IShowSpeed Caribbean Tour ouvre une fenêtre rare sur la Caraïbe. L’annonce a été diffusée le 20 avril sur les réseaux du créateur américain, avec un direct programmé pour le 25 avril 2026. La liste publiée mentionne quinze destinations : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, la Dominique, la République dominicaine, la Grenade, la Guadeloupe, la Jamaïque, Porto Rico, Sint Maarten, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Trinidad-et-Tobago et les îles Vierges américaines. En quelques heures, cette tournée a placé la région dans un espace de visibilité mondiale inhabituel.
IShowSpeed Caribbean Tour mérite l’attention pour une raison simple : IShowSpeed rassemble une audience gigantesque. L’Associated Press rappelle qu’il a dépassé les 50 millions d’abonnés sur YouTube pendant sa tournée africaine de janvier 2026. À cette échelle, chaque déplacement devient un événement suivi en direct, repris par d’autres comptes et transformé en séquences courtes qui circulent vite. Quand un itinéraire entier est consacré à la Caraïbe, les territoires, les accents, les paysages et les usages du quotidien entrent dans le champ de vision d’un public international.
Une Caraïbe montrée comme un ensemble
La première force de IShowSpeed Caribbean Tour tient à l’image d’ensemble qu’elle produit. La liste associe des États indépendants et des territoires, des espaces anglophones, francophones, hispanophones et néerlandophones. Cette juxtaposition rappelle que la Caraïbe forme une région multiple, traversée par des langues et des héritages différents, tout en conservant des liens profonds.
Cette lecture régionale correspond à une réalité historique. Les circulations humaines, musicales, commerciales, religieuses et familiales existent depuis des siècles d’une île à l’autre. Les frontières ont façonné des administrations et des statuts distincts. Elles n’ont jamais effacé les échanges. En une seule annonce, la Caraïbe apparaît comme un espace lisible pour des millions de personnes qui, souvent, la perçoivent de manière fragmentée.
Une visibilité qui passe par les codes du présent
Le format compte presque autant que la liste des destinations. IShowSpeed travaille dans le direct, l’improvisation, la réaction immédiate et le partage massif. Son public suit moins un programme qu’une présence. Cette manière de filmer change la nature de l’exposition. Le spectateur regarde des rues, des plages, des marchés, des trajets, des rencontres et des scènes de foule au moment où elles se produisent.
Pour la Caraïbe, cette exposition a une portée particulière. Beaucoup de territoires de la région souffrent d’une visibilité inégale dans les grands circuits médiatiques. Les plus connus bénéficient d’une image installée. D’autres restent absents des récits mondiaux, ou réduits à quelques clichés. IShowSpeed Caribbean Tour peut donc jouer un rôle utile : montrer une diversité de lieux et d’ambiances à un public jeune qui construit sa vision du monde à travers les plateformes.
Une occasion pour les acteurs culturels et médiatiques
L’intérêt de IShowSpeed Caribbean Tour concerne aussi les artistes, les organisateurs, les médias locaux et les créateurs installés dans la région. Une tournée de cette ampleur peut mettre en lumière un danseur, un musicien, une tradition culinaire, un décor urbain, un événement populaire ou une personnalité locale. Elle peut aussi créer des connexions entre territoires qui communiquent rarement à cette vitesse.
La valeur ajoutée d’ IShowSpeed Caribbean Tour dépendra toutefois de la manière dont ces moments seront accompagnés. Une image virale attire l’attention pendant quelques heures. Un travail éditorial sérieux prolonge cet intérêt. Il donne des repères, rappelle l’histoire, précise les contextes politiques et culturels, et aide à comprendre ce que l’on voit. La Caraïbe dispose ici d’une occasion de raconter sa pluralité avec davantage de maîtrise.
Une portée symbolique visible
Il serait prématuré d’annoncer des effets touristiques chiffrés ou des retombées économiques immédiates. En revanche, une chose apparaît clairement : la Caraïbe gagne une présence mondiale dans l’un des formats les plus suivis du moment.
C’est là que IShowSpeed Caribbean Tour prend toute sa dimension. IShowSpeed Caribbean Tour rassemble en un même mouvement des territoires souvent commentés séparément. Elle rappelle que la région possède une force culturelle, visuelle et sociale capable de retenir l’attention à grande échelle. Pour les publics qui connaissent mal cet espace, elle peut ouvrir une première porte. Pour ceux qui le suivent déjà, elle confirme que la Caraïbe reste un foyer majeur de création, de circulation et d’énergie dans le monde contemporain.
IShowSpeed Caribbean Tour est une tournée annoncée par le créateur américain IShowSpeed à travers plusieurs territoires de la Caraïbe. Au-delà de l’annonce elle-même, cette tournée attire l’attention par son ampleur médiatique et par la visibilité qu’elle peut offrir à la région dans son ensemble.
IShowSpeed Caribbean Tour suscite un fort intérêt parce qu’IShowSpeed fait partie des créateurs les plus suivis au monde. Lorsqu’il se déplace, ses vidéos, ses directs et les extraits partagés sur les réseaux touchent très vite un public international, ce qui donne à cette tournée une portée bien plus large qu’une simple série d’escales.
IShowSpeed Caribbean Tour est important parce qu’il montre la Caraïbe comme un espace régional visible, vivant et connecté. La tournée relie plusieurs territoires dans une même narration et rappelle que la région possède une richesse culturelle, linguistique et sociale capable de retenir l’attention à grande échelle.
Oui, IShowSpeed Caribbean Tour peut avoir un impact culturel réel. Ce type de tournée peut mettre en avant des paysages, des sons, des accents, des habitudes de vie, des artistes et des ambiances locales. Il peut aussi encourager un nouveau regard sur la Caraïbe, en particulier auprès d’un public jeune qui suit l’actualité du monde via les plateformes numériques.
Il est encore trop tôt pour mesurer précisément les effets de IShowSpeed Caribbean Tour sur le tourisme. En revanche, cette tournée peut déjà renforcer la visibilité de la Caraïbe et nourrir la curiosité d’un public mondial. Cette exposition médiatique peut ensuite profiter aux territoires si elle est relayée intelligemment par les acteurs culturels, touristiques et médiatiques.
Le samedi 28 mars, au Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin, la conférence de presse des CARIFTA Aquatics Championships 2026 n’avait rien d’une simple réunion d’information. En une heure et demie, organisateurs, athlètes et partenaires ont présenté bien plus qu’un programme sportif : du 3 au 8 avril, la Martinique accueillera la 39e édition du principal rendez-vous aquatique junior de la Caraïbe, dix ans après une première édition restée dans toutes les mémoires. Vingt-quatre nations. Trois disciplines. Un territoire qui joue à domicile et le sait.
Une candidature portée par une mémoire collective
En 2024, au congrès de la Caribbean Aquatics Association organisé aux Bahamas, deux candidatures s’affrontent pour l’organisation des CARIFTA Aquatics Championships 2026 : Sainte-Lucie et la Martinique. Le vote est sans appel : une trentaine de voix pour la Martinique, dix pour Sainte-Lucie.
Derrière ce résultat, il y a une histoire. L’édition 2016, première jamais organisée sur le territoire, a marqué les esprits de tous ceux qui y étaient: coachs, responsables de délégations, officiels. En 2024, au moment de voter, beaucoup se souvenaient encore de cette semaine-là.
« C’était une très belle édition, et toujours dans les mémoires. »
L’autre facteur a été plus concret : Sainte-Lucie ne disposait pas encore de son bassin. La Martinique, elle, peut compter sur le Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin, bassin olympique à dix couloirs, tribune de 800 places, bassin de 25 mètres pour l’échauffement. L’une des meilleures installations de la Caraïbe.
L’organisation a aussi mis en avant sa capacité d’accueil hors bassin, avec plusieurs solutions d’hébergement mobilisées dans le sud de l’île pour les délégations, complétées par d’autres structures si nécessaire. Ce volet logistique, rarement secondaire dans ce type d’événement, a renforcé la crédibilité de la candidature martiniquaise.
Trois disciplines, 24 nations, un format exigeant
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 réunissent 24 pays : 21 nations anglophones de la Caraïbe, auxquelles s’ajoutent la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. La natation course occupe quatre journées: séries le matin, finales l’après-midi, du samedi 5 au mardi 8 avril. La natation artistique s’installe à partir du lundi sur la pause méridienne, avec les solos puis les épreuves techniques. Les duos et les équipes clôturent le programme le mercredi matin. Ce même mercredi, l’épreuve d’eau libre se dispute sur cinq kilomètres, aux Anses d’Arlets.
Les compétiteurs : Benjamins (11-12 ans), Minimes (13-14 ans), Cadets (15-17 ans) ne s’inscrivent pas à titre individuel. Ce sont des sélections nationales qui se déplacent, avec les meilleurs nageurs de chaque territoire. Pour entrer dans la sélection martiniquaise, il faut satisfaire une grille de temps établie sur les deux saisons précédentes, qui ne retient que les nageurs capables d’atteindre les finales.
Dans l’esprit des organisateurs, la sélection se construit sur une logique simple : pour marquer des points, il faut entrer en finale, et pour entrer en finale, il faut figurer parmi les huit meilleurs temps des séries du matin. Autrement dit, les nageurs retenus sont censés avoir un niveau leur permettant de jouer une vraie place dans la compétition, et pas seulement de participer.
La délégation de la Martinique lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 compte 61 nageurs : 36 en natation course, 12 en eau libre dont cinq pratiquent également la course et 18 en natation artistique. Cinq capitaines mènent cette équipe : Jean-Naël Zozime et Maxime Auguste-Charlery pour la natation course garçons (catégorie 15-17 ans), Cyrielle Manin et Sayanne Guivissa pour la natation course filles, et Nohemy Marajo pour la natation artistique.
