Tourisme en République dominicaine : 1 083 448 visiteurs en juillet, quelles retombées ?

Tourisme en République dominicaine

Devant un écran affichant 1 083 448 visiteurs, le ministre David Collado a présenté les résultats de juillet 2026. Derrière ce record du tourisme en République dominicaine, les autorités veulent montrer des effets concrets sur l’emploi, les fournisseurs et les recettes publiques. Mais les chiffres révèlent aussi une concentration des arrivées autour de quelques territoires.

Un nouveau seuil franchi en juillet

La République dominicaine a accueilli 921 718 touristes par voie aérienne et 161 730 croisiéristes en juillet, soit 1 083 448 visiteurs au total. Ce résultat progresse de 2,9 % par rapport à juillet 2025, de 6,4 % par rapport à 2024 et de 60,6 % par rapport à 2019.

Sur les sept premiers mois de 2026, le pays totalise 7 700 118 visiteurs : 5 885 259 arrivés par avion et 1 814 859 par voie maritime. Le cumul dépasse de 7 % celui de 2025 et de 10,4 % celui de 2024. Le tourisme en République dominicaine confirme ainsi une croissance qui ne repose pas sur un seul mois exceptionnel.

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Punta Cana concentre 58 % des arrivées aériennes

Le record est national, mais sa géographie reste déséquilibrée. En juillet, l’aéroport de Punta Cana a accueilli 537 204 passagers, soit 58 % des arrivées aériennes. Las Américas en a reçu 219 494, ou 24 %, tandis que Cibao en a compté 119 662, soit 13 %. Puerto Plata représente 3 %, contre 1 % pour La Romana et Samaná.

Cette répartition montre le poids de Punta Cana dans le tourisme en République dominicaine. D’autres destinations affichent toutefois une activité soutenue. L’occupation hôtelière nationale atteignait 76 %, avec 92 % à Bayahíbe, 83 % à La Romana, 82 % à Miches et 80 % dans la zone Bávaro–Punta Cana.

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183 000 emplois derrière les chambres occupées

Les autorités estiment que les hôtels soutiennent plus de 183 000 emplois directs et qu’environ 605 000 personnes dépendent économiquement de l’activité touristique. La cuisine constitue le premier bassin d’emplois hôteliers, avec 42 460 postes. Les restaurants en représentent 28 991 et les bars 14 443.

À ces métiers s’ajoutent le service, l’entretien, la sécurité, les excursions, les transports et le commerce. Yanira Eusebio, vendeuse de boissons sur la plage de Guayacanes, a expliqué que la rénovation de son point de vente et une formation à l’accueil lui avaient permis d’améliorer ses revenus. Son témoignage rappelle que le tourisme en République dominicaine ne se limite pas aux complexes hôteliers.

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Salaires, fournisseurs et impôts

En juillet, la masse salariale des hôtels a atteint 4,77 milliards de pesos dominicains. Les achats auprès des fournisseurs se sont élevés à 11,59 milliards, soit plus de 374 millions de pesos par jour. Le secteur a également versé 8,729 milliards de pesos d’impôts, selon les données présentées par le ministère.

La chaîne d’approvisionnement élargit ces retombées. Selon la vice-ministre Jacqueline Mora, 92 % des surfaces agricoles qui approvisionnent les tables hôtelières se trouvent hors de la région Est. Une partie des dépenses générées par le tourisme en République dominicaine bénéficie donc à des producteurs éloignés des plages fréquentées.

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Les visiteurs sortent-ils des hôtels ?

Six touristes sur dix auraient réalisé une activité hors de leur hébergement, notamment des excursions, des visites, du snorkeling ou des sorties en buggy. Cette circulation peut soutenir les guides, les transporteurs, les restaurateurs et les petites entreprises. Elle permet aussi de découvrir des territoires et des patrimoines au-delà du séjour tout compris. Les niveaux de satisfaction restent élevés : 4,4 sur 5 en moyenne, 91 % des personnes interrogées déclarant vouloir revenir et 59 % affirmant qu’elles recommanderaient la destination.

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Ce que le record ne dit pas encore

Ces résultats décrivent la puissance économique du secteur, mais pas toute sa répartition. Ils ne précisent ni la stabilité des emplois, ni les salaires par métier, ni la part des revenus conservée dans chaque commune. Ils ne mesurent pas davantage les effets sur le logement, l’eau, les déchets ou les littoraux. Le prochain défi du tourisme en République dominicaine sera donc de transformer les records d’arrivées en valeur durable. Après 1 083 448 visiteurs en juillet, la question n’est plus seulement combien de personnes arrivent, mais combien de territoires, de travailleurs et d’entreprises locales avancent avec elles.

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La République dominicaine a accueilli 1 083 448 visiteurs en juillet 2026. Ce total comprend 921 718 touristes arrivés par voie aérienne et 161 730 croisiéristes.

Selon les données du ministère du Tourisme, les hôtels soutiennent plus de 183 000 emplois directs. En juillet 2026, ils auraient versé 4,77 milliards de pesos en salaires, acheté 11,59 milliards de pesos de produits et services auprès de fournisseurs et généré 8,729 milliards de pesos d’impôts.

Punta Cana reste la principale porte d’entrée touristique du pays. En juillet 2026, son aéroport a accueilli 537 204 passagers, soit 58 % des arrivées aériennes, devant Las Américas avec 24 % et Cibao avec 13 %.

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