Sainte-Lucie : Kyvon Edwin et le Film BAGAY-LA NOU PÒTÉ

Kyvon Edwin

Kyvon Edwin, réalisateur originaire de Sainte-Lucie et basé à New York, s’est imposé comme une figure montante du cinéma grâce à son talent et son engagement envers la culture caribéenne. Diplômé de l’institut Lee Strasberg Theater and Film, il a déjà marqué les esprits avec son premier film, LETTRE-LA, qui a été projeté dans des festivals prestigieux comme le American Black Film Festival et le Festival de Cannes. Aujourd’hui, il revient avec un nouveau projet ambitieux : BAGAY-LA NOU PÒTÉ (LES CHOSES QUE NOUS PORTONS), un court-métrage qui promet de mettre en lumière les réalités et les rêves des jeunes Saint-Luciens.

BAGAY-LA NOU PÒTÉ : Une histoire de rêves et de résilience

Le dernier projet de Kyvon Edwin, BAGAY-LA NOU PÒTÉ, est bien plus qu’un simple film. Ce drame sportif suit le parcours d’un jeune prodige du cricket qui aspire à rejoindre l’équipe nationale des Indes occidentales. Mais ses ambitions sont entravées par les défis quotidiens auxquels il fait face dans sa famille et sa communauté. À travers cette histoire, Kyvon Edwin souhaite capturer l’essence de la vie à Sainte-Lucie, en explorant les luttes, les espoirs et la résilience des jeunes de l’île.

Ce film est aussi une première pour Sainte-Lucie : peu de films ont exploré le cricket, un sport profondément ancré dans la culture caribéenne, sous cet angle narratif. En situant l’action dans des lieux authentiques de Sainte-Lucie, Kyvon Edwin espère offrir une représentation fidèle et inspirante de son île natale.

Kyvon Edwin
Kyvon Edwin. Source : Kyvon Edwin
Kyvon Edwin
BAGAY-LA NOU PÒTÉ Source : Kyvon Edwin

Le Crowdfunding : un soutien essentiel

Pour financer ce projet ambitieux, Kyvon Edwin a lancé une campagne de crowdfunding sur Kickstarter avec un objectif de 16 500 USD. Ces fonds serviront à couvrir les coûts essentiels tels que les salaires du casting et de l’équipe technique, la location des équipements, les frais de transport et la restauration. Le crowdfunding permet à Kyvon Edwin d’impliquer directement la communauté dans la réalisation du film tout en sensibilisant le public à l’importance de soutenir les artistes émergents.

Grâce à cette initiative, Kyvon Edwin montre comment le cinéma peut être un effort collectif. Les contributions ne se limitent pas au financement ; elles représentent également un vote de confiance envers un réalisateur qui cherche à raconter des histoires authentiques sur la culture caribéenne.

Le parcours créatif de Kyvon Edwin

Depuis ses débuts dans le cinéma, Kyvon Edwin a toujours cherché à raconter des histoires qui résonnent avec son héritage culturel. Avec sa société Roots Productions, il s’efforce d’amplifier les voix issues de la diaspora caribéenne. Son premier film, LETTRE-LA, a été saluée pour sa sensibilité artistique et sa narration poignante.

Pour BAGAY-LA NOU PÒTÉ, il a réuni une équipe talentueuse comprenant Junior Federick (producteur) et Kentilia Louie (directrice de casting). Ce projet représente plus d’un an de travail acharné, marqué par des défis financiers, mais aussi par une détermination inébranlable à créer quelque chose d’impactant.

Kyvon Edwin est sans aucun doute une étoile montante du cinéma caribéen. Avec BAGAY-LA NOU PÒTÉ, il ne se contente pas d’offrir une œuvre cinématographique ; il propose également une plateforme pour célébrer la culture saint-lucienne et inspirer les générations futures. Grâce au crowdfunding et au soutien communautaire, ce film promet d’être un jalon important pour Sainte-Lucie et pour le cinéma caribéen dans son ensemble.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

Logo Silver Magellan Award 2026 des Travel Weekly Magellan Awards, Silver Award Winner
ART CULINAIRE
Tolotra

Silver Magellan Award 2026 : la Martinique fait rayonner sa gastronomie à l’international

La Martinique vient de décrocher un Silver Magellan Award 2026 pour son patrimoine culinaire. Décernée par Travel Weekly, cette distinction récompense le Comité Martiniquais du Tourisme dans la catégorie des destinations gastronomiques de la Caraïbe. Une reconnaissance internationale qui met en lumière les saveurs de l’île, ses savoir-faire et une ambition grandissante : faire de la gastronomie martiniquaise une véritable expérience de voyage. Silver Magellan Award 2026 : une distinction pour la gastronomie martiniquaise Les résultats des Travel Weekly Magellan Awards 2026 sont désormais consultables sur le site officiel du concours. La Martinique y figure parmi les lauréats avec une médaille d’argent dans la catégorie Caribbean – Overall Destinations – Culinary Destination. La candidature du Comité Martiniquais du Tourisme (CMT), intitulée Martinique: Where Culinary Heritage Comes to Life, met en avant une destination où le patrimoine culinaire continue de vivre et de se transmettre. Organisés par le média professionnel américain

Lire la suite "
Cathédrale Saint-Georges de Georgetown, au Guyana, église anglicane en bois
TOURISME
Tolotra

Cathédrale Saint-Georges de Georgetown, 43,5 mètres de bois après la brique

La cathédrale Saint-Georges de Georgetown, au Guyana, mesure environ 43,5 mètres et elle est construite en bois. Consacrée le 8 novembre 1894, elle succède à une cathédrale de brique, achevée en 1842, dont la tour était jugée trop lourde pour ses fondations. Son histoire est celle d’un édifice de greenheart, un bois dur du Guyana, que le diocèse doit encore protéger. En janvier 2015, le doyen Paul Andrew Carto, recteur de la cathédrale Saint-Georges de Georgetown, au Guyana, avertissait que les ennuis de l’édifice ne se régleraient pas avec des barbecues et des ventes de gâteaux. La phrase dit tout l’enjeu de ce monument. À Georgetown, l’église anglicane Saint-Georges est un grand monument de bois de 43,5 mètres, et le bois demande un entretien sans relâche. La cathédrale Saint-Georges, 43,5 mètres de bois à Georgetown La cathédrale Saint-Georges de Georgetown, capitale du Guyana, se dresse sur Church Street et mesure

Lire la suite "
cinémas caribéens
Film et vidéo
Tolotra

S6/10 – Histoires des cinémas caribéens, dancehall, mémoire et satire cubaine. Textes : Guillaume Robillard. Ciclic, 2026..

Ainsi, l’histoire des cinémas caribéens ne commence que dans les années 1960 alors que des films sont tournés dans la Caraïbe depuis le début du XXe siècle, en particulier deux vues des frères Lumière en Martinique en 1902. En effet, il est courant de bien distinguer les films tournés dans la Caraïbe des films faits par des réalisatrices et réalisateurs des différentes îles de cet archipel. En toute évidence, cette frise commence par une œuvre du cinéma cubain dont le professionnalisme, la richesse et la diversité, qui ont déjà inspiré une riche bibliographie, le démarquent nettement dans cet espace géographique.Quant aux productions de la Jamaïque, de Trinidad-et-Tobago et de la République dominicaine, elles affichent une certaine régularité ponctuée de belles surprises tandis que du côté d’Haïti une production semi-professionnelle fut longtemps prolifique et honorée d’un public nombreux. Par ailleurs, en face, quelques petits pays produisent fragilement (Sainte-Lucie, Grenade) ou rarement

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande