Martinique – OpĂ©ration Pays Propre : 6,137 tonnes retirĂ©es des sites naturels

Opération Pays Propre

Opération Pays Propre livre le bilan de sa 29e édition en Martinique : 950 participants, 18 sites naturels nettoyés et 6,137 tonnes de déchets ramassés. Derrière ces chiffres, une mobilisation collective rappelle que la protection des paysages martiniquais repose aussi sur des gestes organisés et transmis.

950 participants sur le terrain

Sur les sites naturels concernés, le geste est simple, mais il dit beaucoup. Ramasser un déchet, remplir un sac, avancer en groupe, regarder autrement un lieu que l’on croyait connaître. Pour la 29e édition de l’Opération Pays Propre, 950 participants ont pris part à cette action environnementale en Martinique.

La mobilisation a réuni 15 entreprises, 8 associations et 8 établissements scolaires. Ce mélange d’acteurs donne à l’action une portée particulière. L’enjeu dépasse le nettoyage après coup. Il consiste aussi à faire comprendre, notamment aux plus jeunes, que les déchets abandonnés ne disparaissent pas du paysage. Ils abîment les sols, les plages, les sentiers, les milieux marins, et fragilisent ce qui fait la valeur quotidienne de l’île.

Opération Pays Propre
Opération Pays Propre
Opération Pays Propre

6,137 tonnes de déchets ramassés

Le bilan de l’Opération Pays Propre est précis : 6,137 tonnes de déchets ont été collectées lors de cette édition. Le nettoyage a concerné 18 sites naturels. Ce chiffre donne la mesure du travail réalisé, mais il oblige aussi à regarder le problème en face. Si autant de déchets peuvent être retirés en quelques jours, c’est que la pression sur les espaces naturels reste forte.

En Martinique, la question environnementale touche directement au cadre de vie, au patrimoine naturel et à l’activité touristique. Un site naturel pollué devient un espace dégradé. Il fragilise aussi un lieu de mémoire, de promenade, de transmission familiale et parfois d’activité économique. À travers cette opération, les participants ne protègent donc pas une abstraction. Ils agissent sur des lieux que les habitants fréquentent, traversent ou racontent.

Opération Pays Propre
Opération Pays Propre

Une action née en 2010

Depuis son lancement en octobre 2010, à l’occasion de la Fête des Entreprises, l’Opération Pays Propre s’est inscrite dans la durée. L’idée était de fédérer des salariés autour d’une action d’intérêt public : le nettoyage de sites remarquables. Depuis, deux opérations sont organisées chaque année en partenariat avec l’Office National des Forêts, et l’initiative s’est ouverte aux entreprises, particuliers, associations, écoles et collectivités.

Cette évolution compte. Elle montre qu’une action pensée au départ dans le monde de l’entreprise peut devenir un rendez-vous citoyen élargi. La présence d’établissements scolaires est particulièrement importante. Elle donne à l’Opération Pays Propre une dimension pédagogique. Les enfants ne reçoivent pas seulement un discours sur l’environnement. Ils voient concrètement ce qui est jeté, ce qui s’accumule, ce qui doit être enlevé.

Plus de 335 tonnes depuis le lancement

Avec cette nouvelle édition, les opérations menées depuis 2010 totalisent plus de 335,2 tonnes de déchets récoltés et plus de 23 474 participants. Ces deux chiffres installent l’action dans une autre échelle. L’Opération Pays Propre garde la forme d’un rendez-vous local, mais son bilan cumulé raconte une mobilisation de long terme.

Cette continuité est essentielle. Un nettoyage isolé peut marquer les esprits vite. Une opération répétée, mesurée et organisée crée une mémoire collective. Entreprises, associations, établissements scolaires et bénévoles deviennent les maillons d’une même chaîne, chacun avec son rôle, ses moyens et sa présence sur le terrain.

Opération Pays Propre
Opération Pays Propre

Une organisation collective

Avec l’Opération Pays Propre, la réussite repose sur plus que le nombre de volontaires. Elle demande aussi une logistique. Le bilan cite l’Office National des Forêts pour l’accompagnement dans l’organisation, la fourniture de sacs poubelles, l’encadrement des bénévoles et l’évacuation des déchets. L’Office de l’Eau apporte un soutien financier. Alizé Environnement, la CACEM, Cap Nord, EKIP, Métal Dom et le SMTVD interviennent dans la gestion des déchets. Les communes participent aussi à l’enlèvement.

Cette répartition des rôles rappelle une évidence : protéger un territoire demande de la coordination. Le geste bénévole est indispensable, mais il doit être encadré, sécurisé, financé et prolongé par une gestion correcte des déchets collectés.

Opération Pays Propre

Protéger le pays, ensemble

La force de l’Opération Pays Propre tient à cette rencontre entre action concrète et responsabilité partagée. Dans une île où les paysages naturels font partie du quotidien, du tourisme, de l’attachement familial et de l’identité collective, chaque déchet retiré raconte aussi une manière de regarder le pays.

La phrase créole mise en avant est: “Ansanm an nou protéjé péyi nou”, signifie “ensemble, protégeons notre pays”. Elle résume bien l’enjeu. Cette mobilisation rappelle que la protection de la Martinique ne relève pas uniquement des grandes décisions. Elle commence aussi sur un site naturel, un sac à la main, avec la volonté de laisser derrière soi un lieu plus propre que celui que l’on a trouvé.

L’Opération Pays Propre est une action environnementale organisée en Martinique pour nettoyer des sites naturels et sensibiliser les participants à l’impact des déchets sur les milieux terrestres et marins.

La 29e Opération Pays Propre a réuni 950 participants, dont 15 entreprises, 8 associations et 8 établissements scolaires. Le bilan annonce 6,137 tonnes de déchets ramassés sur 18 sites naturels nettoyés.

Elle contribue à protéger les paysages, le cadre de vie, les milieux naturels et l’image touristique de la Martinique. Depuis 2010, ces opérations ont permis de récolter plus de 335,2 tonnes de déchets avec plus de 23 474 participants.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

Zona Colonial
TOURISME
Tolotra

RĂ©publique dominicaine – Zona Colonial : 1502, la première rue pavĂ©e des AmĂ©riques

Zona Colonial, à Saint-Domingue, capitale de la République dominicaine, possède une rue présentée comme la première rue pavée des Amériques. Elle s’appelle la “Calle Las Damas”. Au début du XVIe siècle, les dames de la cour de María de Toledo, épouse de Diego Colón, y circulaient entre les bâtiments du pouvoir espagnol, sous le soleil caribéen. La rue est toujours là. Elle borde l’Ozama, le fleuve qui se jette dans la mer des Caraïbes. Et elle ouvre l’accès au quartier le plus dense en « premières fois » de toute l’Amérique coloniale : la Zona Colonial. Une ville fondatrice inscrite par l’UNESCO La Zona Colonial, appelée aussi Ciudad Colonial en République dominicaine, a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1990. La justification de cette inscription tient à son rôle fondateur : Saint-Domingue est considérée comme la première ville européenne durablement implantée dans les Amériques. Établie d’abord sur la

Lire la suite "
Patrick Chamoiseau
LITTÉRATURE
Tolotra

Patrick Chamoiseau : la voix Goncourt de la créolité

Le 9 novembre 1992, Ă  Paris, le jury du Prix Goncourt annonce son laurĂ©at : Patrick Chamoiseau, pour “Texaco”. La nouvelle traverse l’Atlantique. Ă€ Fort-de-France, ville de son enfance, elle rĂ©sonne comme une reconnaissance majeure. Pour la première fois depuis RenĂ© Maran, Prix Goncourt 1921 pour Batouala, un Ă©crivain antillais reçoit la plus prestigieuse distinction littĂ©raire française. Et ce n’est pas n’importe quel livre : Texaco raconte une lignĂ©e martiniquaise Ă  travers la voix d’une femme, dans une langue qui mĂ©lange français et crĂ©ole comme si les deux n’avaient jamais Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s. Une enfance fort-de-française devenue matière littĂ©raire Patrick Chamoiseau est nĂ© le 3 dĂ©cembre 1953 Ă  Fort-de-France. Il grandit dans l’en-ville, notamment autour de la rue François-Arago, qu’il Ă©voquera plus tard dans Antan d’enfance et Chemin-d’école, deux de ses livres les plus tendres. Il poursuit des Ă©tudes dans l’Hexagone, en droit et en Ă©conomie sociale, puis revient en Martinique

Lire la suite "
CaraĂŻbe
TOURISME
Tolotra

La CaraĂŻbe, antidote silencieux Ă  l’Ă©puisement contemporain

Un rapport mondial publiĂ© dĂ©but 2026 par Amadeus rĂ©vèle ce que les voyageurs chercheront en 2026. La CaraĂŻbe le porte depuis toujours. Il y a un instant prĂ©cis, dans un village caribĂ©en au petit matin, oĂą le bruit du monde semble se suspendre. Les premières lumières se posent sur les façades, une voix se rĂ©pond d’une cour Ă  l’autre, l’odeur du cafĂ© se mĂŞle Ă  celle de la mer toute proche. Personne, ou presque, ne consulte son tĂ©lĂ©phone. La vie est lĂ , devant soi, plus dense que n’importe quelle notification. Cette scène, banale pour quiconque vit la CaraĂŻbe, est prĂ©cisĂ©ment ce que des millions de voyageurs cherchent dĂ©sormais Ă  travers le monde. Quand le monde cherche Ă  dĂ©crocher C’est ce que rĂ©vèle Travel Dreams 2026: From data to delight, l’Ă©tude publiĂ©e dĂ©but 2026 par Amadeus, l’un des principaux acteurs technologiques du tourisme mondial. MenĂ©e par l’agence Opinium Research auprès de

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communautĂ© Richès Karayib ! Inscrivez-vous Ă  notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande