Résilience climatique : un défi insulaire
La résilience climatique de la Caraïbe est un concept qui va bien au-delà des simples discussions sur l’environnement. Pour cette région du monde, souvent perçue comme un paradis touristique, la réalité est bien plus complexe. En dépit d’une contribution marginale aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, les pays caribéens sont confrontés à des impacts climatiques dévastateurs.
Alors que la Caraïbe ne représente qu’une infime partie des émissions mondiales de CO₂, elle est en première ligne face aux conséquences du réchauffement climatique. Ces réalités géographiques et économiques rendent la lutte pour la durabilité dans cette région à la fois urgente et décisive.
Moins de 1 % des émissions mondiales, mais un impact disproportionné
Moins de 1 % – c’est la part des émissions mondiales de CO₂ imputable à toute la Caraïbe, selon les estimations du FMI (0,3 %), de l’OCDE (0,23 %) et de BNP Paribas (economic-research.bnpparibas.com). D’autres sources comme la CEPAL indiquent que l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes représente moins de 10 %, et selon Richmond Vale Academy, la Caraïbe produit même moins de 0,1 % du total mondial. Un paradoxe insulaire : pollueur minime, la région subit pourtant de plein fouet les dérèglements climatiques.
Les îles caribéennes sont particulièrement vulnérables aux phénomènes climatiques extrêmes : des ouragans de plus en plus puissants, des vagues de chaleur, des sécheresses prolongées et des montées des eaux affectant de nombreuses îles. Ces chocs environnementaux testent les limites de la résilience climatique des nations insulaires.
Selon le Programme de Développement des Nations Unies (PNUD), les petites îles en développement comme celles des Caraïbes risquent de perdre jusqu’à 10 % de leur PIB annuel à cause des catastrophes naturelles liées au climat.
Une crise économique exacerbée par le changement climatique
6 fois – l’impact économique du changement climatique sur les économies caribéennes est estimé jusqu’à six fois plus lourd que la moyenne mondiale (BNP Paribas, FMI, Banque mondiale). Chaque dollar perdu ou dépensé à cause du climat pèse six fois plus qu’ailleurs – un fardeau colossal pour des pays souvent endettés et dépendants d’agriculture ou de tourisme. C’est une mise à l’épreuve continue de leur résilience climatique.
Un exemple marquant : l’ouragan Maria en 2017 a causé des dégâts équivalents à 226 % du PIB annuel de la Dominique, selon la Banque mondiale, le PDNA et le Programme ACP-UE NDRR (esg.wharton.upenn.edu). En quelques heures, plus de deux années de richesse nationale ont été anéanties. Ce chiffre choc illustre à quel point un seul cyclone peut renverser l’économie d’un petit État insulaire, réduisant à néant des années d’efforts pour renforcer la résilience climatique.
Transition énergétique : des efforts, mais des défis à surmonter
Face aux menaces environnementales et économiques, la résilience climatique passe aussi par une transition énergétique ambitieuse. Le Belize est en tête : 48 % de son électricité provient déjà de sources renouvelables, selon l’Atlantic Council. C’est un record régional. Pourtant, la majorité des pays caribéens peinent à suivre ce rythme.
L’Alliance des États de la Caraïbe s’est fixée comme objectif collectif d’atteindre 48 % d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables d’ici 2027. Bien que dotée d’un fort potentiel solaire et éolien, la région progresse lentement et de manière inégale. Accélérer cette transition est indispensable pour renforcer la résilience climatique face à la dépendance énergétique et à la volatilité des marchés fossiles.
Un pas décisif contre les plastiques à usage unique
En matière de gestion des déchets, plus de 14 pays de la Caraïbe (soit plus du tiers de la région) ont interdit les sacs plastiques à usage unique et les contenants en polystyrène depuis 2019, selon une étude publiée sur ResearchGate. Parmi eux : Saint-Kitts-et-Nevis, la Barbade et Antigua-et-Barbuda.
Ces actions réglementaires, cruciales pour les écosystèmes marins dont dépendent le tourisme, la pêche et la protection côtière, participent elles aussi à renforcer la résilience climatique. Toutefois, la région reste confrontée à des volumes croissants de déchets plastiques, dont une grande part provient de l’extérieur.
Le rôle des jeunes et des initiatives locales
La résilience climatique en Caraïbe prend aussi racine dans les actions citoyennes. Les jeunes générations mènent des initiatives locales pour une consommation responsable, la préservation de la biodiversité ou encore la reforestation. Dans plusieurs îles, des startups écologiques émergent pour accompagner la transition verte.
Ces mouvements communautaires montrent que la résilience climatique ne dépend pas seulement des gouvernements ou des bailleurs internationaux, mais aussi de la créativité et de la détermination locale.
Face à des défis colossaux, la résilience climatique de la Caraïbe se traduit par une volonté d’agir, même quand les ressources semblent limitées. Si la région ne porte qu’une faible part de la responsabilité des émissions mondiales de CO₂, elle supporte des coûts économiques et humains disproportionnés.
Les initiatives locales, les efforts de transition énergétique et la lutte contre la pollution sont autant de signes encourageants. Cependant, la route vers une résilience climatique durable reste longue. Il est crucial que la communauté internationale soutienne les efforts de la Caraïbe, en reconnaissant la singularité des défis qu’elle affronte.
eScoot Rentals s’impose aujourd’hui comme le pionnier de la micromobilité à grande échelle dans les Caraïbes, offrant une solution de transport innovante et respectueuse de l’environnement à Saint-Vincent. Avec ses 108 trottinettes électriques et vélos à assistance électrique disponibles à la location dès la sortie du terminal de croisière de Kingstown, eScoot Rentals révolutionne la manière de circuler sur l’île, que l’on soit visiteur curieux ou habitant désireux de redécouvrir son territoire.
