Le 19 novembre, le Centre Europe Direct Antilles-Guyane (CEDAG), en partenariat avec le COMOB de la Martinique et la DRAJES Martinique, organisait deux temps d’échanges à l’occasion de la venue de Madame Flora Goudappel, spécialiste en droit constitutionnel européen et représentante Europe Direct Curaçao. La rencontre avait pour objectif de mieux comprendre les liens entre les Régions ultrapériphériques (RUP) et Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM) et l’Union européenne. Elle s’inscrivait dans une volonté partagée d’explorer ce que signifient concrètement les dynamiques RUP et PTOM pour les territoires caribéens.

Ce déplacement s’inscrivait dans une dynamique initiée depuis un an : Curaçao souhaite mieux comprendre la Martinique, son statut européen et les marges de coopération possibles dans la Caraïbe. Un territoire de 160 000 habitants, qui vient de célébrer avec fierté sa première qualification historique à la Coupe du monde, manifestait sa volonté de tisser des relations concrètes avec un autre territoire insulaire voisin… et européen. Une manière de montrer qu’au-delà des dispositifs institutionnels, la coopération prend d’abord racine dans les initiatives humaines.

Des statuts européens qui structurent les relations caribéennes

Au fil des échanges, Madame Flora Goudappel a éclairé les nuances entre les statuts RUP et PTOM. 

Les RUP comme la Martinique, la Guyane ou les Canaries – appartiennent pleinement au territoire de l’Union européenne et bénéficient de dérogations adaptées à leurs réalités insulaires et économiques.

Les PTOM dont Curaçao, ne font pas partie du territoire de l’Union, mais disposent d’une position préférentielle leur permettant notamment d’accéder au marché européen et de développer des partenariats. Ces différences structurent profondément les relations dans la région.

Pour illustrer ces distinctions, Madame Flora Goudappel s’est appuyée sur des situations concrètes : pressions migratoires aux Canaries, choix nationaux concernant le visa Schengen, ou encore débats aux Pays-Bas autour des évolutions statutaires envisagées à Bonaire et Saint-Eustache. Ces réalités montrent combien les cadres RUP et PTOM façonnent les trajectoires de chaque territoire.

RUP et PTOM

Construire la coopération européenne : une mécanique à faire fonctionner ensemble

Une idée forte est revenue à plusieurs reprises : pour utiliser les fonds européens, il faut maîtriser les compétences nécessaires.
Les travaux réalisés avec l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) durant dix-huit mois ont mis en lumière un enjeu réel : la coordination entre Union européenne, État, Région et acteurs opérationnels doit être renforcée pour permettre un accès plus fluide aux fonds. Lorsque l’un de ces maillons se fragilise, tout le processus se complique, en particulier pour les territoires RUP et PTOM.

La boîte à outils OCDE – désormais accessible via le Centre Europe Direct Antilles-Guyane (CEDAG) – a été conçue pour accompagner les équipes locales, faciliter leurs démarches et rendre les dispositifs européens plus accessibles.
L’association Bwa Lansan a également partagé un retour d’expérience, illustrant comment la maîtrise progressive des programmes peut transformer la portée d’un projet et améliorer les coopérations RUP et PTOM.

Les dynamiques caribéennes : où se rencontrent Martinique et Curaçao

Les discussions ont ensuite abordé la place de la Martinique et de Curaçao dans les espaces régionaux comme le Caribbean Forum of the African, Caribbean and Pacific Group of States (CARIFORUM) et la Caribbean Community (CARICOM).
L’accord de partenariat économique entre l’Union européenne et CARIFORUM ouvre des perspectives variées : mobilité des jeunes, programmes éducatifs, projets économiques ou environnementaux, autant de domaines où les territoires RUP et PTOM peuvent trouver un terrain commun.

Concernant le CARICOM, la Martinique et Curaçao y sont observatrices. Elles peuvent assister aux réunions et participer aux discussions, mais sans bénéficier de toutes les prérogatives. Pour la Martinique, cette position reste en attente d’une ratification par la France, condition nécessaire pour rendre ce statut pleinement opérationnel. Les échanges ont montré l’importance de mieux comprendre ces mécanismes pour que les collectivités martiniquaises puissent évaluer ce que ces espaces régionaux peuvent réellement leur apporter.

RUP et PTOM
©Europe Direct Antilles-Guyane

Une journée d’échanges sincères et d’interrogations partagées

Lorsque les participants ont pris la parole, les présentations ont dessiné une mosaïque de parcours : agents de collectivités, acteurs du tourisme, responsables associatifs, professionnels de la mobilité internationale. Tous partageaient le même désir : faire émerger des liens plus solides entre les territoires caribéens, malgré les frontières administratives, les langues différentes et les statuts divergents.

Plusieurs participants ont formulé des interrogations précises, d’autres ont partagé des expériences vécues. Les échanges se sont distingués par leur franchise, leur lucidité et une volonté commune de comprendre comment avancer ensemble de manière concrète.
Cette dynamique collective a donné corps à l’idée que la coopération régionale n’est pas qu’un principe institutionnel : elle se construit dans les voix, les attentes, les besoins et les ambitions de chacun, et dans l’articulation subtile des réalités RUP et PTOM.

RUP et PTOM
©Europe Direct Antilles-Guyane

Une trajectoire commune à écrire entre Europe et Caraïbe

Alors que la rencontre touchait à sa fin, un sentiment clair s’est imposé : la Martinique et Curaçao possèdent un terrain fertile pour développer des projets communs. Mobilité, éducation, écologie, économie de proximité, innovation, culture… les possibilités sont nombreuses, à condition que les territoires puissent mobiliser les outils européens et régionaux de manière cohérente, comme l’encouragent les dispositifs RUP et PTOM.

Les discussions du 19 novembre ont ouvert un chemin. Un chemin où les collaborations deviennent possibles, où les cadres européens se lisent plus clairement, et où les territoires caribéens trouvent des espaces pour se rencontrer autrement.

Ce jour-là, la coopération a pris forme dans les voix présentes, mais aussi dans la volonté de prolonger ces échanges au-delà de cette rencontre, pour construire une relation durable, adaptée aux réalités de la Caraïbe et aux ambitions de chaque territoire — une dynamique précieuse dans l’ensemble des relations RUP et PTOM.

RUP et PTOM
RUP et PTOM

FAQ – RUP et PTOM dans l’espace caribéen

Les Régions ultrapériphériques (RUP) font pleinement partie de l’Union européenne et appliquent le droit européen, avec des adaptations liées à leur insularité. Les Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM), eux, ne sont pas intégrés au territoire européen mais bénéficient d’un statut préférentiel permettant des coopérations renforcées, notamment économiques et éducatives.

La Martinique, en tant que RUP, et Curaçao, en tant que PTOM, partagent des défis communs : mobilité des jeunes, transition écologique, économie locale, éducation, innovation. Leur coopération permet d’utiliser les outils européens et caribéens de manière complémentaire et d’ouvrir des perspectives régionales jusque-là peu exploitées.

Les dispositifs européens – mobilité, formation, partenariats, programmes régionaux – offrent aux RUP et PTOM des opportunités concrètes de collaboration. La boîte à outils élaborée avec l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) aide les acteurs des territoires à mieux utiliser ces programmes.

La COP30 se tient à Belém, dans l’État de Pará, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025. Cette 30ᵉ Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se déroule pour la première fois au cœur de l’Amazonie, symbole d’un écosystème vital pour la planète. À travers cette COP30, les dirigeants du monde s’engagent dans une négociation décisive, celle de la mise en œuvre réelle des engagements pris depuis l’Accord de Paris. Pour les pays de la Caraïbe, directement exposés aux effets du réchauffement, cette édition porte un espoir concret : obtenir une reconnaissance plus juste de leurs besoins et un financement durable de leur adaptation climatique.

Une ouverture centrée sur l’Amazonie et la justice climatique

Le président Luiz Inácio Lula da Silva a ouvert la COP30 en insistant sur la responsabilité partagée des nations et la nécessité d’agir sans délai. « Nous avançons dans la bonne direction, mais à la mauvaise vitesse », a-t-il affirmé devant les délégations réunies au Brésil. Ce message résonne comme un avertissement mondial.

Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention climat, a rappelé que chaque retard se paie cher, en vies humaines et en pertes économiques. Tenir la conférence au Brésil, au cœur d’un territoire qui abrite 60 % de la forêt amazonienne, souligne la dimension symbolique et écologique de cette édition. La COP30 veut replacer la biodiversité, les peuples autochtones et la coopération Sud-Sud au centre des décisions internationales.

Les premières sessions ont montré une dynamique nouvelle : l’adoption rapide de l’agenda et la volonté de traduire les promesses en actions concrètes, notamment dans les domaines de l’énergie, de la transparence et du financement.

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Luiz Inácio Lula da Silva. ©Alex Ferro/COP30
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Simon Stiell. ©Alex Ferro/COP30

Un programme ambitieux entre transition et gouvernance

La COP30 s’articule autour de quatre priorités : réduction des émissions, adaptation, financement et gouvernance climatique. Le Brésil, en accueillant la conférence à Belém, veut incarner la transition vers un modèle économique fondé sur la préservation de la nature.
Le « Capacity-Building Hub », l’un des temps forts de la conférence, met en avant le renforcement des compétences locales. Ses sessions abordent le financement durable, la transition énergétique, les solutions fondées sur la nature et le rôle du patrimoine culturel dans la résilience des territoires.

Les Nations Unies rappellent que limiter la hausse des températures à 1,5 °C reste un impératif, et non un objectif théorique. La COP30 doit ainsi valider des mécanismes concrets de suivi et de transparence, capables d’assurer la crédibilité des engagements nationaux.

La CaraĂŻbe, une voix unie pour la survie

Pour la Caraïbe, la COP30 est une tribune vitale. Les États insulaires réclament des réponses immédiates face à la montée du niveau de la mer et à l’intensification des cyclones. Le Caribbean Development Bank a rappelé que « la région n’a jamais été aussi exposée ni aussi déterminée à défendre sa survie climatique ».

Les délégations caribéennes plaident pour un accès direct aux fonds internationaux, sans conditions d’endettement. Elles demandent que les promesses de 1 300 milliards de dollars annuels d’ici 2035 soient honorées et réparties de manière équitable.
Dans les espaces parallèles de Belém, plusieurs projets d’adaptation sont présentés : restauration côtière à la Dominique, gestion durable de l’eau à Sainte-Lucie, reforestation communautaire en Haïti. Ces initiatives démontrent que la région agit déjà, mais qu’elle manque de soutien financier à la hauteur des défis.

COP30
©Raimundo Pacco/COP30
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©Raimundo Pacco/COP30

Des divergences persistantes entre Nord et Sud

Les discussions de la COP30 révèlent des tensions structurelles entre les pays industrialisés et les États vulnérables. Le débat sur la finance climatique cristallise les désaccords. Les nations du Nord reconnaissent la nécessité d’accroître leur contribution, mais sans préciser les modalités de transfert ni les critères d’accès.

L’initiative « Together4Transparency » cherche à instaurer un cadre universel de suivi des engagements, garantissant des données publiques et comparables. Pour les petits États insulaires, cette transparence permettra de mettre en lumière leurs efforts souvent invisibles dans les bilans mondiaux.
Les délégations des territoires tropicaux insistent sur une équation simple : sans financement juste, pas d’adaptation possible. Les négociateurs doivent donc trancher entre rhétorique et responsabilité, entre engagements financiers et justice climatique réelle.

Belém, symbole d’une gouvernance climatique renouvelée

La ville de Belém incarne les contradictions du monde actuel : vulnérabilité écologique, espoirs collectifs et contraintes logistiques. Malgré les défis d’organisation, cette COP30 connaît une mobilisation record de la société civile et des communautés locales.
Le Brésil, en tant que pays hôte, s’affirme comme médiateur entre les grands émetteurs et les nations vulnérables. L’Amazonie devient ainsi un miroir global : préserver ses forêts revient à protéger les îles, les deltas et les littoraux menacés.
Les peuples autochtones d’Amazonie et les représentants caribéens partagent une même revendication : être écoutés, participer aux décisions et bénéficier des ressources nécessaires à la protection de leurs territoires.

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©Alex Ferro/COP30
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©Alex Ferro/COP30
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©Alex Ferro/COP30
©Alex Ferro/COP30

Une COP30 décisive pour la Caraïbe et le monde

Alors que les négociations se poursuivent, la COP30 s’impose comme un moment de vérité. La Caraïbe espère voir inscrites ses priorités dans le texte final : financement équitable, inclusion institutionnelle et reconnaissance du rôle des territoires tropicaux dans la régulation climatique.
L’édition de Belém pourrait marquer le début d’un changement profond, où les petites nations insulaires cessent d’être spectatrices pour devenir partenaires d’une gouvernance mondiale équilibrée.
La COP30, plus qu’un sommet, agit comme une boussole pour les décennies à venir. Si les décisions de Belém se traduisent en actions concrètes, elles pourraient transformer l’avenir de la Caraïbe et de l’ensemble du monde tropical, unis par une même urgence : survivre dans un climat en mutation rapide.

L’OECO poursuit sa modernisation régionale avec une initiative marquante à Sainte-Lucie : la mise en service de bornes automatisées dans les deux principaux aéroports du pays. Un pas décisif vers une gestion des frontières plus fluide, plus technologique et plus sécurisée dans l’espace caribéen.

Un projet régional tourné vers l’avenir

La Commission de l’OECO (Organisation des États de la Caraïbe orientale) a remis dix bornes en libre-service à Sainte-Lucie : huit à l’aéroport international Hewanorra (HIA) et deux à celui de George F. L. Charles. Ces équipements de pointe permettent aux voyageurs d’effectuer eux-mêmes les formalités d’entrée, réduisant ainsi l’attente et la congestion dans les halls d’arrivée.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du Programme d’amélioration de la gestion des frontières de l’OECO, financé par l’Union européenne à travers le programme Regional Integration Through Growth Harmonisation and Technology (RIGHT). Ce partenariat illustre la volonté de l’organisation régionale de renforcer la coopération entre ses États membres tout en misant sur la technologie comme levier d’efficacité et de sécurité.

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Des bornes automatisées pour une meilleure expérience passager

Grâce à cette installation, Sainte-Lucie devient un exemple concret de transformation numérique au service du tourisme. Les nouvelles bornes automatisées permettent de scanner les passeports, capturer les empreintes digitales et accélérer la vérification des données tout en maintenant un haut niveau de sécurité.

L’objectif est double : faciliter le voyage des ressortissants de la région, notamment ceux de la CARICOM et de l’OECO, et renforcer la capacité du pays à identifier et filtrer les passagers à haut risque. Cette approche intelligente illustre l’équilibre que cherche à atteindre la région entre ouverture touristique et contrôle renforcé.

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Les paroles fortes du leadership caribéen

Lors de la cérémonie officielle de remise à l’aéroport international Hewanorra, le Directeur général de l’OECO, le Dr Didacus Jules, a souligné la portée stratégique de cette évolution :

« À mesure que le tourisme mondial devient plus compétitif, les voyageurs recherchent non seulement de belles destinations, mais aussi une expérience d’entrée efficace, fluide et sécurisée. »

Le Dr Didacus Jules a insisté sur le fait que la modernisation des points d’entrée constitue un pilier essentiel pour soutenir la croissance économique des États membres et renforcer la perception internationale d’une Caraïbe organisée, technologique et accueillante.

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De son côté, le ministre sainte-lucien de l’Intérieur, de la prévention de la criminalité et des personnes en situation de handicap, l’honorable Jeremiah Norbert, a salué l’investissement :

« Pour maintenir la compétitivité mondiale de notre secteur touristique et répondre aux enjeux de sécurité, il est essentiel de disposer de systèmes de gestion frontalière performants. Ils doivent refuser l’entrée aux passagers à risque tout en offrant un passage fluide aux voyageurs légitimes. »

Ces déclarations reflètent une vision partagée : faire de l’espace OECO un modèle de gestion régionale harmonisée, où l’innovation technologique s’intègre aux impératifs de souveraineté et de mobilité.

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Un programme régional déjà en marche

La remise de dix bornes à Sainte-Lucie intervient quelques mois après une initiative similaire à la Grenade, où six bornes avaient été livrées en mars 2025. À terme, la Commission de l’OECO ambitionne d’équiper tous les États membres : Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Montserrat, ainsi que les territoires associés comme Anguilla ou les Îles Vierges britanniques.

Au-delà des infrastructures, l’objectif est d’instaurer un cadre de coopération et de partage de données pour harmoniser les procédures d’entrée, renforcer la traçabilité et garantir une meilleure coordination entre les services d’immigration.

L’initiative s’aligne ainsi sur les priorités régionales de l’OECO, qui visent à accélérer la transformation numérique, stimuler le tourisme durable et améliorer la connectivité régionale. La technologie devient un outil stratégique pour accompagner la mobilité des citoyens caribéens tout en soutenant la compétitivité économique.

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Sainte-Lucie, vitrine d’une nouvelle ère caribéenne

Pour Sainte-Lucie, ce partenariat avec l’OECO et l’Union européenne symbolise une avancée majeure. L’île renforce son image de destination moderne et accueillante, dotée d’infrastructures à la hauteur des standards internationaux. L’automatisation des points d’entrée est appelée à réduire les délais d’attente, améliorer la satisfaction des visiteurs et optimiser la gestion des flux touristiques — un enjeu crucial pour un pays où le tourisme représente plus de 60 % du PIB.

Mais au-delà du gain immédiat, cette initiative traduit la volonté politique d’inscrire Sainte-Lucie dans une trajectoire régionale d’intégration numérique. En s’appuyant sur la structure et la coordination de l’OECO, l’île bénéficie d’un cadre commun d’expertise, de financement et de formation, tout en contribuant à la construction d’une Caraïbe orientale interconnectée.

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Vers une connectivité régionale intelligente

L’OECO démontre ici sa capacité à articuler vision, financement et exécution autour de projets à impact concret. L’installation de ces bornes n’est pas un simple geste technologique : elle symbolise la montée en puissance d’une région qui modernise ses infrastructures, renforce la sécurité et fluidifie les mobilités.

À l’heure où la concurrence entre destinations touristiques s’intensifie, cette modernisation positionne la Caraïbe orientale sur un créneau stratégique : celui d’un espace intégré, sûr et technologiquement avancé.

En unissant ses membres autour d’initiatives tangibles, l’OECO affirme une fois encore son rôle de moteur régional, au service d’une Caraïbe plus efficace, plus connectée et résolument tournée vers l’avenir.

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La Caraïbe fait face à une pression environnementale croissante liée aux arrivées massives de sargasses : ces algues brunes qui s’échouent en nombre sur les littoraux, fragilisant les écosystèmes côtiers, affectant la pêche, le tourisme, la santé publique et la vie quotidienne des communautés insulaires. C’est dans ce contexte que le projet SARSEA — Sargassum Regional Strategies for Ecosystem-based Actions  a été lancé officiellement le 28 octobre 2025 à Sainte‑Lucie, marquant un tournant pour la gestion régionale de ce défi.

Un cadre structurant et des partenaires engagés

Financé par la Agence Française de Développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France en partenariat avec la Commission de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECS), le projet SARSEA offre aux États concernés un cadre de coopération, de connaissance et d’action.

Parmi les axes essentiels du projet SARSEA :

  • – Renforcer la coopĂ©ration rĂ©gionale en matière de planification et de gestion des sargasses, afin d’amĂ©liorer la coordination politique et la visibilitĂ© internationale du phĂ©nomène.
  • – Accompagner les petits États insulaires — notamment la Dominique, la Grenade, Sainte-Lucie et Saint‑Vincent‑et‑les Grenadines — dans la mise en Ĺ“uvre d’initiatives intĂ©grĂ©es de gestion et de valorisation des sargasses, adoptant une approche circulaire et durable.
  • – Soutenir la coopĂ©ration scientifique rĂ©gionale pour mieux comprendre le phĂ©nomène, anticiper ses effets et orienter les stratĂ©gies de gestion.
  • – IntĂ©grer l’approche genre dans toutes les politiques et actions liĂ©es aux sargasses, afin de garantir une rĂ©ponse inclusive et Ă©quitable.
SARSEA
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Le lancement : un moment fort de dialogue

La cérémonie d’ouverture à Sainte-Lucie a réuni des représentants gouvernementaux, institutionnels et scientifiques venus de toute la Caraïbe orientale. Parmi eux : Madame l’Ambassadrice de France auprès des États de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECS, Madame Marie-Noëlle Duris, et Monsieur l’Ambassadeur de France chargé de la coopération régionale dans la zone Atlantique, Monsieur Arnaud Mentré.

La Dominique a insisté sur la nécessité d’une approche coordonnée à plusieurs niveaux pour la gestion des sargasses, évoquant le rôle que chaque île peut jouer dans une chaîne de valeur adaptée à ses capacités. Sainte-Lucie a réaffirmé son engagement à participer activement à cette réponse collective. La Grenade, de son côté, a mis en avant plusieurs priorités : la création d’un centre d’essais régional, la mise en place d’un système de suivi des échouements, un mécanisme de collecte harmonisé et un renforcement du suivi sanitaire.

Lors de l’événement, un protocole de partenariat a été signé entre Expertise France et la Commission de l’OECS, renforçant le cadre institutionnel de l’action régionale. Des tables rondes ont abordé les visions nationales des pays partenaires puis les défis et opportunités de la coopération régionale dans la gestion des sargasses. L’après-midi a été consacré à la présentation de la stratégie du projet et à une réunion de coordination des partenaires. Le lendemain, les participants ont pris part à un atelier scientifique collectif animé par l’Institut de Recherche pour le Développement.

SARSEA
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Vers une stratégie caribéenne partagée

Le projet SARSEA ambitionne de consolider un réseau d’acteurs publics, privés et scientifiques dans la région, en vue de mutualiser compétences, données et bonnes pratiques. L’objectif du projet SARSEA est clair : améliorer la préparation et la réponse aux échouements de sargasses tout en renforçant la résilience des territoires côtiers.

Le projet SARSEA prévoit que, bien que quatre États bénéficient directement du projet, tous les douze États membres de l’OECS pourront tirer profit des enseignements, outils et bonnes pratiques qui en découleront. Cela renforce la dimension régionale et inclusive de l’action.

SARSEA
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Pourquoi ce projet revêt-il tant d’importance ?

Les échouements massifs de sargasses dans la Caraïbe ne sont pas un phénomène isolé : ils perturbent quotidiennement les littoraux, affectent la santé des populations (émissions de gaz toxiques lors de la décomposition, atteintes respiratoires), fragilisent les écosystèmes marins (herbiers, coraux, mangroves) et menacent des secteurs économiques clés comme la pêche ou le tourisme.

Dans ce contexte, une gestion fragmentée ou nationale uniquement ne suffit plus. Le phénomène traverse les frontières, les courants, les écosystèmes. Il impose une réponse coordonnée, à l’échelle de la sous-région, avec une science robuste, voilà ce que le projet SARSEA entend proposer.

Les jalons Ă  venir

  • – Structuration de chaĂ®nes de valeur intĂ©grĂ©es autour des sargasses : depuis la collecte jusqu’à la valorisation (Ă©ventuellement en bioproduits, fertilisants, etc.).
  • – Mise en place de systèmes de suivi harmonisĂ©s des Ă©chouements, de la collecte et de l’analyse sanitaire.
  • – DĂ©ploiement d’actions scientifiques concertĂ©es pour combler les lacunes de connaissances et orienter des politiques publiques mieux adaptĂ©es.
  • – Promotion de la participation des femmes et de l’intĂ©gration des enjeux de genre dans toutes les phases de l’action.
  • Diffusion Ă  tous les États membres de l’OECS des retours d’expĂ©rience, outils et bonnes pratiques issus du projet.
SARSEA
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Le lancement du projet SARSEA marque une étape essentielle dans la mobilisation régionale contre l’impact des sargasses dans la Caraïbe orientale. En conjuguant coopération politique, scientifique, technique et inclusive, les États insulaires disposent désormais d’un cadre structuré pour appréhender ce phénomène complexe. Le projet SARSEA ne remplace pas le travail national ou local : il l’amplifie, le structure, lui donne portée et moyens. Avec ce nouvel élan, c’est bien la perspective d’une gestion concertée, mieux informée et durable des sargasses qui prend forme dans la région.

Le projet Caribbean Connect marque une étape décisive pour la Guadeloupe, la Martinique et Porto Rico. Présentée officiellement le 15 octobre à l’immeuble Canal Média de Baie-Mahault, cette nouvelle infrastructure sous-marine à très haut débit, portée par le Groupe CANAL+, vise à renforcer la connectivité des territoires d’Antilles-Guyane et à assurer leur place dans le grand réseau mondial du numérique.

Un besoin urgent de modernisation

Derrière ce nom technique, ce projet répond à un enjeu essentiel : celui de la connexion au monde.
Jusqu’ici, la Guadeloupe et la Martinique dépendaient d’un ancien câble sous-marin vieillissant, devenu inadapté face à la croissance rapide de la demande en connectivité — plus de 40 % d’augmentation par an.

 Pour Aymé Makuta Mbumba, directeur général de CANAL+ Télécom, cette évolution était devenue indispensable :

« Aujourd’hui, internet dépend de deux choses : les infrastructures terrestres et le lien avec l’internet mondial. Caribbean Connect, c’est cette voie ferrée sous-marine qui relie nos territoires au reste du réseau mondial. »

Avec une capacité de 300 Gb/s, il permettra de multiplier les débits, réduire la latence et assurer une connexion stable et fluide, au service des particuliers, des entreprises et des administrations. Ce câble symbolise la volonté d’ancrer les territoires dans une continuité numérique durable et performante.

Caribbean Connect
Aymé Makuta Mbumba

Un financement européen au service des territoires

Ce projet est cofinancé à 70 % par l’Union Européenne dans le cadre du programme Connecting Europe Facility (CEF Digital), pour un investissement global de près de 6 millions d’euros.
Présent à la conférence, Yves Dareau, Secrétaire Général pour les Affaires Régionales, a salué « un projet emblématique et concret, porté par une Europe qui relie et investit dans l’avenir de ses territoires ultramarins ».

Cette coopération entre institutions publiques et acteurs privés illustre la volonté européenne de renforcer la résilience numérique des régions ultrapériphériques (RUP).
De son côté, Alice Bourrouet, représentante de l’agence exécutive européenne HaDEA, a souligné :

« Financer Caribbean Connect, c’est investir dans les territoires, pour leurs habitants, et dans leur capacité à innover. »

Caribbean Connect
Alice Bourrouet

Un partenariat exemplaire entre l’Europe et les Antilles-Guyane

La Région Guadeloupe, représentée par Aurélie Bitufwila, présidente de la commission numérique, a joué un rôle clé dans la concrétisation du projet. Sa présence à la conférence témoigne du soutien fort des institutions locales à cette infrastructure stratégique.
Caribbean Connect n’est pas seulement un projet technologique : il incarne une coopération réussie entre l’Europe et les territoires ultramarins, au service de l’inclusion et de la souveraineté numérique.

Caribbean Connect
Caribbean Connect

CANAL+ Antilles-Guyane : connecter, créer, transmettre

La présentation s’est poursuivie avec Sébastien Punturello, nouveau directeur général de CANAL+ Antilles-Guyane, qui a replacé Caribbean Connect dans la vision globale du groupe :

« Ce câble est une infrastructure essentielle, mais c’est aussi un symbole : celui d’un groupe qui croit dans la puissance des liens — ceux de la connectivité comme ceux du développement de la culture. »

En parallèle, le groupe poursuit le déploiement accéléré de la fibre optique, déjà accessible à 80 % des foyers guadeloupéens, et soutient chaque année plus d’une vingtaine de productions locales (Zion, Wish, Toutoune…).
Ainsi, il s’inscrit dans une logique plus large de transmission, d’accès à la culture et d’innovation régionale, au service du lien social autant que du progrès technologique.

Caribbean Connect
Sébastien Punturello

Un levier pour l’économie numérique régionale

La mise en service progressive de Caribbean Connect est prévue pour 2025, suivie de l’arrivée de nouveaux services dès 2026 : hébergement local, datacenters et interconnexions régionales.
Cette infrastructure marque un tournant stratégique pour l’économie numérique des Antilles-Guyane. En garantissant une connexion rapide, stable et souveraine, elle offre aux entreprises locales de nouvelles opportunités dans les domaines de la tech, de l’éducation, de la santé et du commerce en ligne.

Caribbean Connect incarne une avancée technologique majeure, mais aussi un acte de souveraineté. En permettant aux territoires ultramarins de garder la maîtrise de leurs infrastructures, il ouvre la voie à une autonomie numérique longtemps attendue dans la région.

Un symbole d’unité et d’avenir

Caribbean Connect relie  des communautés, des économies et des ambitions communes.
Son lancement illustre la volonté collective de bâtir un avenir où la distance ne sera plus un obstacle, mais un moteur d’unité et de développement partagé.

En consolidant la place des Antilles-Guyane dans l’écosystème numérique mondial, Caribbean Connect prouve que la connectivité n’est pas seulement une affaire de câbles : c’est une volonté commune de bâtir l’avenir ensemble, entre les îles et le monde.

La coopération entre États membres de la CARICOM prend une nouvelle dimension depuis le 1ᵉʳ octobre 2025. La Barbade, le Belize, la Dominique et Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont officiellement levé les barrières à la circulation de leurs citoyens. Ces quatre nations ont lancé un accord inédit qui autorise leurs ressortissants à vivre, travailler et s’installer librement au sein de cet espace caribéen sans permis de travail. Un signal fort pour la construction d’une région plus unie et solidaire.

Un accord fondateur pour la libre mobilité régionale

Lancé sous l’appellation « Enhanced Cooperation in Free Movement », cet engagement a été ratifié par les chefs de gouvernement lors du 49ᵉ sommet de la CARICOM à Montego Bay. Pour la première fois, des pays caribéens appliquent pleinement les principes de libre circulation déjà évoqués dans le Traité de Chaguaramas.

Grâce à cet accord, les ressortissants de la Barbade, du Belize, de la Dominique et de Saint-Vincent-et-les-Grenadines peuvent entrer, sortir, travailler et résider dans les pays partenaires sans certificat CSME ni permis spécial. Ils bénéficient également d’un accès limité, mais réel aux services publics essentiels, notamment la santé de base et l’éducation primaire ou secondaire.

Cette coopération entre États membres de la CARICOM constitue la première étape d’un projet plus vaste d’unification humaine et économique de la région.

Coopération entre États membres de la CARICOM
©CARICOM
Coopération entre États membres de la CARICOM
©CARICOM

Un levier stratégique pour quatre économies complémentaires

  • – Pour la Barbade, l’enjeu est clair : faire face Ă  une population vieillissante et Ă  un manque de main-d’œuvre. Bridgetown espère attirer de jeunes travailleurs issus des pays voisins afin de soutenir les secteurs clĂ©s du tourisme, des services et de la santĂ©.
  • – Le Belize, dont le territoire est soixante fois plus vaste que celui de la plupart des Ă®les caribĂ©ennes, souhaite encourager le peuplement de ses zones rurales et stimuler son dĂ©veloppement. Avec seulement 400 000 habitants pour plus de 22 000 km², le pays voit dans cette coopĂ©ration entre États membres de la CARICOM une occasion d’accueillir des talents et d’accroĂ®tre sa productivitĂ©.
  • – La Dominique et Saint-Vincent-et-les-Grenadines privilĂ©gient quant Ă  elles le lien culturel et historique. Ă€ Kingstown, le Premier ministre Ralph Gonsalves a rappelĂ© que cette initiative rĂ©pond aussi Ă  une dimension identitaire :

« Nos frères et sœurs Garifuna du Belize peuvent venir passer plus de temps ici, travailler s’ils le souhaitent, et nos citoyens sont désormais libres d’aller là-bas. »

Coopération entre États membres de la CARICOM
Coopération entre États membres de la CARICOM
Coopération entre États membres du CARICOM
Coopération entre États membres de la CARICOM

Une histoire partagée, socle de l’intégration

Cette coopération entre États membres de la CARICOM repose sur un socle historique commun. Les quatre nations partagent une expérience coloniale britannique, un héritage linguistique proche et une structure institutionnelle similaire. Ces affinités ont facilité la mise en œuvre d’un dispositif de mobilité inédite dans la région.

Un mécanisme de vérification commun a été instauré pour filtrer les demandes. Les autorités conservent le droit de refuser l’entrée à tout individu représentant un risque pour l’ordre public ou un fardeau financier pour l’État d’accueil. Cette clause vise à préserver l’équilibre entre ouverture et responsabilité.

Un laboratoire d’intégration régionale

Les dirigeants considèrent cette coopération entre États membres de la CARICOM comme un projet pilote. Si les résultats sont concluants, elle pourrait être étendue à d’autres pays membres dès 2026. Des discussions sont déjà en cours avec la Jamaïque, Sainte-Lucie et Trinité-et-Tobago pour rejoindre l’initiative.

Selon les économistes régionaux, cette coopération entre États membres de la CARICOM représente une opportunité majeure pour fluidifier les échanges de compétences et renforcer les chaînes de valeur locales. En supprimant les contraintes administratives, elle favorise la mobilité professionnelle, l’entrepreneuriat et la mise en réseau des talents caribéens.

Coopération entre États membres du CARICOM
©CARICOM

Des retombées sociales et humaines durables

Au-delà des chiffres, la portée humaine de cet accord est considérable. Des milliers de familles pourront désormais envisager un avenir au-delà de leurs frontières nationales. L’accès à l’emploi, à la formation et aux soins élémentaires ouvre la voie à une intégration réelle des sociétés caribéennes.

Cette coopération entre États membres de la CARICOM redonne aussi du sens au projet initial de la Communauté : bâtir une région solidaire où les citoyens partagent les mêmes droits fondamentaux. Elle incarne une nouvelle génération de politiques régionales fondées sur la confiance et la réciprocité.

Vers une CaraĂŻbe unie et inclusive

L’entrée en vigueur de cette mesure confirme la volonté de la région d’écrire une nouvelle page de son histoire. La coopération entre États membres de la CARICOM dépasse les considérations économiques : elle symbolise la volonté politique d’unir les peuples et de renforcer la stabilité sociale.

En s’ouvrant mutuellement leurs frontières, la Barbade, le Belize, la Dominique et Saint-Vincent-et-les-Grenadines démontrent qu’une autre Caraïbe est possible : une Caraïbe mobile, connectée et consciente de sa destinée commune.

