Saint Barth Commuter est née en 1995 pour répondre à une urgence : doter Saint-Barthélemy d’un outil de transport aérien fiable, après la disparition d’Air Saint-Barth. À l’époque, l’île n’avait plus d’appareil dédié aux évacuations sanitaires, ni de moyen de relier rapidement les territoires voisins. Sous l’impulsion de Bruno Magras, passionné d’aviation, la compagnie débute avec des vols à la demande avant de lancer des lignes régulières dès 1998 vers Grand-Case, Juliana et Antigua.

Au-delà d’une entreprise, Saint Barth Commuter s’impose rapidement comme une infrastructure essentielle pour la cohésion insulaire. L’aviation devient ici un service public à part entière, permettant à la population de rester connectée, de se soigner et de faire vivre l’économie locale.

Une transmission familiale au service du territoire

L’histoire de Saint Barth Commuter est indissociable de celle de la famille Magras. Si Bruno Magras en a été l’initiateur, c’est son fils Bertrand qui pilote aujourd’hui la compagnie avec la même rigueur et un attachement fort à l’identité locale. L’entreprise conserve une structure à taille humaine, avec 32 salariés, tous impliqués dans une mission de service ancrée dans la réalité quotidienne de Saint-Barthélemy.

Cette continuité familiale garantit la stabilité stratégique de la compagnie et son adaptabilité aux besoins de l’île. Chaque décision s’inscrit dans une logique territoriale : améliorer la mobilité, renforcer la sécurité et anticiper les besoins de la population.

Saint Barth Commuter
©Saint Barth Commuter
Saint Barth Commuter
©Saint Barth Commuter
Saint Barth Commuter
©Saint Barth Commuter

Des missions qui vont bien au-delà du transport régulier

Saint Barth Commuter remplit plusieurs fonctions essentielles, qui la distinguent dans le paysage aérien régional :

  • Transport de passagers : avec des liaisons régulières vers Saint-Martin (Grand-Case et Juliana) ainsi que la Guadeloupe, la compagnie facilite les déplacements professionnels, personnels et touristiques. Les vols à la demande permettent de s’adapter à des situations spécifiques, y compris en dehors des horaires classiques.
  • Fret aérien : elle assure l’acheminement de marchandises cruciales pour l’approvisionnement de l’île, notamment en cas de rupture maritime ou de besoin urgent.
  • Évacuations sanitaires : grâce à une flotte disponible sur place, les interventions médicales urgentes peuvent être réalisées dans les meilleurs délais, un enjeu vital pour une île isolée.

Une flotte pensée pour les réalités locales

Avec cinq Cessna Grand Caravan et un sixième en commande, Saint Barth Commuter mise sur la fiabilité et la performance. Ces appareils sont parfaitement adaptés à la topographie exigeante de l’aéroport de Saint-Barthélemy, où les conditions d’atterrissage nécessitent à la fois précision technique et connaissance du terrain.

La compagnie investit continuellement dans la maintenance et la modernisation de sa flotte. Le renforcement de ses capacités intervient dans un contexte de hausse du trafic : +27 % de passagers transportés au premier trimestre, preuve de la confiance du public.

St Barth Commuter
©Saint Barth Commuter
Saint Barth Commuter
©Saint Barth Commuter

Face à la concurrence, une approche centrée sur le service

Dans un contexte régional marqué par la concurrence de compagnies comme Winair, Saint Barth Commuter s’est imposée comme le deuxième opérateur aérien de l’île, grâce à une stratégie fondée sur la qualité, la régularité et la proximité. Cette position ne résulte pas d’une guerre des prix, mais d’une relation de confiance établie avec les usagers.

L’attractivité constante de Saint-Barthélemy, combinée aux besoins logistiques et sanitaires de l’île, pousse la compagnie à rester en veille permanente : amélioration continue, adaptation aux évolutions réglementaires et anticipation des enjeux climatiques ou économiques.

Une vision durable et structurante

L’avenir de Saint Barth Commuter se dessine dans la continuité de son engagement historique. L’entreprise ne se positionne pas uniquement comme un transporteur, mais comme un acteur stratégique du développement local. Son objectif reste clair : garantir un accès équitable aux services de mobilité, sans jamais transiger sur la sécurité, l’écoute des usagers et la réactivité.

Le maintien de la souveraineté insulaire en matière de transport passe aussi par cette capacité à maîtriser un outil de mobilité aérienne adapté, maîtrisé localement et piloté dans l’intérêt général.

Depuis trente ans, Saint Barth Commuter incarne bien plus qu’un moyen de transport. Elle symbolise un lien vital entre l’île et ses partenaires régionaux, un engagement constant envers les habitants et une capacité rare à conjuguer vision entrepreneuriale, exigence opérationnelle et ancrage territorial. Dans un espace caribéen aux équilibres souvent fragiles, cette compagnie aérienne joue un rôle stabilisateur, discret mais fondamental.

Depuis sa création en 1996, le St Barth Film Festival s’est imposé comme un rendez-vous culturel significatif à Saint-Barthélemy, offrant une plateforme singulière pour mettre en lumière la richesse et la diversité du cinéma caribéen. À travers ses projections, ses ateliers et ses échanges, le festival valorise des récits authentiques ainsi que les talents émergents de la région. La 28e édition, prévue du 30 avril au 3 mai 2025, promet une immersion complète dans l’univers cinématographique des Caraïbes.

Origines et mission du St Barth Film Festival

Une initiative visionnaire née en 1996

Le St Barth Film Festival, également connu sous le nom de « Cinéma Caraïbe », est né de l’idée ambitieuse d’ouvrir aux habitants de cette île des Antilles françaises un accès direct aux cultures cinématographiques régionales. Fondé par Ellen Lampert-Gréaux, Joshua Harrison, Rosemond Gréaux, Bénédicte Maudet et Rachel Kaufman, ce projet a été conçu comme un lien culturel entre les territoires caribéens et d’autres régions du monde.

Dès sa première édition, l’adhésion du public a confirmé que le cinéma constituait un véritable outil d’échange culturel. Cette reconnaissance a conduit les fondateurs à inscrire l’événement dans la durée, faisant du St Barth Film Festival un rendez-vous annuel incontournable pour le paysage culturel local.

Un hommage au cinéma caribéen

Le St Barth Film Festival ne se limite pas à la projection de films. Il valorise le cinéma comme moyen d’expression culturelle, permettant de raconter les réalités singulières des sociétés caribéennes. En mettant en avant des réalisateurs de talent et des œuvres venues d’horizons variés, il participe activement au renforcement des identités culturelles régionales tout en favorisant le dialogue avec d’autres espaces.

Un lieu d’échange pour les cinéastes et le public

Le St Barth Film Festival se distingue par l’originalité de ses lieux de projection : l’A.J.O.E. à Lorient, la plage de Flamands, ou encore les quais de l’île. Ces cadres insolites apportent une dimension sensorielle à la vision des œuvres.

Imaginez une séance à ciel ouvert, les pieds dans le sable, bercé par le son des vagues, face à un film qui traduit une expérience caribéenne profonde. Cette atmosphère, propre à Saint-Barthélemy, donne toute sa singularité à l’événement.

Ateliers éducatifs pour les jeunes générations

Le St Barth Film Festival joue aussi un rôle éducatif structurant. Chaque année, il propose des ateliers dans les établissements scolaires de l’île. Ces temps d’échange donnent aux élèves une introduction à la création cinématographique, et éveillent leur curiosité pour une discipline souvent méconnue.

Les réalisateurs présents partagent leur parcours et leur démarche artistique, offrant aux jeunes une vision concrète du métier de cinéaste. Ces rencontres sont essentielles pour former un public éclairé et, peut-être, susciter des vocations.

Programme détaillé : une immersion dans le cinéma mondial

La 28e édition du St Barth Film Festival propose une sélection exigeante et variée, mettant en avant des œuvres issues des Caraïbes, mais aussi d’autres continents. Voici un aperçu du programme :

Mercredi 30 avril

  • Discovering Bessie Coleman (Beth Powell) – Portrait de la première aviatrice afro-américaine.
  • Mama Sranan (Tessa Leuwsha) – Récit sur l’identité culturelle au Suriname.
St Barth Film Festival
Discovering Bessie Coleman (Beth Powell)
St Barth Film Festival
Mama Sranan (Tessa Leuwsha)

Jeudi 1er mai

  • Cyrille Régis : itinéraire d’une légende – Documentaire sur un joueur emblématique.
  • Magma (Cyprien Vial) – Regard introspectif sur la complexité humaine.
St Barth Film Festival
Cyrille Régis itinéraire d’une légende
St Barth Film Festival
Magma (Cyprien Vial)

Vendredi 2 mai

  • Destins d’Exil (Steve James) – Réflexion sur les migrations caribéennes.
  • Fanon (Jean-Claude Barny) – Portrait cinématographique du penseur Frantz Fanon.
St Barth Film Festival
Destins d’Exil (Steve James)
St Barth Film Festival
Fanon (Jean-Claude Barny)

Samedi 3 mai

  • Lisette Malidor : une artiste universelle (Pierre-Yves Hampartzmoumian) – Hommage à une grande figure artistique.
  • End of the Road (Dirk Braun) – Court-métrage sur les conséquences environnementales.
  • Adios Buenos Aires (German Kral) – Focus sur la culture argentine à travers le tango.
St Barth Film Festival
Lisette Malidor
St Barth Film Festival
End of the Road (Dirk Braun)
St Barth Film Festival
Adios Buenos Aires (German Kral)

Les piliers du festival : Organisateurs et partenaires

Le St Barth Film Festival repose sur la coopération d’acteurs engagés. Il est porté par l’Association Ciné St Barth avec l’appui de la Collectivité de Saint-Barthélemy, de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de Guadeloupe, ainsi que du Comité Territorial de Tourisme.

Des structures locales – hôtels, restaurants, entreprises – soutiennent aussi cette initiative depuis ses débuts. Leur implication confirme le rôle structurant que joue le festival dans le tissu socio-culturel de l’île.

Un impact durable sur la culture caribéenne

Une vitrine internationale pour le cinéma régional

Le St Barth Film Festival constitue aujourd’hui une fenêtre ouverte sur le cinéma caribéen à l’échelle internationale. Il attire des réalisateurs, producteurs et acteurs reconnus, et contribue à la mise en réseau des professionnels du secteur.

Les discussions organisées permettent des confrontations de points de vue enrichissantes, renforçant ainsi la portée du cinéma caribéen dans l’espace mondial.

Un avenir prometteur pour le St Barth Film Festival

En articulant transmission culturelle, formation, création artistique et ouverture au monde, le St Barth Film Festival affirme sa vocation pérenne. Sa 28e édition s’annonce riche en émotions et en réflexions, tout en réaffirmant son engagement pour la diffusion du patrimoine culturel caribéen

Le 9 décembre 2024, la compagnie aérienne Corsair et Air Inter Iles a annoncé un partenariat stratégique, marquant une avancée majeure dans l’accès à Saint-Barthélemy depuis Paris. À partir du 15 décembre 2024, les voyageurs auront l’opportunité de bénéficier d’une connexion simplifiée, tout en profitant d’un service haut de gamme et d’un tarif préférentiel. Cet article explore en profondeur les détails de cette collaboration entre Corsair et Air Inter Iles, son impact sur le voyage vers cette destination prisée, ainsi que les avantages qu’elle offre aux passagers.

Un Partenariat Stratégique avec Corsair et Air Inter Iles

L’accord signé entre Corsair et Air Inter Iles s’inscrit dans une volonté commune d’améliorer la connectivité entre l’hexagone et l’île de Saint-Barthélemy, une destination merveilleuse qui attire chaque année des milliers de touristes. En particulier, la période des fêtes de fin d’année est un moment de forte affluence, où les voyageurs cherchent des moyens pratiques et confortables d’atteindre cette île prisée.

Une Connexion Simplifiée avec Corsair et Air Inter Iles

Dès le 15 décembre 2024, les passagers au départ de Paris-Orly auront la possibilité de réaliser leur premier tronçon de voyage à bord d’un A330neo de Corsair, direction Pointe-à-Pitre. Une fois arrivés à Pointe-à-Pitre, ils bénéficieront d’un transfert rapide et personnalisé vers Saint-Barthélemy, à bord d’un appareil Tecnam P2012 d’Air Inter Iles.

Ce modèle d’avion a été choisi par Corsair et Air Inter Iles pour ses normes de confort et de sécurité, renforçant ainsi l’engagement des deux compagnies envers une expérience de voyage de qualité.

Cette approche intégrée vise à offrir une fluidité inégalée pour les passagers. Les horaires de correspondance ont été soigneusement établis pour garantir que les voyageurs aient suffisamment de temps pour effectuer leur transfert, tout en minimisant les temps d’attente.

Les passagers peuvent ainsi se concentrer sur leur voyage, sans avoir à se soucier des tracas logistiques. De plus, la gestion des bagages sera également simplifiée, permettant aux voyageurs de se déplacer sans souci de devoir récupérer leurs bagages à Pointe-à-Pitre.

Un Service Haut de Gamme

Ce partenariat entre Corsair et Air Inter Iles ne se limite pas à une simple connexion entre deux destinations ; il s’inscrit dans un engagement plus large des compagnies aériennes à fournir une expérience de voyage haut de gamme. Corsair, avec sa flotte entièrement renouvelée d’ici la fin de l’année 2024, sera composée de 9 A330neo modernes.

Ces avions, d’une moyenne d’âge de deux ans, sont conçus pour offrir un confort accru, avec des sièges ergonomiques, un système de divertissement à bord et un service attentionné, garantissant ainsi que chaque passager profite de son voyage.

Du côté d’Air Inter Iles, la flotte se compose de Tecnam P2012 neufs, qui répondent aux derniers standards de confort et de sécurité.

 Ces avions légers sont idéaux pour les courtes distances, offrant une expérience de vol agréable. Ce service de navette a été pensé pour offrir une expérience fluide et agréable, permettant aux passagers de passer le moins de temps possible en transit.

Corsair and Air Inter Iles
Corsair and Air Inter Iles Source: Le Journal de Saint-Barth

Une Attention Particulière aux Détails

Dans cette optique d’amélioration de l’expérience client, les deux compagnies, Corsair et Air Inter Iles, ont mis en place une série de services supplémentaires. Par exemple, les passagers auront accès à des salons d’attente exclusifs à l’aéroport, où ils pourront se détendre avant leur vol. Des options de restauration de qualité seront également disponibles pour rendre l’attente plus agréable.

De plus, un service d’assistance personnalisé sera mis à disposition pour aider les voyageurs, qu’il s’agisse de gérer des exigences alimentaires spécifiques ou d’organiser des transferts supplémentaires à leur arrivée à Saint-Barthélemy.

Un Tarif Préférentiel avec Corsair et Air Inter Iles

L’un des aspects les plus attrayants de cette nouvelle offre est le tarif préférentiel de bout-en-bout. Les clients pourront réserver l’ensemble de leur voyage avec une seule réservation, ce qui simplifie considérablement le processus d’achat. De plus, cela permet de bénéficier d’un tarif avantageux, rendant cette offre encore plus séduisante. Cette approche de réservation unique répond à une demande croissante des voyageurs pour des solutions de transport aérien adaptées à leurs besoins.

Martine Haas, Directrice commerciale de Corsair, a souligné l’importance de ce partenariat dans le contexte actuel du voyage aérien : « Grâce à ce partenariat avec Air Inter Iles, nous enrichissons notre offre en permettant à nos clients de rejoindre facilement Saint-Barthélemy, via Pointe-à-Pitre, destination très prisée notamment en fin d’année. Cet accord constitue un complément très attendu à notre portefeuille de partenariats. »

Une Réponse aux Besoins des Voyageurs

Ce partenariat entre Corsair et Air Inter Iles répond également aux nouvelles attentes des voyageurs, qui recherchent des solutions flexibles et adaptées à leurs besoins. La possibilité de réserver un voyage complet avec une seule réservation est un atout majeur pour les passagers, qui n’ont plus à jongler avec plusieurs billets et horaires. Cela simplifie non seulement le processus de réservation, mais réduit également le stress lié aux voyages, en particulier lors de périodes de forte affluence.

Une Stratégie de Développement

Ce partenariat s’inscrit dans une stratégie de développement plus large pour les deux compagnies. Vincent Beauvarlet, Président de St. Barth Executive, a ajouté : « Ce partenariat avec Corsair s’inscrit dans notre ambition de connecter efficacement Saint-Barthélemy au reste du monde tout en offrant une expérience de voyage fluide et haut de gamme. » Cela illustre la volonté des deux compagnies de s’adapter aux exigences des voyageurs modernes, qui recherchent flexibilité, confort et fluidité.

Le marché du transport aérien est en constante évolution, et les compagnies doivent adapter leurs offres pour répondre aux attentes croissantes des consommateurs. En augmentant leur connectivité et en améliorant la qualité de leur service, Corsair et Air Inter Iles s’assurent de rester compétitifs tout en attirant une clientèle de plus en plus exigeante.

Un Impact sur le Tourisme à Saint-Barthélemy

Cette nouvelle liaison devrait également avoir un impact significatif sur le tourisme à Saint-Barthélemy. L’île, connue pour ses plages idylliques et son ambiance chic, attire des visiteurs du monde entier. Avec une accessibilité améliorée, on peut s’attendre à une augmentation du nombre de touristes, ce qui pourrait stimuler l’économie locale. Les hôtels, restaurants et autres entreprises touristiques bénéficieront de l’augmentation du nombre de visiteurs, tout en maintenant les standards de qualité qui font la réputation de l’île.

Avec le partenariat entre Corsair et Air Inter Iles, les voyageurs peuvent s’attendre à une expérience de voyage inédite vers Saint-Barthélemy. Grâce à une connexion simplifiée, un service de haute qualité et un tarif préférentiel, cette nouvelle offre est conçue pour répondre aux attentes des passagers tout en rendant le voyage plus agréable et moins stressant.

À l’approche de la saison des fêtes, cette initiative arrive à point nommé pour ceux qui envisagent de découvrir les beautés de Saint-Barthélemy. Les voyageurs peuvent dès maintenant se rendre sur le site de Corsair pour réserver leur voyage vers cette destination de rêve, en toute sérénité.

Il sera intéressant de suivre l’évolution de cette collaboration et de voir comment elle impactera le tourisme dans cette région prisée de la Caraïbe. En somme, ce partenariat entre Corsair et Air Inter Iles est une promesse de voyages plus confortables et accessibles, offrant aux passagers la possibilité de découvrir l’une des îles les plus belles et exclusives de la Caraïbe, tout en bénéficiant d’un service haut de gamme qui répond aux exigences modernes des voyageurs.

Wish est la première série 100% des Antilles françaises qui plonge le spectateur dans l’industrie musicale. Des notes éthérées raisonnent. Elles viennent de la flûte de Dédé Saint-Prix. « Décolaj o coco sizè d’maten soné jou ka ouvè. West Indies », reprend Slaï. C’est ainsi que s’ouvre la série 100% des Antilles françaises, Wish. En dix épisodes, la série musicale dépeint une saga familiale à la tête d’une maison de disque aux prises avec des problèmes financiers.

Il s’agit d’une première aux Antilles. Voire « historique », selon le co-réalisateur Julien Dalle. Une série 100% des Antilles françaises a fait fraîchement son apparition sur nos écrans. Devant et derrière la caméra, uniquement des Antillais y compris pour la partie production et technique. Depuis quelques semaines, la série Wish est disponible sur la plateforme de Canal +. Tournée en Guadeloupe, Wish se décline en dix épisodes de 26 minutes. La série grand public narre l’histoire d’une saga familiale dans l’industrie de la musique aux Antilles.

Aux manettes, deux réalisateurs chevronnés, Julien Dalle et Dimitry Zandronis.

Dans le rôle principal d’Edith, un visage mais surtout une voix bien connus des Antillais et au-delà, Methi’s qui fait là ses premiers pas devant une caméra. La chanteuse campe le rôle d’une jeune femme qui, à la mort de son père, hérite d’une maison de disques en mauvaise passe. Dans, le rôle de la matriarche, Firmine Richard qui a notamment souvent collaboré avec Julien Dalle.

Wish
Tournage de la série "Wish". Source : WISH Caribbean
Wish
Tournage de la série "Wish". Source: WISH Caribbean
Wish
Tournage de la série "Wish". Source: WISH Caribbean
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Tournage de la série "Wish". Source: WISH Caribbean
Tournage de la série "Wish". Source: WISH Caribbean

Firmine Richard et Méthi’s en têtes d’affiche

« Rassembler » : ce mot est au cœur du concept de Wish. « C’est un projet atypique et fédérateur qui a pour objectif de créer du lien entre nous. » Ce « nous » dont parle le réalisateur, Julien Dalle, comprend les artistes musicaux de toutes générations et les Antillo-Guyanais y compris ceux qui vivent dans l’Hexagone. Euzhane Palcy ou Christian Lara entre autres, les pionniers du petit comme du grand écran ont ouvert la voie.  « Ce sont des aînés pour lesquels j’ai beaucoup de respect. » Sa passion pour le cinéma débute par le Siméon d’Euzhane Palcy. « Ça a été un choc magnifique pour moi. Je nous ai vus. »

Les origines de la naissance de la série Wish prennent leurs racines lors de la sortie du dernier long métrage de Julien Dalle, Secrets de famille en 2019. Le film rencontre un vif succès tant en Guadeloupe qu’en Martinique. Lors des projections, le réalisateur voit ses idoles musicales faire le déplacement pour voir Secrets de famille avec la même demande : « Ki tan ou ka fè nou joué adan film’aw ? » « Comment je vais arriver à faire jouer autant de chanteurs que j’aime dans un même film ? C’est là que j’ai eu l’idée de faire une série sur l’industrie de la musique. »

Julien Dalle veut raconter des histoires, des histoiresdes Antilles françaises sur des thèmes universels. Pas de communautarisme autour de Wish. « La série n’est pas fermée sur elle-même. Elle parle d’histoire de famille comme il y en a dans le monde entier. »

Wish, un projet qui fait l’unanimité

Lors de la mise en marche de son projet, Julien Dalle a tout de suite rencontré l’adhésion. « Dans l’intention, c’est un projet qui fait l’unanimité car tout le monde comprend l’objectif d’unité. » Dans un esprit de partage et de transmission, une quarantaine de jeunes guadeloupéens et martiniquais ont pu visiter les plateaux de tournage.

Créer du lien est le maître mot de Julien Dalle, entre les chanteurs, les acteurs, les générations ou encore les spectateurs. Musique traditionnelle, zouk, musique urbaine se côtoient et se complètent dans la série. Julien Dalle et son équipe ont pris le pari de faire des duos entre artistes qui n’avaient jamais collaboré.

Dès les premières images, dès les premières notes, la série donne le la. Un public et quatre artistes qui reprennent West Indies de Patrick Saint-Eloi, la chanson préférée du réalisateur. La scène est intimiste. Le ton est donné. Le public retrouve dans Wish une véritable volonté de rendre hommage aux artistes qui ont fait l’histoire de la musique des Antilles françaises. « Dès le départ, on montre notre ambition.

On rend hommage aussi à nos artistes aînés, à la discographiedes Antilles françaises dans son entièreté. Par exemple, on retrouve Max Severin des Vikings. » Plus de soixante chansons sont revisitées dans la série.

Le réalisateur a pu prendre le pouls du succès naissant de Wish. En effet, les deux premiers épisodes ont été projetés en avant-première en Guadeloupe, en Martinique et en Île-de-France.

Mais Julien Dalle, réalisateur au style contemporain et authentique, n’en est pas à son premier essai. Il n’en reste pas moins que l’auteur de trois longs-métrages a éprouvé une pointe de fébrilité à la sortie de Wish. « C’est un produit cinématographique qui est un peu particulier. C’est une série de fiction autour d’une saga familiale mais dans laquelle apparaissent de nombreux artistes et personnages qui jouent leur propre rôle. »

Julien Dalle révèle qu’il a été complexe que la présence de tant d’artistes ne soit pas perçue comme une simple addition au détriment de l’histoire.  Le réalisateur a dû jouer au funambule pour ne pas tomber dans l’écueil de la comédie musicale mais garder le cap d’une série qui parle de l’industrie musicale. « L’histoire de fiction est la priorité mais la série est parsemée de parties musicales. »

Wish
Prise de son de la série "WISH". Source: WISH Caribbean.
Wish
Conference de presse. Source: WISH Caribbean.

Comme des airs du Grand Méchant Zouk

La série Wish gagne en popularité dès son tournage. « Le chemin que l’on faisait ensemble que ce soit le tournage, les castings, etc. était aussi important que la série en elle-même », ajoute le réalisateur qui a le sentiment du devoir accompli. « Là où en Martinique et en Guadeloupe, nous avons vu une montée des clivages, nous avons voulu impliquer la population pour qu’elle vive cette aventure avec nous. Elle a d’ailleurs complètement adhéré au projet. »

Telle une madeleine de Proust, la série Wish a comme un goût de Grand Méchant Zouk. Les générations d’artistes se rencontrent, collaborent et s’unissent sur scène. En plus de s’intéresser à la lumière des chanteurs, Wish se glisse dans l’ombre des coulisses et fait découvrir le monde de la production musicale. « Entre 1985 et 1995, il y avait une véritable ère d’or de la musiquedes Antilles françaises. Les chanteurs pouvaient vivre de leur musique. » Puis le secteur a connu un coup de mou impactant les chanteurs tout comme les producteurs.

Pour consacrer toute une série à la musiquedes Antilles françaises, il fallait un fin mélomane. Julien Dalle se décrit comme un passionné de musique mais pas que. Le réalisateur est aussi compositeur, talent dont il a usé pour écrire des chansons spécialement pour Wish.  Au lycée et même lors de ses études supérieures, il a pu approfondir sa fibre artistique. Pendant dix ans, il a fait partie de différents groupes de musique. « En tant que musicien et chanteur amateur, j’ai connu les coulisses de ce milieu.

Cela me permet peut-être d’être le plus authentique possible dans la retranscription de ce monde. » La musique est omniprésente dans ses œuvres cinématographiques. « Je trouve passionnant de passer à travers la société des Antilles françaises avec le filtre de la musique car il y a de nombreux éléments que l’on peut expliquer et mettre en valeur.»