KARULINK : la Guadeloupe veut retisser les routes maritimes de la Caraïbe

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Les 2 et 3 juin 2026, autour d’une même table en Guadeloupe, des acteurs publics et économiques venus de Guadeloupe, d’Antigua-et-Barbuda, de la Dominique et de Saint-Kitts-et-Nevis ont travaillé sur une question très concrète : comment mieux relier des îles proches, dont les échanges restent freinés par les ruptures de transport ? Le premier comité de pilotage de KARULINK ne lance pas encore de nouvelles lignes. Il installe une méthode, des partenaires et un calendrier pour examiner la faisabilité de dessertes maritimes régulières de passagers.

Un premier COPIL pour passer du principe à la méthode

Cette réunion marque une étape importante pour KARULINK, projet de coopération territoriale européenne cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du programme INTERREG Caraïbes 2021-2027. Les discussions ont porté sur trois axes : les études de faisabilité pour de futures dessertes maritimes, le développement de solutions de transport plus respectueuses de l’environnement, et les perspectives de coopération économique et touristique entre les territoires partenaires.

Ce cadrage est essentiel. Une liaison maritime ne se résume pas à mettre un navire en mer. Il faut étudier les flux possibles, les ports concernés, les correspondances terrestres, les coûts d’exploitation, les normes, la sûreté, les horaires, la billetterie et l’accueil des passagers. C’est toute la chaîne du déplacement qui doit être pensée. C’est l’un des enjeux de l’intermodalité évoquée dans le projet : permettre au voyageur de passer plus facilement d’un mode de transport à un autre.

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KARULINK-Gilles LIMA Pt groupe STEP - Christelle TRÈFLE-HOTON Dir.Dev & Etudes de STEP
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KARULINK- Manuel FELICITE -4ème adjoint Maire de Bouillante

Un projet guadeloupéen à portée caribéenne

KARULINK est porté par le Groupe STEP, en Guadeloupe, avec plusieurs partenaires économiques et institutionnels : l’Antigua and Barbuda Chamber of Commerce, la Dominica Association of Industry and Commerce, la St. Kitts and Nevis Chamber of Industry and Commerce, la Communauté d’Agglomération La Riviera du Levant et la Ville de Bouillante. Le projet doit être mis en œuvre jusqu’au 31 décembre 2027.

Les données publiées par INTERREG Caraïbes indiquent une période allant du 4 janvier 2025 au 31 décembre 2027, avec un coût total de 1 868 743 euros, dont 1 143 896 euros au titre du FEDER et 444 535 euros au titre du FED. Ces montants inscrivent KARULINK dans un cadre structuré, financé et européen, avec des objectifs mesurables.

La mer comme espace de coopération

L’intérêt de KARULINK tient à son point de départ : la mer peut redevenir un espace de circulation, de travail et de coopération entre des îles proches. Le projet vise à renforcer la connectivité au sein de l’archipel guadeloupéen tout en étudiant de nouvelles lignes vers la Dominique, Antigua et Saint-Kitts. Il associe aussi des objectifs plus larges : stimuler l’économie touristique, favoriser le transport bas-carbone, créer des emplois locaux et développer des formations dans les métiers du transport maritime et terrestre.

Cette dimension est importante pour la Caraïbe orientale. Les territoires concernés partagent des proximités géographiques, des échanges commerciaux, des liens familiaux, des circulations touristiques et des besoins économiques. Pourtant, la mobilité régionale reste un sujet sensible, car elle dépend de décisions publiques, d’opérateurs privés, de contraintes techniques et d’équilibres économiques fragiles. KARULINK devra donc prouver que la coopération peut produire des solutions concrètes.

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KARULINK- Philipe DEZAC-Pt Commission Transport Region Guadeloupe
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KARULINK-Jasemin WEEKES PP3
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KARULINK-Olive STRACHAN MBE

Une réponse à l’enjeu d’intégration régionale

Le projet s’inscrit dans la priorité « Une Caraïbe plus connectée » du programme INTERREG Caraïbes. Cette priorité comprend un objectif spécifique consacré à la mobilité durable, intelligente et transfrontalière. Elle correspond à l’ambition annoncée : réduire les obstacles à la mobilité entre les îles et favoriser les échanges économiques, touristiques et humains.

Pour la Guadeloupe, l’enjeu est aussi stratégique. En tant que région ultrapériphérique européenne située dans la Caraïbe, elle cherche à mieux s’inscrire dans son environnement régional. KARULINK lui donne un rôle de pivot, non pas pour parler à la place des autres territoires, mais pour construire avec eux des liaisons utiles, réalistes et durables.

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KARULINK-Martin Augustine CAVE
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KARULINK-Representant MARITEAM

La prochaine étape sera décisive

À ce stade, les éléments disponibles évoquent des études de faisabilité, une coordination entre partenaires et la préparation des prochaines étapes. Les futures lignes restent donc à définir : trajets retenus, fréquence, prix, navires, ports concernés et partenaires d’exploitation. 

C’est là que KARULINK sera attendu. S’il aboutit, le projet pourrait donner à la Caraïbe orientale un exemple concret de coopération maritime, au service des habitants, des visiteurs, des entreprises et des territoires. Les 2 et 3 juin 2026 n’ont pas encore changé la carte des transports. Mais ils ont posé une première pierre : celle d’une mobilité caribéenne pensée depuis la région, avec ses contraintes, ses besoins et ses ambitions.

KARULINK est un projet de coopération territoriale européenne qui vise à renforcer la connectivité maritime entre plusieurs territoires de la Caraïbe orientale. Il associe la Guadeloupe, Antigua-et-Barbuda, la Dominique et Saint-Kitts-et-Nevis autour d’un objectif concret : étudier la mise en place de liaisons maritimes régulières de passagers, améliorer l’intermodalité des transports et faciliter les échanges économiques, touristiques et humains entre les îles.

Le projet KARULINK concerne principalement la Guadeloupe, Antigua-et-Barbuda, la Dominique et Saint-Kitts-et-Nevis. Côté guadeloupéen, il implique notamment le Groupe STEP, la Communauté d’Agglomération La Riviera du Levant et la Ville de Bouillante. Le projet s’inscrit dans une logique régionale : mieux relier des territoires proches géographiquement, mais encore freinés par des contraintes de transport, de coordination et d’organisation des flux maritimes.

KARULINK est important parce qu’il répond à un enjeu central dans la Caraïbe : la difficulté de se déplacer facilement entre des îles pourtant voisines. En travaillant sur des dessertes maritimes, des solutions de transport plus durables et une meilleure coopération entre acteurs publics et privés, le projet peut contribuer à renforcer l’intégration régionale. Il peut aussi soutenir le tourisme, les échanges économiques, les liens familiaux et la circulation des habitants dans la Caraïbe orientale.

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