Du 17 au 19 août 2026, Georgetown a accueilli la 57e Assemblée générale de la Caribbean Broadcasting Union. Réunis autour du thème « Caribbean Media and AI », dirigeants de médias, journalistes, créateurs, universitaires et spécialistes ont confronté leurs pratiques à cette transformation. Derrière l’intelligence artificielle, une question s’est imposée, comment renforcer des médias caribéens capables de rester crédibles, indépendants et durables dans un environnement numérique en mutation.
Quand l’IA entre dans les rédactions caribéennes
À Georgetown, le président du Guyana, Mohamed Irfaan Ali, a résumé un défi central. L’intelligence artificielle peut aider les rédactions à transcrire et traduire des contenus, analyser des données et gagner en efficacité. Mais elle ne doit pas se substituer au jugement éditorial, au contexte ni à l’expérience humaine. Son avertissement a été clair, « Never allow the technology to become the journalist ». Le message rejoint une priorité de la Caribbean Broadcasting Union, développer des usages responsables de l’IA tout en renforçant les mécanismes de vérification et la transparence sur les contenus générés.
Cette volonté se traduit par les CBU Media Awards. Les règles imposent désormais aux candidats de déclarer l’utilisation de grands modèles de langage ou d’autres outils d’intelligence artificielle. La part de contenu généré par IA ne peut dépasser 20 % du contenu total d’une candidature. Un cadre qui place la responsabilité éditoriale au centre de l’innovation.
La viabilité devient le véritable enjeu
L’IA n’est pourtant qu’une partie du chantier. La Caribbean Broadcasting Union a annoncé la Caribbean Media Viability Initiative, un programme consacré à la durabilité, à la résilience, à la compétitivité et à l’indépendance éditoriale des médias de la région. L’initiative doit réunir diffuseurs, éditeurs de presse et médias numériques, producteurs indépendants, enseignants, régulateurs, décideurs publics, annonceurs, plateformes technologiques et partenaires de développement de la Caraïbe néerlandophone, anglophone, francophone et hispanophone.
Les premières rencontres en ligne sont prévues au quatrième trimestre 2026. Elles doivent porter sur les modèles économiques durables, la transformation numérique, la confiance du public, l’engagement des audiences, l’innovation éditoriale, les compétences et les partenariats. La Caribbean Broadcasting Union a aussi retenu « Caribbean Media Viability » comme thème de sa 58e Assemblée générale en 2027.
Mieux connaître le secteur pour mieux agir
Le CBU Media Industry Overview, coordonné par l’ancienne présidente, Dr Claire Grant, doit connaître une première publication au premier trimestre 2027. Ce rapport annoncé examinera la structure du secteur, sa portée, la propriété des médias, les effectifs et leur environnement de travail. Il doit aussi aborder la liberté de l’information, la sécurité des journalistes, la formation, la transition numérique, l’influence des grandes plateformes technologiques et la résilience des médias.
Pour la Caribbean Broadcasting Union, cette base doit soutenir le plaidoyer, la planification des entreprises médiatiques et le développement professionnel. Une stratégie régionale suppose d’abord de disposer d’une image suffisamment précise des réalités vécues par les médias.
Une coopération régionale qui s’élargit
Cette réflexion sur l’avenir du secteur s’accompagne d’un élargissement de la représentation régionale. En 2026, quatre nouvelles organisations ont rejoint la Caribbean Broadcasting Union, parmi lesquelles Richès Karayib, média numérique de Martinique. Cette entrée intervient au moment où la CBU cherche à élargir sa présence parmi les médias commerciaux, institutionnels et numériques, tout en renforçant les liens entre les espaces linguistiques régionaux.
La 37e édition des CBU Media Awards a aussi marqué la première participation de Richès Karayib. Le média martiniquais y a obtenu deux Awards et deux Special Mentions. La compétition a attiré plus de 680 candidatures, en hausse de plus de 25 % sur un an, avec 92 Awards et Special Mentions attribués dans 13 pays et territoires.
Caribbean Broadcasting Union, après Georgetown le chantier continue
L’Assemblée de Georgetown n’a donc pas seulement posé la question de l’intelligence artificielle. Elle a relié technologie, modèles économiques, connaissance du secteur, confiance du public et coopération régionale. Les travaux doivent se poursuivre jusqu’à l’AGA 58, avec l’ambition de nourrir une Caribbean Media Viability Roadmap. Pour la Caribbean Broadcasting Union, le défi sera de transformer les constats et les échanges en solutions concrètes adaptées aux réalités de la région. Pour les médias caribéens, la question reste ouverte, comment conserver la maîtrise de leurs outils, de leur indépendance et surtout des histoires qu’ils choisissent de raconter ?
La Caribbean Broadcasting Union met notamment l’accent sur l’usage responsable de l’intelligence artificielle, la viabilité économique des médias, une meilleure connaissance du secteur et le renforcement de la coopération régionale. Ces priorités ont été mises en avant lors de sa 57e Assemblée générale organisée à Georgetown en août 2026.
La CBU encourage l’utilisation de l’IA comme outil au service du journalisme, tout en insistant sur la vérification, la transparence et le maintien du jugement éditorial humain. Pour les CBU Media Awards, les candidats doivent désormais déclarer l’utilisation d’outils d’IA et le contenu généré par intelligence artificielle ne peut dépasser 20 % d’une candidature.
Richès Karayib fait partie des quatre nouvelles organisations admises à la Caribbean Broadcasting Union en 2026. Pour sa première participation aux CBU Media Awards, le média martiniquais a également obtenu deux Awards et deux Special Mentions, dans une compétition ayant reçu plus de 680 candidatures.
Pour sa première participation aux 37th CBU Media Awards, Richès Karayib repart avec quatre distinctions : deux Awards et deux Special Mentions. Les résultats ont été annoncés le 19 août à Georgetown, au Guyana, lors d’une cérémonie retransmise et diffusée en streaming dans la région. Une première participation qui place d’emblée le média parmi les nouveaux entrants remarqués de cette 37e édition.
Quatre distinctions dès une première participation
Caribbean Broadcasting Union cite Richès Karayib parmi les « first time entrants » ayant fait forte impression cette année. Au total, le média obtient deux Awards et deux Special Mentions dans les catégories Print et Digital.
Cette reconnaissance intervient dans une édition particulièrement dense. Les 37th CBU Media Awards ont révélé 92 lauréats d’Awards et de Special Mentions, répartis dans 56 catégories. Des professionnels et médias issus de treize pays et territoires de la Caraïbe anglophone, francophone et hispanophone ont vu leurs productions distinguées. Pour Richès Karayib, les contenus récompensés couvrent plusieurs univers éditoriaux : le sport, l’art, le patrimoine et la musique caribéenne.
Une Assemblée entre médias, culture et intelligence artificielle
Les Media Awards s’inscrivaient dans la 57e Assemblée générale annuelle de la Caribbean Broadcasting Union, organisée à Georgetown. Dès la cérémonie d’ouverture, la rencontre a mêlé prises de parole institutionnelles, réflexion sur l’avenir des médias et expressions culturelles caribéennes. Michella Abraham-Ali a conduit la soirée, ouverte notamment par une parade des drapeaux des territoires représentés. Le président de la CBU, Anthony Greene, a ensuite rappelé les défis auxquels font face les médias de la région, de leur viabilité économique à l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les rédactions.
Eric Falt, représentant régional de l’UNESCO pour la Caraïbe, a pour sa part placé la confiance, l’éthique et la responsabilité journalistique au cœur de son intervention. Le président du Guyana, Mohamed Irfaan Ali, a également pris la parole, insistant sur la nécessité pour les médias caribéens de maîtriser les nouvelles technologies sans abandonner leur rôle dans la transmission des réalités et des identités de la région.
L’ambiance ne s’est pas limitée aux discours. Musique, tambours, saxophone avec Roy Stewart et séquences consacrées aux traditions du Guyana ont rythmé la cérémonie. Une manière de rappeler que cette rencontre professionnelle était aussi un rendez-vous entre territoires, cultures et acteurs des médias de la Caraïbe.
Deux Awards pour le print: la Transat Café L’Or et Cécile Vernant
Les deux Awards reçus par Richès Karayib distinguent des productions éditoriales nées de rencontres menées par l’équipe du média. La première récompense, dans la catégorie Best Sports Story – Print, distingue la production consacrée à « La Transat Cafe L’or », , réalisée à partir d’une rencontre avec Damien de Longueville, président de l’association Martinique Transat. Le contenu consacré à cet événement sportif reçoit ainsi un Award lors des 37th CBU Media Awards.
Le deuxième Award, dans la catégorie Best Entertainment Item – Print, récompense la production consacrée à « Cécile Vernant : une artiste multimédium qui sculpte la mémoire de l’île », , née elle aussi d’une rencontre avec l’artiste. À travers cet échange, Richès Karayib a construit un contenu autour de son travail, de sa pratique artistique et de la mémoire qu’elle explore dans ses créations.
Ces deux récompenses mettent en lumière deux rencontres très différentes. L’une s’inscrit dans l’univers sportif, l’autre dans celui de la création artistique. Elles ont pourtant un point commun : chacune raconte une histoire ancrée dans un territoire et portée par une lecture caribéenne.