Le Partenariat Caraïbe Japon vient de franchir une nouvelle étape avec l’organisation du premier Dialogue régional caribéen, tenu les 21 et 22 août 2025 à Sainte-Lucie. Accueilli au Bay Gardens Hotel et orchestré par la Commission de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) en collaboration avec la Fondation Sasakawa pour la Paix (SPF) du Japon, cet événement a réuni gouvernements, organisations régionales, secteur privé, monde académique, société civile et représentants de la jeunesse de l’ensemble de la région CARICOM. Pendant deux jours, les discussions se sont articulées autour d’un thème central : « Faire progresser la prospérité résiliente dans la Caraïbe ».

Une ambition partagée : transformer la résilience en moteur de prospérité

Dans son discours d’ouverture, l’honorable Wayne Girard, ministre auprès du ministère des Finances, du Développement économique et de l’Économie des jeunes de Sainte-Lucie, a souligné que la résilience ne se limite pas à la capacité de rebondir après les crises. Elle doit être conçue comme une volonté d’avancer vers la durabilité, l’inclusion et l’innovation. Pour lui, ce Dialogue constitue à la fois un rappel à la conscience et une plateforme de coopération pour redéfinir la trajectoire caribéenne.

Le Partenariat Caraïbe Japon s’inscrit dans cette logique de transformation. Le Dr Didacus Jules, directeur général de l’OECO, a invité la région à repenser son récit au niveau mondial. Selon lui, la Caraïbe doit se présenter non comme un territoire vulnérable mais comme une source de solutions innovantes : énergies renouvelables, économie bleue, tourisme communautaire ou encore transformation des systèmes alimentaires.

Partenariat CaraĂŻbe Japon
Hon. Wayne Girard. ©OECO
Partenariat CaraĂŻbe Japon
S.E. Dr Didacus Jules. ©OECO

Cinq piliers stratégiques pour un développement durable

Les échanges se sont structurés autour de cinq piliers majeurs :

  1. Économie bleue : valorisation durable des ressources marines et développement de chaînes de valeur.
  2. Tourisme communautaire : implication des populations locales pour un tourisme plus équitable.
  3. Agriculture et sécurité alimentaire : renforcement de la souveraineté alimentaire des îles.
  4. Développement économique et commercial : diversification et intégration dans l’économie mondiale.
  5. Réduction des risques climatiques et de catastrophes : construction d’infrastructures et de politiques adaptées aux réalités insulaires.

À travers le Partenariat Caraïbe Japon, ces piliers sont renforcés par des thématiques transversales : l’importance des données, la prise en compte du genre, la participation de la jeunesse, le rôle central de la société civile et l’engagement du secteur privé.

Des initiatives concrètes proposées par l’OECO

Le Dr Didacus Jules a proposé plusieurs instruments opérationnels afin de transformer les discussions en résultats tangibles :

  • âś… Un Pacte de gestion des systèmes insulaires caribĂ©ens, pour harmoniser les politiques et amĂ©liorer la rĂ©silience rĂ©gionale.
  • âś… Un AccĂ©lĂ©rateur des chaĂ®nes de valeur bleues, destinĂ© Ă  maximiser les retombĂ©es Ă©conomiques des ressources marines.
  • âś… Une BoĂ®te Ă  outils pour le financement rĂ©silient au climat, afin d’orienter les flux financiers vers des projets durables et adaptĂ©s aux rĂ©alitĂ©s locales.

Le Partenariat Caraïbe Japon se veut donc un levier pour traduire l’Agenda d’Antigua-et-Barbuda pour les PEID en solutions concrètes et mesurables.

Une coopération renforcée avec le Japon

Le Partenariat Caraïbe Japon ne se limite pas à un simple exercice diplomatique. Il prépare la région à une visibilité accrue sur la scène mondiale. En effet, ce Dialogue de Castries a servi de prélude au Dialogue interrégional et au Sommet mondial des îles, prévus en 2026 à Tokyo. Ces rendez-vous réuniront les nations insulaires de la Caraïbe, du Pacifique et de l’océan Indien, afin de relever ensemble les défis communs et de saisir des opportunités partagées.

Le professeur Mitsutaku Makino, président de l’Institut de recherche sur les politiques océaniques (Ocean Policy Research Institute, OPRI-SPF), a déclaré que ces discussions représentaient une première étape importante pour bâtir une coopération internationale solide. Selon lui, le Partenariat Caraïbe Japon est une opportunité pour avancer des solutions collectives aux défis climatiques et économiques des petites nations insulaires.

De son côté, Hideyuki Shiozawa, directeur des Nations insulaires à l’OPRI-SPF, a insisté sur la nécessité de combler l’écart entre les politiques internationales et les réalités vécues par les populations locales. Pour lui, favoriser le dialogue et fournir des données aux décideurs est la clé pour créer une dynamique vers la Conférence mondiale des synergies et le Sommet de Tokyo.

Partenariat CaraĂŻbe Japon
Professeur Mitsutaku Makino. ©OECO
Partenariat CaraĂŻbe Japon
M. Hideyuki Shiozawa. ©OECO

La Caraïbe : d’un catalogue de vulnérabilités à un portefeuille de solutions

Tout au long des débats, un message fort a émergé : aucun pays caribéen ne peut relever seul les défis globaux. Les menaces communes — montée des eaux, diminution des ressources halieutiques, inégalités dans les systèmes financiers mondiaux — exigent des réponses collectives et une innovation audacieuse.

En conclusion, les participants ont affirmé leur volonté de présenter la Caraïbe comme un portefeuille de solutions. Le Dr Didacus Jules a résumé cette ambition en déclarant :
« Ce n’est pas simplement une réunion ; c’est une étape importante vers une coopération renforcée, des systèmes plus solides et une vision caribéenne partagée de paix, de résilience et de prospérité. »

Cet objectif est au cœur du Partenariat Caraïbe Japon, qui entend dépasser la simple diplomatie pour devenir un outil concret de développement et de résilience.

Une étape vers l’avenir

Le Partenariat Caraïbe Japon ouvre de nouvelles perspectives pour les petites nations insulaires. Il s’agit désormais de transformer les promesses en actions mesurables et de faire entendre la voix caribéenne dans les grands débats internationaux. À l’approche du Sommet mondial des îles à Tokyo en 2026, la Caraïbe se présente non pas comme une périphérie fragile, mais comme un acteur stratégique, porteur de solutions globales pour un avenir durable.

Un rendez-vous historique Ă  Addis-Abeba

Le Sommet CARICOM-Afrique 2025 s’est tenu le 7 septembre au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, marquant une nouvelle phase dans le rapprochement entre les Caraïbes et le continent africain. Présentée comme un « retour aux sources » par la secrétaire générale de la CARICOM, Dr Carla Barnett, cette rencontre a symbolisé la volonté commune de dépasser les fractures héritées de l’histoire et de renforcer des liens fraternels.

Au-delà des déclarations, ce deuxième sommet a concrétisé des engagements concrets, allant du développement sanitaire à la coopération économique, en passant par les revendications en faveur de la justice réparatrice.

Héritage partagé et mémoire commune

Dans son discours d’ouverture, Dr Barnett a rappelé l’importance de ce rendez-vous : « Nos peuples ont été séparés pendant des siècles par l’océan, le système colonial et un ordre économique mondial injuste. Pourtant, nous restons liés par un esprit indestructible et un patrimoine commun. »

Le Sommet CARICOM-Afrique 2025 s’inscrit dans cette mémoire collective, marquée par les déportations, l’esclavage et les luttes pour l’émancipation. Les dirigeants caribéens et africains ont souligné que la diaspora africaine, présente dans les Amériques et dans les Caraïbes, constitue une force qui doit désormais s’unir pour défendre ses intérêts et préparer un avenir commun.

Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM

Des avancées concrètes depuis 2021

Ce deuxième rendez-vous fait suite au premier sommet de 2021, qui s’était tenu en virtuel. Depuis, plusieurs initiatives ont vu le jour. Le protocole d’accord entre la CARICOM et l’Union africaine a permis de poser un cadre institutionnel solide. Le lancement du Partenariat pour le développement de la santé en Afrique et dans les Caraïbes (HeDPAC) illustre cette dynamique, avec un plan d’action axé sur le renforcement des capacités médicales.

Le Sommet CARICOM-Afrique 2025 a également mis en avant la coopération croissante avec l’Afreximbank, dont le siège caribéen a été installé à la Barbade. L’organisation du Forum commercial et d’investissement Afro-Caraïbe (ACTIF)

Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM
Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM

Une ambition tournée vers la justice réparatrice

L’un des axes majeurs du Sommet CARICOM-Afrique 2025 fut la question des réparations. Le thème choisi – « Un partenariat transcontinental en quête de justice réparatrice pour les Africains et les descendants d’Africains » – a renforcé la légitimité de ce combat.

Les participants ont rappelé que l’esclavage et la colonisation ont profondément marqué les sociétés des deux régions. Pour Dr Barnett, il s’agit désormais de « transformer ces blessures en une force collective de plaidoyer ». La Commission des réparations de la CARICOM, active depuis plus d’une décennie, a été mise en avant comme fer de lance de cette mobilisation.

Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM
Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM

Enjeux économiques et climatiques

Le Sommet CARICOM-Afrique 2025 a aussi insisté sur la nécessité de réformer l’architecture financière mondiale, dans la continuité de l’Initiative de Bridgetown. Les dirigeants ont dénoncé les inégalités persistantes d’un système qui pèse lourdement sur les pays du Sud.

Autre sujet central : le changement climatique. Bien que responsables de seulement 6 % des émissions mondiales, les États africains et caribéens subissent de plein fouet ses effets. Les discussions ont donc porté sur des réponses coordonnées pour protéger les populations les plus vulnérables.

Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM
Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM

Vers une voix unifiée sur la scène internationale

La connectivité aérienne a également été abordée. Un accord multilatéral sur les services aériens est en préparation, tandis que des initiatives bilatérales, comme la coentreprise entre Antigua-et-Barbuda et le Nigeria pour relancer LIAT 2020, visent à renforcer les échanges humains et commerciaux.

Les chefs d’État et de gouvernement présents ont insisté sur l’importance d’une voix commune. Ensemble, l’Afrique et la Caraïbe représentent un cinquième de la population mondiale. Le Sommet CARICOM-Afrique 2025 a ainsi appelé à une stratégie coordonnée pour peser dans les débats internationaux, qu’il s’agisse des réformes du Conseil de sécurité des Nations unies, de la gouvernance économique mondiale ou des négociations climatiques.

Cette volonté d’unité s’appuie sur un héritage panafricain revendiqué, inspiré de figures historiques telles que Marcus Garvey, Patrice Lumumba ou encore Kwame Nkrumah.

Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM
Sommet CARICOM-Afrique 2025
©CARICOM

Un moment fondateur pour l’avenir

En clôture, les dirigeants ont insisté sur le caractère fondateur du Sommet CARICOM-Afrique 2025. Pour Terrance Drew, Premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis et président entrant de la CARICOM, il s’agit d’un « moment de réunion, de mémoire et d’affirmation », où la repentance ne suffit plus et où les réparations deviennent une exigence légitime.

À travers le Sommet CARICOM-Afrique 2025, les deux régions entendent transformer les injustices du passé en leviers de solidarité et de coopération. Leur objectif commun : bâtir un avenir reposant sur la dignité, la justice et la prospérité partagée.

L’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) a franchi une nouvelle étape dans son engagement en faveur du développement durable en signant un protocole d’accord avec l’Alliance solaire internationale (ISA). Cet accord a été conclu à Santiago du Chili lors de la septième réunion du Comité régional de l’ISA pour l’Amérique latine et les Caraïbes, du 4 au 6 août 2025.

Plus qu’un simple document technique, il incarne une vision collective : accélérer la transition énergétique des petits États insulaires grâce à l’énergie solaire et réduire la dépendance aux importations coûteuses de combustibles fossiles.

OECO : un acteur central de la CaraĂŻbe orientale

Créée en 1981, l’OECO regroupe actuellement onze membres, dont six États indépendants : Antigua-et-Barbuda, Dominique, Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Cette organisation régionale joue un rôle fondamental dans l’intégration économique, la gouvernance partagée et la coordination de politiques publiques dans des domaines stratégiques tels que l’éducation, la santé, le climat et l’énergie.

La signature de ce protocole avec l’ISA s’inscrit donc dans une logique plus large : renforcer la résilience économique et environnementale d’une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique, des ouragans dévastateurs et de la volatilité des prix de l’énergie.

OECO
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Les atouts de l’Alliance solaire internationale

L’ISA, fondée en 2015 à l’initiative de l’Inde et de la France, rassemble aujourd’hui 124 États membres répartis sur quatre continents. Elle se positionne comme un accélérateur de la transition solaire, en offrant des financements innovants, un appui technique et des programmes de renforcement des capacités. Son expertise est particulièrement précieuse pour les pays du Sud, qui doivent concilier développement économique et impératifs climatiques.

Dans le cadre de l’accord, l’ISA s’engage à :

  • âś… promouvoir l’énergie solaire dans les États membres,
  • âś… mobiliser des fonds publics et privĂ©s via le Fonds solaire mondial et d’autres instruments de finance climatique,
  • âś… renforcer les compĂ©tences locales grâce aux Centres de ressources d’applications technologiques solaires (STAR–C).
OECO
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Une coopération tournée vers l’action

Pour l’OECO, l’accord signé avec l’ISA dépasse la simple coopération institutionnelle. Il vise des résultats concrets :

  • âś… dĂ©velopper des projets solaires capables de rĂ©duire la dĂ©pendance au diesel,
  • âś… faciliter l’accès aux financements pour les gouvernements comme pour les entreprises,
  • âś… crĂ©er de l’emploi qualifiĂ© dans les filières vertes,
  • âś… mutualiser les achats d’équipements solaires pour abaisser les coĂ»ts.

Cette stratégie s’aligne parfaitement avec la « Décennie de l’énergie durable » lancée par l’OECO pour la période 2025–2035. L’objectif est clair : faire du solaire une pierre angulaire du développement économique et social des États membres.

