques. Cette démarche illustre la volonté des petites îles de passer d’une contrainte environnementale à une stratégie de développement durable, en misant sur l’économie bleue.

Un phénomène qui bouleverse la Caraïbe

Depuis 2011, la prolifération massive des sargasses s’impose comme un problème majeur dans la région. Ces algues brunes, principalement issues des espèces Sargassum natans et S. fluitans, forment chaque année d’immenses radeaux flottants qui dérivent de l’Afrique de l’Ouest jusqu’aux côtes caribéennes et au golfe du Mexique. En 2018, plus d’un million de tonnes ont recouvert les plages mexicaines, marquant un tournant pour la conscience régionale face à ce phénomène.

Les conséquences sont lourdes : perturbation du tourisme, dégradation des équipements de pêche, obstruction des ports et menace pour la santé publique. En se décomposant, elles dégagent de l’hydrogène sulfuré, gaz toxique pouvant provoquer des troubles respiratoires. Pour les États insulaires, la gestion de ce fléau représente des coûts considérables, rendant indispensable une approche de valorisation.

sargasses

Un projet pilote d’envergure internationale

C’est dans ce contexte que Saint Vincent et les Grenadines devient le théâtre d’une expérimentation ambitieuse. L’entreprise britannique Seafields Solutions Ltd s’associe à la société locale Private Refuse and Garbage Disposal (PRGD) pour mettre en œuvre un projet pilote de valorisation des sargasses, prévu entre septembre 2025 et avril 2026.

Dotée d’un financement de 15 millions de dollars, cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme “Unleashing the Blue Economy in the Caribbean” (UBEC), porté par l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) et la Banque mondiale. Elle combine des technologies maritimes avancées, fournies par Seafields, et le savoir-faire opérationnel de PRGD sur le terrain.

Le dispositif comprend des navires spécialisés, des barrières flottantes et des zones de stockage en mer pour gérer les flux d’algues. Une fois récoltées, elles sont transformées localement, créant une chaîne de valeur directement bénéfique pour l’économie insulaire.

Du biochar aux biostimulants : des débouchés agricoles prometteurs

L’objectif central de ce projet est de convertir les sargasses en produits à forte valeur ajoutée, utiles pour l’agriculture durable. Deux axes se distinguent :

  • 💡 Le biochar, obtenu à partir de la carbonisation des algues, améliore la structure des sols, accroît leur capacité de rétention en eau et favorise la croissance des plantes. Les rendements agricoles observés avec du biochar dépassent parfois ceux obtenus avec les engrais chimiques, atteignant plus de 4 tonnes par hectare.
  • 💡Les biostimulants, extraits des algues, renforcent la résistance des cultures face au stress climatique et améliorent l’absorption des nutriments. Ils permettent également de réduire l’usage d’engrais azotés de près de 30 %, contribuant ainsi à une agriculture plus respectueuse de l’environnement.
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Retombées économiques et sociales

La mise en œuvre de ce projet pilote s’accompagne d’effets directs sur les communautés locales. En créant des emplois liés à la récolte, au transport, à la transformation et à la commercialisation des produits dérivés, la valorisation des sargasses génère de nouvelles sources de revenus. Elle réduit aussi les coûts liés aux opérations de nettoyage, souvent très lourds pour les finances publiques.

Comme l’explique John Auckland, PDG de Seafields :

« Ce partenariat démontre comment les sargasses, autrefois perçues comme un fardeau coûteux, peuvent devenir une ressource précieuse et génératrice d’emplois. »

L’objectif est également de pérenniser cette filière à travers la création d’une coentreprise, Seafields SVG, qui pourrait devenir un modèle pour d’autres territoires caribéens confrontés au même défi.

Une dynamique régionale en pleine expansion

Saint Vincent et les Grenadines n’est pas un cas isolé. Dans l’ensemble de la Caraïbe, des entrepreneurs et des institutions explorent la valorisation des sargasses. En janvier 2025, la Banque interaméricaine de développement (BID) et son laboratoire d’innovation IDB Lab ont lancé le Sargassum Innovation Quest, destiné à soutenir les projets les plus prometteurs.

À la Barbade, l’entrepreneur Joshua Forte transforme depuis 2014 les sargasses en compost organique à travers son entreprise Red Diamond Compost. En Guadeloupe, SUEZ travaille sur la production de fertilisants biologiques et la dépollution des sols contaminés à la chlordécone. En République dominicaine, SOS Carbon collabore avec Origin by Ocean pour développer des engrais et de l’alimentation animale. Au Mexique, l’entreprise C-Combinator explore la production de cuir écologique et de biostimulants.