Deux Spécial Mentions dans les catégories Digital
Richès Karayib reçoit également deux Special Mentions pour des productions numériques. « Les Journées du Patrimoine » obtient une Special Mention dans la catégorie Best Entertainment Item – Digital.
Une deuxième Special Mention est attribuée à « Machel Montano: Summer Fest Anguilla » dans la catégorie Excellence in Media Coverage of Caribbean Arts and Culture – Digital, soutenue par le Caribbean Culture Fund. Avec ces reconnaissances, les 37th CBU Media Awards distinguent donc Richès Karayib à la fois pour des contenus Print et Digital.
La répartition des prix souligne également la diversité des sujets que Richès Karayib peut couvrir, du patrimoine à la culture, en passant par la musique, l’art et le sport. Elle met aussi en lumière un savoir-faire et une approche multidimensionnelle, permettant de faire vivre ces sujets sur différents supports, du magazine print à l’article web, en passant par la vidéo au format court et la production vidéo au format long.
Quatre contenus, plusieurs façons de raconter la Caraïbe
Au-delà du palmarès, la sélection dessine une ligne éditoriale plurielle. La Transat Café L’Or raconte le sport. Le portrait de Cécile Vernant place la création et la mémoire au centre. Les Journées du Patrimoine interrogent la transmission. Le sujet consacré à Machel Montano et au Summer Fest Anguilla s’inscrit dans le mouvement des scènes musicales caribéennes.
Ces contenus ne racontent donc pas la même histoire, mais ils partagent une volonté commune : documenter des événements, des personnalités et des expressions qui participent à la vie culturelle et sociale de la région. Dans une compétition réunissant des médias établis de plusieurs territoires, cette première participation constitue une étape importante pour Richès Karayib.
Le média figure dans le communiqué parmi les nouveaux entrants distingués, aux côtés de St. Lucia Times, API de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Compass TV des îles Caïmans et The BVI Beacon. Cette première participation prend aussi place dans une édition qui a récompensé plusieurs acteurs majeurs du paysage médiatique caribéen, parmi lesquels RJRGLEANER Communications Group en Jamaïque, The Nation Publishing Company et Starcom Network à la Barbade, TTT Ltd, Guardian Media et Trinidad Express à Trinité-et-Tobago, Greater Belize Media au Belize ou encore News Room Inc au Guyana. Une présence dans ce palmarès régional qui permet à Richès Karayib de positionner son savoir-faire aux côtés de médias reconnus et expérimentés de plusieurs territoires de la Caraïbe.
Une première participation qui ouvre une nouvelle étape
Les 37th CBU Media Awards marquent ainsi une première pour Richès Karayib, avec une présence remarquée dès son entrée dans la compétition, aussi bien dans les catégories Print que Digital. Cette reconnaissance régionale intervient dans un espace où se rencontrent médias anglophones, francophones et hispanophones. Elle rappelle aussi la place que peuvent occuper des récits produits depuis la Martinique dans une conversation médiatique plus large à l’échelle caribéenne.
Remerciements
Richès Karayib tient à remercier toutes celles et tous ceux qui rendent ces productions possibles, les personnalités et les professionnels qui nous accordent leur confiance et partagent leur expertise, les équipes mobilisées autour de chaque contenu, ainsi que nos lecteurs et nos communautés, qui font vivre ces histoires au-delà de leur territoire.
Nos remerciements vont tout particulièrement à la Caribbean Broadcasting Union, pour cette reconnaissance et pour les espaces de rencontre qu’elle crée entre les acteurs du paysage médiatique caribéen. Nous remercions également les médias de la région avec lesquels nous collaborons et échangeons, et qui contribuent, chacun depuis leur territoire, à faire circuler les histoires, les regards et les savoir-faire de la Caraïbe.
Richès Karayib remercie enfin le Guyana pour son accueil, ainsi que les équipes du comité local d’organisation et l’ensemble des personnes mobilisées pour la 57e Assemblée générale annuelle de la CBU et les 37th CBU Media Awards. Leur travail a permis de réunir à Georgetown des professionnels venus de plusieurs territoires autour d’un même espace d’échange, de réflexion et de célébration des médias caribéens.
Pour Richès Karayib, la suite se jouera dans la continuité : raconter les territoires, suivre celles et ceux qui les font vivre, et multiplier les passerelles entre les différentes territoires de la Caraïbe. Après cette première participation aux 37th CBU Media Awards, une question s’ouvre désormais : quelles histoires caribéennes seront les prochaines à franchir les frontières de leur territoire ?
Richès Karayib a reçu quatre distinctions lors des 37th CBU Media Awards : deux Awards et deux Special Mentions, pour sa première participation à la compétition.
Les contenus distingués sont La Transat Cafe L’or, Cecile Vernant: Une artiste multi médium qui sculpte la mémoire de l’ile, Les Journees du Patrimoine et Machel Montano; Summer Fest Anguilla.
Les résultats des 37th CBU Media Awards ont été annoncés le 19 août à l’Atlantic Suites at the Hyatt, à Georgetown, au Guyana, lors d’une cérémonie diffusée dans la région.
À mesure que l’avion quitte Georgetown, les routes s’effacent, les maisons deviennent minuscules et la forêt finit par occuper presque tout l’horizon. Puis, soudain, une cassure blanche apparaît dans cette immensité verte. Ce sont les Chutes de Kaieteur, où la rivière Potaro plonge de 226 mètres en un seul saut. Le spectacle impressionne par sa hauteur, mais surtout par ce qui l’entoure : presque aucun décor construit, seulement la roche, la forêt, l’eau et le vide.
Chutes de Kaieteur : 226 mètres qui changent l’échelle
Avec leurs 226 mètres, soit 741 pieds, les Chutes de Kaieteur sont plus de quatre fois plus hautes que les chutes du Niagara. Leur singularité tient aussi à l’association entre cette hauteur et le volume d’eau qui se précipite du plateau. La Potaro ne descend pas ici en une succession de cascades. Elle avance à travers le paysage, atteint brusquement l’escarpement, puis disparaît dans un rideau d’eau, d’embruns et de grondement.
Cette puissance donne au lieu une sensation difficile à transmettre en photographie. Depuis les points d’observation, le regard ne se fixe pas seulement sur la chute. Il suit aussi les parois rocheuses, la brume qui remonte du bassin et l’étendue forestière qui semble continuer sans interruption.
Une cascade au cœur d’un paysage vieux de milliards d’années
Les Chutes de Kaieteur se trouvent dans la région de Potaro-Siparuni, au sein du Kaieteur National Park. Créé en 1929, ce parc couvre aujourd’hui environ 62 700 hectares. Il repose sur le Bouclier guyanais, une formation géologique dont certaines roches ont plus de deux milliards d’années.
Cette profondeur géologique ajoute une autre dimension au site. Kaieteur n’est pas seulement une destination spectaculaire : c’est aussi une fenêtre ouverte sur l’un des paysages les plus anciens du continent sud-américain. Dans cette partie du Guyana, l’expérience touristique repose moins sur l’accumulation d’activités que sur la confrontation avec l’échelle du territoire.
Un lieu habité par les récits
Bien avant les premiers récits occidentaux, les Chutes de Kaieteur étaient connues des peuples autochtones de la région, notamment des Patamona. Plusieurs traditions orales sont associées à leur nom. L’une raconte qu’un chef aurait choisi de franchir la chute en canoë afin de protéger son peuple. Une autre évoque un vieil homme emporté vers les eaux. Ces récits ne doivent pas être confondus avec des faits historiques établis. Leur importance est ailleurs : ils rappellent que le lieu appartient aussi à une mémoire culturelle, et pas seulement à l’histoire du tourisme ou de l’exploration.
Le 29 avril 1870, le géologue britannique Charles Barrington Brown atteignit la chute lors d’une expédition. Cette date marque son entrée dans les récits d’exploration occidentaux, mais non sa « découverte » au sens absolu : les communautés locales connaissaient Kaieteur depuis bien plus longtemps.
Un monde vivant à regarder de près
Autour des chutes de Kaieteur, le spectaculaire peut tenir dans quelques centimètres. Le parc abrite notamment Anomaloglossus beebei, une petite grenouille dorée endémique du secteur. Elle vit en lien étroit avec de grandes broméliacées, dont les feuilles retiennent de petites réserves d’eau utilisées pour le développement des têtards. On peut également y observer le coq-de-roche orange et les martinets de Kaieteur, qui nichent dans les parois proches de la cascade. Cette biodiversité rappelle que la chute n’est pas une attraction isolée : elle constitue le point le plus visible d’un écosystème beaucoup plus vaste.
Voir les chutes de Kaieteur commence avant l’arrivée
Pour de nombreux visiteurs, l’approche des chutes de Kaieteur fait déjà partie du voyage. Les vols au départ de l’aéroport d’Ogle, à Georgetown, durent environ une heure. Depuis les petits appareils, le paysage urbain laisse progressivement place aux fleuves, puis à la forêt. À l’arrivée, des marches guidées mènent vers plusieurs points d’observation, dont Rainbow View, Boy Scout View et Johnson View. Chacun modifie la perspective : ici la chute paraît massive, là elle semble presque suspendue au-dessus de la vallée.
C’est peut-être là que réside la force de Kaieteur. Les 226 mètres impressionnent, mais ils ne racontent qu’une partie de l’histoire. Kaieteur révèle aussi un Guyana forestier, ancien, autochtone et profondément lié à ses espaces sauvages. Une destination qui ne demande pas seulement d’être regardée, mais d’être replacée dans le territoire qui lui donne toute sa puissance.
Les Chutes de Kaieteur se trouvent au Guyana, dans la région de Potaro-Siparuni, au cœur du Kaieteur National Park. Elles sont formées par la rivière Potaro, dans un vaste environnement de forêt tropicale.
Les chutes de Kaieteur atteignent environ 226 mètres, soit 741 pieds, lors de leur saut principal. La rivière Potaro plonge presque directement depuis le plateau, créant l’impressionnante chute visible aujourd’hui.
Les Chutes de Kaieteur se distinguent par la combinaison de leur hauteur, de leur puissant débit et de leur environnement forestier isolé. Le site possède également une forte dimension culturelle, liée aux traditions autochtones, et abrite une biodiversité remarquable.
À Sainte-Lucie, lors de la 51e réunion des chefs de gouvernement de la CARICOM, Dr Hyginus « Gene » Leon, directeur exécutif du DBRP/The Nature Bank, a présenté, au cours d’un événement parallèle consacré aux réparations, une idée ambitieuse : utiliser la justice réparatrice pour repenser le développement caribéen. Ici, elle ne désigne pas uniquement une compensation financière. Elle vise à reconnaître les conséquences de l’esclavage et de la colonisation, à réparer les dommages et à transformer les mécanismes qui continuent à les reproduire.
Quatre richesses pour mesurer le développement
Le développement est souvent évalué à travers la croissance, les investissements et les infrastructures. Cette lecture reste incomplète. Une économie peut construire des routes, des ports ou des hôtels tout en affaiblissant ses ressources naturelles, sa population ou ses institutions. La réflexion repose sur quatre formes de richesse. Le capital produit comprend les infrastructures, les entreprises et les ressources financières. Le capital naturel réunit les sols, les forêts, l’eau, les récifs et le climat. Le capital humain englobe la santé, l’éducation, les compétences et la dignité. Enfin, le capital sociétal concerne les institutions, la cohésion et la confiance.
Le progrès suppose que ces quatre richesses avancent ensemble. Lorsqu’une forme de capital se développe en détruisant les autres, la croissance devient fragile. Un territoire peut afficher de bons résultats économiques tout en épuisant les bases qui rendent cette prospérité possible.
Une erreur économique vieille de cinq siècles
La justice réparatrice prend ici une dimension plus large. Elle part d’un constat historique : pendant des siècles, le système économique a donné un prix aux biens produits tout en réduisant les personnes et la nature à des ressources disponibles. La loi britannique d’abolition de 1833 illustre cette logique. Plus de 800 000 personnes réduites en esclavage ont été libérées. Pourtant, les 20 millions de livres mobilisés ont indemnisé les propriétaires, tandis que les personnes libérées n’ont reçu aucune compensation. La valeur financière de la propriété a été reconnue ; celle de la vie humaine est restée absente du bilan.
Cette logique d’extraction n’a pas entièrement disparu. Le cacao produit au Ghana et en Côte d’Ivoire alimente une industrie mondiale, alors que les producteurs et les territoires d’origine ne conservent qu’une faible part de la valeur créée. Les revenus restent bas, les forêts reculent et l’essentiel des profits se concentre ailleurs.
Réparations, climat et inégalités : une même racine
Les réparations liées à l’esclavage, les pertes et dommages climatiques et la lutte contre les inégalités sont souvent traitées séparément. Pourtant, ces enjeux reposent sur une même erreur : ne compter qu’une partie de la richesse réelle. Dans la Caraïbe, cette contradiction est visible. Une mangrove peut être détruite pour rendre un projet rentable à court terme. Sa capacité à protéger les côtes, à limiter les dégâts d’une tempête ou à soutenir la pêche n’apparaît pas toujours dans le calcul initial. Lorsque la catastrophe survient, le territoire doit financer la reconstruction, souvent par la dette. La valeur de la nature est ignorée au départ, puis son absence devient une facture collective.
La justice réparatrice relie ainsi mémoire, économie et environnement. Elle pose une question concrète : comment réparer une injustice historique sans reproduire les mêmes déséquilibres dans les décisions présentes ?
Secourir, reconstruire et transformer
Trois étapes structurent la justice réparatrice : secourir, reconstruire et repositionner. La première répond aux urgences immédiates. La deuxième restaure ce qui a été perdu. La troisième transforme les règles afin que les dommages ne se répètent pas. Cette dernière étape est décisive. Reconstruire une maison sur la même faille revient à préparer son prochain effondrement. De même, une compensation dispersée dans des projets isolés peut produire des résultats temporaires sans corriger les causes profondes de la vulnérabilité.
La justice réparatrice pourrait donc financer des investissements complémentaires : éducation, santé, protection des écosystèmes, infrastructures résistantes, institutions solides et économies capables de conserver davantage de valeur dans les territoires caribéens. L’objectif serait de compenser une perte tout en rendant sa répétition moins probable.
Trois changements possibles pour la CARICOM
La justice réparatrice ouvre trois pistes pour la région. D’abord, chaque grande décision publique ou financière pourrait mesurer ce qu’elle crée et ce qu’elle détruit dans les quatre formes de richesse. Ensuite, les réparations pourraient être organisées comme un portefeuille cohérent de reconstruction et de transformation. Enfin, les coûts humains et environnementaux pourraient être intégrés dans l’évaluation des projets, des prêts et des investissements.
La justice réparatrice déplacerait ainsi le débat. Pour la Caraïbe, réparer le passé pourrait devenir une manière de protéger l’avenir, en donnant enfin une valeur égale aux personnes, à la nature, aux institutions et aux infrastructures.
Dans ce contexte, la justice réparatrice désigne une démarche visant à reconnaître et à réparer les conséquences durables de l’esclavage et de la colonisation. Elle ne se limite pas au versement d’une compensation financière : elle cherche aussi à investir dans les populations, les institutions, l’environnement et l’économie afin que les mêmes inégalités ne continuent pas à se reproduire.
Les quatre richesses sont le capital produit, qui comprend les infrastructures et les entreprises ; le capital naturel, comme les forêts, les récifs et l’eau ; le capital humain, qui englobe la santé, l’éducation et les compétences ; et le capital sociétal, fondé sur les institutions, la confiance et la cohésion. Un développement durable suppose de faire progresser ces quatre capitaux ensemble, sans enrichir l’un en détruisant les autres.
Elle pourrait permettre de financer un ensemble cohérent d’actions dans l’éducation, la santé, la protection des écosystèmes, la résilience climatique et les infrastructures. Elle suppose aussi d’intégrer les coûts humains et environnementaux dans les décisions financières et de mesurer ce que chaque projet crée ou détruit. Ces orientations ont été présentées comme des propositions à la CARICOM, et non comme des décisions déjà adoptées.
Barbade et Guyana vont franchir une nouvelle étape dans la mobilité caribéenne. À partir du 1er juillet 2026, les citoyens éligibles des deux pays pourront voyager entre les deux territoires avec une carte d’identité nationale valide, sans avoir à présenter de passeport. Derrière cette mesure administrative, c’est une idée plus large qui se dessine : rendre l’intégration régionale plus visible dans la vie quotidienne.
Une carte d’identité nationale pour voyager
Dans les aéroports, le changement pourrait se voir dès l’enregistrement. Un citoyen barbadien se rendant au Guyana, ou un citoyen guyanien partant vers la Barbade, pourra utiliser sa carte d’identité nationale pour effectuer ce trajet, à condition qu’elle soit valide et reconnue dans le cadre du nouvel accord bilatéral.
Cette décision ne supprime pas les contrôles aux frontières. Elle ne signifie pas non plus, à ce stade, que les citoyens auront automatiquement le droit de résider ou de travailler librement dans l’autre pays. L’accord porte d’abord sur le document exigé pour voyager. C’est une précision importante : Barbade et Guyana facilitent le déplacement, sans annoncer pour autant une ouverture totale des frontières.
Une annonce au moment des 60 ans du Guyana
L’annonce intervient dans un moment hautement symbolique : le Guyana marque ce 26 mai 2026 ses 60 ans d’indépendance, tandis que la Barbade atteindra le même cap le 30 novembre 2026. Les deux pays, indépendants depuis 1966, choisissent donc de donner à cet anniversaire une traduction très pratique : rapprocher leurs citoyens par une procédure plus simple.
Le message politique est clair. Dans une région où les liens historiques, familiaux et culturels sont forts, les démarches de voyage restent parfois lourdes. En permettant à certains citoyens de circuler avec une carte d’identité nationale, les deux gouvernements veulent rendre le passage entre les territoires plus accessible.
Un signal fort pour la CARICOM
Depuis des décennies, la CARICOM défend l’idée d’une Caraïbe plus unie. Mais pour beaucoup d’habitants, cette ambition reste souvent associée aux sommets, aux déclarations officielles et aux textes institutionnels. Ici, l’intégration devient plus concrète. Elle se mesure à un document que l’on garde dans son portefeuille.
Avec cette décision, Barbade et Guyana montrent qu’une coopération régionale peut toucher directement les citoyens. Une famille pourra envisager un déplacement avec moins de contraintes. Un entrepreneur pourra organiser un voyage plus facilement. Un artiste, un étudiant ou un professionnel pourra se rendre dans l’autre pays sans passer par la procédure classique du passeport, si toutes les conditions prévues sont remplies.
La mesure peut aussi soutenir les échanges touristiques, culturels et économiques. La Barbade et le Guyana occupent deux places différentes, mais complémentaires, dans l’espace caribéen anglophone. L’une est une île fortement tournée vers les services, le tourisme et les échanges internationaux. L’autre est un territoire continental, en pleine transformation économique, avec une profondeur géographique et culturelle particulière. Leur rapprochement donne du relief à l’idée d’une Caraïbe moins fragmentée.
Des détails encore attendus
Il faudra toutefois suivre les prochaines précisions officielles. À ce stade, l’accord prévoit que les citoyens éligibles pourront voyager avec leur carte d’identité nationale. Les gouvernements devront encore clarifier les conditions exactes d’éligibilité, les procédures d’application, les règles pour les mineurs, la durée des séjours et les consignes qui seront appliquées par les compagnies aériennes.
Ces détails seront essentiels pour éviter les confusions au moment du départ. Une mesure de mobilité ne fonctionne vraiment que si les citoyens, les agents d’immigration et les transporteurs disposent des mêmes informations. C’est sur ce terrain pratique que l’accord sera jugé.
Une Caraïbe plus proche, pas seulement dans les discours
L’accord entre Barbade et Guyana rappelle qu’une région ne se construit pas seulement avec de grands principes. Elle se construit aussi avec des décisions simples, capables de modifier les habitudes. Voyager avec une carte d’identité nationale au lieu d’un passeport peut sembler technique. Pour les citoyens concernés, cela peut devenir un signe concret d’appartenance à un espace régional plus proche.
Reste maintenant à voir si cette mesure inspirera d’autres États de la CARICOM. Car derrière cet accord, une question plus large se pose : jusqu’où la Caraïbe est-elle prête à aller pour rendre la mobilité régionale plus simple pour ses propres citoyens ?
À partir du 1er juillet 2026, les citoyens éligibles de Barbade et Guyana pourront voyager entre les deux pays avec une carte d’identité nationale valide. Ils n’auront donc plus besoin de présenter un passeport pour ce trajet précis, selon le nouvel arrangement bilatéral annoncé par les deux gouvernements.
L’accord annoncé concerne d’abord le document nécessaire pour voyager. Il ne faut donc pas le confondre avec un droit automatique de résidence ou de travail. Les gouvernements devront encore préciser les conditions exactes d’éligibilité, les règles de séjour et les procédures applicables aux citoyens concernés.
Cette mesure donne une forme concrète à l’intégration régionale caribéenne. En facilitant les déplacements entre Barbade et Guyana, elle peut renforcer les liens familiaux, culturels, touristiques et économiques entre deux pays membres de la CARICOM, tout en ouvrant la voie à d’autres initiatives similaires dans la région.
Lors de l’édition 2026 du Bocas Lit Fest, dans l’Old Fire Station à Port of Spain, Trinité-et-Tobago, Margaret Busby, présidente du jury, prononce le nom de Tessa McWatt. La salle applaudit. Ce moment est historique : pour la première fois en seize années d’existence du Prix OCM Bocas pour la littérature caribéenne, une autrice née au Guyana remporte le grand prix.
Un livre primé au-delà de la récompense
Le livre primé est: “The Snag: A Mother, a Forest, and Wild Grief”. Un mémoire. Random House Canada et Scribe, au Royaume-Uni, le publient. Les juges l’ont décrit comme « un travail d’une rare brillance ». Le prix s’accompagne d’une dotation de 10 000 dollars américains, financée par One Caribbean Media Limited. Mais l’argent n’est pas l’essentiel. Ce qui compte, c’est ce que cette reconnaissance signifie pour le Guyana un pays caribéen continental dont la littérature reste trop peu lue en dehors de ses frontières.
Tessa McWatt est née à Georgetown, au Guyana. Tessa McWatt a quitté le pays jeune pour le Canada, puis s’est établie au Royaume-Uni, où elle enseigne l’écriture créative à l’Université d’East Anglia. Tessa McWatt a publié onze livres : romans, textes pour la jeunesse, essais et ouvrages de non-fiction. Tessa McWatt est aussi librettiste, autrice de livrets d’opéra, et membre de la Royal Society of Literature.
The Snag, un mémoire sur la perte, la forêt et le vivant
Le mémoire couronné par le Prix OCM Bocas n’est pas un livre facile à résumer. The Snag qu’on pourrait traduire par « l’accroc » ou « l’obstacle » entrelace plusieurs fils. Le récit du moment où la mère de l’autrice, atteinte de démence, ne peut plus vivre seule et doit quitter son foyer. Une méditation sur la forêt et sur ce que les écosystèmes naturels nous apprennent de la perte, de l’attachement et du vivant. Et une réflexion sur la grande déstabilisation contemporaine : climat, perte de biodiversité, solitude, vieillissement, vies humaines parfois réduites à des statistiques.
Un prix caribéen en trois catégories
Le Prix OCM Bocas existe depuis 2011. Il est attribué chaque année à un livre publié l’année précédente par un auteur caribéen, citoyen ou né dans la Caraïbe. Le prix se décline en trois catégories : poésie, fiction et non-fiction littéraire. Chaque catégorie a son lauréat, qui reçoit 3 000 dollars américains. Puis un grand gagnant est désigné parmi les trois, avec une dotation de 10 000 dollars américains.
Pour l’édition 2026, les deux autres lauréats catégoriels étaient Justin Haynes, pour le roman Ibis, et Canisia Lubrin, pour The World After Rain: Anne’s Poem. Tessa McWatt a d’abord remporté la catégorie non-fiction avant d’être désignée lauréate générale. Ce parcours renforce l’importance de The Snag dans une sélection où la poésie, le roman et la non-fiction portaient chacun une voix forte de la Caraïbe contemporaine.
Le Guyana, territoire continental de la Caraïbe littéraire
Une singularité de la sélection 2026 mérite d’être nommée. Les trois lauréats catégoriels écrivent depuis la diaspora : McWatt depuis le Royaume-Uni, Haynes depuis les États-Unis, Lubrin depuis le Canada. Le Prix OCM Bocas rappelle ainsi que la littérature caribéenne ne s’arrête pas aux frontières physiques des territoires. Elle circule avec les familles, les langues, les blessures, les souvenirs et les livres.
Pour le Guyana, le moment est doublement historique. La même cérémonie a aussi récompensé un autre Guyanien-Canadien : Frank Birbalsingh, érudit et critique littéraire, lauréat du Prix Henry Swanzy 2026 pour son service distingué aux lettres caribéennes. Deux figures liées au Guyana primées dans le même cadre : pour un pays de moins d’un million d’habitants, c’est une affirmation publique forte.
Cette singularité Guyanienne mérite d’être précisée. Le Guyana anglophone, situé sur le continent sud-américain, frontalier du Venezuela, du Brésil et du Suriname, appartient géographiquement à l’Amérique du Sud mais culturellement à la Caraïbe anglophone. Cette double appartenance produit une littérature qui interroge constamment les catégories. Wilson Harris, David Dabydeen, Pauline Melville, Fred D’Aguiar, Oonya Kempadoo : la liste des grandes voix guyaniennes de la diaspora est dense, et la consécration de Tessa McWatt s’inscrit dans cette lignée.
Une consécration qui ouvre le récit
Le thème 2026 du Bocas Lit Fest était « All Together Now ». Dans ce contexte, la victoire de Tessa McWatt prend une résonance particulière. Elle rappelle que la Caraïbe littéraire se construit aussi par ses voix dispersées, ses trajectoires migrantes et ses mémoires familiales. Elle rappelle surtout que le Guyana, souvent placé à la marge des récits insulaires, écrit depuis longtemps une part essentielle de l’histoire caribéenne.
À lire The Snag, on retrouve une tension majeure de la littérature caribéenne : faire entrer le monde dans le récit intime, et faire entendre le récit caribéen dans le monde. Tessa McWatt y parvient sans transformer la douleur en slogan. Son livre part d’une situation familiale précise, une mère qui ne peut plus vivre seule, pour ouvrir une réflexion plus vaste sur la perte, la mémoire, la forêt et notre manière d’habiter un monde fragilisé. Sa victoire au Prix OCM Bocas ne ferme donc pas une histoire. Elle ouvre une question : combien d’autres voix Guyaniennes attendent encore d’être lues à la hauteur de leur puissance ?
Tessa McWatt est une autrice née à Georgetown, au Guyana, dont le parcours s’inscrit entre la Caraïbe, le Canada et le Royaume-Uni. Elle est connue pour une œuvre qui mêle mémoire familiale, identité, migrations et rapport au monde vivant. Sa victoire au Prix OCM Bocas 2026 renforce la place du Guyana dans la littérature caribéenne anglophone et met en lumière une voix importante de la diaspora Guyanienne.
La victoire de Tessa McWatt est historique parce qu’elle fait d’elle la première autrice née au Guyana à remporter le grand prix du Prix OCM Bocas pour la littérature caribéenne. Cette reconnaissance dépasse le simple palmarès littéraire : elle rappelle que le Guyana, bien que situé sur le continent sud-américain, occupe une place majeure dans l’espace culturel caribéen anglophone.
The Snag: A Mother, a Forest, and Wild Grief est un mémoire qui relie une expérience familiale intime à une réflexion plus large sur la nature, la forêt et les fragilités contemporaines. Tessa McWatt y évoque le moment où sa mère, atteinte de démence, ne peut plus vivre seule et doit quitter son foyer. Le livre raconte une situation de perte d’autonomie, de déplacement, d’attachement familial et de transformation intérieure, mise en relation avec les crises écologiques et humaines de notre époque.
Eric Walrond n’a pas laissé une œuvre abondante, mais son nom occupe une place singulière dans l’histoire littéraire du monde noir atlantique. Né à Georgetown, au Guyana, alors territoire sous domination britannique, il a grandi entre la Barbade, le Panama, New York et l’Angleterre. Cette trajectoire forme la matière même de son écriture. Chez lui, le Guyana n’est pas un point de départ effacé par la migration. Il reste une origine fondatrice, prolongée par les ports, les journaux et les langues qui circulent autour de l’Atlantique.
Georgetown, premier ancrage d’une vie déplacée
Eric Walrond naît le 18 décembre 1898 à Georgetown, au Guyana. Son père vient de ce territoire continental de la Caraïbe anglophone ; sa mère est originaire de la Barbade. Très tôt, son enfance se construit entre plusieurs lieux. Il quitte Georgetown, vit à la Barbade, puis à Colón, au Panama, une ville marquée par la construction du canal et par l’arrivée de travailleurs venus de la région.
Ce passage par le Panama est décisif. Il y observe une société où les hommes et les femmes originaires des territoires anglophones travaillent dans des conditions difficiles, souvent enfermés dans des hiérarchies raciales dures. Cette réalité nourrit son regard. Il ne racontera jamais les tropiques comme un décor paisible. Il les écrit comme des lieux de travail, de tensions, de peurs, de résistances et de survie.
Une voix de Guyana dans le New York noir
En 1918, Eric Walrond arrive à New York. Harlem devient alors l’un des centres majeurs de la pensée, de la presse et de la création noire. Mais son importance tient à ce qu’il n’y arrive pas comme un écrivain américain. Il y arrive avec une mémoire de Guyana, une expérience panaméenne et une connaissance directe des migrations issues de la Caraïbe anglophone.
Dans les années 1920, le New York noir rassemble des trajectoires venues des États-Unis, de Jamaïque, de Trinidad, de la Barbade, de Guyana et du Panama. Eric Walrond apporte une sensibilité particulière : celle d’un homme formé par les territoires britanniques de la région, par les ports et par la presse. Il collabore avec plusieurs publications et se rapproche des milieux intellectuels de la Harlem Renaissance.
Tropic Death, un livre qui refuse l’exotisme
En 1926, Eric Walrond publie Tropic Death, son ouvrage le plus important. Ce recueil de nouvelles ne cherche pas à flatter l’imaginaire touristique ou colonial. Il montre des existences fragiles, exposées à la pauvreté, aux accidents, aux croyances, aux violences sociales et à la mort. Les personnages ne sont pas des silhouettes décoratives. Ce sont des travailleurs, des femmes isolées, des enfants, des marins, des paysans, des habitants de villages ou de quartiers portuaires.
La force du livre tient aussi à sa langue. Il ne lisse pas les paroles pour les rendre plus confortables. Il laisse entendre les accents, les rythmes oraux, les expressions populaires et les traces de créole. Cette écriture donne une place littéraire à des voix que l’édition anglophone de son époque tenait à distance. Tropic Death devient ainsi un texte important pour comprendre comment un auteur né au Guyana a inscrit les réalités du monde tropical noir dans une littérature moderne.
La reconnaissance, puis l’effacement
Dans les années 1920, Eric Walrond est remarqué. Son talent circule dans les cercles de Harlem. Pourtant, après Tropic Death, sa trajectoire se fragilise. Il quitte les États-Unis, passe par l’Europe, séjourne à Paris, puis s’installe en Angleterre. Peu à peu, son nom s’éloigne des centres littéraires qui l’avaient d’abord reconnu.
Cet effacement ne peut pas être lu seulement comme une affaire personnelle. Eric Walrond occupe une place difficile à classer. Il n’entre pas proprement dans la littérature afro-américaine, car son imaginaire vient de Guyana, du Panama et des circulations coloniales britanniques. Il n’appartient pas non plus à une littérature nationale facile à ranger, car sa vie se construit dans le déplacement. Cette position instable explique l’oubli qui a longtemps entouré son œuvre.
Un auteur à replacer dans l’histoire
Relire Eric Walrond, c’est corriger un oubli. C’est reconnaître qu’un écrivain né au Guyana a participé à élargir la Harlem Renaissance au-delà du seul cadre américain. Son œuvre rappelle que l’histoire noire atlantique s’écrit aussi depuis Georgetown, Colón, Harlem, Paris et Londres. Elle passe par les ports, les journaux, les migrations, les langues mêlées et les mémoires laissées en marge.
Mort à Londres le 8 août 1966. Il revient aujourd’hui dans le regard des chercheurs, des lecteurs et des éditeurs. Son importance tient à une chose simple : il a refusé de transformer les tropiques en image facile. Il a écrit les vies du monde noir tropical avec dureté, précision et dignité. C’est pour cela que son nom mérite de retrouver une place nette dans l’histoire littéraire de Guyana.
Eric Walrond est un écrivain et journaliste né à Georgetown, au Guyana, en 1898. Son parcours l’a conduit vers la Barbade, le Panama, New York, Paris puis Londres. Il est surtout connu pour Tropic Death, publié en 1926, un recueil de nouvelles qui donne une place littéraire forte aux réalités du monde noir tropical. Son œuvre est souvent associée à la Harlem Renaissance, mais son regard reste profondément lié à Guyana, aux migrations caribéennes anglophones et aux circulations de l’Atlantique noir.
Eric Walrond est important parce qu’il a élargi la Harlem Renaissance au-delà du seul cadre afro-américain. Il a apporté une voix de Guyana, nourrie par l’expérience du Panama, des ports, des travailleurs migrants et des sociétés coloniales britanniques. À travers Tropic Death, il a montré des vies rarement représentées dans la littérature de son époque : travailleurs, femmes isolées, marins, paysans et habitants de territoires tropicaux confrontés à la pauvreté, aux tensions sociales et aux violences héritées du colonialisme.
Eric Walrond est né à Georgetown, au Guyana, un territoire continental rattaché historiquement et culturellement à la Caraïbe anglophone. Il ne faut pas confondre Guyana avec la Guyane française ni avec Guayana, qui renvoie à d’autres espaces géographiques et historiques. Son œuvre part de cette origine guyanaise, mais elle s’élargit ensuite vers la Barbade, le Panama, New York et Londres. C’est ce parcours qui fait de lui un auteur essentiel pour comprendre les migrations, les langues et les mémoires du monde noir atlantique.
Le samedi 28 mars, au Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin, la conférence de presse des CARIFTA Aquatics Championships 2026 n’avait rien d’une simple réunion d’information. En une heure et demie, organisateurs, athlètes et partenaires ont présenté bien plus qu’un programme sportif : du 3 au 8 avril, la Martinique accueillera la 39e édition du principal rendez-vous aquatique junior de la Caraïbe, dix ans après une première édition restée dans toutes les mémoires. Vingt-quatre nations. Trois disciplines. Un territoire qui joue à domicile et le sait.
Une candidature portée par une mémoire collective
En 2024, au congrès de la Caribbean Aquatics Association organisé aux Bahamas, deux candidatures s’affrontent pour l’organisation des CARIFTA Aquatics Championships 2026 : Sainte-Lucie et la Martinique. Le vote est sans appel : une trentaine de voix pour la Martinique, dix pour Sainte-Lucie.
Derrière ce résultat, il y a une histoire. L’édition 2016, première jamais organisée sur le territoire, a marqué les esprits de tous ceux qui y étaient: coachs, responsables de délégations, officiels. En 2024, au moment de voter, beaucoup se souvenaient encore de cette semaine-là.
« C’était une très belle édition, et toujours dans les mémoires. »
L’autre facteur a été plus concret : Sainte-Lucie ne disposait pas encore de son bassin. La Martinique, elle, peut compter sur le Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin, bassin olympique à dix couloirs, tribune de 800 places, bassin de 25 mètres pour l’échauffement. L’une des meilleures installations de la Caraïbe.
L’organisation a aussi mis en avant sa capacité d’accueil hors bassin, avec plusieurs solutions d’hébergement mobilisées dans le sud de l’île pour les délégations, complétées par d’autres structures si nécessaire. Ce volet logistique, rarement secondaire dans ce type d’événement, a renforcé la crédibilité de la candidature martiniquaise.
Trois disciplines, 24 nations, un format exigeant
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 réunissent 24 pays : 21 nations anglophones de la Caraïbe, auxquelles s’ajoutent la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. La natation course occupe quatre journées: séries le matin, finales l’après-midi, du samedi 5 au mardi 8 avril. La natation artistique s’installe à partir du lundi sur la pause méridienne, avec les solos puis les épreuves techniques. Les duos et les équipes clôturent le programme le mercredi matin. Ce même mercredi, l’épreuve d’eau libre se dispute sur cinq kilomètres, aux Anses d’Arlets.
Les compétiteurs : Benjamins (11-12 ans), Minimes (13-14 ans), Cadets (15-17 ans) ne s’inscrivent pas à titre individuel. Ce sont des sélections nationales qui se déplacent, avec les meilleurs nageurs de chaque territoire. Pour entrer dans la sélection martiniquaise, il faut satisfaire une grille de temps établie sur les deux saisons précédentes, qui ne retient que les nageurs capables d’atteindre les finales.
Dans l’esprit des organisateurs, la sélection se construit sur une logique simple : pour marquer des points, il faut entrer en finale, et pour entrer en finale, il faut figurer parmi les huit meilleurs temps des séries du matin. Autrement dit, les nageurs retenus sont censés avoir un niveau leur permettant de jouer une vraie place dans la compétition, et pas seulement de participer.
La délégation de la Martinique lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 compte 61 nageurs : 36 en natation course, 12 en eau libre dont cinq pratiquent également la course et 18 en natation artistique. Cinq capitaines mènent cette équipe : Jean-Naël Zozime et Maxime Auguste-Charlery pour la natation course garçons (catégorie 15-17 ans), Cyrielle Manin et Sayanne Guivissa pour la natation course filles, et Nohemy Marajo pour la natation artistique.
L’eau comme point de départ et comme destination
Jean-Naël Zozime, capitaine de la sélection garçons, répond sans détour quand on lui demande comment il a commencé : « on m’a mis à la natation pour ne pas me noyer. » Cyrielle Manin, capitaine de la sélection filles, raconte à peu près la même chose : elle a failli se noyer étant petite, et c’est ce qui l’a amenée à apprendre à nager.
Ces deux témoignages, entendus à quelques minutes d’intervalle, disent quelque chose d’important sur ce territoire. Deux jeunes Martiniquais que la mer a d’abord effrayés, qui représentent aujourd’hui leur île face à vingt-trois nations caribéennes. Il y a là bien plus qu’un palmarès sportif.
« La natation, c’est un sport dur. Il ne faut pas croire que ce sera facile, mais avec beaucoup de persévérance, tout le monde peut y arriver.»
— Jean-Naël Zozime
Nohemy Marajo, capitaine de natation artistique, pratique depuis dix ans une discipline que le public connaît encore mal. Elle l’explique concrètement : apprendre les chorégraphies à sec, les répéter dans l’eau, maîtriser sa respiration sous la surface pendant que les jambes dessinent des figures au-dessus. Un sport aussi exigeant techniquement que physiquement, qui tient autant de la danse classique que de l’endurance.
« Il faut savoir endurer, garder le moindre souffle pour terminer la chorégraphie. »
— Nohemy Marajo
La conférence des CARIFTA Aquatics Championships 2026 a aussi rappelé que la natation artistique reste une discipline encore confidentielle dans l’espace caribéen, en raison des infrastructures qu’elle exige et du niveau de préparation nécessaire. Elle demande du travail en trois dimensions, une préparation technique très poussée, mais aussi l’appui de professionnels extérieurs, notamment en danse et en préparation gymnique. Pour les encadrants, l’enjeu des CARIFTA est donc double : soutenir celles qui pratiquent déjà et susciter de nouvelles vocations.
Ce que l’encadrement observe chez ces jeunes, c’est une constante : ils s’entraînent, passent leurs examens, concourent le week-end, et recommencent. « Généralement, les nageurs sont performants dans leurs études également, parce qu’ils ont travaillé cette rigueur au quotidien.» Ce qu’on apprend dans un bassin s’applique aussi ailleurs.Les organisateurs insistent d’ailleurs sur cette exigence quotidienne : se qualifier ne suffit pas, il faut encore être capable de répondre présent le jour J, dans un sport où la régularité et la discipline comptent autant que le talent.
Des médailles nées des mains de l’île
La façon dont un événement récompense ses champions dit souvent beaucoup de ce qu’il représente. Aux CARIFTA Aquatics Championships 2026, les médailles ont été fabriquées en Martinique, dans du bois noble : poirier pour l’or, mao bleu pour l’argent, mao ghani pour le bronze. Un artisan du Nord-Atlantique en a assuré la réalisation, Joseph Galliard a signé les gravures, et une couturière locale a confectionné les pochons aux trois couleurs du drapeau martiniquais.
C’est la marraine de l’édition, Coralie Balmy , ancienne nageuse de haut niveau passée quatre fois par les CARIFTA dans sa carrière qui a porté cette initiative. Une démarche écoresponsable et identitaire, saluée comme une première à l’échelle caribéenne.
Chaque athlète caribéen qui montera sur le podium lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 repartira avec un bout de la Martinique, une médaille unique, réalisée par des artisans locaux, qui ne ressemble à aucune autre.
La conférence a également précisé que des trophées accompagneront ces récompenses, et que les médailles devaient encore recevoir leurs cordons avant l’ouverture de la compétition. Là aussi, l’objectif est clair : faire de chaque distinction un objet à la fois sportif, local et symbolique.
Une semaine qui mobilise tout le territoire
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 ne se jouent pas que dans les bassins. Entre 1 500 et 1 800 personnes arrivent en Martinique : nageurs, encadrants, familles répartis dans plusieurs hôtels du sud. Chaque jour, environ 150 bénévoles assurent le bon déroulement de l’événement : des anciens nageurs, des parents, des habitants qui n’ont parfois aucun lien direct avec la natation, mais qui ont voulu s’engager.
Parmi eux, les officiels occupent une place décisive : environ 26 officiels venus de la Caraïbe viendront en renfort des officiels martiniquais, pour atteindre une cinquantaine de personnes autour du bassin à chaque réunion, matin et après-midi. À cela s’ajoutent les secouristes, les équipes d’accueil, les personnes chargées des récompenses, de l’accompagnement des délégations ou encore des espaces ouverts au public.
L’accueil des délégations lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 a lui aussi été pensé dans le détail. Toutes devaient arriver le 2 avril, à des horaires étalés sur la journée, parfois très tôt le matin, parfois tard le soir. L’organisation a prévu un dispositif précis à l’aéroport, en lien avec le transporteur et la SAMAC, afin de fluidifier les sorties, le transfert vers les bus puis l’installation dans les hébergements, avec une attention particulière portée aux repas selon l’heure d’arrivée.
La cérémonie d’ouverture des CARIFTA Aquatics Championships 2026, le vendredi 3 avril au stade Georges Gratiant, est gratuite et ouverte à tous : 2 800 places à remplir. Le groupe « Nou Pa Sav » accompagnera le défilé des délégations. Le samedi 4 avril, les Hommes d’Argile seront présents à l’arrivée des délégations sur site, offrant une mise en scène culturelle forte, pensée comme un premier contact symbolique avec l’identité martiniquaise.. Tout au long de la semaine, des groupes culturels martiniquais seront présents pour que les visiteurs repartent avec une image vivante du territoire, pas seulement des résultats de compétition.
La cérémonie des CARIFTA Aquatics Championships 2026 doit se tenir de 16 h à 18 h, avec une retransmission prévue sur écran géant, ainsi qu’un relais par des partenaires médias et via YouTube pour permettre une diffusion plus large dans la Caraïbe. L’ambition affichée est nette: faire de la Martinique le centre de la Caraïbe pendant toute la durée de l’événement.
Au-delà du sport, les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 assument aussi un objectif économique et culturel. Faire venir jusqu’à 1 800 personnes signifie remplir des hébergements, générer de la consommation, encourager les locations de véhicules et faire travailler les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. C’est aussi une façon de montrer la culture martiniquaise, notamment à travers les animations prévues lors de l’ouverture et à l’arrivée des délégations.
L’épreuve d’eau libre aux Anses d’Arlets rappelle aussi que la mer est un milieu vivant, fragile, qui mérite d’être protégé. La représentante de l’association présente à la conférence résume sa mission simplement : « apprendre à nager pour découvrir les mers et les protéger. »
Cette dimension éducative dépasse la seule prévention de la noyade. Elle touche aussi à l’appropriation de l’eau par les Martiniquais, à la découverte de la discipline par les plus jeunes et à la volonté, plus large, de renforcer durablement la culture aquatique du territoire.
Une île qui s’affirme
Une phrase prononcée en fin de conférence résume bien l’état d’esprit général : « Nous sommes prêts, et nous ferons des CARIFTA Aquatics Championships 2026 une réussite collective et une grande fierté pour notre territoire. »
Ce que les délégations emporteront le 8 avril au soir, ce n’est pas seulement un classement. C’est une image de la Martinique , celle d’un territoire qui sait accueillir, s’organiser et affirmer son identité. Pendant six jours, toute la Caraïbe sera là. À la Martinique de montrer ce qu’elle sait faire.
Mais les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 veulent aussi laisser une trace après l’événement. La Ligue de Natation de Martinique a terminé la saison 2024-2025 avec environ 2 540 licenciés, une dizaine de clubs affiliés et, en général, 7 à 8 clubs engagés en compétition. Dans cette perspective, les CARIFTA ne sont pas pensés comme une parenthèse, mais comme un accélérateur possible pour susciter des vocations, renforcer les effectifs et installer durablement la natation dans le paysage sportif martiniquais.
Les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 ont aussi fait le choix de ne pas reproduire à l’identique le grand village de 2016. En 2026, l’animation autour de la compétition doit être plus resserrée, avec une grande journée particulièrement mise en avant, afin de concentrer l’énergie et la fréquentation plutôt que d’éparpiller les temps forts.
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 sont la 39e édition du principal rendez-vous aquatique junior de la Caraïbe, organisée en Martinique du 3 au 8 avril. Vingt-quatre nations y participent en natation course, natation artistique et eau libre, dans des catégories allant de 11 à 17 ans.
Les épreuves de natation course et de natation artistique ont lieu au Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin. L’épreuve d’eau libre sur 5 kilomètres se dispute aux Anses d’Arlets le mercredi 8 avril.
La billetterie est accessible sur cariftamartinique2026.com et sur les réseaux sociaux de la Ligue de Natation de Martinique. Tarifs : 10 € le matin, 20 € l’après-midi pour les adultes pass 4 jours à 125 €. La cérémonie d’ouverture au stade Georges Gratiant est gratuite.
Vingt-quatre pays participent : 21 nations anglophones de la Caraïbe, ainsi que la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane.
La sélection martiniquaise est menée par cinq capitaines : Jean-Naël Zozime et Maxime Auguste-Charlery pour la natation course garçons, Cyrielle Manin et Sayanne Guivissa pour la natation course filles, et Nohemy Marajo pour la natation artistique.
Caribbean Energy Week 2026 marque un tournant majeur pour l’économie caribéenne. Longtemps perçue comme une région essentiellement dépendante du tourisme et des services, la Caraïbe s’impose désormais comme un territoire stratégique dans le secteur mondial de l’énergie. L’événement, prévu du 30 mars au 1er avril 2026 à Paramaribo, au Suriname, rassemble gouvernements, investisseurs, compagnies énergétiques et institutions financières autour d’un objectif commun : transformer le potentiel énergétique régional en moteur économique durable.
Cette nouvelle édition intervient dans un contexte de transformation profonde. Les découvertes pétrolières au Guyana et au Suriname, la consolidation du rôle énergétique de Trinidad-et-Tobago et l’essor des projets d’énergies renouvelables dans plusieurs îles repositionnent la Caraïbe sur la carte économique mondiale. Le Caribbean Energy Week 2026 se présente ainsi comme une plateforme stratégique pour comprendre comment l’énergie redéfinit les équilibres économiques régionaux.
Une plateforme régionale pour les investissements énergétiques
Le Caribbean Energy Week 2026 n’est pas une simple conférence sectorielle. L’événement se positionne comme une véritable plateforme d’investissement et de coopération économique. Organisé au Royal Torarica Hotel de Paramaribo, il réunira chefs d’État, ministres, investisseurs internationaux, banques de développement et entreprises énergétiques autour de projets concrets visant à accélérer la transformation énergétique de la région.
L’objectif affiché est clair : connecter les projets caribéens aux capitaux internationaux. Les organisateurs souhaitent faciliter les partenariats entre États et investisseurs, accélérer la mise en œuvre d’infrastructures énergétiques et présenter des projets jugés « bancables » susceptibles d’attirer des financements internationaux. Cette dimension économique fait du Caribbean Energy Week 2026 un événement central pour l’avenir financier de la région.
Au-delà des discussions techniques, l’événement vise à transformer les échanges en accords et en investissements réels. Des tables rondes réuniront gouvernements et investisseurs afin d’identifier les opportunités concrètes de développement, tandis que des sessions de networking permettront de nouer des partenariats stratégiques à long terme.
Une nouvelle géographie économique caribéenne
Le Caribbean Energy Week 2026 intervient à un moment où la géographie économique de la Caraïbe se redessine. Les découvertes pétrolières au Guyana et au Suriname ont déjà commencé à transformer les flux financiers et les priorités d’investissement dans la région. Le Guyana, devenu l’un des pays à la croissance la plus rapide au monde grâce au pétrole offshore, attire désormais capitaux, entreprises et main-d’œuvre qualifiée. Le Suriname, hôte de l’édition 2026, se prépare à suivre une trajectoire similaire.
Cette évolution ne concerne pas uniquement les pays producteurs d’hydrocarbures. Elle influence l’ensemble de la région. Les États caribéens cherchent à diversifier leurs économies, à renforcer leurs infrastructures et à développer des compétences locales afin de profiter des retombées économiques de ce boom énergétique. Le Caribbean Energy Week 2026 constitue un espace privilégié pour coordonner ces stratégies régionales.
La Caraïbe ne se définit plus seulement comme une destination touristique. Elle s’affirme progressivement comme une zone d’investissement énergétique et industriel, capable d’attirer des capitaux internationaux et de développer des chaînes de valeur régionales. Cette mutation économique est au cœur des discussions prévues lors de l’événement.
Diversité énergétique et opportunités économiques
Le thème officiel du Caribbean Energy Week 2026, « Leveraging Energy Diversity Across the Caribbean », met en avant la diversité des ressources énergétiques de la région. La Caraïbe dispose d’un éventail de sources énergétiques allant du pétrole offshore aux énergies renouvelables, en passant par le gaz naturel et les crédits carbone. Cette diversité constitue un levier stratégique pour la croissance économique régionale.
Les hydrocarbures demeurent un pilier important. Le pétrole et le gaz continuent d’attirer des investissements massifs, notamment au Guyana, au Suriname et à Trinidad-et-Tobago. Toutefois, l’événement met également l’accent sur les énergies renouvelables, telles que le solaire, l’éolien et la géothermie. Plusieurs territoires insulaires cherchent à réduire leur dépendance aux importations de carburants en développant des infrastructures énergétiques locales.
Le Caribbean Energy Week 2026 abordera également les marchés du carbone, le stockage d’énergie et les minéraux critiques nécessaires à la transition énergétique mondiale. Ces secteurs représentent de nouvelles opportunités économiques pour les pays caribéens, qui peuvent se positionner comme fournisseurs de ressources ou comme hubs d’innovation énergétique.
Impact sur l’emploi et la formation
L’une des conséquences majeures de la transformation énergétique régionale concerne l’emploi. Les projets énergétiques nécessitent des compétences spécialisées dans l’ingénierie, la logistique, la maintenance et la gestion de projets. Le Caribbean Energy Week 2026 mettra en avant la nécessité de renforcer la formation et le développement des compétences locales afin de permettre aux populations caribéennes de bénéficier directement de ces nouvelles opportunités.
Plusieurs sessions seront consacrées au renforcement des capacités locales et à la formation de la main-d’œuvre. L’objectif est de réduire la dépendance à la main-d’œuvre étrangère et de favoriser l’intégration des talents caribéens dans les projets énergétiques. Cette dimension sociale et économique est essentielle pour garantir que la croissance énergétique profite réellement aux populations locales.
La montée en puissance du secteur énergétique pourrait également stimuler d’autres secteurs, notamment la construction, les services financiers, la logistique et les technologies numériques. Le Caribbean Energy Week 2026 mettra en évidence ces effets multiplicateurs sur l’économie régionale.
Infrastructures et connectivité régionale
Le développement énergétique entraîne également des investissements dans les infrastructures. Ports, réseaux électriques, pipelines et installations de stockage font partie des projets envisagés dans plusieurs pays. Ces infrastructures sont essentielles pour soutenir la croissance économique et améliorer la connectivité régionale.
Le Caribbean Energy Week 2026 permettra de présenter plusieurs projets d’infrastructures visant à renforcer l’intégration énergétique de la région. La coopération entre États caribéens est considérée comme un facteur clé pour optimiser les ressources et réduire les coûts. Des discussions porteront sur les interconnexions électriques, le transport du gaz naturel et la création de hubs logistiques régionaux.
Ces investissements pourraient transformer la mobilité des biens et des services dans la Caraïbe, facilitant les échanges commerciaux et renforçant la compétitivité régionale. L’énergie devient ainsi un vecteur d’intégration économique.
Attractivité internationale et flux financiers
L’un des enjeux majeurs du Caribbean Energy Week 2026 réside dans sa capacité à attirer des capitaux internationaux. La région cherche à se positionner comme une destination d’investissement fiable et stable. Les banques de développement, les fonds d’investissement et les institutions financières internationales seront présents afin d’évaluer les opportunités offertes par la transformation énergétique caribéenne.
La participation d’acteurs internationaux renforce la crédibilité des projets régionaux et facilite l’accès au financement. Le Caribbean Energy Week 2026 servira de vitrine pour présenter les opportunités d’investissement et démontrer la viabilité économique des projets énergétiques caribéens. Cette visibilité internationale est essentielle pour attirer les capitaux nécessaires au développement des infrastructures.
L’afflux de financements pourrait également contribuer à diversifier les économies caribéennes et à réduire leur dépendance à certains secteurs traditionnels. L’énergie devient un levier de stabilité économique et de croissance à long terme.
Une transition vers une économie plus diversifiée
Le Caribbean Energy Week 2026 illustre une transition plus large vers une économie caribéenne diversifiée. Si le tourisme demeure un pilier important, l’énergie ouvre de nouvelles perspectives. Les pays de la région cherchent à développer des industries complémentaires, à renforcer leurs capacités technologiques et à améliorer leur résilience économique.
Cette diversification est essentielle pour faire face aux chocs externes, qu’ils soient économiques ou climatiques. En investissant dans l’énergie et les infrastructures, la Caraïbe peut réduire sa vulnérabilité et renforcer sa souveraineté économique. Le Caribbean Energy Week 2026 s’inscrit dans cette logique de transformation structurelle.
Une nouvelle ère pour l’économie caribéenne
Le Caribbean Energy Week 2026 ne se limite pas à un rassemblement d’experts et de décideurs. Il symbolise l’entrée de la Caraïbe dans une nouvelle ère économique. La région, longtemps dépendante de secteurs traditionnels, se positionne désormais comme un acteur stratégique dans le paysage énergétique mondial.
Les discussions et les partenariats qui émergeront lors de cet événement pourraient avoir des répercussions durables sur les économies caribéennes. Investissements, emplois, infrastructures et coopération régionale sont au cœur de cette transformation. Le Caribbean Energy Week 2026 offre ainsi une vision concrète de l’avenir économique de la région.
Alors que la Caraïbe se redéfinit sur la scène internationale, cet événement apparaît comme un moment charnière. Il permet d’anticiper les évolutions économiques à venir et de mesurer l’ampleur des transformations en cours. Pour les décideurs, les investisseurs et les populations de la région, le Caribbean Energy Week 2026 représente bien plus qu’une conférence : il marque l’émergence d’une nouvelle dynamique économique caribéenne.
IL se tiendra du 30 mars au 1er avril 2026 à Paramaribo, au Suriname, réunissant acteurs publics et privés du secteur énergétique.
Cet événement met en relation gouvernements, investisseurs et entreprises afin d’accélérer les projets énergétiques, d’attirer des capitaux internationaux et de renforcer l’économie régionale.
Il couvre le pétrole, le gaz, les énergies renouvelables, les infrastructures électriques, les crédits carbone et les minéraux critiques liés à la transition énergétique.
Les Anthony N Sabga Excellence Awards 2026 distinguent cette année cinq figures majeures de la Caraïbe dont les travaux, les entreprises et les engagements produisent des effets mesurables à l’échelle régionale. Science du climat, biotechnologie, action civique, arts visuels et entrepreneuriat industriel : l’édition 2026 confirme la vocation de ce prix — soutenir des solutions concrètes, conçues par et pour la Caraïbe, et leur donner les moyens d’accélérer.
Un prix caribéen pensé pour l’impact régional
Créés en 2005, les Anthony N Sabga Caribbean Awards for Excellence sont nés d’une idée simple : reconnaître l’excellence lorsque celle-ci bénéficie directement au développement humain, économique et culturel de la région. Initié par le philanthrope et entrepreneur Anthony N. Sabga, le programme s’est imposé comme une référence grâce à un processus de sélection rigoureux, appuyé sur des comités nationaux et un jury régional indépendant.
Contrairement à des distinctions purement honorifiques, chaque lauréat reçoit un soutien financier substantiel (l’équivalent local de 500 000 $) destiné à prolonger le travail déjà engagé. Cette philosophie explique la crédibilité du prix : il récompense des trajectoires éprouvées et investit dans leur avenir immédiat.
Les lauréats 2026, au cœur des défis caribéens
Science & Technology – Climat et santé, deux priorités régionales
Tannecia Stephenson, climatologue jamaïcaine et co-directrice du Climate Studies Group à Mona, est distinguée pour un travail qui fait le lien entre recherche, données et décision publique. Ses outils et plateformes numériques renforcent la capacité des gouvernements caribéens à anticiper les risques climatiques et à adapter les politiques sectorielles. Dans une région exposée aux chocs extrêmes, cette approche transforme la science en instrument d’action.
Niven R. Narain, innovateur biotechnologique d’origine guyanaise basé aux États-Unis, reçoit également un prix en Science & Technology. Co-fondateur et président d’une entreprise de biotechnologie à Boston, il a développé une plateforme de découverte de médicaments alimentée par l’intelligence artificielle, à l’origine d’environ 650 brevets et de plus de 100 publications scientifiques. Son parcours illustre la contribution de la diaspora caribéenne aux avancées mondiales, tout en maintenant des passerelles actives avec la région.
Public & Civic Contributions – L’action sociale structurée
Shamelle Rice, fondatrice et directrice de Jabez House à la Barbade, est récompensée pour une action civique durable. Depuis 2012, son organisation accompagne des femmes impliquées dans le travail du sexe à travers des programmes de formation, d’insertion professionnelle, de soutien psychologique et d’accès au logement. Plus de 1 000 femmes, souvent mères, ont bénéficié de cet accompagnement dans la Caraïbe. L’approche est pragmatique : stabiliser les parcours, restaurer l’autonomie et créer des débouchés réels.
Arts & Letters – Une scène contemporaine sans caricature
Sheena Rose, artiste visuelle barbadienne, est distinguée pour une œuvre qui circule entre peinture, performance, fresques et médias mixtes. Présentée à Londres, New York, Taïwan et dans l’ensemble de la Caraïbe, sa pratique refuse l’assignation folklorique et revendique une contemporanéité caribéenne assumée. Lauréate Fulbright en 2014 et mentor de jeunes artistes, elle participe à la structuration d’un écosystème créatif régional exigeant.
Entrepreneurship – Bâtir des entreprises régionales solides
Dean Nevers, ingénieur jamaïcain et fondateur-directeur général de Konnex Services Ltd., est récompensé pour une trajectoire entrepreneuriale ancrée dans l’industrie. Son entreprise déploie des solutions de télécommunications, d’énergies renouvelables et de réseaux industriels dans dix territoires caribéens, emploie des centaines de personnes et a dépassé les 20 millions USD de chiffre d’affaires annuel après des débuts déficitaires. Cette réussite, reconnue par l’Ordre de la Distinction en Jamaïque, illustre une croissance régionale maîtrisée.
Ce que les Anthony N Sabga Excellence Awards 2026 apportent à la Caraïbe
Les Anthony N Sabga Excellence Awards 2026 produisent un effet levier à plusieurs niveaux :
- – Accélération des projets : le financement est affecté à des programmes existants, ce qui réduit le temps entre la reconnaissance et l’impact.
- – Crédibilité institutionnelle : la distinction facilite l’accès à des partenariats, des données et des marchés.
- – Mise en réseau régionale : les lauréats opèrent dans des domaines différents mais partagent des enjeux communs (résilience, innovation, inclusion).
- – Narration maîtrisée : le prix documente une Caraïbe capable de produire des réponses exportables, sans dépendre de récits extérieurs.
- – Transmission : mentorat, formation et diffusion des savoirs prolongent l’effet du prix au-delà des individus.
Une édition qui confirme une vision de l’excellence
Anthony N Sabga Excellence Awards 2026 montre que l’excellence caribéenne n’est ni abstraite ni symbolique. Elle se mesure à la capacité de transformer la recherche en politiques publiques, l’innovation en brevets et partenariats, l’action sociale en trajectoires stabilisées, la création artistique en scènes structurées et l’entrepreneuriat en emplois durables. À ce titre, les Anthony N Sabga Excellence Awards 2026 constituent un outil stratégique pour la région : ils identifient des solutions éprouvées et investissent dans leur déploiement.
Les Anthony N Sabga Excellence Awards 2026 sont une distinction régionale majeure qui récompense des personnalités caribéennes dont les travaux ont un impact concret en science, arts, entrepreneuriat et engagement civique, avec un soutien financier destiné à prolonger leurs actions.
Les lauréats 2026 sont Tannecia Stephenson, Niven R. Narain, Shamelle Rice, Sheena Rose et Dean Nevers, reconnus pour leurs contributions respectives à la recherche scientifique, à l’innovation, à l’action sociale, à la création artistique et au développement économique régional.
Les Anthony N Sabga Excellence Awards 2026 soutiennent des projets déjà opérationnels, renforcent la crédibilité internationale des acteurs caribéens et favorisent une croissance fondée sur la connaissance, l’innovation et l’impact social durable dans la région.