Martinique – Barbade : un accord de cinq ans pour passer aux actes

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Au sommet de la CARICOM, la Martinique n’a pas seulement occupé un nouveau siège. Le 7 juillet 2026, en marge de la rencontre organisée à Sainte-Lucie, Serge Letchimy et Mia Amor Mottley ont signé un accord de coopération entre la Martinique et la Barbade. Un objectif concret se dessine : transformer la proximité caribéenne en projets suivis, financés et évalués.

Une première participation déjà tournée vers l’action

Cette signature intervient dans un moment particulier pour la Martinique. Devenue officiellement le septième membre associé de la CARICOM le 16 juin 2026, elle participait pour la première fois à une Conférence des chefs de gouvernement de l’organisation régionale. L’accord avec la Barbade donne immédiatement une dimension opérationnelle à cette nouvelle étape. Il ne s’agit plus seulement d’affirmer que la Martinique appartient à son espace caribéen. L’accord ouvre un cadre de travail bilatéral avec un voisin régional capable de partager des compétences, des expériences et des priorités communes.

Serge Letchimy résume cette ambition par une formule claire : la Martinique ne vient pas uniquement « prendre place à la table » de la CARICOM. Elle veut construire, proposer et agir. Cette volonté place la coopération au-delà du symbole diplomatique.

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Neuf secteurs pour rapprocher les deux territoires

L’accord couvre neuf grands domaines : les industries culturelles et créatives, le sport, l’éducation, la formation professionnelle, la gestion des risques, la santé, le tourisme, la pêche et la facilitation des échanges commerciaux.

Cette diversité montre que la relation recherchée ne se limite pas aux institutions. Elle concerne directement les étudiants, les artistes, les sportifs, les professionnels du tourisme, les pêcheurs, les entreprises et les acteurs de la santé.

Pour la jeunesse, l’enjeu pourrait notamment passer par de nouvelles formations, des échanges de compétences ou des programmes communs. Pour les secteurs culturels, cet accord peut créer des passerelles entre deux territoires voisins qui partagent un espace régional, mais dont les langues, les administrations et les circuits économiques restent souvent séparés.

La culture comme outil de développement

La présence des industries culturelles et créatives parmi les priorités n’est pas secondaire. Elle reconnaît la culture comme un secteur économique, un moyen de circulation régionale et un espace de construction identitaire.

Entre la Martinique francophone et la Barbade anglophone, les collaborations artistiques peuvent aussi devenir une manière très concrète de réduire les distances. Musique, cinéma, patrimoine, arts visuels ou création numérique peuvent circuler plus facilement lorsque des institutions organisent les échanges, mobilisent des moyens et suivent les projets.

C’est ici que l’accord peut prendre une couleur véritablement caribéenne : non pas en effaçant les différences entre les deux territoires, mais en utilisant leurs singularités pour créer de nouvelles collaborations.

Un dispositif conçu pour produire des résultats

L’accord prévoit un Comité conjoint de coopération, coprésidé par la Barbade et la Collectivité territoriale de Martinique. Cette instance devra définir les priorités, approuver les programmes, suivre leur mise en œuvre et examiner leurs résultats. Un Secrétariat technique assurera le suivi opérationnel. Un rapport annuel devra présenter les actions réalisées, les ressources mobilisées, les indicateurs de performance, les difficultés rencontrées et le programme prévu pour l’année suivante.

Ces mécanismes constituent l’un des éléments les plus importants de l’accord. Les coopérations régionales sont souvent annoncées avec ambition, mais leur impact dépend ensuite du calendrier, des financements et de la continuité administrative. En prévoyant une évaluation régulière, la Martinique et la Barbade affichent leur volonté de rendre la relation mesurable. Et surtout, d’en rendre les effets visibles pour les populations concernées.

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Cinq ans pour installer une coopération durable

Conclu pour cinq ans et renouvelable, l’accord laisse aux deux territoires le temps de construire des projets au-delà des rencontres ponctuelles. Il donne également à leur relation un cadre stable, alors que la Martinique cherche à renforcer sa place entre la Caraïbe, l’Europe, les Amériques et l’Afrique.

Le véritable test commencera désormais avec les premiers programmes retenus. Quels projets seront lancés en priorité ? Quels publics en bénéficieront directement ? La réponse permettra de savoir si cette signature marque seulement une nouvelle étape institutionnelle, ou le début d’une coopération capable de changer concrètement les échanges entre la Martinique et la Barbade.

L’accord établit un cadre de coopération dans neuf secteurs : les industries culturelles et créatives, le sport, l’éducation, la formation professionnelle, la gestion des risques, la santé, le tourisme, la pêche et la facilitation des échanges commerciaux. Il doit permettre aux deux territoires de développer des programmes communs et des projets concrets.

L’accord de coopération entre la Martinique et la Barbade est conclu pour une durée de cinq ans renouvelable. Cette période doit permettre aux deux partenaires de lancer des actions, d’en mesurer les résultats et de construire une relation durable au-delà des rencontres institutionnelles ponctuelles.

Un Comité conjoint de coopération définira les priorités, approuvera les programmes et évaluera les résultats. Un Secrétariat technique assurera le suivi opérationnel. Chaque année, un rapport commun présentera les actions réalisées, les ressources mobilisées, les difficultés rencontrées et le programme prévu pour l’année suivante.

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