Du 5 décembre 2026 au 4 avril 2027, le MSC World Europa vivra au rythme des musiques antillaises avec le festival Zouk@Sea by MSC. Pour sa troisième édition, dix-huit semaines d’animations musicales se succéderont au départ de Fort-de-France et de Pointe-à-Pitre, portées par des artistes, des groupes live et des DJs de Martinique et de Guadeloupe. L’affiche fait entrer plusieurs expressions musicales antillaises dans un navire international : zouk, compas, traditions créoles, musiques urbaines, cadence, dancehall, shatta, soca et DJ sets.
Une programmation différente chaque semaine
Le fonctionnement de Zouk@Sea by MSC repose sur un principe simple : chaque semaine, un artiste, un groupe ou un DJ accompagne la croisière. Les départs sont programmés le samedi depuis Fort-de-France et le dimanche depuis Pointe-à-Pitre. La saison commencera les 5 et 6 décembre 2026 avec SOS Kantik et une programmation consacrée aux Chanté Nwèl. Silonvan prendra la relève les 12 et 13 décembre, avant DJ Raptor les 19 et 20 décembre, puis DJ Moulinex les 26 et 27 décembre.
En janvier 2027, La Finekip sera programmée les 2 et 3 janvier, suivie d’Emosyon les 9 et 10 janvier. Misié Sadik, Jessye Belleval et Zouk’n Groove monteront à bord les 16 et 17 janvier. Le week-end suivant, les 23 et 24 janvier, Kwaxikolor partagera la scène avec Jocelyne Béroard. Thierry Lof et C’Zigla clôtureront le mois les 30 et 31 janvier.
Jocelyne Béroard et plusieurs générations du zouk
La présence de Jocelyne Béroard donne à cette troisième édition une dimension particulièrement intergénérationnelle. Avec Kwaxikolor, l’artiste associée à l’histoire du groupe Kassav’ portera un répertoire lié à la mémoire du zouk. Misié Sadik, Jessye Belleval et Zouk’n Groove mêleront ainsi sonorités urbaines, créoles et zouk actuel. Le nom du festival met le zouk en avant, mais la programmation s’étend bien au-delà de cette esthétique.
Février entre live, anniversaire et DJ sets
DJ Fab ouvrira le mois de février lors des départs des 6 et 7 février. Kaf Kon’s suivra les 13 et 14 février avec un format acoustique fondé sur les reprises créoles, l’interaction avec le public et une atmosphère festive. Les 20 et 21 février, Tanmpo Klassik Live célébrera ses dix ans. DJ Stonekilla & Friends prendra ensuite le relais les 27 et 28 février.
De Jean-Michel Galva à MKG pour terminer la saison
Le mois de mars réunira encore plusieurs univers. Jean-Michel Galva & Koezyon seront programmés les 6 et 7 mars avec un répertoire mêlant zouk, cadence et influences traditionnelles antillaises. Maty occupera la semaine des 13 et 14 mars, avant DJ Raptor & Friends les 20 et 21 mars. Jean-Marc Ferdinand, présenté comme un véritable ambianceur des Antilles, accompagnera les départs des 27 et 28 mars. MKG terminera la programmation lors des croisières des 3 et 4 avril 2027. Le programme reste toutefois susceptible d’être modifié. L’affiche officielle précise que certains artistes peuvent être remplacés ou absents sans préavis.
Le MSC World Europa déployé aux Antilles
Cette troisième édition accompagne le déploiement du MSC World Europa aux Antilles françaises pendant l’hiver 2026-2027. Le navire effectuera ses départs depuis Fort-de-France et Pointe-à-Pitre, deux ports qui occupent ainsi une place centrale dans cette saison. MSC Croisières présente cette opération comme un renforcement de son ancrage régional. Selon les chiffres communiqués par la compagnie, les Caraïbes accueillent 43 % des croisiéristes mondiaux et concentrent 36 % de la capacité mondiale de croisière.
Ces données replacent Zouk@Sea by MSC dans un secteur où la région occupe déjà une position majeure. Mais l’intérêt culturel du projet se situe ailleurs : dans la possibilité offerte à des artistes martiniquais et guadeloupéens d’occuper chaque semaine un espace fréquenté par des voyageurs de plusieurs horizons. Patrick Pourbaix, directeur général de MSC Croisières France, explique que l’ambition est de transformer chaque croisière en « une véritable célébration de l’art de vivre caribéen ». La programmation musicale devient ainsi un élément central de l’expérience proposée à bord.
Une vitrine embarquée pour les scènes antillaises
Pour les passagers, Zouk@Sea by MSC permettra d’associer les escales caribéennes à des concerts, des performances live et des soirées musicales. Pour les artistes programmés, le navire constitue une scène différente des festivals, salles et événements habituellement organisés à terre. Le projet pose néanmoins une question plus large. Une programmation embarquée peut-elle devenir un véritable outil de circulation pour les musiques antillaises, et pas seulement un divertissement lié au voyage ?
Pendant dix-huit semaines, le MSC World Europa accueillera des traditions de Noël, des figures du zouk, des groupes live et des DJs. De SOS Kantik à MKG, cette saison racontera surtout une scène musicale antillaise plurielle, capable de préserver ses héritages tout en faisant entendre ses formes les plus actuelles.
Zouk@Sea by MSC est un festival musical embarqué organisé par MSC Croisières à bord du MSC World Europa. Pour sa troisième édition, l’événement réunira chaque semaine un artiste, un groupe live ou un DJ de Martinique ou de Guadeloupe. La programmation fera entendre plusieurs expressions musicales antillaises, dont le zouk, le compas, les Chanté Nwèl, la cadence, le dancehall, le shatta, la soca et les musiques urbaines créoles.
La saison Zouk@Sea by MSC se déroulera du 5 décembre 2026 au 4 avril 2027. Les croisières partiront chaque samedi de Fort-de-France, en Martinique, et chaque dimanche de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Une programmation musicale différente accompagnera chaque semaine de navigation à bord du MSC World Europa. Les artistes annoncés restent toutefois susceptibles d’être remplacés ou absents sans préavis.
La programmation réunira notamment SOS Kantik pour les Chanté Nwèl, Silonvan, La Finekip, Emosyon, Misié Sadik, Jessye Belleval & Zouk’n Groove, Kwaxikolor feat. Jocelyne Béroard, Thierry Lof & C’Zigla, Kaf Kon’s, Jean-Michel Galva & Koezyon, Maty, Jean-Marc Ferdinand et MKG. Tanmpo Klassik Live célébrera également ses dix ans à bord. Plusieurs DJs participeront à la saison, parmi lesquels DJ Raptor, DJ Moolinexx, DJ Fab et DJ Stonekilla & Friends.
À Paris, au milieu des startups et des grands rendez-vous de la tech, une idée née en Martinique vient de recevoir une reconnaissance nationale. MiBelBoat a été primée le 17 juin à VivaTech 2026, dans le cadre du premier Challenge Innov’ Outre-Mer de France Travail. La startup veut utiliser l’intelligence artificielle pour mieux connecter voyageurs, opérateurs nautiques et professionnels de la mer dans la Caraïbe.
Une récompense pour une startup martiniquaise
VivaTech 2026 se tient du 17 au 20 juin à Paris Expo Porte de Versailles. Pour MiBelBoat, la présence à ce salon a pris une dimension particulière dès la première journée. La plateforme martiniquaise a reçu le prix “passeport technologique” lors de la remise des prix du Challenge Innov’ Outre-Mer, organisé par France Travail. Le projet est porté par Alexis Mompert et Aurélien Filin. Leur ambition est simple à formuler, mais plus complexe à construire : donner au nautisme caribéen un outil numérique capable de relier les offres, les opérateurs, les itinéraires et les voyageurs.
Le sujet touche un secteur très concret : les sorties en mer, les charters, les expériences nautiques, les marinas, les professionnels du tourisme et les clients qui cherchent à réserver plus facilement.
Un marché encore dispersé
Dans de nombreux territoires caribéens, l’accès aux expériences nautiques passe encore par des circuits fragmentés. Un appel téléphonique. Un message WhatsApp. Un échange par email. Une recommandation locale. Cette proximité fait partie de la culture du service, mais elle peut aussi limiter la visibilité des opérateurs.
MiBelBoat part de ce constat. Selon la startup, l’offre nautique caribéenne reste difficile à structurer à l’échelle régionale. Pour un voyageur, il n’est pas toujours simple de comparer les expériences, de comprendre les itinéraires ou de réserver au bon moment. Pour les professionnels, la dispersion des canaux peut compliquer la gestion, la commercialisation et le suivi de l’activité. C’est là que l’outil numérique devient un sujet caribéen. L’enjeu dépasse la réservation. Il s’agit de rendre plus lisible une filière déjà active, mais encore trop peu connectée.
L’IA comme outil de terrain
MiBelBoat se présente comme une plateforme caribéenne de réservation nautique enrichie par l’intelligence artificielle. La solution vise à intégrer plusieurs dimensions : réservation, gestion, itinéraires et conciergerie nautique. L’idée est de simplifier l’expérience côté client, tout en aidant les opérateurs à mieux organiser leur offre.
L’IA devient un outil de tri, d’automatisation et d’orientation. Elle peut aider à structurer les informations, à fluidifier les demandes, à accompagner le choix d’une expérience ou à rendre certaines tâches moins lourdes pour les professionnels. Pour la Caraïbe, où la mer est à la fois un espace de travail, de transport, de loisir et d’identité, cette question touche aussi à la façon dont les territoires valorisent leurs ressources.
Une idée née de l’expérience en mer
MiBelBoat s’appuie sur l’expérience acquise avec Boat Paradise, société spécialisée dans les expériences nautiques premium dans la Caraïbe. Cette activité a permis aux fondateurs d’observer les besoins des clients, mais aussi ceux des opérateurs, des marinas et des acteurs du tourisme. Le projet ne part pas uniquement d’une tendance technologique. Il part d’un usage réel. Réserver une sortie en mer, organiser un itinéraire, gérer une demande, adapter une expérience à une saison ou à un public : ces détails construisent la valeur d’une plateforme.
Cette proximité avec le terrain donne aussi une dimension plus humaine au projet. Derrière MiBelBoat, il y a une volonté de transformer une expérience locale en outil régional.
Un enjeu d’économie bleue
La récompense obtenue à VivaTech arrive à un moment où les territoires caribéens cherchent à mieux structurer leurs filières liées à la mer. Tourisme, nautisme, services, digital, emploi : l’économie bleue ne peut pas rester une idée générale. Elle doit produire des outils, des usages et des revenus pour les acteurs locaux. MiBelBoat entend contribuer à cette dynamique en aidant les opérateurs à gagner en visibilité et en facilitant l’accès aux expériences nautiques tout au long de l’année. L’objectif reste prudent : mieux organiser l’existant, réduire la dépendance aux circuits dispersés, et construire depuis la Martinique une solution capable de parler à l’ensemble du bassin caribéen.
La distinction reçue à Paris ne règle pas tous les défis. Elle donne surtout une visibilité à une question essentielle : qui construit les plateformes qui organiseront demain les ressources, les métiers et les expériences de la Caraïbe ? Avec MiBelBoat, la Martinique apporte une réponse possible. Reste maintenant à voir comment cette reconnaissance pourra se transformer en usage réel, pour les opérateurs de mer comme pour les voyageurs.
MiBelBoat est une startup martiniquaise qui développe une plateforme caribéenne dédiée aux expériences nautiques. Son objectif est de mieux connecter les voyageurs, les opérateurs nautiques, les marinas et les professionnels du tourisme. La plateforme s’appuie sur l’intelligence artificielle pour faciliter la réservation, la gestion des demandes, les itinéraires et la conciergerie nautique.
MiBelBoat a été primée à VivaTech 2026 dans le cadre du Challenge Innov’ Outre-Mer de France Travail. La startup a été distinguée pour sa solution numérique pensée depuis la Martinique et tournée vers le nautisme caribéen. Cette reconnaissance met en avant une innovation ultramarine capable de répondre à un besoin concret : rendre l’offre nautique plus lisible, plus accessible et mieux structurée.
L’enjeu de MiBelBoat est de réduire la fragmentation du secteur nautique dans la Caraïbe. Aujourd’hui, de nombreuses réservations passent encore par téléphone, WhatsApp, email ou contacts directs. En centralisant les offres et en utilisant l’IA pour simplifier l’expérience, MiBelBoat veut aider les opérateurs à gagner en visibilité et permettre aux voyageurs de mieux accéder aux expériences en mer.
Un défi partagé par l'ensemble de la région
Face aux échouements récurrents de sargasses qui touchent de nombreux territoires de la Caraïbe, le projet SARSEA (Sargassum Regional Strategies for Ecosystem-based Actions) réunit depuis plusieurs années des institutions régionales, des experts et des collectivités autour d’un objectif commun : renforcer la capacité des territoires à anticiper, gérer et valoriser ce phénomène. Porté par Expertise France et la Commission de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECS), avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD), de l’Union européenne et de partenaires territoriaux tels que la Région Guadeloupe, le programme favorise le partage d’expériences et le développement de solutions adaptées aux réalités caribéennes.
La Dominique, carrefour des échanges régionaux
Face à une problématique commune, les territoires de la région sont de plus en plus nombreux à considérer que la coopération constitue l’un des leviers les plus efficaces pour progresser. C’est dans cet esprit qu’une série de rencontres régionales s’est tenue récemment en Dominique, réunissant des représentants gouvernementaux, des experts techniques, des organisations régionales, des acteurs de la société civile et des professionnels venus de plusieurs îles de la Caraïbe.
Ces échanges ont permis de partager les expériences de terrain, d’identifier les bonnes pratiques déjà mises en œuvre et d’explorer de nouvelles pistes d’action pour améliorer la gestion des échouements de sargasses dans l’ensemble de la région
La Martinique et la Guadeloupe partagent leur expertise
Cette dynamique de coopération s’est poursuivie à travers une mission d’étude organisée en Martinique et en Guadeloupe. Une délégation composée de représentants de neuf États et territoires caribéens a été invitée à découvrir les dispositifs développés localement pour surveiller, collecter et gérer les échouements de sargasses.
Les participants ont notamment pu observer les systèmes de surveillance environnementale, les dispositifs de confinement en mer, les outils d’alerte précoce ainsi que plusieurs initiatives de valorisation de ces algues. Cette immersion a permis de mettre en lumière le savoir-faire développé au fil des années par les acteurs martiniquais et guadeloupéens confrontés à ce phénomène de manière récurrente.
Vers une Caraïbe plus résiliente
Au-delà des aspects techniques, ces rencontres traduisent une ambition plus large : renforcer la résilience des territoires caribéens face aux défis environnementaux contemporains.
Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la préservation des écosystèmes et la nécessité de protéger les économies littorales, les acteurs régionaux cherchent à construire des réponses adaptées aux réalités insulaires. Les échanges d’expériences, la mutualisation des connaissances et le développement de projets communs apparaissent désormais comme des outils indispensables.
Un partenariat renforcé pour une action coordonnée
Cette volonté de travailler ensemble s’est également concrétisée par la signature récente d’un protocole d’accord entre Expertise France et la Région Guadeloupe. À travers ce partenariat, les deux institutions entendent renforcer la coordination de leurs actions, favoriser le partage d’expertise et soutenir le développement de solutions innovantes au bénéfice de l’ensemble de la région caribéenne.
L’objectif est clair : éviter la duplication des efforts, améliorer la circulation des connaissances et encourager une approche plus cohérente face à un phénomène qui dépasse largement les frontières administratives.
Construire ensemble les réponses de demain
Les sargasses représentent aujourd’hui l’un des nombreux défis auxquels la Caraïbe doit faire face. Pourtant, au-delà des difficultés qu’elles engendrent, elles révèlent également la capacité des territoires à collaborer, à innover et à apprendre les uns des autres.
À travers ces rencontres, ces missions de terrain et ces partenariats régionaux, c’est une vision de la Caraïbe fondée sur la solidarité, le partage d’expertise et l’action collective qui se dessine progressivement. Face à un défi commun, la réponse semble désormais évidente : une Caraïbe plus forte se construit ensemble.
Les sargasses représentent un défi majeur pour la Caraïbe parce que leurs échouements touchent plusieurs territoires à la fois. Elles affectent les littoraux, les activités touristiques, la pêche, les écosystèmes côtiers et la qualité de vie des populations exposées. Comme le phénomène dépasse les frontières administratives, les réponses locales ne suffisent pas toujours. La coopération régionale permet de mieux anticiper les arrivées, de partager les méthodes de gestion et de construire des solutions adaptées aux réalités insulaires.
Le projet SARSEA accompagne les territoires caribéens dans la mise en place de stratégies communes face aux sargasses. Il favorise le partage d’expériences entre institutions, experts, collectivités et acteurs de terrain. Son objectif est de renforcer la capacité des territoires à surveiller les échouements, organiser la collecte, tester des dispositifs de confinement et explorer des pistes de valorisation. Il s’inscrit dans une logique régionale, où chaque île peut apprendre des solutions développées par les autres.
La Martinique et la Guadeloupe sont régulièrement confrontées aux échouements de sargasses. Cette expérience leur a permis de développer des outils de surveillance, des systèmes d’alerte, des dispositifs de collecte et des initiatives de valorisation. Dans l’article, ces deux territoires apparaissent comme des espaces de transmission d’expertise pour d’autres États et territoires caribéens. Leur rôle est donc important, car ils montrent comment une expérience locale peut nourrir une réponse collective à l’échelle de la Caraïbe.
À Fort-de-France, une épave n’a pas besoin de remonter à la surface pour raconter quelque chose. Il suffit parfois d’une photo, d’un objet, d’un témoignage. Pendant les Journées européennes de l’archéologie, la Martinique a choisi la mer comme porte d’entrée vers son histoire. Dans les jardins et les espaces de la Direction des affaires culturelles, l’exposition « Plongée dans le bleu, là où dorment les épaves » a donné à voir un patrimoine souvent invisible : celui qui repose sous l’eau.
Les Journées européennes de l’archéologie vues depuis la Martinique
Les Journées européennes de l’archéologie se sont tenues les 12, 13 et 14 juin 2026. En Martinique, ce rendez-vous a pris une couleur particulière. Il ne s’agissait pas seulement de parler de fouilles, de vestiges ou de conservation. Il s’agissait de rappeler que l’île porte aussi une partie de son histoire dans ses fonds marins, ses baies, ses plages et son sable.
La Direction des affaires culturelles a placé la mer au centre de cette édition locale. Ce choix faisait écho aux 60 ans du DRASSM, le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines, créé en 1966. Autour de cette thématique, les visiteurs pouvaient approcher des images d’épaves, des objets retrouvés et le travail de celles et ceux qui préservent ces traces.
Jean-Sébastien France, une passion née en 1991
Jean-Sébastien France occupe une place essentielle. Président de l’Association de recherche et de valorisation du patrimoine archéologique sous-marin de la Martinique, il ne se présente pas comme archéologue. Il parle d’abord comme un homme marqué par une rencontre. En 1991, dans le sud de la Martinique, il participe à la découverte d’un site archéologique sous-marin. Sous l’eau, il voit des ancres, des canons, des objets que le temps a déposés. Ce jour-là, dit-il, il a été « traversé par l’histoire ». L’archéologie sous-marine commence souvent par une émotion avant de devenir une recherche.
L’association qu’il préside est née en 2017. Elle rassemble aujourd’hui environ vingt membres. Son objectif est clair : valoriser un patrimoine longtemps peu exposé et sensibiliser les Martiniquais à cette mémoire qui leur appartient.
Des épaves, mais surtout des mémoires
La phrase la plus forte de l’entretien tient en quelques mots : « La mer ne garde pas forcément que des épaves, elle garde aussi des mémoires. » Une épave n’est pas seulement un reste de métal ou de bois. C’est une trace de passage, de voyage, de commerce, de guerre, parfois de drame. Un objet retrouvé sous la mer pose toujours des questions. Qui l’a fabriqué ? À quel navire appartenait-il ? D’où venait-il ? Qui l’a perdu ? Y a-t-il eu des disparus ? Les plongeurs amateurs, les photographes et les associations peuvent faire naître cette curiosité. Les archéologues apportent ensuite la méthode, les archives, les mesures et la rigueur scientifique.
Pendant les Journées européennes de l’archéologie, ce dialogue entre émotion et science a trouvé un espace public. Les visiteurs ne pouvaient pas descendre eux-mêmes dans la baie de Fort-de-France ou dans la rade de Saint-Pierre. Mais ils pouvaient regarder ces fonds marins autrement, grâce aux images et aux objets présentés.
Le regard du photographe Jacques-Yves Imbert
L’exposition doit beaucoup à la photographie. Le photographe Jacques-Yves Imbert fait partie de ces regards qui permettent au grand public d’approcher un monde difficile d’accès. En archéologie sous-marine, l’image documente, transmet et garde une trace.
Jean-Sébastien France le rappelle : rien n’est figé en mer. Le sel, les courants, la houle, le sable et le corail transforment les épaves. Certaines finiront par disparaître. Les photographies deviennent alors des témoins pour les générations futures. Elles permettent aussi d’ouvrir le patrimoine à celles et ceux qui ne plongent pas.
Le Sikorsky S43B, une histoire entre les îles
Parmi les récits marquants, celui du Sikorsky S43B donne une forme concrète à cette mémoire engloutie. Cet hydravion transportait des passagers entre les îles. Lors d’un amerrissage en baie de Fort-de-France, la mer est houleuse. L’appareil se déstabilise, touche l’eau et se retourne. Aujourd’hui, l’épave repose à l’envers au fond de la baie.
Le site demande de la prudence. Le fond est vaseux. Un mouvement trop fort peut troubler l’eau et faire disparaître la visibilité. Une image photogrammétrique a permis de reconstituer l’hydravion en 3D à partir de plusieurs centaines de photos. Ici, la technologie aide à comprendre sans abîmer.
Journées européennes de l’archéologie : un patrimoine pour la culture et le tourisme
Les Journées européennes de l’archéologie rappellent aussi une autre idée : le tourisme martiniquais peut s’enrichir de récits patrimoniaux plus profonds. La Martinique ne se raconte pas uniquement par ses plages, ses jardins, ses distilleries ou ses mornes. Elle se raconte aussi par ses épaves, ses routes maritimes, ses vestiges sous le sable, ses traces amérindiennes et les mémoires liées à l’esclavage.
Mais ce patrimoine impose une règle. On ne touche pas. On ne prélève pas. Les objets appartiennent à l’histoire commune. C’est peut-être la meilleure leçon laissée par ces Journées européennes de l’archéologie : apprendre à regarder la mer autrement, non comme un décor, mais comme une bibliothèque fragile de la Martinique.
Les Journées européennes de l’archéologie sont un rendez-vous consacré à la découverte du patrimoine archéologique. En Martinique, l’édition 2026 a mis en avant la mer, les épaves, les objets retrouvés sous l’eau et les traces patrimoniales conservées dans les fonds marins. L’événement a permis au public de mieux comprendre une partie de l’histoire martiniquaise souvent invisible, située sous la mer, dans les baies, sur les plages et sous le sable.
L’archéologie sous-marine est importante pour la Martinique parce qu’elle révèle des fragments d’histoire que l’on ne voit pas depuis la terre. Les épaves, ancres, canons, objets anciens ou vestiges immergés racontent les routes maritimes, les naufrages, les échanges entre les îles et les liens de la Martinique avec la Caraïbe. Ce patrimoine est fragile, car le sel, le sable, la houle et le corail peuvent progressivement le transformer ou le faire disparaître.
L’ARVPAM, présidée par Jean-Sébastien France, travaille à faire connaître le patrimoine archéologique sous-marin de la Martinique. L’association sert de relais entre les plongeurs, les photographes, les institutions, les archéologues et le grand public. Son rôle est de sensibiliser les Martiniquais à cette mémoire sous-marine, de valoriser les objets et les épaves, mais aussi de rappeler que ce patrimoine doit être protégé, étudié et transmis dans le respect des règles scientifiques.
Les 2 et 3 juin 2026, autour d’une même table en Guadeloupe, des acteurs publics et économiques venus de Guadeloupe, d’Antigua-et-Barbuda, de la Dominique et de Saint-Kitts-et-Nevis ont travaillé sur une question très concrète : comment mieux relier des îles proches, dont les échanges restent freinés par les ruptures de transport ? Le premier comité de pilotage de KARULINK ne lance pas encore de nouvelles lignes. Il installe une méthode, des partenaires et un calendrier pour examiner la faisabilité de dessertes maritimes régulières de passagers.
Un premier COPIL pour passer du principe à la méthode
Cette réunion marque une étape importante pour KARULINK, projet de coopération territoriale européenne cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du programme INTERREG Caraïbes 2021-2027. Les discussions ont porté sur trois axes : les études de faisabilité pour de futures dessertes maritimes, le développement de solutions de transport plus respectueuses de l’environnement, et les perspectives de coopération économique et touristique entre les territoires partenaires.
Ce cadrage est essentiel. Une liaison maritime ne se résume pas à mettre un navire en mer. Il faut étudier les flux possibles, les ports concernés, les correspondances terrestres, les coûts d’exploitation, les normes, la sûreté, les horaires, la billetterie et l’accueil des passagers. C’est toute la chaîne du déplacement qui doit être pensée. C’est l’un des enjeux de l’intermodalité évoquée dans le projet : permettre au voyageur de passer plus facilement d’un mode de transport à un autre.
Un projet guadeloupéen à portée caribéenne
KARULINK est porté par le Groupe STEP, en Guadeloupe, avec plusieurs partenaires économiques et institutionnels : l’Antigua and Barbuda Chamber of Commerce, la Dominica Association of Industry and Commerce, la St. Kitts and Nevis Chamber of Industry and Commerce, la Communauté d’Agglomération La Riviera du Levant et la Ville de Bouillante. Le projet doit être mis en œuvre jusqu’au 31 décembre 2027.
Les données publiées par INTERREG Caraïbes indiquent une période allant du 4 janvier 2025 au 31 décembre 2027, avec un coût total de 1 868 743 euros, dont 1 143 896 euros au titre du FEDER et 444 535 euros au titre du FED. Ces montants inscrivent KARULINK dans un cadre structuré, financé et européen, avec des objectifs mesurables.
La mer comme espace de coopération
L’intérêt de KARULINK tient à son point de départ : la mer peut redevenir un espace de circulation, de travail et de coopération entre des îles proches. Le projet vise à renforcer la connectivité au sein de l’archipel guadeloupéen tout en étudiant de nouvelles lignes vers la Dominique, Antigua et Saint-Kitts. Il associe aussi des objectifs plus larges : stimuler l’économie touristique, favoriser le transport bas-carbone, créer des emplois locaux et développer des formations dans les métiers du transport maritime et terrestre.
Cette dimension est importante pour la Caraïbe orientale. Les territoires concernés partagent des proximités géographiques, des échanges commerciaux, des liens familiaux, des circulations touristiques et des besoins économiques. Pourtant, la mobilité régionale reste un sujet sensible, car elle dépend de décisions publiques, d’opérateurs privés, de contraintes techniques et d’équilibres économiques fragiles. KARULINK devra donc prouver que la coopération peut produire des solutions concrètes.
Une réponse à l’enjeu d’intégration régionale
Le projet s’inscrit dans la priorité « Une Caraïbe plus connectée » du programme INTERREG Caraïbes. Cette priorité comprend un objectif spécifique consacré à la mobilité durable, intelligente et transfrontalière. Elle correspond à l’ambition annoncée : réduire les obstacles à la mobilité entre les îles et favoriser les échanges économiques, touristiques et humains.
Pour la Guadeloupe, l’enjeu est aussi stratégique. En tant que région ultrapériphérique européenne située dans la Caraïbe, elle cherche à mieux s’inscrire dans son environnement régional. KARULINK lui donne un rôle de pivot, non pas pour parler à la place des autres territoires, mais pour construire avec eux des liaisons utiles, réalistes et durables.
La prochaine étape sera décisive
À ce stade, les éléments disponibles évoquent des études de faisabilité, une coordination entre partenaires et la préparation des prochaines étapes. Les futures lignes restent donc à définir : trajets retenus, fréquence, prix, navires, ports concernés et partenaires d’exploitation.
C’est là que KARULINK sera attendu. S’il aboutit, le projet pourrait donner à la Caraïbe orientale un exemple concret de coopération maritime, au service des habitants, des visiteurs, des entreprises et des territoires. Les 2 et 3 juin 2026 n’ont pas encore changé la carte des transports. Mais ils ont posé une première pierre : celle d’une mobilité caribéenne pensée depuis la région, avec ses contraintes, ses besoins et ses ambitions.
KARULINK est un projet de coopération territoriale européenne qui vise à renforcer la connectivité maritime entre plusieurs territoires de la Caraïbe orientale. Il associe la Guadeloupe, Antigua-et-Barbuda, la Dominique et Saint-Kitts-et-Nevis autour d’un objectif concret : étudier la mise en place de liaisons maritimes régulières de passagers, améliorer l’intermodalité des transports et faciliter les échanges économiques, touristiques et humains entre les îles.
Le projet KARULINK concerne principalement la Guadeloupe, Antigua-et-Barbuda, la Dominique et Saint-Kitts-et-Nevis. Côté guadeloupéen, il implique notamment le Groupe STEP, la Communauté d’Agglomération La Riviera du Levant et la Ville de Bouillante. Le projet s’inscrit dans une logique régionale : mieux relier des territoires proches géographiquement, mais encore freinés par des contraintes de transport, de coordination et d’organisation des flux maritimes.
KARULINK est important parce qu’il répond à un enjeu central dans la Caraïbe : la difficulté de se déplacer facilement entre des îles pourtant voisines. En travaillant sur des dessertes maritimes, des solutions de transport plus durables et une meilleure coopération entre acteurs publics et privés, le projet peut contribuer à renforcer l’intégration régionale. Il peut aussi soutenir le tourisme, les échanges économiques, les liens familiaux et la circulation des habitants dans la Caraïbe orientale.
Face à un navire de 6 000 EVP illuminé opérant en pleine nuit, au neuvième étage du Poséidon, avec une vue plongeante sur le terminal de Fort-de-France, le lancement du service maritime PCRF XL porté pr CMA CGM offrait une scène révélatrice de la transformation en cours.
Sous les projecteurs du terminal, cavaliers portuaires et conteneurs se déplacent au rythme des opérations nocturnes, donnant à voir l’infrastructure logistique qui relie quotidiennement la Martinique au reste du monde.
