Guyane – “Men N’Kout Ren Pou To” : Mylène François transforme la biguine en message d’émancipation

Mylène François

Avec “Men N’Kout Ren Pou To”, Mylène François signe un projet artistique profondément ancré dans la culture guyanaise et créole, tout en affirmant une parole contemporaine sur le corps, la transmission et l’émancipation. Ce clip, extrait du single Grésé Ren, marque une étape importante dans le parcours d’une artiste engagée, pour qui la musique est avant tout un outil de lien et de sens.

Une biguine née d’un héritage vivant

Le single “Grésé Ren” s’inscrit dans une démarche claire : mettre en lumière la culture guyanaise à travers une biguine assumée, nourrie des traditions, mais ouverte à une lecture actuelle. La mélodie, selon l’artiste, lui a été offerte dans son sommeil. Une inspiration instinctive qu’elle a immédiatement choisie d’exploiter, donnant naissance à une œuvre à la fois spontanée et structurée, portée par une volonté de transmission.

À travers cette composition, Mylène François revendique un attachement fort à ses racines culturelles, tout en cherchant à rendre la biguine accessible à un public plus large, notamment aux jeunes générations. La musique devient ici un espace de continuité entre héritage et présent.

Mylène François

"Men N’Kout Ren Pou To", un clip tourné au cœur de la Guyane

Réalisé par Phil Labonté, le clip “Men N’Kout Ren Pou To” a été tourné dans plusieurs communes de Guyane : Maripasoula, Papaïchton, Camopi, Rémire-Montjoly, Matoury, Roura, Macouria et Cayenne. Ce choix de lieux n’est pas anodin. Il traduit une volonté affirmée de représenter la diversité des territoires guyanais, leurs paysages, mais surtout leur jeunesse.

Les enfants occupent une place centrale dans le clip. Ils incarnent à la fois la continuité culturelle et l’avenir, devenant les messagers d’une culture créole vivante, joyeuse et partagée. Le projet met ainsi en avant une transmission intergénérationnelle, où la danse et le mouvement deviennent des langages communs.

Mylène François
Mylène François
Mylène François

Le corps comme langage et affirmation

Le titre “Men N’Kout Ren Pou To” peut se traduire par : « Tu n’as aucune excuse pour ne pas te déhancher ». Derrière cette formule volontairement directe se cache un message plus profond. Le “ren”, le coup de rein dans la danse, devient un symbole. Celui d’une femme debout, digne, qui s’affirme et ne se laisse plus faire.

Dans le clip, le corps parle. Il exprime la liberté, la confiance, la capacité à dire non et à occuper pleinement son espace. La danse n’est pas seulement festive ; elle est politique au sens noble, porteuse d’un message d’émancipation et de résilience. À travers les gestes, Mylène François propose une lecture du mouvement comme acte d’affirmation personnelle et collective.

Une œuvre dédiée à la transmission

Plus qu’un clip musical, “Men N’Kout Ren Pou To” se présente comme un projet culturel global. Il met en lumière l’identité guyanaise, la mixité, le rôle des femmes et l’importance de la transmission auprès des enfants. La culture créole y est présentée comme un patrimoine vivant, qui se partage et se renouvelle.

Le projet est également pensé comme un outil pédagogique informel. Avec des paroles accessibles, teintées d’humour et de rythme, l’artiste invite chacun à oser danser, à apprendre avec plaisir, avant même d’entrer sur une piste de danse. La biguine devient ainsi un espace d’apprentissage, de joie et de reconnaissance de soi.

Mylène François
Mylène François

Un projet porté par une artiste engagée

Infirmière, entrepreneure, directrice d’association, cheffe de chœur et militante culturelle, Mylène François incarne un profil pluriel. Cette diversité de parcours nourrit son approche artistique, profondément humaine et ancrée dans le réel. “Men N’Kout Ren Pou To” est son tout premier clip, mais il s’inscrit déjà dans une vision claire : utiliser la musique comme levier de valorisation culturelle et sociale.

Déclarée à la SACEM, l’œuvre de Mylène François bénéficie d’une diffusion sur YouTube, les réseaux sociaux et différentes plateformes musicales. Le projet fait également l’objet d’une promotion à l’échelle caribéenne, avec un message affirmé : la culture créole est vivante, joyeuse et transmise dès l’enfance.

Mylène François
Mylène François

Un hommage et une dédicace

Le clip de Mylène François est dédié à Sandrine Estinvil ainsi qu’à tous les enfants de la Terre. Une dédicace qui renforce la dimension universelle du projet, tout en restant solidement ancrée dans le territoire guyanais. Avec Men N’Kout Ren Pou To, Mylène François propose une œuvre qui dépasse le simple cadre musical. Elle offre une lecture sensible et engagée de la biguine, où le corps, la danse et la culture deviennent des outils d’émancipation, de fierté et de transmission.

Mylène François

Mylène François est une artiste guyanaise engagée, infirmière, directrice d’association, cheffe de chœur et militante culturelle. À travers sa musique, elle valorise la culture créole, la biguine et la transmission intergénérationnelle, en portant un message d’émancipation et d’affirmation identitaire.

Le clip “Men N’Kout Ren Pou To”, extrait du single “Grésé Ren”, utilise la danse et le mouvement du corps pour transmettre un message de liberté, de résilience et d’émancipation féminine. Le “ren”, coup de rein dans la danse, devient un symbole de dignité et d’affirmation de soi.

Le clip a été tourné en Guyane française, dans plusieurs communes : Maripasoula, Papaïchton, Camopi, Rémire-Montjoly, Matoury, Roura, Macouria et Cayenne. Il met en lumière les enfants, les paysages et la richesse culturelle du territoire guyanais.

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