Cette effervescence régionale montre que la Caraïbe s’oriente progressivement vers une économie bleue intégrée, où les sargasses ne sont plus perçues uniquement comme une menace.

sargasses

Une opportunité pour la Caraïbe

Le projet pilote lancé à Saint Vincent et les Grenadines illustre un changement d’approche face aux crises environnementales. Plutôt que de subir les arrivées massives de sargasses, l’archipel choisit de les transformer en levier de croissance. Cette stratégie s’inscrit pleinement dans les objectifs de l’économie bleue, qui vise à valoriser durablement les ressources marines tout en protégeant les écosystèmes.

En s’appuyant sur la technologie, l’innovation et la coopération régionale, Saint-Vincent-et-les-Grenadines ouvre la voie à une nouvelle manière d’envisager l’avenir des sargasses dans la Caraïbe.

La Jamaïque occupe une position unique sur la scène maritime internationale en tant qu’État hôte de l’Autorité Internationale des Fonds Marins (AIFM). Créée dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), cette organisation spécialisée veille à la régulation de l’exploration et de l’exploitation des ressources minérales situées en haute mer.

Ce rôle, bien que n’impliquant pas d’exploitation directe pour la Jamaïque, renforce son rayonnement diplomatique et sa place dans les grandes discussions sur la gouvernance durable des océans. Comme l’explique M. Olivier Guyonvarch, Ambassadeur de France en Jamaïque et Représentant permanent auprès de l’AIFM, cette institution représente une pièce maîtresse dans l’équilibre entre développement économique et protection des écosystèmes marins.

L’Autorité Internationale des Fonds Marins : Une mission globale

Créée en 1996 dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), l’AIFM est une organisation internationale spécialisée qui régule les ressources minérales situées au-delà des juridictions nationales, dans ce qu’on appelle la “haute mer”. Aujourd’hui, l’Autorité Internationale des Fonds Marins supervise 31 contrats d’exploration attribués à 25 pays. La Jamaïque patronne un de ces contrats avec une entreprise britannique qui explore une zone spécifique de nodules polymétalliques dans le Pacifique.

L’une des principales missions de l’Autorité Internationale des Fonds Marins est de finaliser un code minier : un cadre réglementaire qui définira les règles et conditions pour l’exploitation future de ces ressources. Ce code devra garantir que toute exploitation soit réalisée dans le plus grand respect des écosystèmes marins, tout en permettant un partage équitable des bénéfices, notamment avec les pays en développement.

AIFM
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La Jamaïque : Un rôle stratégique en tant qu’État hôte

En tant qu’État hôte, la Jamaïque joue un rôle essentiel en accueillant cette organisation internationale, qui opère néanmoins de manière indépendante de sa localisation. Le choix de Kingston comme siège de l’AIFM en 1996 représentait une victoire diplomatique pour la Jamaïque, renforçant son image comme acteur clé dans la gouvernance maritime internationale.

Cependant, la région des Caraïbes ne possède pas de nodules polymétalliques, qui sont principalement situés dans le Pacifique. Malgré cela, la présence de l’Autorité Internationale des Fonds Marins en Jamaïque apporte un prestige certain et souligne l’engagement du pays envers la préservation de l’environnement et le développement durable, des enjeux cruciaux pour l’ensemble de la région caribéenne.

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Défis environnementaux et ambitions technologiques

L’un des plus grands défis actuels de l’AIFM est l’adoption du code minier. Ce processus complexe implique des négociations entre les 36 membres du conseil de l’AIFM, représentant des intérêts nationaux divers.

L’objectif est de mettre en place un cadre qui assure une exploitation équitable et durable des ressources, tout en protégeant les écosystèmes marins.

Olivier Guyonvarch a également souligné l’importance cruciale des protections environnementales dans ce contexte. Alors que la demande mondiale en nodules polymétalliques et autres minéraux critiques augmente pour répondre aux besoins des technologies d’énergie renouvelable, l’Autorité Internationale des Fonds Marins devra s’assurer que les règles et mesures adoptées soient strictement respectées. Son rôle devient ainsi fondamental pour garantir un équilibre délicat entre le développement économique et la préservation des écosystèmes marins.

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L’AIFM représente un effort collectif pour relever les défis environnementaux globaux et réguler l’utilisation durable des ressources marines.

Bien que les opérations de l’Autorité Internationale des Fonds Marins dépassent les frontières caribéennes, sa présence en Jamaïque symbolise l’interconnexion des nations face aux enjeux maritimes. À mesure que l’Autorité Internationale des Fonds Marins se rapproche de l’adoption de son code minier, le monde observera attentivement ses efforts pour concilier exploitation des ressources et préservation des océans. Pour la Jamaïque et les Caraïbes, l’Autorité Internationale des Fonds Marins représente à la fois un symbole de coopération internationale et un appel à une gouvernance durable des océans.