L’essor de la micromobilité dans les Caraïbes
Le contexte de Saint-Vincent-et-les-Grenadines
Saint-Vincent-et-les-Grenadines, archipel réputé pour ses paysages somptueux, ses plages préservées et sa biodiversité, attire chaque année des milliers de voyageurs en quête d’authenticité. Pourtant, la mobilité douce restait jusqu’alors peu développée sur l’île principale. L’arrivée de eScoot Rentals marque un tournant en répondant à un besoin croissant de déplacements pratiques, écologiques et adaptés à la topographie insulaire.
Pourquoi la micromobilité attire-t-elle aujourd’hui ?
La micromobilité, portée par les trottinettes et vélos électriques, séduit pour sa flexibilité et son faible impact environnemental. Elle contribue à fluidifier la circulation, à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à offrir une alternative accessible. À Saint-Vincent, où les trajets sont courts, ces moyens de transport proposés par eScoot Rentals sont parfaitement adaptés à la découverte du territoire tout en limitant les émissions polluantes.
eScoot Rentals : Un acteur pionnier et engagé
Une entreprise locale engagée
Fondée par une équipe locale, eScoot Rentals se distingue par sa vision à long terme. Dirigée par Curtis Zephyrine et épaulée par Tiffany Morris, Andez Bascombe et Darren Deosaran, l’entreprise est aujourd’hui une référence dans le secteur de la mobilité verte sur l’île.
Une flotte adaptée à tous les usages
Avec 108 véhicules électriques soigneusement entretenus, eScoot Rentals propose la plus grande flotte de micromobilité de la région. Que ce soit pour une balade en solo, une sortie en couple ou une exploration en groupe, une formule est disponible pour répondre à chaque besoin.
Un service pensé pour tous
Installée au terminal de croisière de Kingstown, eScoot Rentals facilite l’accès direct aux visiteurs débarquant sur l’île. Les habitants bénéficient également de cette offre pour leurs déplacements quotidiens, renouant ainsi avec leur territoire de manière responsable.
Une nouvelle façon d’expérimenter le tourisme
Un autre regard sur Kingstown
En circulant silencieusement dans les rues historiques de Kingstown, le long du front de mer ou dans les marchés animés, eScoot Rentals offre une liberté totale. Chaque usager peut s’arrêter à loisir, apprécier un point de vue ou visiter un site emblématique, en toute autonomie.
Des formules accessibles à tous
L’entreprise propose plusieurs forfaits, allant de la location à l’heure à la journée complète, ainsi que des balades accompagnées par des guides locaux. Ces offres permettent de s’imprégner des réalités locales tout en bénéficiant d’un service clair et transparent, comme le prône eScoot Rentals.
Simplicité et sécurité avant tout
Grâce à une application mobile intuitive, réserver un véhicule auprès de eScoot Rentals est rapide et facile. L’équipement de sécurité est fourni, et les véhicules font l’objet d’un entretien rigoureux afin d’assurer un trajet serein.
L’engagement écologique au Cœur du Projet
Un choix pour l’environnement
Dans un pays encore très dépendant des énergies fossiles, eScoot Rentals s’impose comme une solution concrète pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En privilégiant l’électrique, l’entreprise protège les écosystèmes de l’île tout en modernisant les déplacements.
Encourager un tourisme durable
Les nouveaux voyageurs sont de plus en plus sensibles à leur impact. eScoot Rentals leur permet de vivre une expérience personnalisée, tout en s’inscrivant dans une démarche écoresponsable. Ce positionnement aligne l’entreprise avec les ambitions de développement durable de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.
Retombées locales positives
Outre ses avantages écologiques, eScoot Rentals génère des retombées économiques concrètes : emplois locaux, réduction des importations de carburants, dynamisation de l’offre touristique. L’entreprise s’intègre dans le tissu local en collaborant avec commerçants et acteurs du territoire.
Perspectives pour la Mobilité Verte à Saint-Vincent
Un modèle à suivre
Si certains défis restent à relever – développement des infrastructures, adaptation législative – le modèle de eScoot Rentals montre que la micromobilité est non seulement possible, mais aussi porteuse d’avenir dans les Caraïbes.
Une influence sur la transformation territoriale
Première entreprise de cette ampleur dans la région, eScoot Rentals inspire d’autres projets et participe à façonner une nouvelle image de Saint-Vincent : un territoire résolument moderne, responsable, et en phase avec les enjeux contemporains.
eScoot Rentals ne se contente pas de proposer des trottinettes électriques : elle initie un changement de fond dans la manière de se déplacer à Saint-Vincent. En conciliant accessibilité, innovation et respect de l’environnement, elle redéfinit l’expérience touristique et le quotidien des habitants. Une initiative concrète au service d’une île en transition vers un avenir plus durable.
À l’approche du carnaval en Jamaïque 2025, attendu du 23 au 29 avril, il convient de revenir sur l’impact économique de l’édition précédente, dont les résultats ont confirmé le poids croissant de l’événement dans l’économie nationale.
Le carnaval en Jamaïque – ces mots résonnent comme un appel à la fête, mais ils symbolisent bien plus qu’une parade de costumes flamboyants et de musiques enivrantes. Cet événement puise ses racines dans l’histoire et l’identité jamaïcaine, fusionnant héritage africain, expression créative locale et une énergie festive unique. Chaque année, il rassemble des milliers de participants venus de toute l’île et d’ailleurs, dans une ambiance où la joie de vivre règne en maître.
Un pilier économique stratégique
Un impact qui dépasse les attentes
Au-delà de son éclat festif, le carnaval en Jamaïque s’impose comme un levier économique majeur pour le pays. En 2024, selon une étude du Centre de leadership et de gouvernance de l’Université West Indies, l’événement a généré un impact économique total de 95,4 milliards de dollars jamaïcains. Ce chiffre place le carnaval parmi les initiatives les plus rentables de l’économie jamaïcaine.
Des retombées financières exceptionnelles
Le ministre du Tourisme, Edmund Bartlett, a révélé que l’impact direct de l’édition 2024 s’élevait à 4,42 milliards de dollars, soit une hausse de 44,2 % par rapport à 2019. Grâce à l’effet multiplicateur, chaque dollar investi a rapporté 130 dollars. Une rentabilité qui rivalise avec les secteurs économiques les plus performants du pays.
Une dynamique d’investissement public-privé
Le succès du carnaval en Jamaïque repose sur une étroite collaboration entre l’État et le secteur privé. En 2024, les groupes de carnaval ont investi 727 millions de dollars, dont 331,4 millions ont été dédiés à la création de costumes. Cette chaîne de valeur soutient un écosystème local d’artisans, couturières, designers et prestataires. De son côté, l’État a renforcé sa stratégie de promotion et d’organisation, reconnaissant le carnaval comme un vecteur de rayonnement international.
Un levier massif pour l’emploi
Plus de 115 000 emplois générés
L’impact social du carnaval en Jamaïque est tout aussi impressionnant. En 2024, environ 115 247 emplois équivalents temps plein ont été soutenus grâce à l’événement. De l’événementiel à l’hôtellerie, en passant par le commerce, la restauration ou les industries créatives, le carnaval en Jamaïque agit comme un catalyseur de croissance inclusive.
Des retombées dans l’économie informelle
Les bénéfices du carnaval en Jamaïque se font également sentir dans les secteurs informels et les petites entreprises : salons de beauté, centres de remise en forme, transporteurs, restaurateurs et commerçants voient leur activité croître de façon significative pendant cette période. Au total, ce sont 19,14 milliards de dollars de revenus qui ont été générés pour les travailleurs et entrepreneurs jamaïcains.
Un attrait touristique en plein essor
Des visiteurs internationaux séduits
En 2024, 5 400 touristes internationaux ont voyagé spécifiquement pour le carnaval, dépensant chacun en moyenne 3 209 dollars américains, soit 12,5 millions injectés dans l’économie locale. Fait notable : plus de 54 % de ces visiteurs participaient pour la première fois, signe d’un fort potentiel de fidélisation et d’expansion.
Une mobilisation massive de la population locale
Les Jamaïcains participent, eux aussi, en grand nombre : 7 400 d’entre eux ont investi en moyenne 252 900 dollars chacun dans les costumes, la remise en forme, les soins esthétiques et les divertissements. Au total, les dépenses locales ont atteint 1,73 milliard de dollars, preuve que l’événement stimule largement la consommation intérieure.
Maintenir le cap face aux défis
Un retour sur investissement à préserver
Entre 2019 et 2024, le retour sur investissement du carnaval est passé de 198 dollars à 130 dollars pour chaque dollar investi, en raison notamment de la hausse des coûts et de l’inflation. Néanmoins, la moyenne sur la période reste très élevée (159,09 dollars), témoignant de la solidité du modèle économique. Le défi des prochaines années sera de maintenir cette performance tout en intégrant davantage d’innovation.
Vers un modèle durable et inclusif
Le gouvernement mise sur une stratégie à long terme : promotion renforcée, implication accrue des communautés locales, innovation dans l’offre des groupes de carnaval et adoption de pratiques durables. L’objectif : faire du carnaval en Jamaïque un exemple de réussite culturelle et économique, tout en respectant les principes du développement durable.
Le carnaval en Jamaïque n’est pas seulement une fête. C’est un événement structurant, capable de générer 95,4 milliards de dollars et de soutenir plus de 115 000 emplois en une seule édition. Il illustre la force de la culture jamaïcaine lorsqu’elle devient moteur de développement. En conjuguant tradition, innovation et engagement collectif, le carnaval continue de faire briller la Jamaïque sur la scène internationale.
L’édition 2025 confirmera-t-elle cette trajectoire alliant performance économique, rayonnement culturel et engagement durable ?
Spiritourisme : le terme gagne en visibilité et en légitimité à mesure qu’il s’impose comme une réponse innovante aux nouvelles attentes des voyageurs et des territoires. Le 10 avril 2025, la Guadeloupe a franchi une étape majeure en inaugurant le Laboratoire National du Spiritourisme, une structure destinée à professionnaliser, structurer et valoriser cette filière en plein essor. Un signal fort envoyé par l’archipel, qui entend devenir une référence dans le domaine à l’échelle nationale.
Comprendre le spiritourisme
Une approche immersive des territoires producteurs
Le spiritourisme, c’est l’art de voyager au rythme des savoir-faire liés aux spiritueux : rhums, liqueurs artisanales, punchs traditionnels, et autres élixirs enracinés dans la culture locale. Il se distingue de l’œnotourisme par la diversité des produits, des territoires et des approches proposées. Cette forme de tourisme associe découverte sensorielle, pédagogie et immersion dans l’histoire des distilleries, tout en soutenant les économies locales.
Une dynamique venue des Outre-mer
Alors que l’œnotourisme est solidement implanté dans l’Hexagone, le spiritourisme s’impose peu à peu grâce aux initiatives issues principalement des départements d’Outre-mer. Loin des routes balisées du vin, il propose une expérience plus confidentielle, plus enracinée, mais tout aussi structurée. En Guadeloupe, la visite des distilleries, les ateliers de mixologie ou encore les circuits thématiques permettent d’appréhender un univers riche et authentique.
Un laboratoire national ancré en Guadeloupe
Un projet fédérateur et stratégique
Porté par l’Office de Tourisme de la Riviera des Îles de Guadeloupe, le Laboratoire National du Spiritourisme a vu le jour avec l’appui du Conseil Départemental et du Ministère des Outre-mer. Son ambition : structurer une filière encore jeune, fédérer ses acteurs et créer un label d’excellence pour garantir des expériences de qualité aux visiteurs.
Objectifs principaux
Le laboratoire a pour mission de :
- Soutenir les PME et artisans dans le développement d’activités touristiques.
- Créer un réseau national des sites spiritouristiques.
- Lancer une formation professionnelle pour valoriser les compétences locales.
Élaborer un label national garantissant la qualité, la traçabilité et l’éthique des visites proposées.
Structurer une filière autour du spiritourisme
Un maillage territorial renforcé
Le spiritourisme en Guadeloupe repose en grande partie sur des entreprises à taille humaine : 95 % des distilleries locales sont des PME ou des structures familiales. Le laboratoire les accompagne dans la mise en marché de produits touristiques en phase avec leur identité et leur histoire, tout en encourageant les synergies avec d’autres filières comme la gastronomie ou l’artisanat.
Une formation unique en France
Le lancement de la première certification de Conseiller en Rhums et Spiritueux en avril 2025 constitue une avancée significative. Cette formation vise à professionnaliser l’accueil touristique tout en transmettant les subtilités de la culture du rhum aux visiteurs. Un atout fort pour l’image de la Guadeloupe comme destination experte et responsable.
Un label national en construction
Une reconnaissance attendue
Le spiritourisme bénéficiera bientôt d’un label officiel basé sur plusieurs critères : respect de l’environnement, qualité de l’accueil, pédagogie, traçabilité des produits… Ce label permettra aux visiteurs de repérer les sites engagés dans une démarche sérieuse et immersive.
Un outil au service des territoires
Outre l’assurance de qualité, ce label contribuera à positionner la Guadeloupe comme une référence du spiritourisme français. Il encouragera également d’autres régions à structurer leurs offres autour des spiritueux locaux, dans une logique de développement durable.
Une ambition portée par la Guadeloupe
Actions phares
La Guadeloupe multiplie les initiatives : création d’un Prix de l’Excellence Gastronomique pour les accords mets-rhums, partenariat avec le Mondial du Rhum, développement d’un itinéraire baptisé circuit du rhum… Autant d’actions qui renforcent l’attractivité de l’île auprès des amateurs de patrimoine et de culture locale.
Enjeux et perspectives
Une dynamique économique forte
La France est le premier exportateur mondial de spiritueux en valeur. Les Outre-mer, avec notamment la Guadeloupe (80 000 hectolitres d’alcool pur de rhum par an), jouent un rôle majeur dans cette performance. Le spiritourisme permet de transformer cette puissance économique en expériences touristiques valorisantes et porteuses d’emploi.
Le circuit du rhum, vitrine identitaire
En cours de conception, ce circuit reliera les grandes distilleries, les musées du rhum, les petits producteurs et les événements culturels. Il offrira une lecture complète du lien entre territoire, savoir-faire et produit fini. Un parcours à la fois culturel, éducatif et économique.
Un levier pour les savoir-faire
Le spiritourisme, en mettant en scène les gestes, les récits et les techniques des producteurs, agit comme un conservatoire vivant du patrimoine immatériel. Il contribue à la transmission intergénérationnelle des connaissances et valorise les identités locales, tout en ouvrant des opportunités professionnelles nouvelles.
Le spiritourisme, à travers l’inauguration du Laboratoire National en Guadeloupe, prend un virage décisif. Structuration de la filière, reconnaissance des métiers, labellisation : toutes les conditions sont réunies pour faire de cette approche un véritable modèle de tourisme durable, enraciné et ambitieux. La Guadeloupe, pionnière sur ce créneau, affirme son rôle moteur dans une transformation profonde de la relation entre patrimoine, territoire et visiteurs.
Le Bouillon d’Awara est bien plus qu’un simple plat en Guyane ; c’est une véritable institution culturelle. Ce mets traditionnel, préparé principalement durant les fêtes de Pâques, incarne l’identité culinaire et sociale du territoire. Avec la création récente de la Confrérie Gastronomique du Bouillon d’Awara, cette spécialité locale bénéficie désormais d’une reconnaissance officielle, tant au niveau national qu’international. Mais qu’est-ce qui rend ce bouillon si spécial, et pourquoi mérite-t-il une telle attention ?
Histoire et Origines du Bouillon d'Awara
Le Bouillon d’Awara est entouré de mythes et légendes qui ajoutent une dimension presque mystique à ce plat. Une histoire populaire raconte qu’une jeune femme autochtone aurait créé ce bouillon pour prouver son amour à un étranger, en y intégrant les saveurs de toute la Guyane. Cette légende reflète bien l’essence même du bouillon : un mélange harmonieux de cultures, d’ingrédients et de traditions.
Préparé uniquement à Pâques, ce plat symbolise également le rassemblement familial et communautaire. Sa préparation complexe, qui s’étale souvent sur plusieurs jours, mobilise toute une équipe, renforçant les liens sociaux et familiaux.
Les Ingrédients et la Préparation
Le secret du Bouillon d’Awara réside dans ses ingrédients variés et locaux. Parmi eux :
- La pâte d’awara, issue du fruit du palmier awara, véritable base du plat.
- Des viandes fumées (poulet, poisson) et salées (morue, jambon).
- Des légumes comme le chou, l’aubergine ou les épinards.
- Des épices locales pour relever les saveurs.
La préparation est un véritable art, nécessitant patience et savoir-faire. Le bouillon mijote pendant 24 à 36 heures, permettant aux saveurs de s’harmoniser lentement. Le résultat final est un ragoût riche, onctueux, et à la couleur orangée si caractéristique.
La Confrérie Gastronomique du Bouillon d'Awara
Créée officiellement lors de la 10ᵉ édition des Journées des Goûts et Saveurs de Guyane, le 12 avril 2025, cette confrérie compte onze membres fondateurs, dont des chefs renommés, des passionnés et des spécialistes de la gastronomie guyanaise. Elle est présidée par Serge Fulgence.
Sa mission est triple :
- Préserver l’authenticité du bouillon d’Awara à travers ses codes et son art de vivre.
- Promouvoir sa reconnaissance bien au-delà de la Guyane.
- Transmettre les savoir-faire aux nouvelles générations.