Mais derrière cette mécanique portuaire se dessine une question plus large : et si ces nouvelles routes maritimes, au-delà du transport de marchandises, contribuaient aussi à redéfinir la place des territoires caribéens dans les échanges économiques et culturels de la région ?
À l’échelle régionale, ces connexions pourraient aussi faciliter l’organisation d’expositions itinérantes, ainsi que le transport d’œuvres, d’instruments ou de productions audiovisuelles entre les îles — une réalité logistique souvent déterminante pour les projets culturels dans la Caraïbe.
Porté par CMA CGM, le service PCRF XL s’inscrit dans une transformation progressive des liaisons maritimes reliant l’Europe, les territoires français de la Caraïbe, la Caraïbe régionale et l’Amérique latine.
En une vingtaine d’années, les navires opérant sur ces routes ont connu plusieurs évolutions majeures : des unités de 1 700 EVP jusqu’en 2006, puis des navires de 2 200 EVP, suivis de navires de 3 500 EVP, jusqu’aux porte-conteneurs de 6 000 EVP désormais déployés depuis 2026 par CMA CGM.
Cette montée en capacité illustre un changement d’échelle. Elle accompagne aussi une ambition plus large : renforcer la place des territoires français de la Caraïbe dans les grands flux maritimes reliant l’Europe, l’Amérique latine et l’ensemble du bassin caribéen, dans une stratégie portée notamment par CMA CGM .
Une position stratégique entre Caraïbe et Amérique latine
La stratégie repose en grande partie sur la position géographique de la région. Situées à proximité des grandes routes maritimes reliant l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et le canal de Panama, la Martinique et la Guadeloupe occupent un point d’articulation entre plusieurs espaces économiques, un positionnement que souligne également CMA CGM dans ses analyses logistiques..
Comme l’a rappelé Guillaume de Chastellux lors de la présentation du projet :
« Les Antilles, c’est quand même la porte d’entrée de la Caraïbe. On est à la croisée de l’Amérique latine, face au canal de Panama avec l’ouverture sur l’océan Pacifique, et avec l’Europe et la Méditerranée de l’autre côté. »
Dans ce contexte, la modernisation des infrastructures portuaires et l’arrivée de navires de plus grande capacité ne constituent pas seulement une évolution technique. Elles participent à repositionner les territoires français de la Caraïbe dans les échanges régionaux et même internationaux.
Le projet de hub maritime porté par CMA CGM en partenariat avec les Grands Ports Maritimes de Martinique et de Guadeloupe vise ainsi à porter la capacité globale de transbordement des deux îles à environ 300 000 EVP par an, contre 68 000 aujourd’hui.
Regarder les opportunités à l’échelle régionale
Au-delà des infrastructures, les responsables du groupe ont insisté sur la dimension régionale de cette évolution lors de la présentation organisée par CMA CGM..
Guillaume de Chastellux l’a formulé de manière explicite :
« J’invite absolument tous nos clients et partenaires à sortir de leur territoire et à regarder les opportunités dans la région — commerce, industrie, transformation, réexportation, consolidation de marchandises. Tout le champ des possibles est très large. »
Cette invitation à élargir les perspectives renvoie directement aux dynamiques régionales de la Caraïbe et de l’Amérique latine. Dans cet espace composé d’archipels, de littoraux et de territoires continentaux, la mer reste un vecteur central des échanges, une réalité que souligne régulièrement CMA CGM dans ses stratégies de développement régional..
Renforcer les connexions maritimes peut ainsi faciliter les flux commerciaux, mais aussi encourager de nouvelles coopérations entre territoires.
Un ancrage territorial et culturel
Si la dimension logistique du projet est centrale, l’événement a également rappelé que l’action du groupe s’inscrit dans un environnement territorial plus large. À travers sa fondation et ses initiatives locales, CMA CGM soutient plusieurs projets sociaux, culturels et environnementaux dans les territoires français de la Caraïbe.
Parmi ces engagements figure notamment le soutien à la Yole ronde de Martinique, discipline nautique emblématique du patrimoine maritime martiniquais et symbole vivant de la relation entre la mer et l’identité de l’île.
Le groupe accompagne également des actions d’insertion professionnelle pour les jeunes, notamment à travers des programmes menés avec le RSMA, ainsi que plusieurs initiatives solidaires auprès d’organisations locales telles que la Banque alimentaire ou la Croix-Rouge. Des actions en faveur de l’environnement, notamment autour de la préservation de la mangrove, complètent cet engagement.
Une nouvelle étape pour le rôle maritime de la Martinique
Aujourd’hui, trois lignes maritimes de CMA CGM desservent le port de Fort-de-France. À l’horizon 2027, ce nombre devrait atteindre six lignes, venant s’intégrer dans un réseau plus large d’environ dix-neuf lignes opérant dans la zone caribéenne. Cette évolution pourrait renforcer la place de la Martinique dans les échanges régionaux, en facilitant les connexions entre les îles de la Caraïbe, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud et l’Europe.
À mesure que ces connexions se développent, une autre question apparaît : celle de savoir comment ces nouvelles routes maritimes pourraient, à terme, contribuer aussi au rayonnement plus large des territoires caribéens dans la région et au-delà.
La Caraïbe se situe au croisement des grandes routes maritimes reliant l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et le canal de Panama. Une amélioration des connexions maritimes permet donc de faciliter les échanges commerciaux, de renforcer les relations économiques régionales et d’accroître la circulation des biens entre les îles et les continents voisins.
Le service PCRF XL vise à moderniser les liaisons maritimes entre l’Europe, les territoires français de la Caraïbe, la Caraïbe régionale et l’Amérique latine. L’utilisation de navires de 6 000 EVP permet d’augmenter la capacité de transport et d’améliorer l’efficacité logistique dans la région.
Leur position géographique au cœur du bassin caribéen constitue un avantage stratégique. Situées entre l’Europe, l’Amérique latine et les routes maritimes du canal de Panama, elles peuvent servir de plateformes de transbordement pour redistribuer les marchandises vers les îles voisines et les marchés régionaux.
Le RORC Caribbean 600 est revenu ce lundi 23 février 2026 pour sa 17e édition avec un départ donné depuis English Harbour, à Antigua. Organisée par le Royal Ocean Racing Club, cette course offshore de 600 milles nautiques sans escale s’est imposée comme l’un des rendez-vous majeurs du calendrier nautique international. En moins de deux décennies, elle s’est affirmée comme une épreuve de référence dans la Caraïbe, attirant chaque année une flotte prestigieuse et des équipages venus du monde entier.
Pour cette édition 2026, 57 bateaux ont été engagés, réunissant près de 500 marins issus de plus de trente pays. Du Mini 6.50 aux maxi-yachts de 100 pieds, la diversité des unités engagées témoigne de l’attractivité de la course et de son positionnement unique, à la fois accessible à des équipages expérimentés et redoutée par les plus grands noms de la voile au large.
Un parcours caribéen spectaculaire et exigeant
Le principe du RORC Caribbean 600 est resté inchangé depuis sa création: un départ et une arrivée à Antigua, pour un parcours de 600 milles nautiques sans escale autour de onze îles des Caraïbes. Sur la carte, le tracé semble limpide. En mer, il se révèle particulièrement complexe.
Après le départ donné depuis English Harbour, la flotte a mis le cap vers le nord jusqu’au canal d’Anguilla avant d’entamer une descente progressive vers le sud, jusqu’aux Saintes en Guadeloupe, puis de remonter vers Antigua. Sur leur route, les équipages ont croisé notamment Barbuda, Nevis, Saint-Kitts, Saba, Saint-Barthélemy, Montserrat ou encore Redonda. Ce parcours offre un condensé des réalités de la navigation caribéenne, où la beauté des paysages s’accompagne d’une technicité constante.
La difficulté du RORC Caribbean 600 tient principalement aux effets de relief et aux phénomènes météorologiques locaux. Les vents peuvent accélérer brutalement au passage de certains caps, puis chuter en intensité dans les zones abritées par les îles montagneuses. Les courants inter-îles, les effets venturi dans les canaux et les longues navigations nocturnes exigent une vigilance permanente. Dans cette course, la connaissance fine du terrain et la capacité d’anticipation stratégique peuvent s’avérer décisives.
Une flotte internationale de haut niveau
Comme chaque année, la course a réuni une flotte mêlant professionnels aguerris et marins amateurs très expérimentés. Les maxi-yachts et multicoques rapides concentrent une grande partie de l’attention médiatique, notamment pour la victoire en temps réel. Leur puissance et leur vitesse en font des acteurs majeurs du spectacle, capables de boucler le parcours en quelques jours seulement lorsque les conditions sont favorables.
Mais l’intérêt sportif du RORC Caribbean 600 réside également dans les classes intermédiaires, notamment les Class40 et les bateaux IRC. Dans ces catégories, les écarts se jouent souvent sur la régularité, la précision des manœuvres et la gestion des transitions météo. Chaque mille parcouru peut avoir une incidence directe sur le classement final en temps compensé. La présence d’unités plus petites, comme certains bateaux de type Mini, rappelle que cette course reste avant tout un défi humain. Naviguer sur un tel parcours, sans escale, exige une endurance physique et mentale considérable.
Une participation caribéenne qui renforce l’identité de la course
La présence de marins originaires des Antilles françaises a apporté une dimension régionale particulièrement forte à cette édition. Des navigateurs martiniquais et guadeloupéens figuraient au départ, notamment à bord du Class40 Martinique Horizon. Leur participation souligne la montée en puissance de la voile offshore dans la Caraïbe et la volonté des talents locaux de se confronter aux meilleures équipes internationales.
Pour ces skippers, le RORC Caribbean 600 représente bien plus qu’une compétition. Il constitue une opportunité de se mesurer à un niveau d’exigence élevé, d’acquérir de l’expérience sur un parcours technique et de renforcer la visibilité de la filière nautique caribéenne. Dans une région où la mer est au cœur des identités, leur engagement participe à la valorisation du savoir-faire maritime local.
Antigua, un hub stratégique pour la voile internationale
Le choix d’Antigua comme point de départ et d’arrivée du RORC Caribbean 600 s’inscrit dans une logique cohérente. L’île s’est imposée au fil des années comme l’une des capitales caribéennes de la voile. Ses infrastructures portuaires, ses conditions météorologiques favorables en février et sa culture maritime en font un terrain idéal pour accueillir une course de cette envergure.
Au-delà de l’aspect sportif, l’événement génère des retombées économiques importantes pour le territoire. Les équipages, équipes techniques et accompagnateurs séjournent souvent plusieurs semaines sur place, contribuant à l’activité des marinas, hôtels, restaurants et services nautiques. Le RORC Caribbean 600 participe ainsi au rayonnement international d’Antigua et, plus largement, à la promotion de la Caraïbe comme destination de voile hauturière de premier plan.
Une course révélatrice de l’excellence caribéenne
Au fil des éditions, le RORC Caribbean 600 s’est affirmé comme un véritable baromètre de l’excellence nautique dans la région. Il met en lumière la capacité des territoires caribéens à accueillir des événements sportifs internationaux de haut niveau tout en valorisant leurs spécificités maritimes.
Cette course illustre également la manière dont la mer relie les îles entre elles. En contournant onze territoires en quelques jours, les équipages traversent un espace maritime commun qui dépasse les frontières administratives. Le RORC Caribbean 600 incarne ainsi une forme de continuité caribéenne, où la navigation devient un vecteur de connexion régionale.
Une édition 2026 désormais lancée
Le départ de la 17e édition a été donné le lundi 23 février à 11 heures, heure locale, depuis English Harbour. Dès les premières heures de course, les choix stratégiques ont commencé à influencer la hiérarchie. Les passages au nord d’Antigua et dans les canaux inter-îles figurent parmi les zones les plus scrutées, tant ils peuvent créer des écarts significatifs.
Dans les jours à venir, la course devrait offrir un spectacle constant, entre vitesses élevées, repositionnements tactiques et gestion de l’endurance des équipages. Cette édition 2026 s’annonce comme l’une des plus ouvertes de ces dernières années, portée par une flotte internationale dense et des conditions météo susceptibles de réserver des surprises. Pour les observateurs de la scène nautique caribéenne, le RORC Caribbean 600 demeure un événement structurant. Au-delà de la performance sportive, il incarne la vitalité maritime de la région et son ancrage dans les grandes compétitions internationales.
La 17e édition a débuté le lundi 23 février 2026 avec un départ depuis English Harbour à Antigua.
La course couvre 600 milles nautiques sans escale autour de onze îles des Caraïbes, du nord d’Anguilla jusqu’à la Guadeloupe avant un retour vers Antigua.
Elle renforce la visibilité internationale de la région dans la voile offshore, valorise les marins caribéens et génère des retombées économiques pour Antigua et les territoires traversés.
Semaine Nautique de Schoelcher est actuellement au cœur de l’actualité nautique en Martinique. Pour sa 34e édition, la compétition organisée par le Cercle Nautique de Schoelcher confirme son statut de rendez-vous majeur de la voile légère caribéenne. Depuis le samedi 14 février 2026, le plan d’eau de Schoelcher accueille une participation particulièrement élevée et une diversité de délégations rarement observée ces dernières années.
Une forte mobilisation pour la Semaine Nautique de Schoelcher 2026
La Semaine Nautique de Schoelcher connaît une mobilisation exceptionnelle. Environ 150 compétiteurs sont engagés sur cette édition 2026. En incluant les équipes d’organisation, les arbitres, les entraîneurs et les bénévoles, près de 200 personnes sont mobilisées sur le plan d’eau pendant ces quatre jours de compétition.
Un tel niveau de participation n’avait pas été atteint depuis plusieurs années. L’engouement des clubs et des délégations confirme l’attractivité croissante de la Semaine Nautique de Schoelcher, qui continue de s’imposer comme une étape stratégique pour de nombreux jeunes navigateurs et sportifs confirmés.
Une présence internationale remarquable
La dimension régionale et internationale de cet évenement se confirme avec la présence de nombreuses délégations. Parmi les territoires représentés figurent la Suisse, la Belgique, Saint-Kitts, Sint Maarten, Saint-Martin, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Sainte-Lucie, la France et Antigua. Cette diversité renforce le rayonnement de la compétition au-delà de la Martinique. Pour certains participants, il s’agit d’une première expérience de navigation hors de leur territoire. Pour d’autres, plus expérimentés, il constitue une étape de préparation importante en vue d’échéances nationales et internationales.
La délégation guadeloupéenne se distingue particulièrement par son ampleur. Avec près d’une cinquantaine de représentants, elle s’impose comme la plus importante sur le plan d’eau martiniquais, illustrant les liens sportifs étroits entre les territoires de la Caraïbe.
Un rendez-vous formateur pour les jeunes navigateurs
Au-delà de la performance sportive, la Semaine Nautique de Schoelcher remplit également une mission essentielle de formation et d’échange. Pour de nombreux jeunes coureurs, la compétition représente une première sortie internationale et une occasion de naviguer sur un plan d’eau réputé technique. Le plan d’eau de Schoelcher est connu pour ses variations de vent et ses conditions exigeantes. Les navigateurs doivent ajuster en permanence leurs stratégies, ce qui fait de cet évenement un terrain d’apprentissage privilégié pour les jeunes talents de la voile légère.
Les encadrants présents soulignent l’importance de ces déplacements pour l’évolution sportive des jeunes athlètes. Naviguer hors de son environnement habituel permet d’acquérir de l’expérience, de renforcer la confiance et d’élever le niveau de compétition.
Le wingfoil confirme sa montée en puissance
La Semaine Nautique de Schoelcher met également en lumière l’essor du wingfoil, discipline en plein développement. Cette catégorie attire plusieurs athlètes reconnus et promet des confrontations de haut niveau. La présence de champions et de jeunes espoirs renforce l’intensité sportive sur le plan d’eau. Leur participation illustre l’évolution de la voile légère vers des supports plus modernes et dynamiques, tout en attirant un public plus large.
Les conditions météorologiques annoncées pour cette édition 2026 devraient permettre le bon déroulement des épreuves. Sans vents extrêmes, mais avec des conditions suffisamment soutenues, les compétiteurs bénéficient d’un terrain favorable pour exprimer leur potentiel.
Une compétition en cours jusqu’au 17 février
Depuis le 14 février, les départs s’enchaînent sur le plan d’eau de Schoelcher. Le comité de course prévoit jusqu’à douze manches par catégorie sur l’ensemble de la compétition, permettant aux navigateurs d’exprimer pleinement leurs performances. Chaque journée est rythmée par les départs successifs des différentes classes, offrant un spectacle sportif continu. Les organisateurs assurent la coordination et la sécurité nécessaires pour garantir le bon déroulement de l’événement.
La remise des récompenses viendra clôturer cette 34e édition le 17 février en fin de journée. Les champions de la Semaine Nautique de Schoelcher seront alors honorés aux côtés de l’ensemble des participants et des équipes mobilisées.
Un événement structurant pour la voile caribéenne
Au fil des années, il s’est imposée comme un rendez-vous structurant pour la voile dans la Caraïbe. Elle favorise les échanges entre clubs, encourage la progression des jeunes sportifs et renforce la visibilité de la Martinique sur la scène nautique régionale. L’édition 2026 confirme cette dynamique. L’affluence, la qualité des délégations et la diversité des disciplines témoignent de la vitalité de la voile légère dans la région. En cours jusqu’au 17 février, la Semaine Nautique de Schoelcher s’affirme une nouvelle fois comme un moment fort du calendrier sportif martiniquais et caribéen.
La Semaine Nautique de Schoelcher 2026 se tient du 14 au 17 février en Martinique avec quatre jours de compétition sur le plan d’eau de Schoelcher.
Environ 150 compétiteurs participent à l’édition 2026, auxquels s’ajoutent les équipes d’organisation, portant à près de 200 le nombre total de personnes mobilisées.
La Semaine Nautique de Schoelcher est un rendez-vous majeur de la voile légère caribéenne, favorisant la formation des jeunes navigateurs, les échanges entre territoires et la préparation aux compétitions internationales.
Au cœur du port de Fort-de-France, le Terminal croisière des Tourelles franchit une nouvelle étape dans son évolution en s’affirmant comme un véritable espace culturel. En pleine période de carnaval en Martinique, ce lieu d’accueil se transforme en scène vivante où se rencontrent visiteurs internationaux, artistes et habitants.
Le samedi 14 février, l’inauguration d’un espace culturel de 200 m² au sein du terminal a marqué un tournant : faire du port un lieu ouvert sur la ville, ancré dans l’identité martiniquaise. Dès leur débarquement ou avant leur embarquement, croisiéristes et voyageurs sont ainsi plongés dans l’effervescence du Carnaval, vivant une expérience culturelle immédiate et authentique. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le tourisme de croisière connaît une progression constante en Martinique, confirmant le rôle stratégique du port dans la valorisation culturelle du territoire.
Un nouvel espace culturel au cœur du port
Pensé comme un lieu polyvalent mêlant culture, convivialité et médiation, ce nouvel espace au Terminal croisière des Tourelles accueille expositions éphémères, rencontres artistiques et événements ponctuels. Équipé d’écrans et d’une connexion numérique, il se veut accessible aussi bien aux croisiéristes qu’aux habitants.
L’objectif est clair : offrir aux visiteurs internationaux une première immersion culturelle dès leur arrivée, tout en proposant aux Martiniquais un espace d’expression artistique au sein même du port. Ce positionnement traduit la volonté du Grand Port Maritime de la Martinique de s’affirmer comme un acteur culturel à part entière, au service du territoire.
Depuis plusieurs années, les terminaux croisière de Fort-de-France sont déjà conçus comme des espaces d’accueil et de découverte, intégrant villages artisanaux et animations pour les passagers en escale. L’ouverture de cet espace culturel marque toutefois une étape supplémentaire : celle d’une présence artistique permanente.
Quand le Carnaval entre dans le terminal
Pour inaugurer ce nouveau lieu, le choix du Carnaval s’est imposé naturellement. Au moment où débute la saison carnavalesque, masques et porteurs ont investi le terminal dans une performance vivante mêlant défilé, musique et interaction directe avec les visiteurs. Les masques exposés pendant deux mois ont quitté leur immobilité pour entrer en mouvement. Traversant le terminal jusqu’au plus près des navires en escale, ils ont offert aux croisiéristes une immersion immédiate dans l’imaginaire carnavalesque martiniquais.
Cette rencontre entre visiteurs internationaux et identité locale transforme le lieu de transit en véritable espace d’expérience culturelle. Touristes, familles martiniquaises et enfants présents durant les vacances scolaires ont pu photographier, interagir et se laisser entraîner dans l’ambiance du Carnaval avant même de rejoindre la ville. Au-delà du spectacle, l’initiative répond à une stratégie précise : permettre aux voyageurs de découvrir l’artisanat et la culture locale dès leur arrivée, mais aussi offrir aux passagers en départ l’opportunité d’emporter un souvenir tangible de la Martinique.
Les masques de Sylviane Enelada : entre mer, écologie et mémoire
Au centre de cette exposition immersive se trouvent les créations de la plasticienne et comédienne Sylviane Enelada, directrice artistique de l’association LAPERKUT. Son travail, développé depuis plusieurs années, puise dans l’univers marin pour interroger la relation entre l’homme et son environnement. Inspirés des fonds marins, ses masques évoquent poissons, anémones, coraux et créatures hybrides. Mais derrière l’esthétique carnavalesque se cache un message plus profond : celui de la fragilité des écosystèmes marins et de l’impact du plastique sur les océans. Le dialogue entre matières recyclées et formes organiques devient ainsi une métaphore visuelle de la relation entre l’homme, la mer et la pollution.
Présentée au terminal croisière des Tourelles depuis décembre, l’exposition a trouvé un prolongement naturel dans le mouvement carnavalesque. Donner vie aux masques, les sortir de l’espace d’exposition pour les confronter au regard du public, correspond à une volonté de faire circuler l’art et de créer un dialogue direct avec les spectateurs. Quatorze exposants, porteurs et élèves ont collaboré à cette réalisation collective, mêlant création artistique et transmission.
Transmission, artisanat et dimension thérapeutique
Derrière chaque masque se cache un travail manuel précis : papier mâché, mousse, polystyrène, peinture acrylique et assemblage patient. Au sein de l’association, la fabrication de masques est aussi vécue comme une forme d’expression personnelle. Pour certains participants, créer un masque permet d’extérioriser tensions et émotions, transformant l’atelier en espace de libération et de partage. Cette dimension thérapeutique renforce la portée sociale du projet, où l’art devient un outil de transmission et de cohésion.
Les ateliers menés par Sylviane Enelada s’inscrivent dans cette logique : transmettre une passion, initier les jeunes générations et rappeler que le masque, présent dans de nombreuses cultures à travers le monde, demeure un symbole universel d’expression et d’identité.
Tourisme, culture et identité martiniquaise : une nouvelle vision du port
L’événement organisé au Terminal croisière des Tourelles dépasse largement le cadre d’une animation ponctuelle. Il illustre une évolution plus large : celle d’un port qui se positionne comme carrefour entre tourisme, culture et citoyenneté. Dans une île où le Carnaval constitue un marqueur majeur de l’identité collective, l’intégration d’expressions artistiques au sein du port renforce l’expérience des visiteurs tout en valorisant les talents locaux.
En transformant le terminal croisière des Tourelles en espace de rencontre entre croisiéristes et culture martiniquaise, le Grand Port Maritime pose les bases d’un lieu de vie culturel et digital appelé à évoluer dans les mois à venir. Une manière d’affirmer que, désormais, le voyage commence dès le port et qu’il peut aussi être une rencontre avec l’âme artistique d’un territoire.
Le Terminal croisière des Tourelles confirme ainsi son rôle de passerelle entre tourisme et culture. Au fil des escales, le Terminal croisière des Tourelles entend renforcer cette immersion artistique. Pour les visiteurs comme pour les habitants, le Terminal croisière des Tourelles devient un point de rencontre. Avec cette initiative, le Terminal croisière des Tourelles s’inscrit dans une dynamique culturelle durable. À l’avenir, le Terminal croisière des Tourelles pourrait s’imposer comme un espace incontournable de la vie artistique martiniquaise.
Le samedi 14 février, un événement culturel et carnavalesque a marqué le lancement d’un nouvel espace culturel de 200 m² avec une exposition immersive de masques et un défilé artistique au cœur du terminal.
L’exposition de masques a été réalisée par l’association LAPERKUT sous la direction artistique de la plasticienne martiniquaise Sylviane Enelada, avec la participation d’artistes, porteurs et élèves.
Le Grand Port Maritime de la Martinique souhaite transformer le terminal en lieu vivant, accessible aux citoyens et aux croisiéristes, afin de valoriser l’art, l’artisanat et l’identité culturelle martiniquaise dès l’arrivée des visiteurs.
Le Conseil de Coordination Interportuaire Antilles-Guyane (CCIAG) s’est réuni le 12 décembre 2025 à l’Habitation Le PALM en Martinique. Ce rendez-vous annuel, prévu par le Code des transports, est devenu un levier majeur de gouvernance interterritoriale entre la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.
Porté par l’État et les trois Grands Ports Maritimes, le CCIAG vise à renforcer la cohérence des politiques portuaires, soutenir la résilience économique des territoires et inscrire durablement l’axe Sud-Caraïbe dans une dynamique de coopération régionale.
Une gouvernance collégiale au service des territoires
« Le CCIAG est plus qu’une instance technique : c’est un espace de dialogue stratégique avec les représentants de l’État, des collectivités et des ports », souligne Bruno Mencé, président du Directoire du Grand Port Maritime de la Martinique.
Le CCIAG permet un alignement régulier des politiques portuaires avec les orientations nationales et les besoins des territoires. Chaque année, les trois ports mettent en commun leurs retours d’expérience et définissent ensemble des priorités : sécurité, connectivité, transition écologique, et compétitivité logistique.
Jean-Pierre Chalus, président du Directoire du port de Guadeloupe, insiste sur le fait que cette gouvernance partagée permet de suivre concrètement les avancées et les difficultés :
« Nous avons chaque année un point sur les orientations votées collectivement, ce qui permet de pointer nos avancées, nos difficultés, et de poursuivre notre route. »
Il insiste aussi sur la mobilisation croissante des équipes autour des enjeux environnementaux :
« Il y a beaucoup d’enthousiasme de l’ensemble des ports pour s’investir dans les transitions énergétiques, écologiques et autres, au service du développement durable de nos territoires. »
Stéphane Tant, président du Directoire du Grand Port Maritime de la Guyane, insiste sur l’intérêt de cette rencontre annuelle :
« C’est un rendez-vous qui nous permet d’échanger non seulement entre les ports, mais aussi avec les élus, la DGOM (Direction générale des Outre-mer), la DGITM (Direction générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer), sur nos enjeux communs, nos besoins de développement et notre feuille de route.
Il souligne que le CCIAG dépasse les seuls enjeux portuaires pour s’inscrire dans une dynamique de développement économique et de connectivité régionale.
Une feuille de route commune et des actions concrètes
La feuille de route 2025-2029, définie collectivement par l’ensemble des acteurs présents au sein du CCIAG, s’articule autour d’axes majeurs tels que la décarbonation, la sécurité portuaire, l’innovation et l’adaptation au changement climatique. Bruno Mencé précise :
« Nous devons garantir un niveau de sûreté et de sécurité identique dans nos trois ports, correspondant aux besoins de nos clients et des territoires. »
Il souligne également l’importance de la coopération régionale avec la PMAC (Port Management Association of the Caribbean) pour créer un observatoire économique caribéen :
« C’est un dossier vraiment caribéen que nous portons avec la PMAC, donc avec l’ensemble des ports de la Caraïbe », explique Bruno Mencé.
L’objectif : mieux comprendre le fonctionnement des lignes maritimes et identifier les leviers pour développer les échanges avec les îles avoisinantes. »
Jean-Pierre Chalus rappelle que cette feuille de route permet de traiter des sujets stratégiques comme la desserte interterritoriale :
« La régularité de la desserte de la Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique est un élément important pour nos territoires, tant pour les acteurs économiques que pour les acteurs politiques. »
Il souligne également le rôle des réunions techniques menées tout au long de l’année entre les directions portuaires pour faire avancer les dossiers en continu.
Il cite enfin, parmi les actions concrètes déjà engagées, la signature commune d’un engagement avec l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) sur la gestion des espèces exotiques envahissantes, traduisant l’implication des ports dans des enjeux environnementaux partagés.
Stéphane Tant, met en avant les perspectives de coopération renforcée avec le plateau des Guyanes, dans le cadre d’une conférence biannuelle entre la Guyane, le Guyana, le Suriname et deux États brésiliens (Amapá et Pará) :
« Nous sommes chefs de file d’une conférence de coopération des ports du plateau des Guyanes. »
Cette initiative vient compléter les axes de travail du CCIAG en élargissant les connexions régionales vers l’Amérique du Sud.
Une vision commune : dépasser l'insularité
Le CCIAG porte une ambition partagée qui dépasse la simple coordination entre ports. En réunissant les directeurs des ports, les représentants de l’État, les collectivités et les présidents des conseils de surveillance, cette instance favorise une approche globale du développement logistique et territorial.
Tous les participants s’accordent sur un même constat : la performance portuaire ne peut plus être pensée isolément. Elle dépend d’une gouvernance élargie, capable de connecter les politiques publiques, les enjeux économiques et les impératifs environnementaux. Ce cadre commun permet de poser les bases d’une logistique plus résiliente, mieux intégrée, et tournée vers l’ensemble de la Grande Caraïbe.
En 2026, c’est en Guyane que cette dynamique se poursuivra, à l’occasion de la prochaine plénière. Un rendez-vous attendu pour approfondir cette coopération multi-acteurs et consolider les fondations d’une souveraineté logistique régionale.
FAQ
Le Conseil de Coordination Interportuaire Antilles-Guyane (CCIAG) est une instance prévue par le Code des transports qui réunit l’État, les collectivités et les trois Grands Ports Maritimes de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane. Il vise à coordonner les politiques portuaires, renforcer la cohérence logistique régionale et accompagner le développement économique des territoires.
La feuille de route 2025-2029 s’articule autour de plusieurs priorités : la décarbonation des activités portuaires, la sûreté et la sécurité, l’adaptation au changement climatique, l’innovation logistique et le renforcement de la connectivité régionale, notamment avec la Caraïbe et le plateau des Guyanes.
En favorisant une gouvernance partagée entre les ports, l’État et les collectivités, le CCIAG permet de dépasser une approche strictement insulaire. Il contribue à structurer une logistique plus résiliente, à améliorer la régularité des dessertes maritimes et à inscrire les territoires Antilles-Guyane dans une dynamique de coopération régionale élargie.