Guyana : Un acteur stratégique dans les nouvelles dynamiques du commerce mondial à Marseille

Guyana

Le Guyana se positionne de plus en plus comme une voix importante dans le débat commercial international. À travers sa participation à la 55e Assemblée Générale et Forum Global des Affaires de l’Association des Centres de Commerce Mondiaux (WTCA), le pays affirme son ambition de jouer un rôle actif dans l’élaboration des futures règles du commerce mondial. Cet événement, qui se tient du 6 au 9 avril à Marseille, réunit plus de 300 participants issus de 50 pays pour réfléchir aux mutations du commerce international et aux stratégies d’adaptation des économies, petites et grandes.

Une opportunité diplomatique et économique de premier plan

C’est par l’intermédiaire du World Trade Centre Georgetown (WTCG) que le Guyana prend part à cette rencontre de haut niveau. Ce forum annuel, placé cette année sous le thème “Gateway to the Mediterranean”, constitue une plateforme d’échanges précieuse pour les décideurs économiques, les représentants du secteur privé et les organisations internationales. Pour le Guyana, il s’agit d’une opportunité unique de renforcer ses alliances, de promouvoir ses intérêts économiques et de s’inspirer des modèles de réussite des autres pays.

« Le forum arrive à un moment où de nombreuses nations réévaluent leurs politiques commerciales face aux droits de douane imposés par des économies majeures comme les États-Unis », a déclaré Komal Samaroo, Président Exécutif du WTCG. Selon lui, le futur système de commerce mondial doit impérativement intégrer les intérêts des petites nations pour être véritablement inclusif et durable.

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Komal Samaroo. Source : South Caribbean News

Un contexte international en pleine mutation

Le Forum Global des Affaires de la WTCA s’inscrit dans un contexte où les tensions géopolitiques, les chaînes d’approvisionnement fragilisées et la montée des politiques protectionnistes complexifient les échanges internationaux. Des pays comme la Chine, le Brésil, l’Inde, le Canada ou encore les États-Unis sont représentés à Marseille, témoignant de la portée mondiale de l’événement.

Parmi les temps forts du forum figure l’intervention d’Angela Ellard, Directrice Générale Adjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Son allocution porte sur les défis qui façonneront le commerce international à l’horizon 2025. Elle aborde notamment :

  • Les risques liés à la fragmentation commerciale,
  • L’impact des barrières tarifaires sur les exportations,
  • Les opportunités de croissance grâce à la transformation numérique et aux nouvelles technologies,
  • Et la nécessité de renforcer la coopération multilatérale pour un système commercial plus équitable.

Ces thématiques résonnent particulièrement avec les préoccupations du Guyana, qui souhaite s’insérer plus efficacement dans les chaînes de valeur mondiales tout en diversifiant son économie.

Le Guyana, Porte-Voix des petites économies

Historiquement sous-représentés dans les grandes négociations commerciales, les petits États comme le Guyana profitent de ce type de forum pour faire entendre leur voix. Le pays ne se contente pas d’assister : il contribue activement aux discussions, en partageant son expérience et en plaidant pour un modèle de développement plus équilibré.

Le WTC Georgetown s’emploie notamment à défendre les intérêts de la région caraïbe, en soulignant le besoin d’accès équitable aux marchés, de soutien technique pour les PME, et d’investissement dans les infrastructures logistiques. Le discours de Komal Samaroo s’inscrit dans cette logique, appelant à un “commerce international au service de tous, pas seulement des grandes puissances”.

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World Trade Centre Georgetown (WTCG). Source : Times Guyana

Cap sur l’économie bleue : Une vision durable

Autre sujet majeur mis à l’honneur lors de cette 55e édition : l’économie bleue. Une table ronde, organisée en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), s’est penchée sur le rôle du secteur privé dans la construction de filières industrielles durables liées aux océans et aux zones côtières.

Le Guyana, avec ses vastes ressources maritimes et sa façade atlantique riche en biodiversité, s’intéresse de près à cette dynamique. L’économie bleue représente pour le pays une piste de croissance viable, conciliant protection de l’environnement et développement économique. Les secteurs prioritaires identifiés sont :

  • Le tourisme côtier respectueux de l’environnement,
  • La planification marine intégrée,
  • Le développement d’infrastructures portuaires modernes,
  • La construction navale durable et la logistique maritime.

L’objectif : bâtir une industrie maritime résiliente, capable de générer de la valeur ajoutée tout en préservant les écosystèmes marins.

Une présence internationale qui compte

La participation du Guyana à un tel événement témoigne de sa volonté de s’ancrer dans les discussions économiques internationales et de nouer des partenariats structurants. En collaborant étroitement avec des entités comme l’OMC ou l’ONUDI, le pays renforce non seulement sa visibilité, mais aussi sa capacité à influencer les décisions mondiales en faveur des petites économies.

Il s’agit également d’un signal fort envoyé à la diaspora guyanaise et aux investisseurs étrangers : le Guyana se transforme, s’ouvre, et veut être un acteur dynamique et responsable du commerce global de demain.

Le Guyana en marche vers une diplomatie économique active

En s’exprimant à Marseille aux côtés des grandes puissances commerciales, le Guyana prouve qu’il n’est plus seulement un pays observateur, mais bien un partenaire engagé dans la redéfinition des règles du commerce mondial. Sa participation au Forum Global des Affaires 2025 est un jalon dans son ambition de devenir un hub économique régional capable d’influencer les grandes orientations internationales. La Caraïbe, à travers le Guyana, affirme ainsi son rôle dans un monde en transition, où chaque voix compte pour construire un avenir commun plus juste et plus durable.

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