OECO
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Les défis spécifiques des petits États insulaires

Les pays membres de l’OECO appartiennent à la catégorie des petits États insulaires en développement (PEID). Leur vulnérabilité est multiple :

  • gĂ©ographique, car les ouragans et phĂ©nomènes climatiques extrĂŞmes peuvent dĂ©truire en quelques heures les infrastructures Ă©nergĂ©tiques ;
  • financière, puisque l’accès aux crĂ©dits internationaux reste limitĂ© en raison de la taille rĂ©duite de leurs Ă©conomies ;
  • structurelle, avec une forte dĂ©pendance aux importations de carburants fossiles qui pèsent sur les budgets nationaux et les balances commerciales.

Kerryne James, ministre de la Résilience climatique et coprésidente du Comité régional de l’ISA pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a souligné ce point : « Nous devons reconnaître que l’accès au financement pour la transition énergétique demeure un défi majeur pour les PEID. »

Un centre régional d’excellence pour l’énergie solaire

L’un des volets les plus innovants de cette coopération  est la création d’un Centre régional d’excellence pour l’énergie solaire. Celui-ci servira à développer l’expertise locale, favoriser le partage de connaissances et mettre en place des formations adaptées aux réalités caribéennes.

Selon Ashish Khanna, Directeur général de l’ISA, cette initiative permettra aussi de tirer parti des innovations numériques : « En favorisant les achats groupés d’énergie solaire grâce à des plateformes d’appel d’offres digitales, nous améliorerons l’efficacité, réduirons les coûts et attirerons des investissements privés de grande ampleur. »

Une vision de long terme pour la CaraĂŻbe

Pour Dr Didacus Jules, Directeur général de l’OECO, l’accord signé ne se limite pas à une question énergétique. Il s’agit d’un véritable investissement stratégique dans la résilience et l’indépendance économique de la région. En transformant le secteur énergétique, l’OECO entend offrir à ses citoyens une meilleure qualité de vie, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

La Décennie de l’énergie durable (2025–2035) marque ainsi un tournant : l’énergie solaire n’est plus considérée comme une option parmi d’autres, mais comme un pilier de l’avenir économique et social des îles de la Caraïbe orientale.

L’OECO en chef de file régional

En signant cet accord avec l’Alliance solaire internationale, l’OECO confirme son rôle de chef de file dans la transition énergétique caribéenne. En misant sur l’énergie solaire, elle trace une voie crédible vers plus de résilience, d’indépendance et de prospérité pour ses États membres. Au-delà de l’aspect technique, ce partenariat incarne une ambition : permettre aux petits États insulaires de transformer leur vulnérabilité en atout, en devenant des laboratoires de solutions durables à l’échelle mondiale.

Le Caribbean Global Awards 2025 s’apprête à faire de Londres le centre mondial de la créativité, de l’innovation et de l’identité caribéennes. Le 27 septembre prochain, le prestigieux Cumberland Hotel se transformera en scène d’honneur pour célébrer des figures majeures de la Caraïbe et de sa diaspora. Porté par une volonté affirmée de mettre en lumière les talents qui transforment la région, cet événement s’annoncera comme un moment fort de reconnaissance internationale.

Un rendez-vous au service de l’excellence caribéenne

Organisé par le Caribbean Global Institute, le Caribbean Global Awards 2025 aura pour mission de promouvoir l’impact réel de personnalités caribéennes dans des domaines aussi variés que l’entrepreneuriat, la culture, l’engagement social ou la recherche scientifique. La soirée s’articulera autour d’un gala ponctué de remises de prix, de performances artistiques, d’un dîner assis et de moments de réseautage de haut niveau.

Plus qu’un palmarès, le Caribbean Global Awards 2025 affirmera une ambition claire : renforcer la fierté caribéenne dans un monde globalisé, en s’appuyant sur des réussites concrètes et inspirantes.

Caribbean Global Awards 2025
©Caribbean Global Awards
Caribbean Global Awards 2025
©Caribbean Global Awards
Caribbean Global Awards 2025
©Caribbean Global Awards

Des distinctions pour refléter les dynamiques contemporaines

Les prix attribués au cours de Caribbean Global Awards 2025 couvriront plusieurs catégories essentielles :

  • 🏆 Ĺ’uvre d’une vie
  • 🏆 Excellence culturelle
  • 🏆 Impact social
  • 🏆 Innovation scientifique
  • 🏆 Entreprise Ă©thique
  • 🏆 Talent Ă©mergent

Une mention spéciale, le People’s Choice Award – Caribbean Global Leader, reviendra à une figure emblématique élue par le public. En 2025, c’est la Trinidadienne Kamla Persad-Bissessar, ancienne Première ministre de Trinité-et-Tobago, qui aura été désignée lauréate. Son parcours, marqué par un engagement constant en faveur de l’éducation et de l’égalité des chances, aura mobilisé des milliers de soutiens dans la diaspora.

Caribbean Global Awards 2025
© Caribbean Global Awards

Une scénographie enracinée dans l’identité caribéenne

Le Cumberland Hotel, situé à deux pas de Marble Arch, accueillera les invités dans un décor mêlant élégance britannique et références culturelles caribéennes. Tissus traditionnels, objets artisanaux et œuvres contemporaines composeront un environnement immersif, reflétant la diversité du patrimoine régional.

Durant le dîner, les convives découvriront une sélection de plats emblématiques, parmi lesquels le callaloo de Trinidad, le lambi guadeloupéen ou encore le jerk chicken jamaïcain, revisités par des chefs caribéens installés au Royaume-Uni.

Caribbean Global Awards 2025
©Caribbean Global Awards

Une programmation artistique engagée

La chanteuse Angie Lang, figure montante de la scène soul et caribéenne, ouvrira la cérémonie avec une performance live. D’autres artistes, dont les noms seront dévoilés dans les semaines à venir, mêleront musique traditionnelle, spoken word et créations hybrides. Le programme artistique, fidèle à l’esprit du Caribbean Global Awards 2025, mettra en avant la richesse des expressions contemporaines de la région.

Des prises de parole ponctueront également la soirée : entrepreneurs, activistes, chercheurs ou éducateurs évoqueront les défis et avancées de leurs territoires respectifs, soulignant ainsi la capacité de la Caraïbe à s’inscrire dans les grandes dynamiques globales.

Caribbean Global Awards 2025
© Angie Lang

Une portée qui dépassera l’événement

Le Caribbean Global Awards 2025 ne se limitera pas à une reconnaissance symbolique. L’événement générera des effets tangibles : bourses d’études, projets de coopération régionale, incubateurs numériques ou encore fonds pour l’innovation durable verront le jour dans la foulée.

Des partenariats pérennes seront également consolidés avec des institutions académiques, des fondations privées et des organisations de la diaspora, faisant de cette cérémonie un levier stratégique pour le développement de la région.

Une scène mondiale pour une Caraïbe influente

En s’implantant à Londres, le Caribbean Global Awards 2025 réaffirmera la place de la Caraïbe dans les sphères internationales de la culture, de l’économie et de l’innovation sociale. Il contribuera à projeter une image plurielle, audacieuse et proactive d’une région souvent caricaturée ou sous-estimée.

Le 27 septembre 2025, la Caraïbe fera entendre sa voix. Forte, créative, solidaire. Et plus influente que jamais.