L’eau comme point de départ et comme destination
Jean-Naël Zozime, capitaine de la sélection garçons, répond sans détour quand on lui demande comment il a commencé : « on m’a mis à la natation pour ne pas me noyer. » Cyrielle Manin, capitaine de la sélection filles, raconte à peu près la même chose : elle a failli se noyer étant petite, et c’est ce qui l’a amenée à apprendre à nager.
Ces deux témoignages, entendus à quelques minutes d’intervalle, disent quelque chose d’important sur ce territoire. Deux jeunes Martiniquais que la mer a d’abord effrayés, qui représentent aujourd’hui leur île face à vingt-trois nations caribéennes. Il y a là bien plus qu’un palmarès sportif.
« La natation, c’est un sport dur. Il ne faut pas croire que ce sera facile, mais avec beaucoup de persévérance, tout le monde peut y arriver.»
— Jean-Naël Zozime
Nohemy Marajo, capitaine de natation artistique, pratique depuis dix ans une discipline que le public connaît encore mal. Elle l’explique concrètement : apprendre les chorégraphies à sec, les répéter dans l’eau, maîtriser sa respiration sous la surface pendant que les jambes dessinent des figures au-dessus. Un sport aussi exigeant techniquement que physiquement, qui tient autant de la danse classique que de l’endurance.
« Il faut savoir endurer, garder le moindre souffle pour terminer la chorégraphie. »
— Nohemy Marajo
La conférence des CARIFTA Aquatics Championships 2026 a aussi rappelé que la natation artistique reste une discipline encore confidentielle dans l’espace caribéen, en raison des infrastructures qu’elle exige et du niveau de préparation nécessaire. Elle demande du travail en trois dimensions, une préparation technique très poussée, mais aussi l’appui de professionnels extérieurs, notamment en danse et en préparation gymnique. Pour les encadrants, l’enjeu des CARIFTA est donc double : soutenir celles qui pratiquent déjà et susciter de nouvelles vocations.
Ce que l’encadrement observe chez ces jeunes, c’est une constante : ils s’entraînent, passent leurs examens, concourent le week-end, et recommencent. « Généralement, les nageurs sont performants dans leurs études également, parce qu’ils ont travaillé cette rigueur au quotidien.» Ce qu’on apprend dans un bassin s’applique aussi ailleurs.Les organisateurs insistent d’ailleurs sur cette exigence quotidienne : se qualifier ne suffit pas, il faut encore être capable de répondre présent le jour J, dans un sport où la régularité et la discipline comptent autant que le talent.
Des médailles nées des mains de l’île
La façon dont un événement récompense ses champions dit souvent beaucoup de ce qu’il représente. Aux CARIFTA Aquatics Championships 2026, les médailles ont été fabriquées en Martinique, dans du bois noble : poirier pour l’or, mao bleu pour l’argent, mao ghani pour le bronze. Un artisan du Nord-Atlantique en a assuré la réalisation, Joseph Galliard a signé les gravures, et une couturière locale a confectionné les pochons aux trois couleurs du drapeau martiniquais.
C’est la marraine de l’édition, Coralie Balmy , ancienne nageuse de haut niveau passée quatre fois par les CARIFTA dans sa carrière qui a porté cette initiative. Une démarche écoresponsable et identitaire, saluée comme une première à l’échelle caribéenne.
Chaque athlète caribéen qui montera sur le podium lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 repartira avec un bout de la Martinique, une médaille unique, réalisée par des artisans locaux, qui ne ressemble à aucune autre.
La conférence a également précisé que des trophées accompagneront ces récompenses, et que les médailles devaient encore recevoir leurs cordons avant l’ouverture de la compétition. Là aussi, l’objectif est clair : faire de chaque distinction un objet à la fois sportif, local et symbolique.
Une semaine qui mobilise tout le territoire
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 ne se jouent pas que dans les bassins. Entre 1 500 et 1 800 personnes arrivent en Martinique : nageurs, encadrants, familles répartis dans plusieurs hôtels du sud. Chaque jour, environ 150 bénévoles assurent le bon déroulement de l’événement : des anciens nageurs, des parents, des habitants qui n’ont parfois aucun lien direct avec la natation, mais qui ont voulu s’engager.
Parmi eux, les officiels occupent une place décisive : environ 26 officiels venus de la Caraïbe viendront en renfort des officiels martiniquais, pour atteindre une cinquantaine de personnes autour du bassin à chaque réunion, matin et après-midi. À cela s’ajoutent les secouristes, les équipes d’accueil, les personnes chargées des récompenses, de l’accompagnement des délégations ou encore des espaces ouverts au public.
L’accueil des délégations lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 a lui aussi été pensé dans le détail. Toutes devaient arriver le 2 avril, à des horaires étalés sur la journée, parfois très tôt le matin, parfois tard le soir. L’organisation a prévu un dispositif précis à l’aéroport, en lien avec le transporteur et la SAMAC, afin de fluidifier les sorties, le transfert vers les bus puis l’installation dans les hébergements, avec une attention particulière portée aux repas selon l’heure d’arrivée.
La cérémonie d’ouverture des CARIFTA Aquatics Championships 2026, le vendredi 3 avril au stade Georges Gratiant, est gratuite et ouverte à tous : 2 800 places à remplir. Le groupe « Nou Pa Sav » accompagnera le défilé des délégations. Le samedi 4 avril, les Hommes d’Argile seront présents à l’arrivée des délégations sur site, offrant une mise en scène culturelle forte, pensée comme un premier contact symbolique avec l’identité martiniquaise.. Tout au long de la semaine, des groupes culturels martiniquais seront présents pour que les visiteurs repartent avec une image vivante du territoire, pas seulement des résultats de compétition.
La cérémonie des CARIFTA Aquatics Championships 2026 doit se tenir de 16 h à 18 h, avec une retransmission prévue sur écran géant, ainsi qu’un relais par des partenaires médias et via YouTube pour permettre une diffusion plus large dans la Caraïbe. L’ambition affichée est nette: faire de la Martinique le centre de la Caraïbe pendant toute la durée de l’événement.
Au-delà du sport, les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 assument aussi un objectif économique et culturel. Faire venir jusqu’à 1 800 personnes signifie remplir des hébergements, générer de la consommation, encourager les locations de véhicules et faire travailler les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. C’est aussi une façon de montrer la culture martiniquaise, notamment à travers les animations prévues lors de l’ouverture et à l’arrivée des délégations.
L’épreuve d’eau libre aux Anses d’Arlets rappelle aussi que la mer est un milieu vivant, fragile, qui mérite d’être protégé. La représentante de l’association présente à la conférence résume sa mission simplement : « apprendre à nager pour découvrir les mers et les protéger. »
Cette dimension éducative dépasse la seule prévention de la noyade. Elle touche aussi à l’appropriation de l’eau par les Martiniquais, à la découverte de la discipline par les plus jeunes et à la volonté, plus large, de renforcer durablement la culture aquatique du territoire.
Une île qui s’affirme
Une phrase prononcée en fin de conférence résume bien l’état d’esprit général : « Nous sommes prêts, et nous ferons des CARIFTA Aquatics Championships 2026 une réussite collective et une grande fierté pour notre territoire. »
Ce que les délégations emporteront le 8 avril au soir, ce n’est pas seulement un classement. C’est une image de la Martinique , celle d’un territoire qui sait accueillir, s’organiser et affirmer son identité. Pendant six jours, toute la Caraïbe sera là. À la Martinique de montrer ce qu’elle sait faire.
Mais les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 veulent aussi laisser une trace après l’événement. La Ligue de Natation de Martinique a terminé la saison 2024-2025 avec environ 2 540 licenciés, une dizaine de clubs affiliés et, en général, 7 à 8 clubs engagés en compétition. Dans cette perspective, les CARIFTA ne sont pas pensés comme une parenthèse, mais comme un accélérateur possible pour susciter des vocations, renforcer les effectifs et installer durablement la natation dans le paysage sportif martiniquais.
Les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 ont aussi fait le choix de ne pas reproduire à l’identique le grand village de 2016. En 2026, l’animation autour de la compétition doit être plus resserrée, avec une grande journée particulièrement mise en avant, afin de concentrer l’énergie et la fréquentation plutôt que d’éparpiller les temps forts.
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 sont la 39e édition du principal rendez-vous aquatique junior de la Caraïbe, organisée en Martinique du 3 au 8 avril. Vingt-quatre nations y participent en natation course, natation artistique et eau libre, dans des catégories allant de 11 à 17 ans.
Les épreuves de natation course et de natation artistique ont lieu au Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin. L’épreuve d’eau libre sur 5 kilomètres se dispute aux Anses d’Arlets le mercredi 8 avril.
La billetterie est accessible sur cariftamartinique2026.com et sur les réseaux sociaux de la Ligue de Natation de Martinique. Tarifs : 10 € le matin, 20 € l’après-midi pour les adultes pass 4 jours à 125 €. La cérémonie d’ouverture au stade Georges Gratiant est gratuite.
Vingt-quatre pays participent : 21 nations anglophones de la Caraïbe, ainsi que la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane.
La sélection martiniquaise est menée par cinq capitaines : Jean-Naël Zozime et Maxime Auguste-Charlery pour la natation course garçons, Cyrielle Manin et Sayanne Guivissa pour la natation course filles, et Nohemy Marajo pour la natation artistique.
TeMeUm 2026 marque une nouvelle étape dans la politique de soutien aux initiatives locales en faveur de la biodiversité dans les territoires ultramarins. Lancée par l’Office français de la biodiversité (OFB), cette campagne annuelle vise à financer des micro-projets portés par des associations, petites collectivités et gestionnaires d’espaces naturels engagés sur le terrain.
Dans un contexte où les écosystèmes insulaires subissent de fortes pressions – urbanisation, changement climatique, pollution, érosion de la biodiversité – ce programme apporte des moyens financiers et techniques pour transformer des initiatives locales en actions concrètes et mesurables. Les porteurs de projets ont jusqu’au 14 avril 2026 pour déposer leur candidature via une procédure entièrement dématérialisée.
Depuis sa création en 2010, le programme a soutenu plus de 420 micro-projets dans l’ensemble des Outre-mer, confirmant son rôle structurant dans l’accompagnement des dynamiques environnementales locales.
Des financements adaptés aux petites structures
L’un des atouts majeurs de TeMeUm 2026 réside dans son accessibilité. Le programme cible volontairement les structures de taille modeste, souvent confrontées à des difficultés d’accès aux financements traditionnels. Les subventions accordées varient de quelques milliers d’euros à 20 000 euros, et peuvent couvrir jusqu’à 80 % du budget total du projet.
Le versement de l’aide est effectué en une seule fois dès le lancement de l’action, permettant aux porteurs de projets de démarrer rapidement leurs initiatives sans attendre des phases administratives longues. Cette approche répond à une réalité bien connue dans les territoires ultramarins : les acteurs locaux disposent d’expertises solides mais manquent souvent de moyens financiers immédiats.
Au-delà de l’appui financier, l’OFB met en place un accompagnement technique et administratif pour sécuriser la mise en œuvre des projets et favoriser leur valorisation à l’échelle territoriale.
Trois dispositifs complémentaires pour structurer les projets
La campagne TeMeUm 2026 s’articule autour de trois dispositifs distincts, conçus pour répondre à des besoins variés.
Tremplin : soutenir l’action locale immédiate
Le dispositif Tremplin constitue le cœur opérationnel du programme. Il soutient des micro-projets de protection ou de restauration de la biodiversité, qu’il s’agisse de premières expériences de gestion écologique ou d’initiatives pilotes innovantes.
Chaque année, environ trente projets sont cofinancés pour un montant pouvant atteindre 15 000 euros. Les actions soutenues couvrent des domaines variés : suivi d’espèces, restauration d’habitats naturels, sensibilisation du public, ou encore expérimentation de nouvelles méthodes de gestion écologique.
Parmi les initiatives accompagnées en 2025 figurent le suivi participatif de la biodiversité marine à Saint-Pierre-et-Miquelon, un projet de mobilisation citoyenne autour de la ville durable en Guyane ou encore la création d’un sentier botanique en Polynésie pour préserver une flore endémique menacée.
Coopération : renforcer les compétences techniques
Le volet Coopération vise à structurer des partenariats entre acteurs de la biodiversité afin de renforcer les capacités techniques locales. Doté d’une subvention pouvant atteindre 20 000 euros, ce dispositif soutient des projets collaboratifs associant plusieurs structures.
Ces coopérations permettent notamment de mutualiser les expertises scientifiques, d’améliorer les méthodes de gestion écologique et de développer des stratégies territoriales plus cohérentes. En 2025, un projet de restauration de zones humides à Mayotte a ainsi bénéficié de ce financement à la suite d’un cyclone ayant fragilisé les écosystèmes locaux.
Compagnonnages : transmission et formation sur le terrain
Le troisième dispositif de TeMeUm 2026, intitulé Compagnonnages, se concentre sur la formation professionnelle et la transmission de savoir-faire. Il permet à des équipes ultramarines de réaliser des immersions de courte durée – une à deux semaines – au sein de structures expertes.
L’OFB prend en charge les frais de déplacement, d’hébergement et de restauration, dans la limite de 5 000 euros. Ce format favorise des échanges techniques directs et des transferts de compétences rapides.
En 2025, des agents environnementaux de l’océan Indien ont ainsi été formés aux techniques de capture et d’étude des chiroptères, tandis qu’un partenariat international a permis d’étudier l’impact des microplastiques sur les sites de ponte des tortues vertes et la nidification des oiseaux marins.
Une procédure simplifiée et un accompagnement de proximité
Le programme TeMeUm 2026 repose sur une volonté claire de simplification administrative. Les candidatures sont entièrement dématérialisées via la plateforme Démarches Simplifiées, ce qui facilite l’accès pour les structures éloignées des grands centres administratifs. Les dossiers sont examinés par des jurys locaux composés d’acteurs de la biodiversité propres à chaque territoire. Cette organisation garantit une évaluation adaptée aux réalités écologiques et sociales de chaque zone ultramarine.
L’accompagnement ne s’arrête pas à la sélection. Les équipes nationales de TeMeUm et les délégations territoriales de l’OFB suivent les porteurs de projets tout au long du processus : montage du dossier, mise en œuvre opérationnelle, évaluation et valorisation des résultats.
Un cahier d’accompagnement détaillant les critères d’éligibilité et les engagements attendus est mis à disposition des candidats. Deux webinaires d’information sont également programmés les 23 et 25 mars 2026 afin d’aider les structures à préparer leur candidature.
Un enjeu majeur pour les territoires de la Caraïbe et de l’océan Indien
Pour les territoires ultramarins, la biodiversité constitue à la fois un patrimoine naturel exceptionnel et un facteur de résilience économique, culturelle et touristique. Les écosystèmes marins et terrestres de la Caraïbe, de la Guyane ou de l’océan Indien jouent un rôle central dans la protection contre les risques climatiques, la sécurité alimentaire et l’attractivité des territoires. Dans ce contexte, TeMeUm 2026 représente une opportunité stratégique pour les acteurs locaux souhaitant développer des projets concrets, qu’il s’agisse de restauration d’habitats naturels, de protection d’espèces endémiques ou de sensibilisation des populations.
Le programme contribue également à structurer un réseau d’acteurs engagés, favorisant la circulation des compétences et le partage d’expériences entre territoires ultramarins.
Une mobilisation locale au service d’une biodiversité durable
En renouvelant son appel à projets, l’OFB confirme l’importance d’une approche territoriale de la biodiversité, fondée sur l’expertise des acteurs locaux. TeMeUm 2026 ne se limite pas à un dispositif de financement : il s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer les capacités d’action des structures ultramarines et à soutenir des initiatives adaptées aux réalités écologiques de chaque territoire. Les candidatures pour les trois dispositifs – Tremplin, Coopération et Compagnonnages – sont ouvertes jusqu’au 14 avril 2026. Les porteurs de projets peuvent se rapprocher de leur délégation territoriale de l’OFB ou contacter directement l’équipe TeMeUm pour obtenir des informations complémentaires.
À travers cette nouvelle campagne, TeMeUm 2026 confirme que la préservation de la biodiversité ultramarine repose avant tout sur l’engagement des acteurs locaux, capables de transformer des initiatives ciblées en solutions durables pour leurs territoires.
TeMeUm 2026 est un programme de l’Office français de la biodiversité destiné à financer des micro-projets de protection et de restauration de la biodiversité dans les territoires ultramarins. Il soutient les associations, collectivités et gestionnaires d’espaces naturels engagés sur le terrain.
Les associations, petites collectivités, établissements publics et gestionnaires d’espaces naturels situés dans les territoires d’Outre-mer peuvent déposer un dossier. Le programme est conçu pour être accessible aux petites structures ayant des projets concrets en faveur de la biodiversité.
Les candidatures pour les dispositifs Tremplin, Coopération et Compagnonnages sont ouvertes jusqu’au 14 avril 2026. Les dossiers doivent être déposés en ligne via la plateforme Démarches Simplifiées de l’Office français de la biodiversité.
Le séminaire Rézo 2025, organisé à Grenade, a réuni les directrices et directeurs des Alliances Françaises de la Caraïbe anglophone autour d’une même ambition : consolider les liens entre les territoires et renforcer la vitalité de la francophonie dans la région.
Après avoir exploré dans l’article précédent : « Le réseau des Alliances Françaises au cœur de la Caraïbe : coopérer, innover, partager » la vision institutionnelle et stratégique de cette coopération régionale, Richès Karayib met ici en lumière celles et ceux qui en sont le cœur battant.
Pendant plusieurs jours, les participantes et participants ont partagé leurs expériences, leurs défis et leurs réussites, révélant une conviction commune : faire vivre la culture et la francophonie au plus près des populations caribéennes via les Alliances Françaises.
Une rencontre indispensable pour un réseau éclaté
Chaque Alliance Française agit sur une île, souvent isolée géographiquement. Ce séminaire, organisé avec le soutien du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France à Sainte-Lucie, a été un véritable moment d’oxygène pour le réseau des Alliances Françaises. Les directrices et directeurs ont souligné combien ces rencontres représentent une étape essentielle: elles permettent d’échanger des outils, de confronter les réalités locales et de trouver ensemble des solutions concrètes aux défis partagés. Tous ont insisté sur la force du collectif, la richesse des échanges dans un environnement anglophone et la complémentarité des approches entre territoires.
Ces moments offrent à la fois une dimension humaine et formatrice : ils redonnent de l’énergie, renforcent la solidarité et rappellent que, malgré la diversité des contextes, les Alliances Françaises avancent avec une même ambition — faire vivre et rayonner la francophonie dans la Caraïbe. Du point de vue institutionnel, Christiane Bourgeois, conseillère de coopération et d’action culturelle, a rappelé que ce séminaire annuel est le seul moment où l’ensemble des directrices et directeurs peut se retrouver pour échanger sur les réussites, les difficultés et les perspectives communes.
Neuf territoires, neuf réalités, mais une même conviction: ces temps d’échange sont essentiels pour maintenir la dynamique du réseau et renforcer la coopération dans la Caraïbe. Au-delà de ces échanges collectifs, c’est sur le terrain que la vitalité du réseau des Alliances Françaises prend tout son sens. Chaque Alliance Française agit à sa manière, en lien avec les réalités de son environnement, les langues et les cultures de son territoire.
Un réseau enraciné : dix Alliances, un même engagement
Si leurs contextes diffèrent, les Alliances Françaises de la Caraïbe anglophone partagent une même vocation: enseigner, relier et faire vivre la francophonie au quotidien. Elles s’adaptent aux réalités locales avec la même conviction: la culture et la langue sont des leviers de lien social, d’ouverture et d’avenir.
Grenade – Ilona Forte-Gilbert : enseigner autrement, relier autrement
L’Alliance Française de Grenade évolue sans local permanent, une situation que Ilona Forte-Gilbert a su transformer en atout.
Les cours sont désormais proposés en ligne, ce qui permet de maintenir la présence du français et d’atteindre de nouveaux publics. L’Alliance intervient également dans les écoles à travers des activités pédagogiques et culturelles menées en partenariat avec les enseignants. Des projections et ateliers « hors les murs » permettent de garder le contact avec la communauté.
« Notre priorité, c’est de rester présents et utiles, même sans bâtiment. Le numérique et les partenariats nous permettent de continuer à faire vivre l’Alliance. »
Sainte-Lucie – Aurélie Gbeffa : coordonner et fédérer
À Sainte-Lucie, Aurélie Gbeffa dirige l’Alliance locale et assure la coordination régionale des dix Alliances Françaises de la Caraïbe orientale. Elle accompagne les directeurs sur la communication, la mutualisation, la gouvernance associative, la transition numérique et la dynamisation culturelle.
Elle pilote également le projet Rézo, séminaire annuel soutenu par le SCAC, devenu un rendez-vous clé de cohésion et de réflexion collective. À Castries, l’Alliance Française de Sainte-Lucie conjugue cours de langue, actions culturelles et valorisation du créole à travers des expositions et des ateliers.
« Notre force, c’est d’avancer ensemble tout en valorisant la diversité culturelle de nos îles. »
Barbade – Océane Gaillard : faire rayonner le français dans un environnement anglophone
À la Barbade, l’Alliance Française agit comme un pont linguistique et culturel. Sous la direction d’Océane Gaillard, elle a su consolider son ancrage dans un environnement majoritairement anglophone. Des programmes éducatifs sont mis en place pour les écoles et les adultes, et l’Alliance a formé les membres du Regional Security System en français et en créole haïtien.
Côté culture, elle a accueilli la troupe guyanaise Ôtepé et développe une programmation ouverte sur les différentes expressions francophones.
« Nous représentons une francophonie plurielle : la France, l’Afrique, le Canada et les Caraïbes. La culture est notre meilleur levier pour donner envie d’apprendre. »
Trinidad & Tobago – Anyka Batista : une francophonie ouverte et inclusive
À Trinidad & Tobago, Anyka Batista défend une francophonie inclusive et créative, qui valorise les langues locales autant que le français. Chaque mois d’octobre, le Creole Heritage Month réunit projections, conférences et concerts, reflet d’un engagement fort pour la diversité culturelle.
L’Alliance Française propose aussi des cours pour enfants, adolescents et adultes, ainsi que des soirées culturelles qui favorisent la rencontre entre communautés. Les défis liés à la visibilité et au financement persistent, mais sont compensés par une approche collaborative avec les écoles et les institutions locales.
« Nous voulons que la francophonie soit perçue comme une part de notre culture, et non comme quelque chose d’extérieur. »
Jamaïque – Clovis Lemée : créer des espaces vivants
En Jamaïque, Clovis Lemée revitalise une Alliance Française historique en la transformant en lieu de vie et de création. Les Language Exchanges, soirées mensuelles multilingues, rassemblent un public varié autour de thèmes culturels, tandis que les French Library Sessions — mini-concerts filmés dans la médiathèque — font de la langue un outil de rencontre et d’expression artistique.
« Apprendre une langue, c’est créer du lien. Les Alliances Françaises sont des espaces faits pour ça. »
La dynamique culturelle attire un public plus jeune et contribue à redonner au français sa place dans l’espace caribéen anglophone.
Saint-Kitts & Nevis – Lucille Caulliez : éducation et écologie
L’Alliance Française de Saint-Kitts & Nevis relie apprentissage linguistique et engagement citoyen. Son projet Naturally Learn French, mené grâce à une subvention de l’Ambassade de France auprès des États de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECO, a offert six mois de cours gratuits à douze adolescents issus de milieux défavorisés, alliant découverte du français, ateliers écologiques et activités culturelles. Chaque mois, les participants ont exploré les écosystèmes locaux, cultivé un jardin, créé avec des matériaux recyclés ou échangé en ligne avec des élèves de Guadeloupe — une manière concrète et vivante d’apprendre la langue tout en tissant des liens dans la Caraïbe.
Ce projet, qui a valu à l’Alliance le prix du Fonds pour l’Environnement mondial dans le cadre de l’initiative Alliance Verte, illustre la vitalité d’une francophonie ouverte, durable et tournée vers la jeunesse. Elle développe également Francoscop, une série audiovisuelle réalisée par des jeunes, dédiée à la francophonie mondiale.
Lucille Caulliez, la directrice, résume l’esprit du programme :
« Nous voulons montrer que le français est un outil d’ouverture et de créativité. »
Dominique – Cévinne M’Voula-Henderson : relier les langues et les cultures
Implantée depuis 1965, l’Alliance Française de la Dominique agit dans le champ éducatif et culturel. Les Creole & French Spelling Bees, concours d’orthographe bilingues, encouragent les élèves à jouer avec les deux langues, à comprendre leur complémentarité et à en être fiers. Des ateliers de formation et des activités culturelles soutiennent la valorisation du patrimoine créole tout en promouvant la langue française.
« L’objectif est de faire du français et du créole des langues de fierté et de transmission. »
Guyana – Déborah First-Quao : reconstruire et former
À Georgetown, Déborah First-Quao, récemment nommée au Guyana, relance une Alliance Française ancienne mais peu visible en misant sur la formation et les partenariats éducatifs. Elle a créé un réseau d’enseignants de français, développé des ateliers bilingues à la Bibliothèque nationale et renoué avec les institutions locales. Les actions culturelles et éducatives visent à replacer le français dans la vie quotidienne, malgré des contraintes logistiques importantes.
« Nous voulons redonner au français sa place dans les écoles, en montrant qu’il peut être utile, vivant et accessible. »
Suriname – Virginie Lemay : bâtir des ponts institutionnels
Au Suriname, Virginie Lemay renforce les liens entre l’Alliance Française et les institutions locales. Des formations linguistiques sont proposées aux forces de sécurité, au ministère de l’Éducation, aux entreprises et au secteur hôtelier. La Journée Française, organisée avec la Collectivité Territoriale de Guyane, se déploie sur cinq jours autour d’expositions, de rencontres professionnelles et de concerts.
« Le français devient ici un outil concret de coopération régionale. »
Cette approche intersectorielle positionne l’Alliance Française comme un acteur clé du dialogue entre le Suriname, la Guyane et le reste de la Caraïbe.
Une vision partagée : soutenir, relier, faire rayonner
Pour Christiane Bourgeois, conseillère régionale de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France en résidence à Sainte-Lucie, ce séminaire est un moment essentiel pour consolider les liens du réseau. Elle rappelle que c’est « la seule occasion de l’année où nous avons la possibilité de rencontrer les directeurs et directrices des Alliances Françaises », un temps privilégié pour faire le point, échanger les pratiques, les difficultés et monter des projets communs.
« Les Alliances Françaises sont pour les ambassades un dispositif essentiel, surtout dans des zones comme la Caraïbe, où il n’y a pas d’Institut Français. Ce sont des organisations locales, ancrées dans le territoire, qui ont leur propre conseil d’administration et leur propre stratégie». Elle a également rappelé le rôle clé des Alliances dans la diffusion du français et le dialogue entre les peuples, soulignant qu’elles promeuvent la langue, assurent son enseignement et maintiennent le lien entre le culturel et l’éducatif, entre la France et les pays de la région.
Consciente de la fragilité économique du modèle associatif, Christiane Bourgeois insiste sur l’importance du soutien apporté par le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) et par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Enfin, elle rend hommage à la Grenade, hôte du séminaire, et à ses habitants :
« C’est une île absolument authentique, avec des habitants extrêmement chaleureux. J’encourage tous les Français et tous les Caribéens à venir à la Grenade, un pays qui gagne à être connu et apprécié. »
Là où la francophonie prend vie
Au-delà des bilans et des chiffres, ces rencontres rappellent que la francophonie vit avant tout à travers celles et ceux qui la portent. Dans chaque île, les Alliances Françaises rassemblent, transmettent et inspirent. Ancrées dans leur réalité, elles bâtissent des ponts entre langues, cultures et générations — une francophonie vivante, inclusive et profondément caribéenne.
Les Alliances Françaises jouent un rôle central dans l’enseignement du français, la diffusion culturelle et le dialogue entre les territoires caribéens. Ancrées localement, elles adaptent leurs actions aux réalités sociales, linguistiques et culturelles de chaque île.
Le séminaire Rézo est le seul moment annuel où l’ensemble des directrices et directeurs des Alliances Françaises de la Caraïbe se retrouvent. Il permet de mutualiser les pratiques, renforcer la coopération régionale et maintenir une dynamique collective dans un réseau géographiquement dispersé.
Les Alliances Françaises développent des projets sur mesure : cours en ligne ou en présentiel, actions dans les écoles, projets écologiques, événements culturels, formations professionnelles ou coopérations institutionnelles. Cette capacité d’adaptation fait leur force dans un environnement majoritairement anglophone.
L’OECO poursuit sa modernisation régionale avec une initiative marquante à Sainte-Lucie : la mise en service de bornes automatisées dans les deux principaux aéroports du pays. Un pas décisif vers une gestion des frontières plus fluide, plus technologique et plus sécurisée dans l’espace caribéen.
Un projet régional tourné vers l’avenir
La Commission de l’OECO (Organisation des États de la Caraïbe orientale) a remis dix bornes en libre-service à Sainte-Lucie : huit à l’aéroport international Hewanorra (HIA) et deux à celui de George F. L. Charles. Ces équipements de pointe permettent aux voyageurs d’effectuer eux-mêmes les formalités d’entrée, réduisant ainsi l’attente et la congestion dans les halls d’arrivée.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du Programme d’amélioration de la gestion des frontières de l’OECO, financé par l’Union européenne à travers le programme Regional Integration Through Growth Harmonisation and Technology (RIGHT). Ce partenariat illustre la volonté de l’organisation régionale de renforcer la coopération entre ses États membres tout en misant sur la technologie comme levier d’efficacité et de sécurité.
Des bornes automatisées pour une meilleure expérience passager
Grâce à cette installation, Sainte-Lucie devient un exemple concret de transformation numérique au service du tourisme. Les nouvelles bornes automatisées permettent de scanner les passeports, capturer les empreintes digitales et accélérer la vérification des données tout en maintenant un haut niveau de sécurité.
L’objectif est double : faciliter le voyage des ressortissants de la région, notamment ceux de la CARICOM et de l’OECO, et renforcer la capacité du pays à identifier et filtrer les passagers à haut risque. Cette approche intelligente illustre l’équilibre que cherche à atteindre la région entre ouverture touristique et contrôle renforcé.
Les paroles fortes du leadership caribéen
Lors de la cérémonie officielle de remise à l’aéroport international Hewanorra, le Directeur général de l’OECO, le Dr Didacus Jules, a souligné la portée stratégique de cette évolution :
« À mesure que le tourisme mondial devient plus compétitif, les voyageurs recherchent non seulement de belles destinations, mais aussi une expérience d’entrée efficace, fluide et sécurisée. »
Le Dr Didacus Jules a insisté sur le fait que la modernisation des points d’entrée constitue un pilier essentiel pour soutenir la croissance économique des États membres et renforcer la perception internationale d’une Caraïbe organisée, technologique et accueillante.
De son côté, le ministre sainte-lucien de l’Intérieur, de la prévention de la criminalité et des personnes en situation de handicap, l’honorable Jeremiah Norbert, a salué l’investissement :
« Pour maintenir la compétitivité mondiale de notre secteur touristique et répondre aux enjeux de sécurité, il est essentiel de disposer de systèmes de gestion frontalière performants. Ils doivent refuser l’entrée aux passagers à risque tout en offrant un passage fluide aux voyageurs légitimes. »
Ces déclarations reflètent une vision partagée : faire de l’espace OECO un modèle de gestion régionale harmonisée, où l’innovation technologique s’intègre aux impératifs de souveraineté et de mobilité.
Un programme régional déjà en marche
La remise de dix bornes à Sainte-Lucie intervient quelques mois après une initiative similaire à la Grenade, où six bornes avaient été livrées en mars 2025. À terme, la Commission de l’OECO ambitionne d’équiper tous les États membres : Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Montserrat, ainsi que les territoires associés comme Anguilla ou les Îles Vierges britanniques.
Au-delà des infrastructures, l’objectif est d’instaurer un cadre de coopération et de partage de données pour harmoniser les procédures d’entrée, renforcer la traçabilité et garantir une meilleure coordination entre les services d’immigration.
L’initiative s’aligne ainsi sur les priorités régionales de l’OECO, qui visent à accélérer la transformation numérique, stimuler le tourisme durable et améliorer la connectivité régionale. La technologie devient un outil stratégique pour accompagner la mobilité des citoyens caribéens tout en soutenant la compétitivité économique.
Sainte-Lucie, vitrine d’une nouvelle ère caribéenne
Pour Sainte-Lucie, ce partenariat avec l’OECO et l’Union européenne symbolise une avancée majeure. L’île renforce son image de destination moderne et accueillante, dotée d’infrastructures à la hauteur des standards internationaux. L’automatisation des points d’entrée est appelée à réduire les délais d’attente, améliorer la satisfaction des visiteurs et optimiser la gestion des flux touristiques — un enjeu crucial pour un pays où le tourisme représente plus de 60 % du PIB.
Mais au-delà du gain immédiat, cette initiative traduit la volonté politique d’inscrire Sainte-Lucie dans une trajectoire régionale d’intégration numérique. En s’appuyant sur la structure et la coordination de l’OECO, l’île bénéficie d’un cadre commun d’expertise, de financement et de formation, tout en contribuant à la construction d’une Caraïbe orientale interconnectée.
Vers une connectivité régionale intelligente
L’OECO démontre ici sa capacité à articuler vision, financement et exécution autour de projets à impact concret. L’installation de ces bornes n’est pas un simple geste technologique : elle symbolise la montée en puissance d’une région qui modernise ses infrastructures, renforce la sécurité et fluidifie les mobilités.
À l’heure où la concurrence entre destinations touristiques s’intensifie, cette modernisation positionne la Caraïbe orientale sur un créneau stratégique : celui d’un espace intégré, sûr et technologiquement avancé.
En unissant ses membres autour d’initiatives tangibles, l’OECO affirme une fois encore son rôle de moteur régional, au service d’une Caraïbe plus efficace, plus connectée et résolument tournée vers l’avenir.
Ensemble pour une Caraïbe qui rayonne, les Alliances Françaises deviennent des passerelles entre cultures, langues et territoires.
Lors du séminaire RÉZO organisé à la Grenade, les directrices, directeurs, présidentes et présidents des Alliances Françaises de la Caraïbe anglophone se sont réunis pour renforcer ensemble la coopération culturelle et linguistique dans la région et définir de nouvelles orientations communes.
Soutenu par le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France, également présent sur certains échanges, le séminaire a été l’occasion de renforcer la synergie entre les acteurs du réseau des Alliances Françaises et de consolider le dialogue avec le SCAC, dans un esprit d’écoute et de collaboration.
Entre échanges, stratégies communes et projets innovants, cette rencontre a dessiné les contours d’une francophonie et d’une Caraïbe culturelle et plurilingue plus ouverte, inclusive et moderne.
Un moment clé pour un réseau en pleine évolution, au service d’une Caraïbe qui apprend, partage et rayonne.
Une rencontre aux accents de famille
Ils se connaissent parfois depuis des années, parfois seulement à travers un écran. Mais dès les premières minutes, les rires, les accolades et la chaleur des retrouvailles rappellent que, dans la Caraïbe, le réseau des Alliances Françaises est avant tout une aventure humaine.
Pendant trois jours, directrices, directeurs, présidentes et présidents ont confronté leurs réalités de pays en pays — entre défis du quotidien, fiertés locales et volonté commune de bâtir un réseau plus fort, plus solidaire et plus visible. Dans la salle, la diversité se lit dans les accents, les parcours, les idées. De la Jamaïque à Trinité-et-Tobago, chaque voix apportait sa nuance, son expérience, sa manière d’animer la culture et la francophonie au cœur des territoires.
Accueillis par Ilona Fort-Gilbert, directrice, et Suelin Low Chew Tung, présidente de l’Alliance Française de la Grenade, les participantes et participants ont partagé plusieurs jours d’échanges et de réflexion dans une atmosphère à la fois studieuse et conviviale.
Autour de la table, les directrices et directeurs : Aurélie Gbeffa (Sainte-Lucie et coordinatrice régionale des Alliances Françaises de la Caraïbe orientale), Océane Gaillard (Barbade), Virginie Lemay (Suriname), Lucille Caulliez (Saint Christophe-et-Niévès), Cévinne M’Voula (Dominique), Anyka Batista (Trinité-et-Tobago), Ilona Forte-Gilbert (Grenade), Déborah First-Quao (Guyana) et Clovis Lemée ( Jamaïque), ainsi que Christiane Bourgeois (CORCAC – Sainte-Lucie) et Suelin Low Chew Tung (Présidente – Grenade).
En visioconférence, les ont rejoints les président(e)s : Charlene White-Christian (Dominique), Ruben Del Prado (Suriname), Danielle Parkinson (Trinité-et-Tobago), Kara Daly (Saint-Christophe-et-Niévès), Delphine Hadley et son successeur Denvil Douglas (Saint-Vincent-et-les-Grenadines), ainsi que Stuart Defreitas, vice-président (Guyana).
Au fil des échanges, Christiane Bourgeois, Conseillère Régionale de Coopération et d’Action Culturelle (CORCAC), cheffe du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France auprès des États de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECO, a souligné le rôle essentiel des Alliances Françaises comme maillon du rayonnement culturel français et caribéen.
La CORCAC structure son action autour de la coopération culturelle, éducative, scientifique et économique, en cherchant à relier les priorités françaises — culture, francophonie, durabilité et droits humains — aux besoins spécifiques des pays de la Caraïbe anglophone. Pour elle, au-delà des structures, ce sont des femmes et des hommes engagés, véritables acteurs de terrain, porteurs de lien et d’action qui font vivre cette francophonie ouverte, solidaire et créative.
« Les Alliances Françaises sont des partenaires essentiels. »
La présence de Jean-François Hans, Délégué géographique pour la zone C à la Fondation des Alliances Françaises, a rappelé, depuis Paris, l’importance de la cohésion mondiale du réseau.
Charte de valeurs, outils de gouvernance, identité visuelle et accompagnement des équipes locales : la Fondation veille à maintenir une qualité et une éthique partagées sur les cinq continents.
“Une grande Alliance doit toujours tendre la main à une plus petite. C’est notre ADN collectif.”
Cette solidarité, moteur du mouvement, prend tout son sens dans la Caraïbe, où les défis logistiques et humains se conjuguent à la richesse culturelle et linguistique.
Une francophonie mondiale, ancrée dans les réalités locales
Le réseau des Alliances Françaises, fondé en 1883, est aujourd’hui le plus vaste réseau culturel au monde, avec plus de 820 établissements dans 135 pays.
Dans la Caraïbe anglophone, dix Alliances portent la langue et la culture françaises : Barbade, Sainte-Lucie, Dominique, Grenade, Jamaïque, Saint-Christophe-et-Niévès, Guyana, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Trinité-et-Tobago et Suriname.
En 2024, elles ont accueilli plus de 1 000 apprenants, dispensé 9 000 heures de cours et organisé 160 événements culturels, réunissant plus de 7 000 participants.
Autant de chiffres qui traduisent une réalité vivante et dynamique: la francophonie caribéenne n’est pas une idée, c’est une présence quotidienne dans les salles de classe, les galeries, les festivals et les rues des capitales insulaires. La Francophonie se nourrit d’échanges, d’initiatives locales et de la passion de celles et ceux qui font vivre la langue française.
Un réseau en mouvement : entre vision et action
Projet Rézo
Porté par une volonté commune de faire évoluer le réseau, le projet RÉZO s’impose comme un véritable moteur pour les Alliances Françaises de la Caraïbe anglophone, c’est aussi une manière de penser le réseau autrement : plus collaboratif, plus agile, plus visible.
Soutenu par le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC), de l’Ambassade de France, il vise à renforcer la coordination régionale, la mutualisation des outils et la professionnalisation des équipes. Au fil des sessions, les échanges ont mis en lumière une ambition partagée : harmoniser les pratiques, encourager l’innovation pédagogique et renforcer les compétences, tout en consolidant la place de la francophonie dans des environnements linguistiques pluriels.
Sous la coordination d’Aurélie Gbeffa, six axes de travail ont été abordés :
- – Gouvernance associative et transparence : renforcer la gestion interne et la communication avec les membres.
- – Formation des équipes : consolider les compétences et favoriser la mobilité régionale.
- – Certifications et qualité pédagogique : harmoniser les standards de formation et d’évaluation.
- – Transition numérique : développer des outils collaboratifs et des ressources digitales communes.
- – Mise en place de projets RÉZO: créer et animer des projets communs entre Alliances.
- – Revitalisation des médiathèques : moderniser les espaces culturels pour les adapter aux usages d’aujourd’hui.
Chaque Alliance repart avec une feuille de route personnalisée, preuve d’un engagement partagé et d’une dynamique régionale forte.
Micro-projets
Dans cette même logique, le SCAC a rappelé son rôle clé d’accompagnateur et de facilitateur à travers le dispositif de micro-projets. Ces subventions, allouées chaque année à des porteurs de projets locaux, constituent un levier concret pour la mise en œuvre d’initiatives culturelles, éducatives ou citoyennes à l’échelle de la région.
Un mécanisme vertueux qui soutient la créativité locale, tout en favorisant la formation et l’autonomie des acteurs de terrain. Au-delà de l’aspect financier, ce dispositif, signature du poste diplomatique de Sainte-Lucie incarne une diplomatie de la proximité, au service des échanges humains et de la coopération entre territoires francophones et anglophones.
De Sainte-Lucie à la Dominique, de Trinité-et-Tobago à la Grenade, les micro-projets soutenus reflètent la diversité des enjeux partagés : culture, éducation, environnement, inclusion, innovation. Autant de champs où les Alliances Françaises, appuyées par le SCAC, deviennent des passerelles entre les sociétés et un moteur de coopération durable dans la Caraïbe.
CARIFRAN
Cette stratégie s’inscrit également dans la dynamique régionale du programme CARIFRAN, consacré à la formation et à la mobilité des enseignants de français dans la Caraïbe.
Mis en œuvre par l’Organisation des États Américains et financé par l’Ambassade de France auprès des Etats de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECO à hauteur de 453 000 euros, CARIFRAN contribue à renforcer une communauté éducative francophone ouverte aux échanges inter-îles et à la coopération linguistique. Il incarne la complémentarité entre actions éducatives, culturelles et diplomatiques au sein du réseau.
La force d’un réseau fragile
Au-delà des échanges, des ateliers et des décisions, le séminaire RÉZO aura surtout confirmé la vitalité d’un réseau en pleine transformation. Mais il aura aussi rappelé, en filigrane, la fragilité d’un modèle associatif qui repose sur l’engagement, la passion et la solidarité plus que sur des moyens conséquents.
Dans la Caraïbe anglophone comme ailleurs, les Alliances Françaises mènent leurs actions avec des moyens modestes mais une remarquable efficacité et avec une réelle volonté d’avancer ensemble grâce à la force de leurs équipes, de leurs présidentes et présidents bénévoles et du soutien constant du SCAC et de la Fondation des Alliances Françaises.
C’est cette humanité collective, faite de résilience et de conviction, qui fait la singularité du réseau : une capacité à créer du lien, à inventer, à se réinventer même dans l’incertitude. Et si la coopération culturelle et linguistique est parfois un défi, elle reste aussi une promesse : celle d’une Caraïbe plurielle, connectée, fière de sa diversité et capable d’écrire son avenir à travers le dialogue des cultures.
L’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) a franchi une nouvelle étape dans son engagement en faveur du développement durable en signant un protocole d’accord avec l’Alliance solaire internationale (ISA). Cet accord a été conclu à Santiago du Chili lors de la septième réunion du Comité régional de l’ISA pour l’Amérique latine et les Caraïbes, du 4 au 6 août 2025.
Plus qu’un simple document technique, il incarne une vision collective : accélérer la transition énergétique des petits États insulaires grâce à l’énergie solaire et réduire la dépendance aux importations coûteuses de combustibles fossiles.
OECO : un acteur central de la Caraïbe orientale
Créée en 1981, l’OECO regroupe actuellement onze membres, dont six États indépendants : Antigua-et-Barbuda, Dominique, Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Cette organisation régionale joue un rôle fondamental dans l’intégration économique, la gouvernance partagée et la coordination de politiques publiques dans des domaines stratégiques tels que l’éducation, la santé, le climat et l’énergie.
La signature de ce protocole avec l’ISA s’inscrit donc dans une logique plus large : renforcer la résilience économique et environnementale d’une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique, des ouragans dévastateurs et de la volatilité des prix de l’énergie.
Les atouts de l’Alliance solaire internationale
L’ISA, fondée en 2015 à l’initiative de l’Inde et de la France, rassemble aujourd’hui 124 États membres répartis sur quatre continents. Elle se positionne comme un accélérateur de la transition solaire, en offrant des financements innovants, un appui technique et des programmes de renforcement des capacités. Son expertise est particulièrement précieuse pour les pays du Sud, qui doivent concilier développement économique et impératifs climatiques.
Dans le cadre de l’accord, l’ISA s’engage à :
- ✅ promouvoir l’énergie solaire dans les États membres,
- ✅ mobiliser des fonds publics et privés via le Fonds solaire mondial et d’autres instruments de finance climatique,
- ✅ renforcer les compétences locales grâce aux Centres de ressources d’applications technologiques solaires (STAR–C).
Une coopération tournée vers l’action
Pour l’OECO, l’accord signé avec l’ISA dépasse la simple coopération institutionnelle. Il vise des résultats concrets :
- ✅ développer des projets solaires capables de réduire la dépendance au diesel,
- ✅ faciliter l’accès aux financements pour les gouvernements comme pour les entreprises,
- ✅ créer de l’emploi qualifié dans les filières vertes,
- ✅ mutualiser les achats d’équipements solaires pour abaisser les coûts.
Cette stratégie s’aligne parfaitement avec la « Décennie de l’énergie durable » lancée par l’OECO pour la période 2025–2035. L’objectif est clair : faire du solaire une pierre angulaire du développement économique et social des États membres.
Les défis spécifiques des petits États insulaires
Les pays membres de l’OECO appartiennent à la catégorie des petits États insulaires en développement (PEID). Leur vulnérabilité est multiple :
- géographique, car les ouragans et phénomènes climatiques extrêmes peuvent détruire en quelques heures les infrastructures énergétiques ;
- financière, puisque l’accès aux crédits internationaux reste limité en raison de la taille réduite de leurs économies ;
- structurelle, avec une forte dépendance aux importations de carburants fossiles qui pèsent sur les budgets nationaux et les balances commerciales.
Kerryne James, ministre de la Résilience climatique et coprésidente du Comité régional de l’ISA pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a souligné ce point : « Nous devons reconnaître que l’accès au financement pour la transition énergétique demeure un défi majeur pour les PEID. »
Un centre régional d’excellence pour l’énergie solaire
L’un des volets les plus innovants de cette coopération est la création d’un Centre régional d’excellence pour l’énergie solaire. Celui-ci servira à développer l’expertise locale, favoriser le partage de connaissances et mettre en place des formations adaptées aux réalités caribéennes.
Selon Ashish Khanna, Directeur général de l’ISA, cette initiative permettra aussi de tirer parti des innovations numériques : « En favorisant les achats groupés d’énergie solaire grâce à des plateformes d’appel d’offres digitales, nous améliorerons l’efficacité, réduirons les coûts et attirerons des investissements privés de grande ampleur. »
Une vision de long terme pour la Caraïbe
Pour Dr Didacus Jules, Directeur général de l’OECO, l’accord signé ne se limite pas à une question énergétique. Il s’agit d’un véritable investissement stratégique dans la résilience et l’indépendance économique de la région. En transformant le secteur énergétique, l’OECO entend offrir à ses citoyens une meilleure qualité de vie, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
La Décennie de l’énergie durable (2025–2035) marque ainsi un tournant : l’énergie solaire n’est plus considérée comme une option parmi d’autres, mais comme un pilier de l’avenir économique et social des îles de la Caraïbe orientale.
L’OECO en chef de file régional
En signant cet accord avec l’Alliance solaire internationale, l’OECO confirme son rôle de chef de file dans la transition énergétique caribéenne. En misant sur l’énergie solaire, elle trace une voie crédible vers plus de résilience, d’indépendance et de prospérité pour ses États membres. Au-delà de l’aspect technique, ce partenariat incarne une ambition : permettre aux petits États insulaires de transformer leur vulnérabilité en atout, en devenant des laboratoires de solutions durables à l’échelle mondiale.
Une dynamique régionale face à la dépendance énergétique
La coopération géothermique dans la Caraïbe s’impose aujourd’hui comme une réponse stratégique aux défis énergétiques communs des États membres de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO). Face à la volatilité des prix des énergies fossiles et à la nécessité d’une transition bas-carbone, plusieurs territoires insulaires s’engagent dans une démarche collective innovante : la mutualisation d’une foreuse géothermique. Cette approche vise à renforcer leur souveraineté énergétique tout en réduisant les coûts d’exploitation.
Ressources géothermiques disponibles et sous-utilisées
Les îles volcaniques de la Dominique, Montserrat, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, la Grenade et Saint-Vincent-et-les-Grenadines disposent de réservoirs géothermiques prometteurs. Leurs caractéristiques géologiques communes offrent une opportunité unique : produire localement une électricité renouvelable, stable et indépendante des aléas climatiques. Pourtant, en dépit de ce potentiel, la coopération géothermique dans la Caraïbe reste à ses débuts. À ce jour, seule la Dominique a engagé la construction d’une centrale géothermique, visant à couvrir 50 % de sa demande électrique d’ici fin 2025.
Le principal frein reste le coût élevé des forages exploratoires, estimé à plusieurs millions de dollars par puits, en raison notamment de la nécessité de faire venir une foreuse depuis l’étranger. L’absence d’équipement mutualisé au niveau régional ralentit considérablement les initiatives.
GEOBUILD : former, structurer, accélérer
Pour surmonter ces obstacles, l’OECO s’est dotée du programme GEOBUILD (Geothermal Energy: Capacity Building for Utilization, Investment and Local Development). Cofinancé par la Banque de développement des Caraïbes (CDB) et mis en œuvre en partenariat avec le Caribbean Centre for Renewable Energy and Energy Efficiency (CCREEE), ce programme vise à structurer la coopération géothermique dans la Caraïbe autour de trois axes : renforcement des compétences, ingénierie financière et gouvernance partagée.
Les bénéficiaires principaux : la Dominique, Sainte-Lucie, la Grenade, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Saint-Kitts-et-Nevis — participent à des ateliers de formation, des échanges techniques, ainsi qu’à des missions de terrain comme la visite de la centrale de Bouillante, en Guadeloupe. L’objectif : créer une culture régionale de la géothermie, adaptée aux réalités locales.
Une foreuse mutualisée : vers une mise en œuvre concrète
Au cœur de cette stratégie, la mutualisation d’une foreuse est actuellement à l’étude. La société italienne ELC-Electroconsult S.p.A., experte en infrastructures énergétiques, a été mandatée pour en évaluer la faisabilité technique, économique et réglementaire. Cette étude explore les scénarios de déploiement de l’équipement dans les différents États membres, les modèles de gouvernance envisageables et les besoins en formation du personnel.
Cette initiative de coopération géothermique dans la Caraïbe permettrait de créer un calendrier de rotation entre les territoires, limitant ainsi les frais de mobilisation et de démobilisation, tout en garantissant une disponibilité accrue de l’outil.
Retombées économiques, énergétiques et sociales
La mutualisation d’un tel équipement pourrait générer des économies substantielles, avec une réduction des coûts de forage de l’ordre de 20 à 30 %. Elle rendrait la géothermie plus compétitive que les groupes électrogènes fonctionnant au fioul, actuellement très répandus. Par ailleurs, cette approche favoriserait la création d’emplois techniques, la structuration d’une filière régionale et la relance d’activités connexes comme l’ingénierie ou la maintenance industrielle.
La coopération géothermique dans la Caraïbe ouvrirait également la voie à de nouveaux usages : chauffage de serres agricoles, aquaculture thermique, production agroalimentaire, ou encore développement d’un tourisme de bien-être autour des sources chaudes naturelles.
Valorisation des compétences locales
Un volet essentiel du projet réside dans la montée en compétence des acteurs locaux. L’objectif est de réduire la dépendance aux experts étrangers en formant des géologues, foreurs, techniciens et ingénieurs spécialisés. Des partenariats sont envisagés avec des universités régionales comme l’UWI (University of the West Indies) et l’Université des Antilles pour créer des cursus adaptés.
Ainsi, la coopération géothermique dans la Caraïbe n’est pas seulement un projet technique : elle s’inscrit dans une dynamique de transformation des systèmes éducatifs, industriels et institutionnels, au bénéfice d’une autonomie accrue.
Partenariats financiers et soutien multilatéral
Cette initiative bénéficie du soutien de plusieurs bailleurs de fonds internationaux. Outre la CDB, le projet est appuyé par l’Union européenne via le programme GCCA+, le Fonds vert pour le climat, et la Banque interaméricaine de développement. Ces acteurs apportent une expertise précieuse pour structurer le projet selon des standards internationaux, tout en veillant à son adéquation avec les spécificités insulaires.
La réussite de la coopération géothermique dans la Caraïbe dépendra néanmoins de la volonté politique des gouvernements concernés, de leur capacité à partager les responsabilités, et de la solidité des mécanismes juridiques encadrant l’usage de la foreuse.
Une ambition collective pour la Caraïbe de demain
Plus qu’un projet technique, la coopération géothermique dans la Caraïbe incarne une vision régionale audacieuse. En unissant leurs forces, les pays de l’OECO posent les bases d’une stratégie énergétique intégrée, résiliente et tournée vers l’avenir. Si elle aboutit, la coopération géothermique dans la Caraïbe pourrait devenir un modèle pour d’autres initiatives de mutualisation dans les domaines de l’eau, des transports ou de la santé.
Elle témoigne d’une conviction partagée : face aux défis globaux, la Caraïbe peut construire des solutions locales, durables et solidaires.
Du 6 juillet au 08 juillet 2025, Montego Bay vibre au rythme du 49e Sommet de la CARICOM, où les chefs d’État et de gouvernement des pays membres se retrouvent pour discuter des défis majeurs qui traversent la région. Cette édition, présidée par Andrew Holness, Premier ministre de la Jamaïque, se déroule dans une atmosphère à la fois solennelle et empreinte d’urgence, chaque délégation étant venue avec des attentes fortes sur la sécurité alimentaire, la résilience économique, la crise haïtienne et, surtout, la refonte de la logistique régionale.
Les couloirs du Montego Bay Convention Centre bruissent de conversations stratégiques, tandis que les sessions plénières alternent avec des ateliers thématiques, donnant à chaque territoire la possibilité de faire entendre sa voix.
Un contexte régional exigeant
Dès l’ouverture du 49e Sommet de la CARICOM, le ton a été donné : la Caraïbe traverse une période charnière. Les interventions successives des représentants de la Barbade, de la Trinité-et-Tobago, de Sainte-Lucie ou encore de la Dominique ont mis en lumière la réalité des perturbations logistiques, la dépendance à un transport aérien coûteux et la fragilité des chaînes d’approvisionnement. Les débats sont animés, chaque chef de délégation insistant sur la nécessité de solutions concrètes et immédiates. Les échanges en coulisses témoignent d’une volonté partagée de faire de ce sommet un moment décisif pour la région.
Les priorités de la présidence jamaïcaine
Andrew Holness, dans son discours inaugural, a rappelé l’importance d’une coopération renforcée et d’une diversification des échanges, tout en soulignant la nécessité d’apporter des réponses rapides aux enjeux sécuritaires et climatiques. Son appel à une mobilisation collective n’est pas resté sans effet : les tables rondes du 49e Sommet de la CARICOM se sont succédé, abordant la question de la paix régionale, la mutualisation des ressources et la place de la jeunesse dans la construction d’une prospérité partagée.
Mia Mottley : un plaidoyer pour une transformation logistique
La prise de parole de Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, a marqué l’un des temps forts du 49e Sommet de la CARICOM. Avec une éloquence saluée par l’ensemble des participants, elle a dressé un tableau lucide des failles logistiques qui freinent le développement caribéen. Sa voix, ferme et posée, a résonné dans l’auditorium lorsqu’elle a évoqué la nécessité d’une « révolution du fret régional », insistant sur l’urgence de démocratiser les transports et de redonner à la mer son rôle historique de trait d’union entre les îles.
Des propositions concrètes pour le fret régional
Mia Mottley n’est pas restée dans l’incantation. Elle a annoncé que deux États membres de la CARICOM sont en négociation avancée pour acquérir des avions cargo, une initiative qui, selon elle, permettra de fluidifier les échanges et de garantir l’approvisionnement en biens essentiels. Elle a également évoqué la présentation attendue d’un projet de ferry régional porté par le secteur privé, qui pourrait révolutionner la connectivité entre les îles. Ces annonces, formulées au cœur du 49e Sommet de la CARICOM, ont été accueillies par des applaudissements nourris, signe que la question logistique est au cœur des préoccupations collectives.
La volonté politique au cœur du changement
Mia Mottley a profité de sa tribune pour rappeler que la réussite de ces projets dépend avant tout de la volonté politique des dirigeants. Elle a évoqué avec émotion les souvenirs du Federal Maple et du Federal Palm, symboles d’une époque où la mer unissait les peuples caribéens. Son plaidoyer, relayé dans plusieurs sessions du 49e Sommet de la CARICOM, a trouvé un écho particulier auprès des délégations, qui ont reconnu la nécessité de dépasser les inerties institutionnelles pour bâtir une logistique régionale moderne et résiliente.
Les apports concrets du 49e Sommet de la CARICOM pour les territoires membres
Sécurité alimentaire et fluidité des échanges
L’un des axes majeurs des discussions du 49e Sommet de la CARICOM porte sur la sécurité alimentaire. Les participants ont souligné que la mise en place de nouvelles liaisons maritimes et aériennes, comme celles évoquées par Mia Mottley, permettra d’assurer un approvisionnement régulier en produits agricoles et en biens de première nécessité. Les échanges de bonnes pratiques entre les ministres de l’Agriculture et de l’Économie témoignent d’une volonté commune d’optimiser les circuits logistiques et de renforcer la souveraineté alimentaire de chaque territoire.
Renforcement de l’intégration et de la résilience économique
Les débats sur l’intégration économique ont mis en avant l’importance de mutualiser les ressources et de diversifier les partenaires commerciaux. Les annonces d’investissements publics et privés dans le fret régional, formulées à l’occasion du 49e Sommet de la CARICOM, ouvrent la voie à une coopération renforcée, qui permettra aux territoires membres de mieux résister aux chocs extérieurs, qu’ils soient économiques, sanitaires ou climatiques. Les participants s’accordent sur le fait que cette édition constitue un jalon crucial vers une prospérité partagée.
Perspectives pour la jeunesse et l’innovation
Au fil des ateliers, la jeunesse caribéenne et l’innovation technologique ont occupé une place centrale. Les initiatives présentées, qu’il s’agisse de programmes de formation, de mobilité étudiante ou de soutien à l’entrepreneuriat, illustrent la volonté des dirigeants de préparer la relève et de donner aux jeunes les moyens de s’inscrire dans la dynamique régionale. Ces perspectives, discutées en profondeur au 49e Sommet de la CARICOM, laissent entrevoir de nouvelles opportunités concrètes pour la jeunesse.
Le 49e Sommet de la CARICOM, catalyseur d’une nouvelle ère régionale
À Montego Bay, le 49e Sommet de la CARICOM se poursuit dans une atmosphère studieuse et déterminée. Portée par des personnalités comme Mia Mottley et Andrew Holness, la région est en train de franchir une étape décisive vers la modernisation de ses infrastructures et l’approfondissement de son intégration. Les discussions, riches et parfois passionnées, témoignent d’une volonté collective de transformer les défis en opportunités et de bâtir un avenir durable pour l’ensemble des populations caribéennes.
📸 Galerie photo : revivez en images les temps forts de la cérémonie d'ouverture ©CARICOM
Le Nevis Mango Festival 2025 s’annonce comme l’événement phare de l’été pour tous les passionnés de gastronomie et de découvertes exotiques. Du 4 au 6 juillet 2025, l’île de Nevis, située dans la fédération de Saint-Kitts-et-Nevis, vibrera au rythme de la mangue, ce fruit emblématique célébré lors de ce festival unique en son genre.
Depuis onze ans, le Nevis Mango Festival attire aussi bien les locaux que les visiteurs venus du monde entier, séduits par la richesse des saveurs et l’ambiance chaleureuse qui règne sur l’île. Ce rendez-vous est devenu un incontournable pour tous ceux qui souhaitent explorer la diversité culinaire de Nevis tout en profitant de son hospitalité légendaire.
La Mangue de Nevis : Un Trésor Local à l’Honneur
Impossible d’évoquer le Nevis Mango Festival 2025 sans s’attarder sur la star incontestée de l’événement : la mangue. L’île recense plus de 44 variétés différentes, chacune possédant ses propres caractéristiques, arômes et textures. Cette diversité exceptionnelle fait de Nevis un véritable paradis pour les amateurs de ce fruit sucré et juteux.
Au-delà de son aspect gustatif, la mangue occupe une place centrale dans la culture locale. Elle est à la fois symbole de convivialité, ingrédient phare de la cuisine traditionnelle et source d’inspiration pour les chefs les plus créatifs. Lors du festival, la mangue se décline sous toutes les formes : plats salés, desserts raffinés, cocktails rafraîchissants, chutneys épicés ou encore sorbets onctueux.
La mise en avant de la mangue lors du Nevis Mango Festival 2025 permet également de valoriser le savoir-faire des agriculteurs locaux et de promouvoir une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et des traditions.
Chef Bryant Terry : L’Invité d’Honneur de l’Édition 2025
L’annonce de la participation du chef Bryant Terry en tant que Headline Chef du Nevis Mango Festival 2025 a suscité un véritable engouement. Lauréat du prestigieux James Beard Award, auteur à succès et éditeur, Bryant Terry est reconnu pour son engagement en faveur d’une cuisine saine, durable et inclusive.
Son approche novatrice met en lumière la richesse des produits locaux tout en célébrant la diversité des cultures culinaires. À travers ses ouvrages et ses interventions, il encourage une alimentation consciente, respectueuse de l’environnement et accessible à tous. Sa présence au Nevis Mango Festival 2025 promet des moments d’exception, où la mangue sera sublimée par son talent et sa créativité.
Bryant Terry partagera non seulement ses recettes et astuces lors d’ateliers interactifs, mais il apportera aussi sa vision unique de la gastronomie, axée sur le partage, la transmission et l’innovation.
Programme du Festival : Trois Jours de Saveurs et de Créativité
Vendredi 4 juillet : Lancement Officiel et Masterclass
Le coup d’envoi du Nevis Mango Festival 2025 sera donné le vendredi 4 juillet avec une cérémonie d’ouverture festive, suivie d’une masterclass animée par le chef Bryant Terry. Ce moment privilégié permettra aux participants de découvrir les secrets d’une cuisine inventive, où la mangue se décline en plats aussi surprenants que savoureux.
Samedi 5 juillet : Supper Club Exclusif
Le samedi, place à un dîner d’exception lors du Supper Club, organisé dans le cadre enchanteur du Golden Rock Inn. Ce repas convivial, préparé par le chef invité, sera l’occasion de déguster des créations originales mettant à l’honneur les différentes variétés de mangues de Nevis. Un moment de partage et de découverte, idéal pour échanger avec d’autres passionnés de gastronomie.
Dimanche 6 juillet : Concours et Célébration « For the Love of Mangoes »
Le dimanche, le festival atteindra son apogée avec le concours culinaire « For the Love of Mangoes ». Les participants, amateurs comme professionnels, rivaliseront d’ingéniosité pour séduire le jury, présidé par Bryant Terry. Ce concours mettra en avant la créativité et la technicité des cuisiniers, tout en célébrant la mangue sous toutes ses formes.
Au programme également : dégustations, animations pour petits et grands, séances de dédicaces et rencontres avec les producteurs locaux. Le Nevis Mango Festival 2025 promet ainsi une expérience immersive et gourmande, où chaque instant sera placé sous le signe du plaisir et de la découverte.
Au-delà de la Dégustation : Expériences et Découvertes
Le Nevis Mango Festival 2025 ne se limite pas à la dégustation de mangues. C’est une véritable immersion dans la culture et le terroir de l’île qui attend les visiteurs. Ateliers de cuisine, concours de mixologie, chasse à la mangue pour les enfants, marchés artisanaux et spectacles musicaux rythmeront ces trois jours de fête.
Les plus curieux pourront participer à des visites guidées des vergers, rencontrer les agriculteurs et en apprendre davantage sur les techniques de culture respectueuses de l’environnement. Des stands proposeront également des produits dérivés, souvenirs et spécialités locales à base de mangue, parfaits pour prolonger l’expérience une fois de retour chez soi.
Cette dimension éducative et interactive fait du Nevis Mango Festival 2025 un événement accessible à tous, où chacun peut trouver son bonheur, quel que soit son âge ou son niveau de connaissance en gastronomie.
Le Nevis Mango Festival 2025 est bien plus qu’un simple événement gastronomique : c’est une célébration de la diversité, de la créativité et du partage. Entre la découverte des 44 variétés de mangues, les masterclass inspirantes du chef Bryant Terry, les concours et animations pour tous, chaque visiteur repart avec des souvenirs inoubliables et l’envie de revenir l’année suivante.
Que vous soyez un fin gourmet, un curieux en quête de nouvelles saveurs ou simplement un amoureux de la mangue, ce festival est fait pour vous. Préparez-vous à vivre une expérience sensorielle unique, au cœur d’une île authentique et accueillante. Le Nevis Mango Festival 2025 vous attend pour une aventure gourmande sans pareille.