La Confrérie a obtenu une reconnaissance nationale prestigieuse en recevant son diplôme d’intégration aux Confréries de France, et est désormais rattachée au Conseil européen des confréries œno-gastronomiques via l’ambassade du Languedoc et du Roussillon.
« Une confrérie, ça sert à mettre en valeur un plat, à défendre son authenticité, et à le faire rayonner bien au-delà de ses frontières » – Jean Claude Estirac, vice-président du Conseil européen des confréries œno-gastronomiques.
Un Soutien Politique et Culturel Fort
À l’occasion de cette reconnaissance, Emmanuel Prince, vice-président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), a salué l’engagement des membres :
« L’awara est un symbole. Il est mémoire, partage, création. Et à travers le Plan Wara, nous voulons le faire rayonner bien au-delà de nos frontières. »
Ce plan de valorisation du patrimoine a été lancé avec une conférence scientifique et historique tenue le 27 septembre 2024. Celle-ci a présenté les résultats de 9 mois de recherche menés par Emmanuel Garnier du CNRS, qui a plongé aux racines historiques et culturelles du bouillon d’Awara.
La cérémonie a également été l’occasion d’introniser de nouveaux membres d’honneur, dont Jean-Paul Fereira et Emmanuel Prince.
Le Bouillon d'Awara : Un symbole de patrimoine vivant
Au-delà de sa dimension gastronomique, le Bouillon d’Awara est un véritable pilier du patrimoine vivant guyanais. Célébré chaque année lors des Journées des Goûts et Saveurs, il attire aussi bien les habitants que les visiteurs internationaux curieux de découvrir cette richesse culinaire.
En mettant en lumière ses racines culturelles, son ancrage communautaire et son originalité gustative, le Bouillon d’Awara s’impose comme un ambassadeur de la culture guyanaise, prêt à séduire le monde entier.
Le Rhum Fest 2025 , organisé au Parc Floral de Vincennes à Paris, est devenu l’un des événements les plus emblématiques pour les amateurs, les experts et les professionnels du monde du rhum. L’édition 2025, qui s’est déroulée du 12 au 14 avril, a rassemblé près de 8 000 visiteurs, des passionnés comme des curieux, ainsi que plus de 150 distilleries venues de 36 pays. Parmi elles, les distilleries des Antilles françaises ont marqué les esprits par leur authenticité, la qualité de leur production et leur capacité à transmettre leur héritage.
Une immersion dans l’univers du rhum
Le Rhum Fest n’est pas un salon ordinaire. C’est une véritable immersion dans l’univers complexe du rhum : ses origines, ses méthodes de fabrication, ses arômes, ses terroirs, ses histoires humaines. C’est aussi un moment de rencontres entre producteurs, distributeurs, cavistes, journalistes, restaurateurs et amateurs. L’événement propose des dégustations, des conférences pédagogiques, des masterclasses et des rencontres professionnelles.
Pour les novices, c’est une occasion idéale de s’initier au monde du rhum sans pression, en goûtant, en posant des questions, en découvrant les différences entre un rhum agricole, un rhum de mélasse ou encore un rhum vieilli en fût de chêne. Pour les connaisseurs, c’est une chance d’approfondir leur compréhension des profils aromatiques, des spécificités de chaque région, des millésimes ou des techniques de vieillissement.
Les Antilles françaises à l’avant-scène
Le Rhum Fest 2025 a consacré une large place aux Antilles françaises. En effet, la Martinique et la Guadeloupe sont mondialement reconnues pour la qualité de leur rhum agricole, élaboré à partir de pur jus de canne à sucre, contrairement au rhum traditionnel issu de mélasse.
La Martinique est la seule région au monde à bénéficier d’une AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) pour le rhum, ce qui garantit une production selon un cahier des charges strict et un lien fort avec le terroir. Les distilleries comme La Favorite, Neisson, ou Baie des Trésors étaient présentes, chacune défendant une identité forte, des méthodes artisanales et un attachement au territoire.
Stéphane Gouyer, maître de chai de Baie des Trésors, partage : « L’AOC permet de structurer notre travail tout en mettant en valeur la richesse de nos sols. C’est une vraie reconnaissance pour le travail des agriculteurs et des distillateurs. »
En Guadeloupe, bien que l’AOC n’existe pas, la tradition du rhum est tout aussi ancrée. Les distilleries comme Longueteau, Bologne ou Reimonenq offrent des rhums aux profils très expressifs. Jordan Lognos, représentant la quatrième génération de la distillerie Reimonenq, souligne : « Nous misons sur l’innovation tout en respectant nos valeurs. Le Rhum Fest nous permet de raconter notre histoire, de faire déguster nos créations et de répondre directement aux attentes des amateurs. »
Un espace d’échanges et d’éducation
L’un des points forts du Rhum Fest est son aspect éducatif. Contrairement à un simple salon de dégustation, il met l’accent sur la transmission des savoirs. Les visiteurs peuvent assister à des ateliers où l’on apprend, par exemple, à distinguer les types de rhum selon les régions, à reconnaître les arômes secondaires issus du vieillissement, ou à comprendre les effets du climat sur la canne à sucre.
Les producteurs des Antilles ont joué le jeu à fond, partageant avec générosité les subtilités de leur métier. Le public parisien, averti ou novice, a ainsi pu mieux comprendre ce qui fait la particularité du rhum agricole, sa complexité, son équilibre, sa fraîcheur et son potentiel de garde.
Le spiritourisme : un levier pour les territoires
Le Rhum Fest met également en lumière le développement du spiritourisme, une forme de tourisme centré sur la découverte des spiritueux à travers les visites de distilleries, les ateliers sensoriels et les rencontres avec les producteurs.
En Martinique, le spiritourisme est déjà bien ancré. Des routes du rhum ont été mises en place, les distilleries proposent des visites guidées, des expériences immersives et des ventes directes sur place. Cela participe à la valorisation du patrimoine local et renforce l’attractivité touristique de l’île.
En Guadeloupe, l’offre se structure progressivement. Jordan Lognos précise : « Nous souhaitons proposer des expériences complètes à nos visiteurs : la visite, la dégustation, mais aussi la compréhension de notre histoire et de nos méthodes. »
Ce développement est prometteur pour l’ensemble de la filière. Il permet de créer de l’emploi local, d’élargir l’offre touristique et de renforcer le lien entre le produit et son territoire.
Un avenir ancré dans les racines
En valorisant les producteurs des Antilles, le Rhum Fest 2025 contribue à leur rayonnement international. Ces derniers ne se contentent pas de produire un excellent rhum ; ils racontent aussi une histoire, celle d’un héritage, d’un savoir-faire transmis, d’une identité façonnée par la terre et le temps.
Alors que la demande mondiale en rhum de qualité ne cesse de croître, les distilleries des Antilles françaises apparaissent comme des références incontournables. Leur authenticité, leur rigueur et leur engagement en faveur de la qualité en font des modèles dans le secteur.
Lors du Seatrade Cruise Global 2025, un panel s’est penché sur les nouvelles attentes des voyageurs de croisière, en particulier des jeunes générations, et sur la manière dont ces changements imposent une réinvention complète des expériences proposées à terre.
Seatrade Cruise Global 2025 : de la visite guidée à l’expérience personnalisée
Modérée par Shannon McKee, présidente de Access Cruise, la discussion du Seatrade Cruise Global 2025 a réuni des figures clés de l’industrie : Tracey Diaz (Princess Cruises), Christine Manjencic (Norwegian Cruise Line Holdings), Marc Melville (Chukka Caribbean Adventures), Leyla R. Osorio (Global Cruises LLC) et Claudine Pohl (Lemoneight).
Dès les premières interventions du Seatrade Cruise Global 2025, le constat est posé : les croisiéristes d’aujourd’hui attendent bien plus qu’un simple tour panoramique. « Ce que cette nouvelle génération recherche, c’est une vraie expérience », affirme Christine Manjencic. Elle cite l’exemple d’un « selfie tour » initialement conçu pour Norwegian Cruise Line et adapté à Oceania Cruises sous l’intitulé Capturing the Moment – une requalification simple mais efficace pour séduire un public premium.
« Aujourd’hui, une nouvelle génération découvre la croisière… et ne la considère plus comme une activité pour les retraités. »
Tracey Diaz rappelle lors du Seatrade Cruise Global à quel point la pandémie a changé les attentes : voyager n’est plus un acquis, mais un privilège. Les passagers recherchent désormais des expériences plus intimes, plus vraies, plus humaines.
L’authenticité comme moteur de différenciation
Pour les opérateurs touristiques, le défi est double : rester innovant tout en s’ancrant dans le réel. Pour Marc Melville, la réponse tient en un mot : authenticité. « Notre force, c’est d’être résolument local, sans compromis. Ce qui semble banal pour nous est souvent ce qui marque le plus un visiteur. »
Il insiste sur l’importance du récit. Un geste aussi simple que poser la main sur un arbre peut devenir un souvenir marquant, dès lors qu’il est contextualisé. « Il n’y a pas de prix pour une expérience locale et authentique », souligne-t-il.
Avec une présence dans 140 destinations, Leyla Osorio observe que les croisiéristes réguliers ne veulent pas revivre la même excursion. « Nous devons proposer une nouvelle lecture du lieu, avec un autre regard, une autre narration. » Elle met aussi en avant lors du Seatrade Cruise Global l’importance d’adapter les excursions à l’identité propre de chaque compagnie maritime.
Innover, collaborer et anticiper
Tous les intervenants du Seatrade Cruise Global 2025 s’accordent : l’avenir du secteur dépendra de l’innovation, de l’anticipation… et d’une collaboration renforcée.
Christine Manjencic a partagé des données révélatrices sur l’évolution des comportements depuis la pandémie : « Avant le COVID, nous mettions en ligne les excursions 2 à 3 mois avant la croisière et seuls 20 % étaient vendus à l’avance. »
« Aujourd’hui, nous ouvrons à 365 jours et atteignons 75 % de préventes. »
Elle ajoute, non sans fierté : « En 2019, nous avons envoyé 4,3 millions de passagers en excursions à terre. L’an dernier, nous avons frôlé les 6 millions. »
Une progression spectaculaire, qui montre à quel point l’anticipation, la veille des tendances et la personnalisation sont devenues essentielles dans la conception des offres.
Claudine Pohl rappelle lors du Seatrade Cruise Global 2025 que la compétence à raconter une histoire est aussi précieuse que l’itinéraire lui-même. « Sans formation à la prise de parole, vos guides ne transmettront pas l’expérience. »
Leyla Osorio, pour sa part, a insisté sur une nouvelle dimension essentielle dans le design d’expérience : « Une excursion doit être immersive, authentique… et photogénique. »
À l’heure des voyages dictés par les réseaux sociaux, il ne suffit plus de vivre une expérience : il faut pouvoir la partager, visuellement, et en tirer des “bragging rights”.
Elle encourage les destinations à intégrer des éléments marquants – esthétiques, symboliques, instagrammables – qui deviennent des souvenirs autant que des preuves sociales.
Enfin, Marc Melville lors du Seatrade Cruise Global 2025 a conclu avec un appel engagé : « La Caraïbe n’a jamais eu autant d’opportunités. Saisissons-les. Travaillons main dans la main avec nos partenaires croisière pour que nos îles rayonnent encore davantage. »
Les croisiéristes ne cherchent plus des tours, mais des émotions.
Ce panel offre une boussole précieuse pour les territoires de la Caraïbe souhaitant rester attractifs face à des croisiéristes en quête de sens et d’authenticité.
👉 Assumer pleinement l’ancrage local. Comme le souligne Marc Melville : « Ce qui est banal pour vous peut devenir extraordinaire pour un visiteur. » Il est essentiel de miser sur le récit, l’immersion sensorielle et l’expression culturelle plutôt que de se conformer à des standards globalisés.
👉 Proposer une valeur exclusive croisière. Un produit à terre doit offrir ce que les visiteurs ne peuvent pas réserver seuls sur Internet. Parfois, cela tient à un geste, un plat, un lieu symbolique ou un moment à partager… pourvu qu’il touche.
👉 Coopérer à tous les niveaux. Claudine Pohl rappelle l’importance de mobiliser chauffeurs de taxi, artisans, guides et autorités locales. Un simple « Bienvenue » bien pensé ou une mise en scène visuelle peuvent transformer l’expérience.
En résumé : il ne s’agit plus seulement d’accueillir, mais de transmettre une histoire.
La matinée d’ouverture du Seatrade Cruise Global 2025 a donné le ton : l’avenir de la croisière passe par la collaboration, l’innovation et la durabilité.
Une vision mondiale pour une industrie en transition
Richard Sasso, président de MSC Cruises USA, a ouvert l’événement en présentant les grandes lignes du 2025 Global Cruise and Destination Outlook. Ce panorama stratégique a permis de rappeler que, malgré un contexte mondial en constante évolution, l’industrie de la croisière progresse avec ambition et responsabilité.
Mettant en avant l’importance croissante d’un tourisme plus durable et d’expériences authentiques, Richard Sasso a insisté sur le besoin d’adapter les offres non seulement aux enjeux économiques, mais aussi aux attentes d’un public de plus en plus soucieux de son impact.
Anticiper les attentes des nouvelles générations
Le premier panel de la journée du Seatrade Cruise Global 2025, « Naviguer à travers les générations et repenser les expériences à terre », animé par Marc Blum, a réuni plusieurs acteurs majeurs : Mark Edson (Royal Caribbean), Alexander Gumbs (Port de Saint-Martin), Mike Maura (Nassau Cruise Port), Natasha Salzedo (Carnival Cruise Line) et Ugo Savino (Département d’État américain).
Ensemble, ils ont exploré les leviers d’adaptation face à l’évolution des profils voyageurs, soulignant l’importance de l’innovation technologique, d’une meilleure intégration des destinations et d’une approche plus personnalisée de l’expérience client.
Regards croisés sur le tourisme de croisière mondial
La matinée du Seatrade Cruise Global 2025 s’est achevée par un panel intitulé « World Cruise Tourism Summit : mises à jour régionales », animé par Ioannis Bras, avec la participation de représentants du MedCruise, de Cruise Arabia, de la Caribbean Tourism Organization et de Cruise Saudi. Ce tour d’horizon a mis en lumière les réalités spécifiques de chaque région, tout en convergeant sur des enjeux communs : mieux gérer les flux de passagers, développer des infrastructures résilientes, et renforcer la coopération entre ports.
Une idée forte s’est dégagée de cette ouverture : les décisions doivent reposer sur des données concrètes, et l’avenir se construira par l’alliance des savoir-faire.
Nous reviendrons ultérieurement de manière plus détailées sur ces interventions.
Le tourisme dans les Caraïbes connaît une transformation grâce à Breeze Travel Solutions (BTS). Dirigée par Casey Davy, spécialiste marketing certifié AMA, Breeze Travel Solutions restructure le secteur en intégrant des technologies avancées. Son objectif est de simplifier les réservations et d’améliorer l’expérience des voyageurs. Avec sa filiale Caribbean Travel and Tours (CTT), BTS unifie un marché encore fragmenté en une solution efficace et harmonieuse.
Les défis du tourisme dans les Caraïbes
Le secteur touristique caribéen souffre de procédures obsolètes et d’un manque de coordination entre les acteurs locaux. De nombreux prestataires utilisent encore des méthodes manuelles ou des outils inadaptés, rendant les réservations complexes. Cette fragmentation limite la visibilité des offres et réduit les opportunités pour les petits acteurs du marché. Casey Davy souligne : « Ces obstacles constituent un frein pour les voyageurs qui souhaitent organiser leur séjour en toute sérénité. » BTS a été conçue pour résoudre ces problèmes grâce aux nouvelles technologies.
Les innovations de Breeze Travel Solutions
Caribbean Travel and Tours : une plateforme tout-en-un
CTT constitue le pilier des innovations de Breeze Travel Solutions. Contrairement aux plateformes classiques qui se limitent aux hébergements, CTT propose une interface intuitive permettant de réserver vols, hébergements, activités et transferts en un seul endroit. Cette approche simplifie la planification des séjours et améliore l’accessibilité des offres. Elle permet aussi aux agences de voyages et aux hôteliers locaux de mieux structurer leurs services et d’attirer une clientèle plus large.
L’intelligence artificielle au service des voyageurs
L’IA joue un rôle clé dans la personnalisation des offres de Breeze Travel Solutions. En analysant les données et les préférences des utilisateurs, elle permet de proposer des itinéraires adaptés à leurs intérêts, qu’il s’agisse d’activités sportives, de bien-être ou de découverte culturelle. « L’IA nous permet de fournir des recommandations précises et pertinentes », explique Davy. Ce système favorise également une meilleure gestion des flux touristiques en évitant la surfréquentation de certains sites.
Engagement envers la sécurité et le développement communautaire
Sélection rigoureuse des fournisseurs
Breeze Travel Solutions collabore uniquement avec des prestataires respectant des critères stricts, notamment l’enregistrement légal, l’assurance responsabilité civile et la conformité aux règles locales. Cette approche garantit un service de qualité et une expérience sécurisée pour les voyageurs. La transparence et la sécurité sont des éléments clés pour rassurer les touristes et encourager des séjours sans encombre.
Programme de développement communautaire
Pour aider les entreprises locales à atteindre ces standards, BTS a mis en place un Programme de développement communautaire. Il accompagne les prestataires dans la certification de leurs services et leur transition vers la digitalisation. Cette initiative favorise l’intégration économique locale et participe à la croissance du tourisme régional. En facilitant l’accès aux plateformes de réservation et en formant les acteurs locaux, BTS crée un écosystème plus solidaire et performant.
Promotion d'un tourisme responsable et authentique
Valorisation du patrimoine culturel
Breeze Travel Solutions ne se limite pas aux offres balnéaires. Il met en avant l’histoire, la gastronomie et les traditions des îles caribéennes. En collaborant avec les communautés locales, l’entreprise veille à ce que les retombées économiques bénéficient directement aux populations. Cette approche permet aussi de diversifier l’offre touristique en s’éloignant du modèle standardisé souvent proposé aux visiteurs.
Soutien aux initiatives écologiques
L’entreprise s’engage à intégrer des solutions écoresponsables, en sélectionnant des hébergements durables et des activités axées sur la conservation environnementale. Cette approche préserve les écosystèmes fragiles des Caraïbes tout en offrant des expériences enrichissantes aux voyageurs. BTS collabore également avec des associations locales pour sensibiliser les touristes à l’impact de leur présence sur les milieux naturels et culturels.
Breeze Travel Solutions modernise le tourisme caribéen en combinant technologie et développement durable. Avec ses plateformes intuitives et ses programmes communautaires, l’entreprise améliore l’expérience des voyageurs tout en respectant le patrimoine naturel et culturel des îles. Son approche innovante permet d’optimiser l’offre touristique tout en soutenant l’économie locale et en préservant les richesses de la région.
La Politique de tourisme durable 2025–2035 marque une étape décisive dans le développement économique des États membres de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO). Lors de la huitième réunion du Conseil des ministres du tourisme, tenue le 28 mars 2025 à l’hôtel Beachcombers à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les ministres ont officiellement approuvé cette politique ambitieuse. Cette initiative s’impose comme un outil structurant à long terme pour l’ensemble de la région.
Elle vise à transformer le secteur touristique en un moteur économique durable, tout en promouvant la conservation environnementale, l’inclusion sociale et la résilience face aux défis globaux. Elle remplace la politique commune de tourisme de 2011, en apportant une nouvelle direction stratégique mieux adaptée aux enjeux contemporains.
Les piliers stratégiques de la politique
Vision et mission renouvelées
La Politique de tourisme durable 2025–2035 propose une vision claire : le tourisme ne doit pas seulement générer des revenus, mais devenir un levier de développement équitable et respectueux de l’environnement. Sa mission est de favoriser une croissance équilibrée, profitable aux communautés locales, tout en préservant les ressources naturelles et culturelles de la région.
Trois objectifs stratégiques principaux
La politique repose sur trois grands axes :
- La transformation économique régionale par le tourisme.
- La promotion de pratiques durables.
- L’amélioration de la résilience face aux crises climatiques et économiques.
Ces objectifs sont accompagnés de douze sous-objectifs concrets, incluant le développement d’infrastructures écologiques et le soutien aux initiatives communautaires.
Objectifs spécifiques et principes directeurs
Les principes directeurs de la Politique de tourisme durable 2025–2035 incluent une gouvernance responsable, une gestion environnementale rigoureuse, et un engagement fort envers les droits sociaux. Ces principes visent à assurer que chaque État membre œuvre dans une dynamique coordonnée vers des résultats mesurables.
Développement thématique et directives communes
Huit domaines thématiques prioritaires
La Politique de tourisme durable 2025–2035 identifie huit axes prioritaires, parmi lesquels :
- Le marketing touristique ciblé.
- Le développement du tourisme bleu, axé sur les ressources marines.
- La gestion des impacts climatiques.
- L’intégration technologique dans le secteur.
Cette structuration permet une approche transversale, conciliant performance économique et préservation de l’environnement.
Directives politiques communes
Des directives ont été établies pour :
- Encourager l’utilisation d’énergies renouvelables.
- Promouvoir la formation continue des professionnels du secteur.
- Protéger les écosystèmes fragiles.
Elles garantissent que les projets développés soient en adéquation avec les normes élevées fixées par l’OECO.
Défis et opportunités dans le secteur du tourisme en 2025
Impacts du changement climatique et évolution des attentes
Le changement climatique fragilise les atouts naturels de la région, tels que les plages et les récifs coralliens. Par ailleurs, les visiteurs sont de plus en plus attentifs à l’impact de leurs séjours. La Politique de tourisme durable 2025–2035 encourage l’investissement dans des hébergements écologiques et des expériences ancrées dans la culture locale.
Méga navires de croisière : entre opportunité et vigilance
Les navires de croisière de grande capacité peuvent générer des retombées économiques importantes, mais présentent des risques pour l’environnement côtier. Le Directeur général de l’OECO, Dr Didacus Jules, appelle à une gestion équilibrée, reposant sur des ports écoresponsables et des partenariats durables avec les opérateurs maritimes.
Collaboration régionale et retombées économiques
Rôle actif des États membres
La réussite de cette politique repose sur la mobilisation de tous les États membres. Grenade, Saint-Kitts et Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, notamment, coordonnent leurs efforts pour une mise en œuvre harmonisée.
Emploi et développement local
Le tourisme soutient déjà une part importante de l’emploi régional. La Politique de tourisme durable 2025–2035 pourrait accroître ces opportunités, en particulier dans les domaines émergents comme la gestion environnementale ou les services touristiques spécialisés.
La Politique de tourisme durable 2025–2035 va au-delà d’un simple cadre réglementaire. Elle représente un engagement collectif pour un modèle touristique équilibré, conciliant développement économique, inclusion sociale et respect de l’environnement. Forte de cette vision commune, l’OECO dispose aujourd’hui des outils nécessaires pour relever les défis futurs et poser les bases d’un tourisme pérenne dans la Caraïbe orientale.