Fondation de la mer incarne l’action, l’innovation et la mobilisation pour la défense de l’Océan. Dès le début, il est essentiel de comprendre que la Fondation de la mer agit concrètement pour préserver la biodiversité marine, lutter contre la pollution, soutenir la recherche et sensibiliser tous les publics, notamment dans les zones sensibles comme la mer des Caraïbes. La Fondation de la mer est aujourd’hui un acteur majeur de la protection des écosystèmes marins, fédérant ONG, scientifiques, collectivités et citoyens autour d’une cause universelle.

Historique de la Fondation de la mer

Créée en 2015, la Fondation de la mer est née de l’initiative de passionnés du monde maritime, de la société civile et de scientifiques. Leur ambition : répondre à l’urgence écologique par une approche globale, mêlant écologie, recherche, innovation et implication citoyenne. Grâce à des partenariats solides avec des institutions comme le Ministère de la Transition écologique, le CNRS ou encore le Muséum national d’Histoire naturelle, la Fondation de la mer a rapidement gagné en crédibilité et en efficacité.

Mission et valeurs de la Fondation de la mer

Les cinq piliers d’action


La Fondation de la mer structure ses missions autour de cinq axes majeurs :

  • Connaître : soutenir la recherche et la connaissance des océans.
  • Protéger : préserver la biodiversité et les écosystèmes marins.
  • Impliquer : mobiliser citoyens, entreprises et collectivités.
  • Transformer : encourager l’innovation et les modèles économiques durables.
  • Sensibiliser : informer et former tous les publics, en particulier les jeunes.

Les partenaires clés

Son réseau de partenaires inclut des institutions publiques, des associations, des centres de recherche et des entreprises, ce qui lui permet de mutualiser les compétences et de renforcer l’impact de ses actions.

Les grands programmes de la Fondation de la mer

Protection de la biodiversité marine

La Fondation de la mer pilote et soutient plus de 40 programmes, dont plusieurs dans la Caraïbe, pour restaurer les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers marins. Elle agit aussi contre la surpêche, la pollution et la dégradation des habitats marins.

Lutte contre la pollution et soutien à la recherche

L’ONG a permis la collecte de plus de 1 500 tonnes de déchets sur les littoraux depuis 2020, grâce à la mobilisation de 97 000 bénévoles. Elle finance également des projets de recherche pour mieux comprendre et combattre les menaces qui pèsent sur les océans.

Sensibilisation et implication du public

Plus de 350 000 jeunes ont été sensibilisés aux enjeux marins via des ateliers, des ressources pédagogiques et des événements locaux. La Fondation de la mer mise sur l’implication de tous pour bâtir une dynamique collective.

Actions concrètes dans la mer des Caraïbes et zones concernées

La Fondation de la mer déploie plusieurs projets phares dans la mer des Caraïbes, en Martinique, Guadeloupe, Guyane et dans d’autres territoires d’Outre-mer.
Ces initiatives renforcent la présence et la mission de la Fondation de la mer dans cette région particulièrement fragile.

Coup de pouce participatif à la Mangrove Martiniquaise (Martinique)

Porté par l’association Roots of the Sea, ce projet lauréat du programme SOS Corail 2024 vise à restaurer deux zones de mangrove dégradées, l’une sur la côte Atlantique, l’autre sur la côte Caraïbe. Ces zones sont menacées par le réchauffement climatique, les échouages de sargasses, l’urbanisation et la pollution. L’objectif est de replanter et de régénérer la mangrove, tout en impliquant la population locale, les gestionnaires et d’autres associations du territoire.

Le projet comprend :

  • Une étude d’impact et un inventaire faunistique et floristique.
  • L’analyse des conditions environnementales avant toute intervention.
  • La création de pépinières in situ et ex situ pour cultiver des plants de palétuviers.
  • La plantation et le suivi de croissance sur 5 000 m² de mangroves.
  • Un volet de sensibilisation et de formation des habitants et des scolaires.
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Restauration des mangroves du Diamant et du Robert (Martinique)

Ce projet, également soutenu par la Fondation de la mer, cible la restauration de deux zones de mangroves, au Diamant (côte Caraïbe) et au Robert (côte Atlantique). Il s’agit de répondre à la dégradation rapide de ces écosystèmes, due à l’urbanisation, la pollution et les pressions climatiques. L’initiative implique une collaboration étroite avec les collectivités, la population riveraine et des experts pour garantir une approche durable et inclusive.

 Le projet prévoit :

  • Des études préalables pour identifier les pressions et les besoins.
  • La replantation de mangroves avec des espèces locales.
  • Un suivi environnemental continu et l’implication des acteurs locaux.
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Éco-ancrages pour protéger les fonds marins (Guadeloupe)

En Guadeloupe, la Fondation de la mer soutient le projet innovant d’installation de 200 éco-récifs de mouillage, porté par l’association Kazarecycle. Ces éco-ancrages sont conçus pour protéger les herbiers marins et les récifs coralliens, très affectés par les ancres des bateaux. Immergés, ils servent de refuge à la faune marine et de support à la croissance des coraux. En surface, ils permettent un amarrage respectueux de l’environnement, évitant la destruction des habitats sensibles.

 Le projet comprend :

  • L’immersion de 200 éco-récifs dans des zones à protéger.
  • 12 actions de nettoyage des fonds marins.
  • Un volet d’insertion sociale et d’économie circulaire via l’Atelier Chantier d’Insertion de Kazarecycle.
  • Un suivi scientifique pour garantir l’absence d’impact négatif sur l’environnement.
Fondation de la mer
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Appels à projets pour la protection et la réhabilitation des mangroves et des récifs (Caraïbes et Guyane)

La Fondation de la mer, en partenariat avec l’IFRECOR, lance régulièrement des appels à projets pour soutenir la protection et la restauration des mangroves, des récifs coralliens et des herbiers marins dans les territoires d’Outre-mer, dont la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane.

Ces appels à projets permettent :

  • De financer des actions concrètes de restauration écologique (plantation, nettoyage, suivi scientifique).
  • D’impliquer les associations locales, les collectivités et les citoyens.
  • De sensibiliser le public à l’importance de ces écosystèmes.
  • D’encourager l’innovation et la recherche sur les solutions fondées sur la nature.
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Sensibilisation et implication des jeunes et des populations locales

Au-delà des projets de restauration, la Fondation de la mer mène des actions de sensibilisation dans les écoles et auprès du grand public, pour faire connaître le rôle essentiel des mangroves, des récifs et des herbiers marins dans la Caraïbe. Ces actions incluent des ateliers, des conférences, des sorties sur le terrain et la création de supports pédagogiques adaptés.

Chiffres clés et perspectives d’avenir

Résultats obtenus

  • Plus de 40 programmes actifs, dont plusieurs dans la Caraïbe.
  • 1 500 tonnes de déchets collectés depuis 2020.
  • 350 000 jeunes sensibilisés.
  • 97 000 bénévoles engagés.
  • En Guadeloupe, densification des herbiers marins et création de nouveaux habitats coralliens grâce aux éco-ancrages.

Les défis à venir

La Fondation de la mer doit poursuivre ses efforts face à l’accélération du changement climatique, à la pollution et à la perte de biodiversité. L’innovation, l’implication citoyenne et le renforcement des partenariats locaux seront clés pour garantir la pérennité de ses actions dans la mer des Caraïbes et au-delà.

 Fondation de la mer prouve chaque jour que la préservation de l’Océan, en particulier dans la mer des Caraïbes, est possible grâce à des actions concrètes, innovantes et inclusives. Que ce soit par la restauration des mangroves, la mise en place d’éco-ancrages ou la sensibilisation des populations, l’ONG s’impose comme un acteur de référence. Les résultats sont là, mais la mobilisation doit continuer pour que la mer reste une source de vie et d’équilibre pour les générations futures.

Le nom de Joseph Laroche résonne aujourd’hui comme un symbole puissant, celui d’un homme haïtien, ingénieur de talent, père de famille et surtout, le seul passager noir connu à bord du Titanic. Pourtant, pendant des décennies, son histoire a été éclipsée, oubliée ou ignorée dans les récits officiels du légendaire naufrage. Retour sur un destin hors du commun, qui éclaire non seulement l’histoire du Titanic, mais aussi celle d’Haïti, joyau méconnu de la Caraïbe et des combats silencieux contre le racisme au début du XXe siècle.

Une enfance haïtienne entre héritage et ambitions

Joseph Philippe Lemercier Laroche voit le jour en 1886 à Cap-Haïtien, ville historique du nord d’Haïti, berceau de la révolution haïtienne et symbole fort de la Caraïbe. Issu d’une famille bourgeoise, il porte en lui un héritage prestigieux : son grand-père fut bottier du roi Henri Christophe, figure emblématique de l’indépendance haïtienne. Sa mère, femme d’affaires avisée, prospère dans le négoce du café, cacao, canne à sucre et coton. Elle investit tout dans l’éducation de son fils unique, convaincue que la connaissance est la clé de la réussite.

À 15 ans, Joseph quitte Haïti pour la France, destination choisie pour ses études supérieures. Ce départ marque le début d’un parcours qui mêle espoir, détermination et confrontation aux réalités d’un monde racialisé.

Études en France : un ingénieur face aux barrières invisibles

À Beauvais, Joseph Laroche décroche son baccalauréat puis un diplôme d’ingénieur agronome. Il épouse Juliette Lafargue, une jeune Française, union rare et courageuse pour l’époque, bravant les préjugés raciaux et sociaux. Ensemble, ils fondent une famille avec deux filles, Simone et Louise, puis attendent un troisième enfant. Malgré ses compétences, Joseph rencontre en France un racisme insidieux.

Son diplôme ne suffit pas à lui ouvrir toutes les portes. Il travaille notamment à la construction de la ligne 12 du métro parisien, reliant la Porte de la Chapelle à la Porte de Versailles, un projet d’envergure dont il est fier. Mais les opportunités se font rares, les emplois stables absents. La France républicaine, pourtant porteuse d’idéaux d’égalité, se montre souvent fermée aux talents venus des anciennes colonies.

Joseph Laroche
La famille Laroche, Joseph en compagnie de sa femme Juliette et de leurs filles Simone et Louise. Source : Domaine public

Le retour en Haïti : un espoir porté par la famille

Face à ces difficultés, Joseph Laroche et Juliette décident de rentrer en Haïti, où l’oncle par alliance de Joseph, Cincinnatus Leconte, vient d’être élu président de la République. Ce lien familial ouvre des perspectives : Joseph est promis à un poste de professeur de mathématiques, une reconnaissance professionnelle et sociale bienvenue.

Le retour en terre natale devient alors un projet familial, un rêve d’un avenir meilleur pour leurs enfants, loin des discriminations européennes.

Le choix du Titanic : un voyage d’espoir et de contraintes

La famille de Joseph Laroche réserve d’abord des billets en première classe sur le paquebot France, symbole d’élégance et de statut social. Mais la politique du navire interdit aux enfants de dîner avec leurs parents, un affront insupportable pour Joseph et Juliette. Ils annulent leur réservation et choisissent de voyager en deuxième classe à bord du Titanic, un navire flambant neuf, réputé insubmersible, qui accepte les enfants à table.

Le 10 avril 1912, ils embarquent à Cherbourg, avec l’espoir de rejoindre New York puis Haïti. Le voyage débute sous les meilleurs auspices : luxe, confort, émerveillement des enfants. Juliette écrit une lettre décrivant leur bonheur, ignorant encore le drame qui se profile.

Joseph Laroche
Le RMS Titanic, à Southampton, le 10 avril 1912. Source : Francis Godolphin Osbourne Stuart

Le naufrage : un sacrifice et une séparation douloureuse

Dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le Titanic heurte un iceberg. La panique s’empare du navire. Les femmes et les enfants sont prioritaires pour les canots de sauvetage. Joseph Laroche veille à ce que Juliette et leurs filles embarquent en sécurité. Il confie la petite Louise à sa femme et sa fille Simone, leur promettant de les rejoindre bientôt. Ce sera leur dernier adieu.

Joseph disparaît dans les eaux glacées de l’Atlantique Nord, son corps jamais retrouvé. Juliette et ses filles sont sauvées par le Carpathia, mais le traumatisme est immense. Juliette donne naissance à leur troisième enfant, un garçon prénommé Joseph, en hommage à son père disparu.

Haïti, la Caraïbe et la mémoire retrouvée

L’histoire de Joseph Laroche est aussi celle d’Haïti, pays fondateur de la première République noire indépendante, souvent marginalisé dans les récits historiques globaux. Son parcours illustre les défis d’un homme noir issu de la Caraïbe, confronté aux discriminations en Europe, mais porteur d’un héritage culturel et politique fort.

Pendant longtemps, son nom fut effacé, oublié dans les archives du Titanic. Ce silence témoigne des biais raciaux et des oublis volontaires de l’histoire. Ce n’est que grâce aux recherches du journaliste et auteur Serge Bilé dans son livre : “Le seul passager noir du TITANIC” que la mémoire de Joseph Laroche a été ravivée, offrant une nouvelle perspective sur le drame du Titanic, plus inclusive et humaine.

Joseph Laroche
Le journaliste et auteur Serge Bilé. Source: Conrad Vitasse
Joseph Laroche
Couverture du livre : "Le seul passager noir du TITANIC"

Joseph Laroche incarne la force d’un homme qui, malgré les obstacles, a poursuivi ses rêves et protégé sa famille jusqu’au sacrifice ultime. Son histoire invite à repenser les récits historiques, à reconnaître les voix oubliées, et à célébrer la richesse des héritages caribéens dans la grande histoire mondiale.

Lors du Seatrade Cruise Global 2025, un panel s’est penché sur les nouvelles attentes des voyageurs de croisière, en particulier des jeunes générations, et sur la manière dont ces changements imposent une réinvention complète des expériences proposées à terre.

Seatrade Cruise Global 2025 : de la visite guidée à l’expérience personnalisée

Modérée par Shannon McKee, présidente de Access Cruise, la discussion du Seatrade Cruise Global 2025 a réuni des figures clés de l’industrie : Tracey Diaz (Princess Cruises), Christine Manjencic (Norwegian Cruise Line Holdings), Marc Melville (Chukka Caribbean Adventures), Leyla R. Osorio (Global Cruises LLC) et Claudine Pohl (Lemoneight).

Dès les premières interventions du Seatrade Cruise Global 2025, le constat est posé : les croisiéristes d’aujourd’hui attendent bien plus qu’un simple tour panoramique. « Ce que cette nouvelle génération recherche, c’est une vraie expérience », affirme Christine Manjencic. Elle cite l’exemple d’un « selfie tour » initialement conçu pour Norwegian Cruise Line et adapté à Oceania Cruises sous l’intitulé Capturing the Moment – une requalification simple mais efficace pour séduire un public premium.

Seatrade Cruise Global
Christine Manjencic

« Aujourd’hui, une nouvelle génération découvre la croisière… et ne la considère plus comme une activité pour les retraités. »
Tracey Diaz
rappelle lors du Seatrade Cruise Global à quel point la pandémie a changé les attentes : voyager n’est plus un acquis, mais un privilège. Les passagers recherchent désormais des expériences plus intimes, plus vraies, plus humaines.

Seatrade Cruise Global
Tracey Diaz

L’authenticité comme moteur de différenciation

Pour les opérateurs touristiques, le défi est double : rester innovant tout en s’ancrant dans le réel. Pour Marc Melville, la réponse tient en un mot : authenticité. « Notre force, c’est d’être résolument local, sans compromis. Ce qui semble banal pour nous est souvent ce qui marque le plus un visiteur. »

Il insiste sur l’importance du récit. Un geste aussi simple que poser la main sur un arbre peut devenir un souvenir marquant, dès lors qu’il est contextualisé. « Il n’y a pas de prix pour une expérience locale et authentique », souligne-t-il.

Seatrade Cruise Global
Marc Melville

Avec une présence dans 140 destinations, Leyla Osorio observe que les croisiéristes réguliers ne veulent pas revivre la même excursion. « Nous devons proposer une nouvelle lecture du lieu, avec un autre regard, une autre narration. » Elle met aussi en avant lors du Seatrade Cruise Global l’importance d’adapter les excursions à l’identité propre de chaque compagnie maritime.

Seatrade Cruise Global
Leyla Osorio

Innover, collaborer et anticiper

Tous les intervenants du Seatrade Cruise Global 2025 s’accordent : l’avenir du secteur dépendra de l’innovation, de l’anticipation… et d’une collaboration renforcée.

Christine Manjencic a partagé des données révélatrices sur l’évolution des comportements depuis la pandémie : « Avant le COVID, nous mettions en ligne les excursions 2 à 3 mois avant la croisière et seuls 20 % étaient vendus à l’avance. »

« Aujourd’hui, nous ouvrons à 365 jours et atteignons 75 % de préventes. »

Elle ajoute, non sans fierté : « En 2019, nous avons envoyé 4,3 millions de passagers en excursions à terre. L’an dernier, nous avons frôlé les 6 millions. »

Une progression spectaculaire, qui montre à quel point l’anticipation, la veille des tendances et la personnalisation sont devenues essentielles dans la conception des offres.

Claudine Pohl rappelle lors du Seatrade Cruise Global 2025 que la compétence à raconter une histoire est aussi précieuse que l’itinéraire lui-même. « Sans formation à la prise de parole, vos guides ne transmettront pas l’expérience. »

Leyla Osorio, pour sa part, a insisté sur une nouvelle dimension essentielle dans le design d’expérience : « Une excursion doit être immersive, authentique… et photogénique. »
À l’heure des voyages dictés par les réseaux sociaux, il ne suffit plus de vivre une expérience : il faut pouvoir la partager, visuellement, et en tirer des “bragging rights”.
Elle encourage les destinations à intégrer des éléments marquants – esthétiques, symboliques, instagrammables – qui deviennent des souvenirs autant que des preuves sociales.

Seatrade Cruise Global

Enfin, Marc Melville lors du Seatrade Cruise Global 2025 a conclu avec un appel engagé : « La Caraïbe n’a jamais eu autant d’opportunités. Saisissons-les. Travaillons main dans la main avec nos partenaires croisière pour que nos îles rayonnent encore davantage. »

Seatrade Cruise Global
Seatrade Cruise Global
Shannon McKee
Seatrade Cruise Global

Les croisiéristes ne cherchent plus des tours, mais des émotions.

Ce panel offre une boussole précieuse pour les territoires de la Caraïbe souhaitant rester attractifs face à des croisiéristes en quête de sens et d’authenticité.

👉 Assumer pleinement l’ancrage local. Comme le souligne Marc Melville : « Ce qui est banal pour vous peut devenir extraordinaire pour un visiteur. » Il est essentiel de miser sur le récit, l’immersion sensorielle et l’expression culturelle plutôt que de se conformer à des standards globalisés.

👉 Proposer une valeur exclusive croisière. Un produit à terre doit offrir ce que les visiteurs ne peuvent pas réserver seuls sur Internet. Parfois, cela tient à un geste, un plat, un lieu symbolique ou un moment à partager… pourvu qu’il touche.

👉 Coopérer à tous les niveaux. Claudine Pohl rappelle l’importance de mobiliser chauffeurs de taxi, artisans, guides et autorités locales. Un simple « Bienvenue » bien pensé ou une mise en scène visuelle peuvent transformer l’expérience.

En résumé : il ne s’agit plus seulement d’accueillir, mais de transmettre une histoire.

Renforcer la protection des tortues marines grâce à une gouvernance régionale des océans a été l’un des enjeux majeurs de la réunion annuelle 2025 du réseau WIDECAST, qui s’est tenue à Saint-Kitts-et-Nevis. À cette occasion, des experts marins et des acteurs de la conservation issus de la Grande Caraïbe, d’Australie et des Pays-Bas ont uni leurs voix pour approfondir la coopération régionale autour de la protection des tortues marines, avec un rôle central joué par le Suriname et les Guyanes.

tortues marines

Un engagement partagé pour les tortues marines de la Caraïbe

Organisée en mars au St. Kitts Marriott Resort, l’AGM 2025 de WIDECAST a réuni plus de 80 participants engagés dans la conservation marine. L’événement a permis de faire le point sur les actions nationales, de partager des données scientifiques et d’avancer collectivement sur des projets phares comme le Blue Corridors for Sea Turtles, centré sur la préservation des routes migratoires des tortues marines et le plan d’action régional (PAR) pour la tortue luth de l’Atlantique Nord-Ouest (NWA) pour les Caraïbes élargies, axé sur la protection de la tortue luth dans cette région.

Les ateliers ont abordé des thèmes fondamentaux : lutte contre le commerce illégal, autopsie des tortues marines, santé marine, et usage de la plateforme EarthRanger pour le suivi des espèces. Ces échanges ont illustré le rôle clef de WIDECAST comme réseau reliant actions locales et stratégies régionales.

Le Suriname et les Guyanes en action

sea turtle

En tant que coordinateur des océans pour le WWF-Guianes et coordinateur national référent de WIDECAST au Suriname, l’orateur a présenté un exposé intitulé « Transformer la gouvernance régionale des océans en luttant contre la pêche INN et en protégeant les tortues marines dans les Guyanes ».

Sa présentation a mis en lumière l’un des principaux défis du déclin de la tortue luth, à savoir la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), ainsi que les efforts entrepris pour y remédier, notamment :

  • Le renforcement des cadres de gouvernance de la pêche ;

  • La surveillance renforcée et le partage d’informations sur le terrain ;

  • La protection des plages de ponte et des couloirs migratoires ;

  • L’adaptation aux impacts du changement climatique ;

  • L’actualisation du Plan de Récupération des Tortues Marines du Suriname (STRAP).

Les Guyanes se positionnent ainsi comme des territoires moteurs pour une gouvernance des océans durable et concertée à l’échelle caribéenne.

tortues marines

Une action locale pour un impact régional

L’intervention du Suriname a souligné combien les menaces pesant sur la biodiversité marine dépassent les frontières. La conservation des tortues marines, espèce migratoire par excellence, appelle des réponses coordonnées et transversales.

Cette dynamique est illustrée par le plan d’action régional (PAR) pour l’Atlantique du Nord-Ouest (NWA) pour les Caraïbes élargies et le projet Corridors bleus, ainsi que par les engagements pris collectivement. Dans un contexte de pression croissante sur les écosystèmes marins, le futur de la conservation passera par une coopération renforcée, des décisions fondées sur la science et un véritable sens du bien commun.

Le projet MAGHIC 2, lancé en mars à Pointe-à-Pitre avec le soutien du programme INTERREG Caraïbes, marque une étape décisive dans le développement d’une filière maritime décarbonée adaptée aux réalités caribéennes.

Alors que les enjeux climatiques exigent des mutations profondes, la Caraïbe affirme sa volonté de devenir un territoire pilote en matière de transport maritime durable. C’est dans ce contexte que FARWIND Energy, jeune pousse engagée dans la décarbonation du transport maritime, coordonne le projet MAGHIC 2, avec pour objectif de structurer une véritable filière industrielle et scientifique autour de la propulsion vélique et de l’hydrogène dans la région.

Financé à hauteur de 2,2 millions d’euros de fonds FEDER via INTERREG Caraïbes, MAGHIC 2 incarne une alliance entre innovation technologique, recherche académique, et ambition régionale.

Une propulsion maritime innovante testée en conditions réelles

Au cœur du projet MAGHIC 2, la voile rotor développée par FARWIND Energy promet une réduction significative des émissions de CO₂, pouvant aller jusqu’à 40 % de carburant en moins pour les navires. Cette technologie, éprouvée dans des environnements maritimes sévères, ouvre des perspectives concrètes pour un transport maritime plus responsable, en phase avec les objectifs climatiques européens et ceux de l’OMI.

Mais MAGHIC 2 va plus loin : le projet explore également des solutions innovantes de stockage d’hydrogène, à terre comme en mer, capables de contenir entre 10 et 100 tonnes, avec un impact foncier réduit. Une réponse aux défis logistiques et énergétiques spécifiques à la géographie insulaire.

Un réseau caribéen de recherche et d’industrie pour accompagner la transition

L’une des forces du projet réside dans sa capacité à créer une dynamique régionale autour des compétences et des savoirs. FARWIND Energy fédère ainsi un réseau d’institutions académiques de premier plan :

  • Caribbean Maritime University (Jamaïque)

  • Université de Trinité-et-Tobago

  • Centro Nacional de Investigaciones Cientificas (Cuba)

  • Universidad Autonoma de Campeche (Mexique)

Ces établissements concentreront leurs travaux sur la tenue en service des matériaux et l’adaptation des solutions aux conditions climatiques et maritimes spécifiques de la Caraïbe.

Côté industriel, la SARA (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles) s’associe au projet pour favoriser le transfert technologique et renforcer les compétences locales. L’ambition est claire : structurer un écosystème régional pérenne autour de la propulsion maritime décarbonée et de la filière hydrogène.

MAGHIC 2
MAGHIC 2

Une vision stratégique pour la souveraineté énergétique caribéenne

En consolidant un socle de compétences régionales et en misant sur des technologies adaptées, MAGHIC 2 place la Caraïbe sur la voie d’une transition énergétique maritime ambitieuse et cohérente. Le projet participe à la construction d’une souveraineté énergétique au service de la compétitivité et de la résilience des territoires caribéens.

« Ce projet illustre une approche intégrée combinant innovation, industrialisation et coopération scientifique, et représente une avancée majeure pour un transport maritime plus durable », souligne Arnaud Poitou, président de FARWIND Energy.

Lancé en Guadeloupe, MAGHIC 2 fait émerger une Caraïbe plus intelligente et plus audacieuse, capable d’inventer ses propres réponses aux défis énergétiques mondiaux tout en valorisant ses ressources naturelles, son savoir-faire et sa position stratégique.

La matinée d’ouverture du Seatrade Cruise Global 2025 a donné le ton : l’avenir de la croisière passe par la collaboration, l’innovation et la durabilité.

Une vision mondiale pour une industrie en transition

Richard Sasso, président de MSC Cruises USA, a ouvert l’événement en présentant les grandes lignes du 2025 Global Cruise and Destination Outlook. Ce panorama stratégique a permis de rappeler que, malgré un contexte mondial en constante évolution, l’industrie de la croisière progresse avec ambition et responsabilité.

Mettant en avant l’importance croissante d’un tourisme plus durable et d’expériences authentiques, Richard Sasso a insisté sur le besoin d’adapter les offres non seulement aux enjeux économiques, mais aussi aux attentes d’un public de plus en plus soucieux de son impact.

Seatrade Cruise Global 2025
Richard Sasso

Anticiper les attentes des nouvelles générations

Le premier panel de la journée du Seatrade Cruise Global 2025, « Naviguer à travers les générations et repenser les expériences à terre », animé par Marc Blum, a réuni plusieurs acteurs majeurs : Mark Edson (Royal Caribbean), Alexander Gumbs (Port de Saint-Martin), Mike Maura (Nassau Cruise Port), Natasha Salzedo (Carnival Cruise Line) et Ugo Savino (Département d’État américain).

Ensemble, ils ont exploré les leviers d’adaptation face à l’évolution des profils voyageurs, soulignant l’importance de l’innovation technologique, d’une meilleure intégration des destinations et d’une approche plus personnalisée de l’expérience client.

Seatrade Cruise Global 2025
Seatrade Cruise Global 2025

Regards croisés sur le tourisme de croisière mondial

La matinée du Seatrade Cruise Global 2025 s’est achevée par un panel intitulé « World Cruise Tourism Summit : mises à jour régionales », animé par Ioannis Bras, avec la participation de représentants du MedCruise, de Cruise Arabia, de la Caribbean Tourism Organization et de Cruise Saudi. Ce tour d’horizon a mis en lumière les réalités spécifiques de chaque région, tout en convergeant sur des enjeux communs : mieux gérer les flux de passagers, développer des infrastructures résilientes, et renforcer la coopération entre ports.

Une idée forte s’est dégagée de cette ouverture : les décisions doivent reposer sur des données concrètes, et l’avenir se construira par l’alliance des savoir-faire.

Nous reviendrons ultérieurement de manière plus détailées sur ces interventions.

Seatrade Cruise Global 2025
Seatrade Cruise Global 2025

Un concept novateur signé Crescent Heights

Crescent Seas marque une véritable révolution dans l’industrie des croisières en proposant des résidences privées de luxe en pleine mer. Développé par Crescent Heights, l’un des plus prestigieux promoteurs immobiliers des États-Unis, ce projet offre aux passionnés de voyage et aux amateurs de yachting une opportunité unique : vivre à bord d’un navire d’exception tout en parcourant le monde.

Contrairement aux croisières traditionnelles, les résidents de Crescent Seas ne sont pas de simples passagers, mais bien des propriétaires. Ce modèle permet une immersion prolongée dans des destinations d’exception avec des escales de deux à trois jours, offrant ainsi un véritable mode de vie itinérant plutôt qu’un simple voyage ponctuel.

Le Navigator : une rénovation à la hauteur du luxe

Une transformation de 50 millions de dollars

Pour lancer Crescent Seas, le navire Navigator, acquis en partenariat avec Norwegian Cruise Line Holdings Ltd., bénéficiera d’une rénovation complète de plus de 50 millions de dollars. Trois cabinets de design renommés – Lissoni & Partners, Journey et MAWD – travailleront sur cette transformation pour offrir un cadre de vie somptueux et élégant.

Des résidences d’exception allant jusqu’à 8 millions de dollars

Le Navigator proposera 210 résidences dont le prix variera entre 750 000 et 8 millions de dollars. Chaque unité sera conçue pour refléter l’exclusivité et le raffinement, avec des espaces intérieurs pensés pour le confort absolu.

Services haut de gamme et connectivité optimale

Les résidents bénéficieront de prestations dignes des plus grands hôtels, avec un service de majordome personnalisé et une connexion Starlink pour assurer un accès Internet performant, idéal pour le télétravail et l’apprentissage à distance.

Crescent Seas
Crescent Seas. Source: worldredeye.com
Crescent Seas
Crescent Seas
Crescent Seas. Source: worldredeye.com
Crescent Seas
Crescent Seas. Source: worldredeye.com

Un projet visionnaire porté par Russell W. Galbut

Un leader de l’immobilier et du secteur des croisières

Russell W. Galbut, fondateur de Crescent Heights et figure emblématique du secteur immobilier et des croisières, est à l’origine de ce projet ambitieux. Avec plus de 50 ans d’expertise en développement et 23 ans d’expérience dans l’industrie maritime, il a su répondre aux nouvelles attentes des voyageurs modernes.

Un concept qui répond aux nouvelles attentes des voyageurs

Selon Russell W. Galbut, de nombreux passagers rêvent d’adopter un mode de vie maritime sans renoncer au luxe et au confort. Crescent Seas offre ainsi une alternative unique aux croisières traditionnelles en transformant des navires en véritables résidences flottantes.

Source: worldredeye.com
Russell Galbut & Harry Sommer. Source: worldredeye.com
Crescent Seas
Russell Galbut & Harry Sommer. Source: worldredeye.com
Russell Galbut & Harry Sommer. Source: worldredeye.com
Russell Galbut & Harry Sommer. Source: worldredeye.com

Des itinéraires exclusifs aux quatre coins du monde

Escales prolongées dans des destinations d’exception

Contrairement aux croisières classiques, Crescent Seas propose des escales plus longues, permettant aux résidents d’explorer en profondeur chaque destination. Madagascar, les Îles Féroé et la Polynésie française font partie des escales prévues, garantissant des expériences culturelles et naturelles inoubliables.

Une aventure sur les sept continents

Avec des itinéraires couvrant l’ensemble du globe, Crescent Seas offre une opportunité unique de voyager à travers les sept continents, du Pacifique aux fjords scandinaves, en passant par l’Antarctique et les plages idylliques des Caraïbes.

Une gestion irréprochable assurée par des experts

L’expertise de The Apollo Group pour un service inégalé

Afin de garantir un niveau de service exceptionnel, Crescent Seas s’appuie sur The Apollo Group, expert en gestion hôtelière et maritime. Avec plus de 50 ans d’expérience, cette entreprise assurera une qualité d’accueil et de restauration comparable aux plus grands établissements de luxe.

Une gestion pérenne et une qualité de vie exceptionnelle à bord

Chaque navire conservera son équipage d’origine afin de préserver l’excellence du service. Les propriétaires profiteront ainsi d’un cadre de vie raffiné, où le bien-être et la sérénité sont au cœur des préoccupations.

Crescent Seas
Crescent Seas

Un avenir prometteur pour Crescent Seas

Une flotte en expansion avec quatre nouveaux navires

Le Navigator n’est que le début de l’aventure Crescent Seas. Au cours des cinq prochaines années, quatre autres navires viendront compléter la flotte, consolidant ainsi la position de Crescent Seas comme leader des résidences de luxe en mer.

Une nouvelle ère pour les résidences en mer

En combinant luxe, mobilité et exclusivité, Crescent Seas redéfinit le concept de voyage et ouvre la voie à une nouvelle ère du yachting résidentiel. Plus qu’une simple croisière, il s’agit d’un véritable style de vie, conçu pour ceux qui rêvent de parcourir le monde sans jamais renoncer au confort d’un chez-soi d’exception.

Les croisières musicales sont devenues un phénomène culturel et économique transformant à la fois l’industrie du voyage et celle de la musique. En combinant des expériences immersives, des performances live et une proximité inégalée entre artistes et fans, ces croisières redéfinissent la manière dont nous consommons la musique tout en ouvrant de nouvelles opportunités pour les artistes et les organisateurs. Voici comment ces voyages révolutionnent l’industrie musicale.

Un Impact Culturel et Économique

L’industrie des croisières est évaluée à plus de 150 milliards de dollars par an, soutenant environ 1,2 million d’emplois dans le monde. Dans les Caraïbes, ce secteur est particulièrement crucial en raison de la forte dépendance de la région au tourisme. Les croisières musicales, en particulier, attirent des passagers qui dépensent en moyenne 62 € par port d’escale, générant ainsi des revenus significatifs pour les économies locales.

Ces croisières musicales ne se limitent pas à la fête. Elles ont un impact direct sur l’économie locale et la promotion de la culture caribéenne. Lors des escales, les passagers découvrent les traditions locales, goûtent aux plats typiques et soutiennent les artisans des îles.

En outre, ces croisières offrent une plateforme unique aux artistes caribéens. Ces derniers peuvent se produire devant un public international, renforçant ainsi leur visibilité et contribuant à la préservation de la richesse musicale de la région.

Une Fusion Naturelle : La Musique et la Mer

La musique est au cœur de l’identité caribéenne. Des rythmes enflammés du soca de Trinidad & Tobago, aux vibrations profondes du reggae jamaïcain, sans oublier le calypso, le dancehall, le zouk ou encore le kompa, chaque genre raconte une histoire, célèbre la vie et incarne la diversité culturelle de la région. Ces croisières musicales transforment la mer en une scène flottante, où artistes et fans se retrouvent pour vivre une expérience immersive.

croisières musicales

Les Croisières Musicales : Une Tendance en Plein Essor

De plus en plus de croisières thématiques voient le jour, chacune mettant en avant un genre musical spécifique. Voici quelques exemples qui illustrent cette dynamique :

  • UberSoca Cruise : Véritable festival flottant, cette croisière est dédiée aux amateurs de soca. Avec des concerts live, des fêtes non-stop et des ateliers, elle attire des passionnés du monde entier.

  • Welcome to Jamrock Reggae Cruise : Créée par Damian Marley, cette croisière célèbre le reggae dans toute sa splendeur. Performances acoustiques, discussions sur l’histoire du reggae et spectacles intimes font partie du programme.

  • Smooth Jazz Cruise : Pour une ambiance plus détendue, cette croisière propose des concerts de jazz en mer, mettant en avant des artistes de renom dans un cadre luxueux.

Un Avenir Prometteur

Les croisières musicales représentent une nouvelle façon de voyager, où l’expérience culturelle est au cœur de l’aventure. Alors que la demande pour des expériences authentiques et immersives continue de croître, ces croisières ont un avenir prometteur. Elles pourraient même s’étendre à d’autres genres comme le bouyon de la Dominique ou le gwo ka de la Guadeloupe, pour toucher un public encore plus large.

Pour les voyageurs, c’est une occasion unique de danser sur des rythmes caribéen tout en découvrant sa richesse. Et pour la région, c’est une opportunité de partager son patrimoine avec le monde entier.

Le Seatrade Cruise Global est bien plus qu’un salon professionnel : c’est le cœur battant de l’industrie mondiale de la croisière. Pour les territoires caribéens, y participer ne relève pas seulement de la visibilité : c’est une nécessité stratégique. Entre positionnement économique, développement durable et souveraineté culturelle, cet événement est un levier  pour la région.

Et si la Caraïbe reprenait la barre de la croisière ?

La Caraïbe accueille près de 35 % du trafic mondial de croisière chaque année, ce qui en fait la première région d’escales au monde. Pourtant, les grands choix de développement, les innovations technologiques ou encore les discussions sur la durabilité de l’industrie se décident ailleurs, souvent sans que les territoires caribéens soient représentés de manière centrale.

Le Seatrade Cruise Global, qui se tient chaque année à Miami, est l’endroit où tout se joue :

  • Présentation des nouveaux navires,

  • Lancements de partenariats commerciaux,

  • Rencontres entre autorités portuaires et croisiéristes,

  • Débats sur la transition écologique de l’industrie,

  • Réflexions sur les expériences passagers et les attentes des nouvelles générations.

Ne pas y être, c’est rater le train en marche.

Seatrade Cruise Global

Une opportunité unique pour les territoires caribéens

Participer au Seatrade Cruise Global, c’est reprendre la parole sur son propre destin touristique. Cela permet à une île, un port ou une destination culturelle de :

  • Proposer des offres différenciantes, mieux rémunératrices pour les populations locales ;

  • Défendre une vision du tourisme respectueuse des identités et des écosystèmes ;

  • Nouer des liens directs avec les compagnies maritimes, au lieu de passer par des intermédiaires ;

  • Se positionner sur de nouveaux segments en croissance, comme les croisières d’expédition, le tourisme culturel ou la croisière verte.

C’est aussi l’occasion de faire connaître des initiatives locales inspirantes : circuits artisanaux, excursions immersives, programmes de formation en lien avec la croisière ou projets portuaires innovants.

Seatrade Cruise Global
Seatrade Cruise Global

Seatrade Cruise Global, catalyseur de souveraineté touristique

La participation des territoires caribéens au Seatrade Cruise Global ne doit plus être vue comme un luxe ou un événement élitiste, mais comme un acte stratégique d’influence et de positionnement économique. Si la Caraïbe est le terrain de jeu des croisiéristes, elle doit aussi devenir un acteur central de leur transformation. En 2025, plus que jamais, la voix de la Caraïbe doit résonner à Miami.

Informations pratiques – Seatrade Cruise Global 2025

Le Seatrade Cruise Global 2025 se tiendra du 7 au 10 avril 2025 au Miami Beach Convention Center, en Floride (États-Unis). L’événement rassemble chaque année des milliers de professionnels de l’industrie de la croisière, dont des compagnies maritimes, ports, fournisseurs, destinations touristiques, start-ups et médias spécialisés.

👉 Pour en savoir plus sur le programme, les intervenants ou les exposants : Seatrade Cruise Global website

Le Yacht Club de Fort-de-France a organisé une rencontre exceptionnelle ayant pour objectif de réunir les institutions et les acteurs clés du secteur nautique engagés dans le secteur maritime. Cette initiative visait à favoriser une meilleure connaissance mutuelle et à poser les bases d’une collaboration renforcée pour le développement du nautisme en Martinique. Depuis près de 90 ans, le Yacht Club de Fort-de-France est un véritable pilier du patrimoine nautique, il fédère passionnés, novices et experts autour d’une même ambition : célébrer la mer et promouvoir la pratique de la voile.

Un secteur à la croisée des chemins

Le nautisme en Martinique, bien qu’ancré dans la culture locale, fait face à des évolutions majeures. Les aspirations des Martiniquais changent, et les jeunes générations se tournent vers d’autres loisirs. Dans ce cadre, les intervenants ont mis en lumière l’importance de démocratiser la voile et de sensibiliser les jeunes à la richesse de leur patrimoine maritime.

L’éducation a été identifiée comme un levier clé pour relever ce défi. Intégrer des activités nautiques dans les parcours scolaires, comme l’ont évoqué plusieurs participants, pourrait non seulement développer une culture maritime, mais aussi offrir des opportunités professionnelles dans un secteur en plein essor.

Les discussions ont également porté sur la nécessité de moderniser les infrastructures nautiques et de renforcer les partenariats entre les institutions publiques, les associations et les acteurs privés. Ces collaborations sont essentielles pour garantir un développement durable du nautisme tout en préservant l’identité et les valeurs qui font la singularité de la Martinique.

Yacht Club

Une dynamique collective au service de la mer

Cet événement a réuni une diversité d’intervenants issus du secteur nautique et d’institutions clés, chacun apportant une perspective unique aux discussions. Paul Constantin, président du Yacht Club de Fort-de-France, et Jean Trudo, vice-président, accompagné de Claude Pierre-François, secrétaire général, et Patrick Hayot, responsable de l’école de voile et de la commission régate, ont ouvert la rencontre en rappelant l’importance historique du club.

Sur le plan institutionnel, Félix Mérine, conseiller exécutif de la CTM, et Frantz Thodiard, représentant de la Ville de Fort-de-France, ont partagé leur vision pour le développement du nautisme.

Jean-Michel Pastore, officier supérieur des Forces Armées aux Antilles, et Bruno Mencé, représentant du Grand Port Maritime de la Martinique, ont également enrichi les échanges.

Enfin,  Mickaël Boucher (DRAJES) a émis son ambition pour un lien plus fort entre les écoles et les clubs, Luc Jouye de Grandmaison (CACEM), Gérard Josepha (Ligue de Voile de la Martinique), Damien de Longueville (Martinique Transat) et Thibaut Derville (Cap Martinique) ont apporté des contributions marquantes, illustrant la diversité et la richesse des initiatives en cours.

Yacht Club
Paul Constantin, président du Yacht Club de Fort-de-France, et Jean Trudo, vice-président, accompagné de Claude Pierre-François, secrétaire général, et Patrick Hayot, responsable de l’école de voile et de la commission régate
Yacht Club
Paul Constantin – Président du Yacht Club de Fort-de-France
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Jean Trudo – Vice-président du Yacht Club de Fort-de-France
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Félix Mérine – Conseiller exécutif de la CTM, en charge des Sports, Pêche et Économie bleue
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Frantz Thodiard – Représentant de la Ville de Fort-de-France
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Mickaël Boucher – Représentant de la DRAJES (Jeunesse, Engagement et Sports)
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Jean-Michel Pastore – Officier supérieur, représentant des Forces Armées aux Antilles
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Thibaut Derville – Représentant de la course transatlantique Cap Martinique
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Luc Jouye de Grandmaison Cacem
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Damien de Longueville – Président de l’association Martinique Transat _ Représentant de la Transat Café de l’Or
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Bruno Mencé – Directeur ou représentant du Grand Port Maritime de la Martinique
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Gérard Josepha – Président de la Ligue de Voile de la Martinique

Valoriser le Patrimoine et Stimuler l’Économie

Au-delà de l’éducation, l’événement a mis en avant le potentiel économique du nautisme pour la Martinique. Les courses transatlantiques, comme la Transat Café de l’Or, ou encore la Cap Martinique jouent un rôle crucial dans le rayonnement international de l’île. Ces événements attirent des visiteurs du internationaux et génèrent des retombées économiques significatives pour l’économie locale.

Cependant, les intervenants ont souligné l’importance de mieux capitaliser sur ces manifestations pour en maximiser les bénéfices à long terme. Cela passe par une meilleure intégration des événements nautiques dans la stratégie touristique de l’île et par la création de filières locales capables de former des talents martiniquais à la hauteur des compétitions internationales.

Enfin, la préservation du patrimoine maritime a occupé une place centrale dans les échanges. Documenter l’histoire de la plaisance en Martinique, comme le propose un projet d’encyclopédie récemment labellisé, est essentiel pour transmettre cet héritage aux générations futures et rappeler l’importance de la mer dans l’identité de l’île.

Une Collaboration Essentielle pour l’Avenir

Cette rencontre a démontré que l’avenir du nautisme en Martinique repose sur une vision collective et des actions concertées. Qu’il s’agisse de moderniser les infrastructures, de sensibiliser les jeunes ou de préserver le patrimoine, les solutions ne pourront émerger que d’une collaboration étroite entre tous les acteurs concernés.

Cet événement a marqué une étape importante dans cette démarche, en réunissant des voix diverses autour d’un objectif commun : Faire de la Martinique une référence incontournable dans le domaine du nautisme, tout en comblant les besoins du secteur et en attirant davantage de jeunes grâce à des initiatives éducatives et des collaborations renforcées.

Yacht Club
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Naviguer vers un Avenir Prometteur

Cette rencontre a rappelé que la mer est bien plus qu’un espace naturel : elle est un moteur économique, un vecteur de lien social et un trésor culturel. Avec ses paysages marins uniques et son riche patrimoine nautique, la Martinique a toutes les cartes en main pour devenir un leader du nautisme dans la Caraïbe.

Cependant, cet avenir ne pourra se concrétiser qu’à travers une collaboration étroite et une vision partagée. Les initiatives présentées lors de cet événement – qu’il s’agisse de projets éducatifs, de compétitions internationales ou de préservation du patrimoine – montrent que le patrimoine maritime de l’île, valorisé de manière collective et stratégique, peut devenir un levier majeur de développement économique, culturel et éducatif, tout en renforçant son rôle dans un développement durable et inclusif.