Saint Vincent et les Grenadines – Politique de tourisme durable 2025–2035 : Une transformation économique pour l’OECO

Politique de tourisme durable 2025

La Politique de tourisme durable 2025–2035 marque une étape décisive dans le développement économique des États membres de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO). Lors de la huitième réunion du Conseil des ministres du tourisme, tenue le 28 mars 2025 à l’hôtel Beachcombers à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les ministres ont officiellement approuvé cette politique ambitieuse. Cette initiative s’impose comme un outil structurant à long terme pour l’ensemble de la région.

Elle vise à transformer le secteur touristique en un moteur économique durable, tout en promouvant la conservation environnementale, l’inclusion sociale et la résilience face aux défis globaux. Elle remplace la politique commune de tourisme de 2011, en apportant une nouvelle direction stratégique mieux adaptée aux enjeux contemporains.

Les piliers stratégiques de la politique

Vision et mission renouvelées

La Politique de tourisme durable 2025–2035 propose une vision claire : le tourisme ne doit pas seulement générer des revenus, mais devenir un levier de développement équitable et respectueux de l’environnement. Sa mission est de favoriser une croissance équilibrée, profitable aux communautés locales, tout en préservant les ressources naturelles et culturelles de la région.

Trois objectifs stratégiques principaux

La politique repose sur trois grands axes :

  1. La transformation économique régionale par le tourisme.
  2. La promotion de pratiques durables.
  3. L’amélioration de la résilience face aux crises climatiques et économiques.

Ces objectifs sont accompagnés de douze sous-objectifs concrets, incluant le développement d’infrastructures écologiques et le soutien aux initiatives communautaires.

Objectifs spécifiques et principes directeurs

Les principes directeurs de la Politique de tourisme durable 2025–2035 incluent une gouvernance responsable, une gestion environnementale rigoureuse, et un engagement fort envers les droits sociaux. Ces principes visent à assurer que chaque État membre œuvre dans une dynamique coordonnée vers des résultats mesurables.

Développement thématique et directives communes

Huit domaines thématiques prioritaires

La Politique de tourisme durable 2025–2035 identifie huit axes prioritaires, parmi lesquels :

  • Le marketing touristique ciblé.
  • Le développement du tourisme bleu, axé sur les ressources marines.
  • La gestion des impacts climatiques.
  • L’intégration technologique dans le secteur.

Cette structuration permet une approche transversale, conciliant performance économique et préservation de l’environnement.

Directives politiques communes

Des directives ont été établies pour :

  • Encourager l’utilisation d’énergies renouvelables.
  • Promouvoir la formation continue des professionnels du secteur.
  • Protéger les écosystèmes fragiles.

Elles garantissent que les projets développés soient en adéquation avec les normes élevées fixées par l’OECO.

Politique de tourisme durable 2025
Huitième réunion du Conseil des ministres de l'OECS Tourisme, SVG Mars 2025

Défis et opportunités dans le secteur du tourisme en 2025

Impacts du changement climatique et évolution des attentes

Le changement climatique fragilise les atouts naturels de la région, tels que les plages et les récifs coralliens. Par ailleurs, les visiteurs sont de plus en plus attentifs à l’impact de leurs séjours. La Politique de tourisme durable 2025–2035 encourage l’investissement dans des hébergements écologiques et des expériences ancrées dans la culture locale.

Méga navires de croisière : entre opportunité et vigilance

Les navires de croisière de grande capacité peuvent générer des retombées économiques importantes, mais présentent des risques pour l’environnement côtier. Le Directeur général de l’OECO, Dr Didacus Jules, appelle à une gestion équilibrée, reposant sur des ports écoresponsables et des partenariats durables avec les opérateurs maritimes.

Collaboration régionale et retombées économiques

Rôle actif des États membres

La réussite de cette politique repose sur la mobilisation de tous les États membres. Grenade, Saint-Kitts et Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, notamment, coordonnent leurs efforts pour une mise en œuvre harmonisée.

Emploi et développement local

Le tourisme soutient déjà une part importante de l’emploi régional. La Politique de tourisme durable 2025–2035 pourrait accroître ces opportunités, en particulier dans les domaines émergents comme la gestion environnementale ou les services touristiques spécialisés.

La Politique de tourisme durable 2025–2035 va au-delà d’un simple cadre réglementaire. Elle représente un engagement collectif pour un modèle touristique équilibré, conciliant développement économique, inclusion sociale et respect de l’environnement. Forte de cette vision commune, l’OECO dispose aujourd’hui des outils nécessaires pour relever les défis futurs et poser les bases d’un tourisme pérenne dans la Caraïbe orientale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

ACTUS
Tolotra

Philippe Faure-Brac à l’Habitation Clément : le rhum martiniquais vu par un grand sommelier.

Philippe Faure-Brac n’avait encore jamais visité l’Habitation Clément. Meilleur Sommelier du Monde 1992, membre des Meilleurs Ouvriers de France à titre honoris causa depuis 2015, il est venu en Martinique pour regarder le rhum agricole depuis son lieu même d’élaboration : la canne, les chais, la mise en bouteille et la dégustation. Une première visite à l’Habitation Clément À l’Habitation Clément, au François, cette venue avait une portée particulière. Philippe Faure-Brac connaissait déjà les rhums Clément, leur positionnement qualitatif et leur univers. Il avait aussi participé à l’ouvrage Rhum Clément, une histoire de famille, en apportant son regard sur la précision aromatique, l’équilibre et la tradition d’excellence de la maison. Mais il lui manquait l’expérience du lieu. Celle de la lumière, de la température, de l’ambiance des chais et des échanges avec les équipes. « La première fois en Martinique ? J’allais dire enfin », a-t-il confié, en rappelant qu’il

Lire la suite "
Boiling Lake
TOURISME
Tolotra

Boiling Lake : 92 °C, 63 m de large, le 2e plus grand lac bouillonnant au monde

À 8 kilomètres à l’est de Roseau, capitale de la Dominique, il faut compter trois heures de marche depuis Laudat pour arriver devant le Boiling Lake. Trois heures de forêt humide, de vallée de désolation, de rochers chauffés par le sol, de vapeurs sulfureuses. Au bout du chemin, un bassin de 63 mètres de large. À l’intérieur, une eau qui bouillonne presque en permanence, avec des températures mesurées jusqu’à 91,6 °C sur les bords. C’est le deuxième plus grand lac bouillonnant au monde. Un phénomène rare dans un parc UNESCO Le premier au monde se trouve en Nouvelle-Zélande  le Frying Pan Lake, dans la vallée de Waimangu. Mais le Boiling Lake dominicain occupe une place à part. D’abord parce qu’il se gagne à pied, au terme d’une randonnée exigeante. Ensuite parce qu’il est inclus dans un parc national classé au patrimoine mondial UNESCO depuis 1997 : le Morne Trois Pitons

Lire la suite "
Tourisme 3.0
TOURISME
Tolotra

Tourisme 3.0 : la Jamaïque veut garder sa richesse touristique

Au Montego Bay Convention Centre, l’image est parlante. Des entrepreneurs locaux présentent leurs produits, des représentants d’hôtels circulent, des rendez-vous s’enchaînent. Derrière ces échanges rapides, une question pèse lourd : quand le tourisme rapporte, combien reste vraiment en Jamaïque ? C’est le cœur de Tourisme 3.0, la nouvelle orientation défendue par Edmund Bartlett, ministre jamaïcain du Tourisme. Lors du 11e Speed Networking Event du Tourism Enhancement Fund, il a présenté une ambition claire : faire du tourisme un moteur plus direct pour les producteurs, les artisans, les manufacturiers et les fournisseurs jamaïcains. Un tourisme qui ne veut plus seulement attirer La Jamaïque sait accueillir les visiteurs. Mais le défi n’est plus seulement de remplir les hôtels ou d’augmenter les arrivées. Le vrai enjeu est de retenir davantage de valeur sur le territoire. Edmund Bartlett a reconnu une faiblesse structurelle : une grande partie des biens et services consommés par l’industrie

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande