IShowSpeed Caribbean Tour ouvre une fenêtre rare sur la Caraïbe. L’annonce a été diffusée le 20 avril sur les réseaux du créateur américain, avec un direct programmé pour le 25 avril 2026. La liste publiée mentionne quinze destinations : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, la Dominique, la République dominicaine, la Grenade, la Guadeloupe, la Jamaïque, Porto Rico, Sint Maarten, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Trinidad-et-Tobago et les îles Vierges américaines. En quelques heures, cette tournée a placé la région dans un espace de visibilité mondiale inhabituel.

IShowSpeed Caribbean Tour mérite l’attention pour une raison simple : IShowSpeed rassemble une audience gigantesque. L’Associated Press rappelle qu’il a dépassé les 50 millions d’abonnés sur YouTube pendant sa tournée africaine de janvier 2026. À cette échelle, chaque déplacement devient un événement suivi en direct, repris par d’autres comptes et transformé en séquences courtes qui circulent vite. Quand un itinéraire entier est consacré à la Caraïbe, les territoires, les accents, les paysages et les usages du quotidien entrent dans le champ de vision d’un public international.

IShowSpeed Caribbean Tour
©IShowSpeed - Youtube

Une Caraïbe montrée comme un ensemble

La première force de IShowSpeed Caribbean Tour tient à l’image d’ensemble qu’elle produit. La liste associe des États indépendants et des territoires, des espaces anglophones, francophones, hispanophones et néerlandophones. Cette juxtaposition rappelle que la Caraïbe forme une région multiple, traversée par des langues et des héritages différents, tout en conservant des liens profonds.

Cette lecture régionale correspond à une réalité historique. Les circulations humaines, musicales, commerciales, religieuses et familiales existent depuis des siècles d’une île à l’autre. Les frontières ont façonné des administrations et des statuts distincts. Elles n’ont jamais effacé les échanges. En une seule annonce, la Caraïbe apparaît comme un espace lisible pour des millions de personnes qui, souvent, la perçoivent de manière fragmentée.

Une visibilité qui passe par les codes du présent

Le format compte presque autant que la liste des destinations. IShowSpeed travaille dans le direct, l’improvisation, la réaction immédiate et le partage massif. Son public suit moins un programme qu’une présence. Cette manière de filmer change la nature de l’exposition. Le spectateur regarde des rues, des plages, des marchés, des trajets, des rencontres et des scènes de foule au moment où elles se produisent.

Pour la Caraïbe, cette exposition a une portée particulière. Beaucoup de territoires de la région souffrent d’une visibilité inégale dans les grands circuits médiatiques. Les plus connus bénéficient d’une image installée. D’autres restent absents des récits mondiaux, ou réduits à quelques clichés. IShowSpeed Caribbean Tour peut donc jouer un rôle utile : montrer une diversité de lieux et d’ambiances à un public jeune qui construit sa vision du monde à travers les plateformes.

IShowSpeed Caribbean Tour
©IShowSpeed - Youtube
IShowSpeed Caribbean Tour
©IShowSpeed - Youtube

Une occasion pour les acteurs culturels et médiatiques

L’intérêt de IShowSpeed Caribbean Tour concerne aussi les artistes, les organisateurs, les médias locaux et les créateurs installés dans la région. Une tournée de cette ampleur peut mettre en lumière un danseur, un musicien, une tradition culinaire, un décor urbain, un événement populaire ou une personnalité locale. Elle peut aussi créer des connexions entre territoires qui communiquent rarement à cette vitesse.

La valeur ajoutée d’ IShowSpeed Caribbean Tour dépendra toutefois de la manière dont ces moments seront accompagnés. Une image virale attire l’attention pendant quelques heures. Un travail éditorial sérieux prolonge cet intérêt. Il donne des repères, rappelle l’histoire, précise les contextes politiques et culturels, et aide à comprendre ce que l’on voit. La Caraïbe dispose ici d’une occasion de raconter sa pluralité avec davantage de maîtrise.

Une portée symbolique visible

Il serait prématuré d’annoncer des effets touristiques chiffrés ou des retombées économiques immédiates. En revanche, une chose apparaît clairement : la Caraïbe gagne une présence mondiale dans l’un des formats les plus suivis du moment.

C’est là que IShowSpeed Caribbean Tour prend toute sa dimension.  IShowSpeed Caribbean Tour rassemble en un même mouvement des territoires souvent commentés séparément. Elle rappelle que la région possède une force culturelle, visuelle et sociale capable de retenir l’attention à grande échelle. Pour les publics qui connaissent mal cet espace, elle peut ouvrir une première porte. Pour ceux qui le suivent déjà, elle confirme que la Caraïbe reste un foyer majeur de création, de circulation et d’énergie dans le monde contemporain.

IShowSpeed Caribbean Tour est une tournée annoncée par le créateur américain IShowSpeed à travers plusieurs territoires de la Caraïbe. Au-delà de l’annonce elle-même, cette tournée attire l’attention par son ampleur médiatique et par la visibilité qu’elle peut offrir à la région dans son ensemble.

IShowSpeed Caribbean Tour suscite un fort intérêt parce qu’IShowSpeed fait partie des créateurs les plus suivis au monde. Lorsqu’il se déplace, ses vidéos, ses directs et les extraits partagés sur les réseaux touchent très vite un public international, ce qui donne à cette tournée une portée bien plus large qu’une simple série d’escales.

IShowSpeed Caribbean Tour est important parce qu’il montre la Caraïbe comme un espace régional visible, vivant et connecté. La tournée relie plusieurs territoires dans une même narration et rappelle que la région possède une richesse culturelle, linguistique et sociale capable de retenir l’attention à grande échelle.

Oui, IShowSpeed Caribbean Tour peut avoir un impact culturel réel. Ce type de tournée peut mettre en avant des paysages, des sons, des accents, des habitudes de vie, des artistes et des ambiances locales. Il peut aussi encourager un nouveau regard sur la Caraïbe, en particulier auprès d’un public jeune qui suit l’actualité du monde via les plateformes numériques.

Il est encore trop tôt pour mesurer précisément les effets de IShowSpeed Caribbean Tour sur le tourisme. En revanche, cette tournée peut déjà renforcer la visibilité de la Caraïbe et nourrir la curiosité d’un public mondial. Cette exposition médiatique peut ensuite profiter aux territoires si elle est relayée intelligemment par les acteurs culturels, touristiques et médiatiques.

Caribbean Energy Week 2026 marque un tournant majeur pour l’économie caribéenne. Longtemps perçue comme une région essentiellement dépendante du tourisme et des services, la Caraïbe s’impose désormais comme un territoire stratégique dans le secteur mondial de l’énergie. L’événement, prévu du 30 mars au 1er avril 2026 à Paramaribo, au Suriname, rassemble gouvernements, investisseurs, compagnies énergétiques et institutions financières autour d’un objectif commun : transformer le potentiel énergétique régional en moteur économique durable.

Cette nouvelle édition intervient dans un contexte de transformation profonde. Les découvertes pétrolières au Guyana et au Suriname, la consolidation du rôle énergétique de Trinidad-et-Tobago et l’essor des projets d’énergies renouvelables dans plusieurs îles repositionnent la Caraïbe sur la carte économique mondiale. Le Caribbean Energy Week 2026 se présente ainsi comme une plateforme stratégique pour comprendre comment l’énergie redéfinit les équilibres économiques régionaux.

Une plateforme régionale pour les investissements énergétiques

Le Caribbean Energy Week 2026 n’est pas une simple conférence sectorielle. L’événement se positionne comme une véritable plateforme d’investissement et de coopération économique. Organisé au Royal Torarica Hotel de Paramaribo, il réunira chefs d’État, ministres, investisseurs internationaux, banques de développement et entreprises énergétiques autour de projets concrets visant à accélérer la transformation énergétique de la région.

L’objectif affiché est clair : connecter les projets caribéens aux capitaux internationaux. Les organisateurs souhaitent faciliter les partenariats entre États et investisseurs, accélérer la mise en œuvre d’infrastructures énergétiques et présenter des projets jugés « bancables » susceptibles d’attirer des financements internationaux. Cette dimension économique fait du Caribbean Energy Week 2026 un événement central pour l’avenir financier de la région.

Au-delà des discussions techniques, l’événement vise à transformer les échanges en accords et en investissements réels. Des tables rondes réuniront gouvernements et investisseurs afin d’identifier les opportunités concrètes de développement, tandis que des sessions de networking permettront de nouer des partenariats stratégiques à long terme.

Caribbean Energy Week 2026
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Une nouvelle géographie économique caribéenne

Le Caribbean Energy Week 2026 intervient à un moment où la géographie économique de la Caraïbe se redessine. Les découvertes pétrolières au Guyana et au Suriname ont déjà commencé à transformer les flux financiers et les priorités d’investissement dans la région. Le Guyana, devenu l’un des pays à la croissance la plus rapide au monde grâce au pétrole offshore, attire désormais capitaux, entreprises et main-d’œuvre qualifiée. Le Suriname, hôte de l’édition 2026, se prépare à suivre une trajectoire similaire.

Cette évolution ne concerne pas uniquement les pays producteurs d’hydrocarbures. Elle influence l’ensemble de la région. Les États caribéens cherchent à diversifier leurs économies, à renforcer leurs infrastructures et à développer des compétences locales afin de profiter des retombées économiques de ce boom énergétique. Le Caribbean Energy Week 2026 constitue un espace privilégié pour coordonner ces stratégies régionales.

La Caraïbe ne se définit plus seulement comme une destination touristique. Elle s’affirme progressivement comme une zone d’investissement énergétique et industriel, capable d’attirer des capitaux internationaux et de développer des chaînes de valeur régionales. Cette mutation économique est au cœur des discussions prévues lors de l’événement.

Caribbean Energy Week 2026
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Diversité énergétique et opportunités économiques

Le thème officiel du Caribbean Energy Week 2026, « Leveraging Energy Diversity Across the Caribbean », met en avant la diversité des ressources énergétiques de la région. La Caraïbe dispose d’un éventail de sources énergétiques allant du pétrole offshore aux énergies renouvelables, en passant par le gaz naturel et les crédits carbone. Cette diversité constitue un levier stratégique pour la croissance économique régionale.

Les hydrocarbures demeurent un pilier important. Le pétrole et le gaz continuent d’attirer des investissements massifs, notamment au Guyana, au Suriname et à Trinidad-et-Tobago. Toutefois, l’événement met également l’accent sur les énergies renouvelables, telles que le solaire, l’éolien et la géothermie. Plusieurs territoires insulaires cherchent à réduire leur dépendance aux importations de carburants en développant des infrastructures énergétiques locales.

Le Caribbean Energy Week 2026 abordera également les marchés du carbone, le stockage d’énergie et les minéraux critiques nécessaires à la transition énergétique mondiale. Ces secteurs représentent de nouvelles opportunités économiques pour les pays caribéens, qui peuvent se positionner comme fournisseurs de ressources ou comme hubs d’innovation énergétique.

Caribbean Energy Week 2026
© Energy Capital & Power
Caribbean Energy Week 2026
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Impact sur l’emploi et la formation

L’une des conséquences majeures de la transformation énergétique régionale concerne l’emploi. Les projets énergétiques nécessitent des compétences spécialisées dans l’ingénierie, la logistique, la maintenance et la gestion de projets. Le Caribbean Energy Week 2026 mettra en avant la nécessité de renforcer la formation et le développement des compétences locales afin de permettre aux populations caribéennes de bénéficier directement de ces nouvelles opportunités.

Plusieurs sessions seront consacrées au renforcement des capacités locales et à la formation de la main-d’œuvre. L’objectif est de réduire la dépendance à la main-d’œuvre étrangère et de favoriser l’intégration des talents caribéens dans les projets énergétiques. Cette dimension sociale et économique est essentielle pour garantir que la croissance énergétique profite réellement aux populations locales.

La montée en puissance du secteur énergétique pourrait également stimuler d’autres secteurs, notamment la construction, les services financiers, la logistique et les technologies numériques. Le Caribbean Energy Week 2026 mettra en évidence ces effets multiplicateurs sur l’économie régionale.

Infrastructures et connectivité régionale

Le développement énergétique entraîne également des investissements dans les infrastructures. Ports, réseaux électriques, pipelines et installations de stockage font partie des projets envisagés dans plusieurs pays. Ces infrastructures sont essentielles pour soutenir la croissance économique et améliorer la connectivité régionale.

Le Caribbean Energy Week 2026 permettra de présenter plusieurs projets d’infrastructures visant à renforcer l’intégration énergétique de la région. La coopération entre États caribéens est considérée comme un facteur clé pour optimiser les ressources et réduire les coûts. Des discussions porteront sur les interconnexions électriques, le transport du gaz naturel et la création de hubs logistiques régionaux.

Ces investissements pourraient transformer la mobilité des biens et des services dans la Caraïbe, facilitant les échanges commerciaux et renforçant la compétitivité régionale. L’énergie devient ainsi un vecteur d’intégration économique.

Caribbean Energy Week 2026
© Energy Capital & Power
Caribbean Energy Week 2026
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Attractivité internationale et flux financiers

L’un des enjeux majeurs du Caribbean Energy Week 2026 réside dans sa capacité à attirer des capitaux internationaux. La région cherche à se positionner comme une destination d’investissement fiable et stable. Les banques de développement, les fonds d’investissement et les institutions financières internationales seront présents afin d’évaluer les opportunités offertes par la transformation énergétique caribéenne.

La participation d’acteurs internationaux renforce la crédibilité des projets régionaux et facilite l’accès au financement. Le Caribbean Energy Week 2026 servira de vitrine pour présenter les opportunités d’investissement et démontrer la viabilité économique des projets énergétiques caribéens. Cette visibilité internationale est essentielle pour attirer les capitaux nécessaires au développement des infrastructures.

L’afflux de financements pourrait également contribuer à diversifier les économies caribéennes et à réduire leur dépendance à certains secteurs traditionnels. L’énergie devient un levier de stabilité économique et de croissance à long terme.

Une transition vers une économie plus diversifiée

Le Caribbean Energy Week 2026 illustre une transition plus large vers une économie caribéenne diversifiée. Si le tourisme demeure un pilier important, l’énergie ouvre de nouvelles perspectives. Les pays de la région cherchent à développer des industries complémentaires, à renforcer leurs capacités technologiques et à améliorer leur résilience économique.

Cette diversification est essentielle pour faire face aux chocs externes, qu’ils soient économiques ou climatiques. En investissant dans l’énergie et les infrastructures, la Caraïbe peut réduire sa vulnérabilité et renforcer sa souveraineté économique. Le Caribbean Energy Week 2026 s’inscrit dans cette logique de transformation structurelle.

Caribbean Energy Week 2026
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Une nouvelle ère pour l’économie caribéenne

Le Caribbean Energy Week 2026 ne se limite pas à un rassemblement d’experts et de décideurs. Il symbolise l’entrée de la Caraïbe dans une nouvelle ère économique. La région, longtemps dépendante de secteurs traditionnels, se positionne désormais comme un acteur stratégique dans le paysage énergétique mondial.

Les discussions et les partenariats qui émergeront lors de cet événement pourraient avoir des répercussions durables sur les économies caribéennes. Investissements, emplois, infrastructures et coopération régionale sont au cœur de cette transformation. Le Caribbean Energy Week 2026 offre ainsi une vision concrète de l’avenir économique de la région.

Alors que la Caraïbe se redéfinit sur la scène internationale, cet événement apparaît comme un moment charnière. Il permet d’anticiper les évolutions économiques à venir et de mesurer l’ampleur des transformations en cours. Pour les décideurs, les investisseurs et les populations de la région, le Caribbean Energy Week 2026 représente bien plus qu’une conférence : il marque l’émergence d’une nouvelle dynamique économique caribéenne.

IL se tiendra du 30 mars au 1er avril 2026 à Paramaribo, au Suriname, réunissant acteurs publics et privés du secteur énergétique.

Cet événement met en relation gouvernements, investisseurs et entreprises afin d’accélérer les projets énergétiques, d’attirer des capitaux internationaux et de renforcer l’économie régionale.

Il couvre le pétrole, le gaz, les énergies renouvelables, les infrastructures électriques, les crédits carbone et les minéraux critiques liés à la transition énergétique.

Le soca, acronyme de « Soul of Calypso », n’est pas simplement une musique de carnaval. Elle constitue une révolution culturelle née entre 1972 et 1973 à Trinidad-et-Tobago, symbole d’une fusion assumée entre deux héritages majeurs, africain et indo-caribéen. En 2026, alors que la Caraïbe s’apprête à vivre un nouveau cycle de festivités carnavalesques d’envergure, il demeure plus pertinent que jamais, servant à la fois de fil rouge identitaire pour les diasporas mondiales et de moteur économique touristique structurant.

Soca
Soca

Les origines révolutionnaires : quand une île se réinvente

Au début des années 1970, Trinidad-et-Tobago voit sa musique traditionnelle, le calypso, perdre progressivement du terrain face au reggae jamaïcain et aux influences soul et funk américaines. C’est dans ce contexte de recomposition culturelle que Ras Shorty I, de son vrai nom Garfield Blackman (1941–2000), s’impose comme figure centrale du changement.

Originaire de Lengua Village, territoire où coexistent traditions africaines et héritage musical indien, Garfield Blackman comprend intuitivement qu’une musique véritablement trinidadienne doit intégrer l’ensemble des peuples de l’île. Entre 1970 et 1973, il fusionne volontairement le calypso avec des instruments indo-caribéens tels que le dholak, le tabla et le dhantal, donnant naissance à une nouvelle identité sonore.

Le tournant décisif intervient en 1973 avec le titre « Indrani », hommage musical à une divinité indienne, intégrant de manière organique les instruments indiens dans une structure calypso. L’album « Endless Vibrations » (1974) marque ensuite l’explosion de ce genre de musique, notamment grâce au morceau « Om Shanti », basé sur un mantra hindou sacré, dont le succès dépassera les frontières caribéennes jusqu’en Inde.

Dès 1974 et 1975, le soca s’impose comme la nouvelle direction musicale nationale, rapidement adoptée par des figures majeures telles que Lord Kitchener et Mighty Sparrow.

L’évolution du soca : sous-genres et réinventions constantes

Caractéristiques musicales fondamentales

Il se distingue par plusieurs éléments structurels :

  • – des tempos élevés, variant de 115 à 163 battements par minute selon les sous-genres
  • – un usage fréquent du rythme tresillo, la basse accentuant les deuxième et quatrième temps
  • – une fusion instrumentale combinante percussions africaines, tambours indiens, cuivres caribéens et synthétiseurs modernes
  • – une perméabilité constante aux influences extérieures, notamment le hip-hop, le R&B, le dancehall et plus récemment les Afrobeats

Les principaux sous-genres 

Le Power Soca, développé dans les années 1990 notamment par Superblue, se caractérise par une énergie extrême et des tempos atteignant 155 à 163 BPM. Il devient rapidement la bande-son dominante des routes carnavalesques, avec des instructions vocales directes et une intensité physique assumée.

Le Groovy Soca, apparu à partir de 2005, constitue une réaction à cette intensité. Il privilégie la mélodie, le groove et les influences soul et R&B. Robin Imamshah contribue à sa popularisation avec « Frenchman », tandis que Precision Productions en raffine l’esthétique sonore.

Le Chutney Soca, initié dès 1987 par Drupatee Ramgoonai, fusionne le chutney indo-caribéen traditionnel avec le soca. Ce sous-genre permet à la communauté indo-trinidadienne de s’approprier pleinement cette expression musicale. Rikki Jai en devient l’un des principaux ambassadeurs avec le titre « Sumintra ».

Le Ragga Soca, influencé par le dancehall jamaïcain, se développe à partir des années 1990. Il gagne une visibilité internationale grâce à des artistes issus de Saint-Vincent, notamment Kevin Lyttle avec le succès mondial « Turn Me On ».

Les figures majeures du soca

Ras Shorty I, visionnaire fondateur

Après le succès de « Endless Vibrations », Garfield Blackman poursuit son exploration artistique. En 1984, déçu par l’évolution commerciale du soca, il annonce sa conversion au christianisme et développe le « jamoo », contraction de Jah Music. Ce sous-genre intègre des éléments gospel et reggae et s’inscrit dans une continuité idéologique, Ras Shorty I affirmant que la musique doit véhiculer des messages de positivité et d’élévation spirituelle.

Soca
Ras Shorty I

Calypso Rose, pionnière féministe

Calypso Rose, née en 1940, bouleverse les normes patriarcales du calypso et du soca. En 1977, elle devient la première femme à remporter le Carnival Road March avec « Give More Tempo ». En 1978, elle remporte à la fois le Road March et la compétition alors renommée Calypsorose, affirmant durablement la place des femmes dans l’histoire musicale caribéenne.

Soca
Calypso Rose

Lord Kitchener et Mighty Sparrow, figures tutélaires

Lord Kitchener (1922–2007) totalise onze titres de Road March, un record longtemps inégalé. Mighty Sparrow, né en 1935 et surnommé le « King of Calypso », en remporte huit, démontrant une capacité d’adaptation remarquable aux évolutions du calypso vers le soca.

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Lord Kitchener et Mighty Sparrow. ©96.1

Machel Montano, figure centrale contemporaine

Machel Montano, né en 1983, s’impose comme l’artiste le plus influent des quatre dernières décennies. Avec onze titres de Road March et vingt-et-un titres compétitifs cumulés, il incarne la modernisation du genre. En 2025, il remporte le Road March avec « Pardy » et devient le premier artiste soca invité au Tiny Desk Concert de NPR.

Soca
Machel Montano

Destra Garcia, voix féminine mondiale

Originaire de Laventille, Destra Garcia se distingue par sa capacité à intégrer des références pop internationales dans des structures du soca. Elle adapte notamment « Time After Time » de Cyndi Lauper dans « It’s Carnival » (2003) et « Take On Me » de A-ha dans « Bonnie and Clyde » (2004). Son travail sur plusieurs identités artistiques renforce sa position comme figure féminine majeure du genre.

Soca
Destra Garcia

Fay-Ann Lyons et Nailah Blackman, continuité générationnelle

Fay-Ann Lyons, fille de Superblue, remporte trois titres de Road March en tant qu’artiste solo, un accomplissement unique. En 2009, enceinte, elle remporte les Internationales Soca Monarch dans la catégorie Power.

Nailah Blackman, née en 1997 et petite-fille de Ras Shorty I, illustre la transmission intergénérationnelle de ce genre de musique Son titre « Origins » (2025) relie explicitement l’héritage familial à des influences R&B et Afrobeats contemporaines.

Soca
Fay-Ann Lyons
Soca
Nailah Blackman

Soca et les carnavals caribéens en 2026

Le carnaval de Trinidad-et-Tobago demeure l’épicentre de ce genre de musique. Les compétitions telles que le Road March, le Soca Monarch et l’International Soca Monarch structurent l’année musicale régionale. D’autres carnavals majeurs renforcent cette dynamique en 2026, notamment le Dominica Carnival, le Saint Lucia Carnival, le Grenada Spicemas et le Saint Vincent Carnival, chacun apportant une variation stylistique et identitaire à ce genre de musique.

Soca
Soca

Une musique identitaire, sociale et économique

Il constitue une expression directe de l’identité multiculturelle trinidadienne. Elle hérite des traditions de résistance du Canboulay et demeure un espace de critique sociale, de mémoire et de célébration collective.

Dans la diaspora, elle agit comme un lien émotionnel et culturel puissant, structurant des festivals à New York, Toronto, Londres ou Miami. Son potentiel économique reste considérable, notamment dans les secteurs du tourisme, des croisières musicales et des événements spécialisés.

En 2026, le soca demeure une création vivante, en constante évolution, fidèle à son essence fondatrice. De Ras Shorty I à Machel Montano, de Calypso Rose à Destra Garcia, de Fay-Ann Lyons à Nailah Blackman, elle incarne la capacité caribéenne à transformer héritage, résistance et joie en un langage universel. À travers les carnavals caribéens et la diaspora mondiale, il continue de porter la voix d’une région qui a su faire du rythme un outil de libération, de cohésion et de projection vers l’avenir.

C’est un genre musical né à Trinidad-et-Tobago au début des années 1970. Issue du calypso, elle intègre des influences africaines et indo-caribéennes et se caractérise par des rythmes rapides, une forte dimension dansante et un lien étroit avec le carnaval.

Le calypso met davantage l’accent sur le texte, la satire sociale et la narration. Le soca, tout en héritant de cette tradition, privilégie le rythme, l’énergie corporelle et la danse, tout en intégrant des instruments et influences plus variés.

Il a été créé par Ras Shorty I, de son vrai nom Garfield Blackman, entre 1972 et 1973. Il a volontairement fusionné le calypso avec des instruments et rythmes indo-caribéens pour créer une musique représentative de l’ensemble de la société trinidadienne.

Le séminaire Rézo 2025, organisé à Grenade, a réuni les directrices et directeurs des Alliances Françaises de la Caraïbe anglophone autour d’une même ambition : consolider les liens entre les territoires et renforcer la vitalité de la francophonie dans la région.

Après avoir exploré dans l’article précédent : « Le réseau des Alliances Françaises au cœur de la Caraïbe : coopérer, innover, partager » la vision institutionnelle et stratégique de cette coopération régionale, Richès Karayib met ici en lumière celles et ceux qui en sont le cœur battant.

Pendant plusieurs jours, les participantes et participants ont partagé leurs expériences, leurs défis et leurs réussites, révélant une conviction commune : faire vivre la culture et la francophonie au plus près des populations caribéennes via les Alliances Françaises.

Alliances Françaises
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Une rencontre indispensable pour un réseau éclaté

Chaque Alliance Française agit sur une île, souvent isolée géographiquement. Ce séminaire, organisé avec le soutien du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France à Sainte-Lucie, a été un véritable moment d’oxygène pour le réseau des Alliances Françaises. Les directrices et directeurs ont souligné combien ces rencontres représentent une étape essentielle: elles permettent d’échanger des outils, de confronter les réalités locales et de trouver ensemble des solutions concrètes aux défis partagés. Tous ont insisté sur la force du collectif, la richesse des échanges dans un environnement anglophone et la complémentarité des approches entre territoires.

Ces moments offrent à la fois une dimension humaine et formatrice : ils redonnent de l’énergie, renforcent la solidarité et rappellent que, malgré la diversité des contextes, les Alliances Françaises avancent avec une même ambition — faire vivre et rayonner la francophonie dans la Caraïbe. Du point de vue institutionnel, Christiane Bourgeois, conseillère de coopération et d’action culturelle, a rappelé que ce séminaire annuel est le seul moment où l’ensemble des directrices et directeurs peut se retrouver pour échanger sur les réussites, les difficultés et les perspectives communes.

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Neuf territoires, neuf réalités, mais une même conviction: ces temps d’échange sont essentiels pour maintenir la dynamique du réseau et renforcer la coopération dans la Caraïbe. Au-delà de ces échanges collectifs, c’est sur le terrain que la vitalité du réseau des Alliances Françaises prend tout son sens. Chaque Alliance Française agit à sa manière, en lien avec les réalités de son environnement, les langues et les cultures de son territoire.

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Un réseau enraciné : dix Alliances, un même engagement

Si leurs contextes diffèrent, les Alliances Françaises de la Caraïbe anglophone partagent une même vocation: enseigner, relier et faire vivre la francophonie au quotidien. Elles s’adaptent aux réalités locales avec la même conviction: la culture et la langue sont des leviers de lien social, d’ouverture et d’avenir.

Grenade – Ilona Forte-Gilbert : enseigner autrement, relier autrement

L’Alliance Française de Grenade évolue sans local permanent, une situation que Ilona Forte-Gilbert a su transformer en atout.

Les cours sont désormais proposés en ligne, ce qui permet de maintenir la présence du français et d’atteindre de nouveaux publics. L’Alliance intervient également dans les écoles à travers des activités pédagogiques et culturelles menées en partenariat avec les enseignants. Des projections et ateliers « hors les murs » permettent de garder le contact avec la communauté.

« Notre priorité, c’est de rester présents et utiles, même sans bâtiment. Le numérique et les partenariats nous permettent de continuer à faire vivre l’Alliance. »

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Sainte-Lucie – Aurélie Gbeffa : coordonner et fédérer

À Sainte-Lucie, Aurélie Gbeffa dirige l’Alliance locale et assure la coordination régionale des dix Alliances Françaises de la Caraïbe orientale. Elle accompagne les directeurs sur la communication, la mutualisation, la gouvernance associative, la transition numérique et la dynamisation culturelle.

Elle pilote également le projet Rézo, séminaire annuel soutenu par le SCAC, devenu un rendez-vous clé de cohésion et de réflexion collective. À Castries, l’Alliance Française de Sainte-Lucie conjugue cours de langue, actions culturelles et valorisation du créole à travers des expositions et des ateliers.

« Notre force, c’est d’avancer ensemble tout en valorisant la diversité culturelle de nos îles. »

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Barbade – Océane Gaillard : faire rayonner le français dans un environnement anglophone

À la Barbade, l’Alliance Française agit comme un pont linguistique et culturel. Sous la direction d’Océane Gaillard, elle a su consolider son ancrage dans un environnement majoritairement anglophone. Des programmes éducatifs sont mis en place pour les écoles et les adultes, et l’Alliance a formé les membres du Regional Security System en français et en créole haïtien.

Côté culture, elle a accueilli la troupe guyanaise Ôtepé et développe une programmation ouverte sur les différentes expressions francophones.

« Nous représentons une francophonie plurielle : la France, l’Afrique, le Canada et les Caraïbes. La culture est notre meilleur levier pour donner envie d’apprendre. »

Alliances Françaises

Trinidad & Tobago – Anyka Batista : une francophonie ouverte et inclusive

À Trinidad & Tobago, Anyka Batista défend une francophonie inclusive et créative, qui valorise les langues locales autant que le français. Chaque mois d’octobre, le Creole Heritage Month réunit projections, conférences et concerts, reflet d’un engagement fort pour la diversité culturelle.

L’Alliance Française propose aussi des cours pour enfants, adolescents et adultes, ainsi que des soirées culturelles qui favorisent la rencontre entre communautés. Les défis liés à la visibilité et au financement persistent, mais sont compensés par une approche collaborative avec les écoles et les institutions locales.

« Nous voulons que la francophonie soit perçue comme une part de notre culture, et non comme quelque chose d’extérieur. »

Alliances Françaises

Jamaïque – Clovis Lemée : créer des espaces vivants

En Jamaïque, Clovis Lemée revitalise une Alliance Française historique en la transformant en lieu de vie et de création. Les Language Exchanges, soirées mensuelles multilingues, rassemblent un public varié autour de thèmes culturels, tandis que les French Library Sessions — mini-concerts filmés dans la médiathèque — font de la langue un outil de rencontre et d’expression artistique.

« Apprendre une langue, c’est créer du lien. Les Alliances Françaises sont des espaces faits pour ça. »

La dynamique culturelle attire un public plus jeune et contribue à redonner au français sa place dans l’espace caribéen anglophone.

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Saint-Kitts & Nevis – Lucille Caulliez : éducation et écologie

L’Alliance Française de Saint-Kitts & Nevis relie apprentissage linguistique et engagement citoyen. Son projet Naturally Learn French, mené grâce à une subvention de l’Ambassade de France auprès des États de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECO, a offert six mois de cours gratuits à douze adolescents issus de milieux défavorisés, alliant découverte du français, ateliers écologiques et activités culturelles. Chaque mois, les participants ont exploré les écosystèmes locaux, cultivé un jardin, créé avec des matériaux recyclés ou échangé en ligne avec des élèves de Guadeloupe — une manière concrète et vivante d’apprendre la langue tout en tissant des liens dans la Caraïbe.

Ce projet, qui a valu à l’Alliance le prix du Fonds pour l’Environnement mondial dans le cadre de l’initiative Alliance Verte, illustre la vitalité d’une francophonie ouverte, durable et tournée vers la jeunesse. Elle développe également Francoscop, une série audiovisuelle réalisée par des jeunes, dédiée à la francophonie mondiale.

Lucille Caulliez, la directrice, résume l’esprit du programme :

« Nous voulons montrer que le français est un outil d’ouverture et de créativité. »

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Dominique – Cévinne M’Voula-Henderson : relier les langues et les cultures

Implantée depuis 1965, l’Alliance Française de la Dominique agit dans le champ éducatif et culturel. Les Creole & French Spelling Bees, concours d’orthographe bilingues, encouragent les élèves à jouer avec les deux langues, à comprendre leur complémentarité et à en être fiers. Des ateliers de formation et des activités culturelles soutiennent la valorisation du patrimoine créole tout en promouvant la langue française.

« L’objectif est de faire du français et du créole des langues de fierté et de transmission. »

Alliances Françaises

Guyana – Déborah First-Quao : reconstruire et former

À Georgetown, Déborah First-Quao, récemment nommée au Guyana, relance une Alliance Française ancienne mais peu visible en misant sur la formation et les partenariats éducatifs. Elle a créé un réseau d’enseignants de français, développé des ateliers bilingues à la Bibliothèque nationale et renoué avec les institutions locales. Les actions culturelles et éducatives visent à replacer le français dans la vie quotidienne, malgré des contraintes logistiques importantes.

« Nous voulons redonner au français sa place dans les écoles, en montrant qu’il peut être utile, vivant et accessible. »

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Suriname – Virginie Lemay : bâtir des ponts institutionnels

Au Suriname, Virginie Lemay renforce les liens entre l’Alliance Française et les institutions locales. Des formations linguistiques sont proposées aux forces de sécurité, au ministère de l’Éducation, aux entreprises et au secteur hôtelier. La Journée Française, organisée avec la Collectivité Territoriale de Guyane, se déploie sur cinq jours autour d’expositions, de rencontres professionnelles et de concerts.

« Le français devient ici un outil concret de coopération régionale. »

Cette approche intersectorielle positionne l’Alliance Française comme un acteur clé du dialogue entre le Suriname, la Guyane et le reste de la Caraïbe.

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Une vision partagée : soutenir, relier, faire rayonner

Pour Christiane Bourgeois, conseillère régionale de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France en résidence à Sainte-Lucie, ce séminaire est un moment essentiel pour consolider les liens du réseau. Elle rappelle que c’est « la seule occasion de l’année où nous avons la possibilité de rencontrer les directeurs et directrices des Alliances Françaises », un temps privilégié pour faire le point, échanger les pratiques, les difficultés et monter des projets communs.

« Les Alliances Françaises sont pour les ambassades un dispositif essentiel, surtout dans des zones comme la Caraïbe, où il n’y a pas d’Institut Français. Ce sont des organisations locales, ancrées dans le territoire, qui ont leur propre conseil d’administration et leur propre stratégie». Elle a également rappelé le rôle clé des Alliances dans la diffusion du français et le dialogue entre les peuples, soulignant qu’elles promeuvent la langue, assurent son enseignement et maintiennent le lien entre le culturel et l’éducatif, entre la France et les pays de la région.

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Consciente de la fragilité économique du modèle associatif, Christiane Bourgeois insiste sur l’importance du soutien apporté par le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) et par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Enfin, elle rend hommage à la Grenade, hôte du séminaire, et à ses habitants :

« C’est une île absolument authentique, avec des habitants extrêmement chaleureux. J’encourage tous les Français et tous les Caribéens à venir à la Grenade, un pays qui gagne à être connu et apprécié. »

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Là où la francophonie prend vie

Au-delà des bilans et des chiffres, ces rencontres rappellent que la francophonie vit avant tout à travers celles et ceux qui la portent. Dans chaque île, les Alliances Françaises rassemblent, transmettent et inspirent.  Ancrées dans leur réalité, elles bâtissent des ponts entre langues, cultures et générations — une francophonie vivante, inclusive et profondément caribéenne.

Les Alliances Françaises jouent un rôle central dans l’enseignement du français, la diffusion culturelle et le dialogue entre les territoires caribéens. Ancrées localement, elles adaptent leurs actions aux réalités sociales, linguistiques et culturelles de chaque île.

Le séminaire Rézo est le seul moment annuel où l’ensemble des directrices et directeurs des Alliances Françaises de la Caraïbe se retrouvent. Il permet de mutualiser les pratiques, renforcer la coopération régionale et maintenir une dynamique collective dans un réseau géographiquement dispersé.

Les Alliances Françaises développent des projets sur mesure : cours en ligne ou en présentiel, actions dans les écoles, projets écologiques, événements culturels, formations professionnelles ou coopérations institutionnelles. Cette capacité d’adaptation fait leur force dans un environnement majoritairement anglophone.

Ensemble pour une Caraïbe qui rayonne, les Alliances Françaises deviennent des passerelles entre cultures, langues et territoires.

Lors du séminaire RÉZO organisé à la Grenade, les directrices, directeurs, présidentes et présidents des Alliances Françaises de la Caraïbe anglophone se sont réunis pour renforcer ensemble la coopération culturelle et linguistique dans la région et définir de nouvelles orientations communes.

Soutenu par le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France, également présent sur certains échanges, le séminaire a été l’occasion de renforcer la synergie entre les acteurs du réseau des Alliances Françaises et de consolider le dialogue avec le SCAC, dans un esprit d’écoute et de collaboration.

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Suelin Low Chew Tung (Présidente AF Grenade), Aurélie GBEFFA (Directrice AF Sainte-Lucie et Coordinatrice régionale), Ilona Fort-Gilbert (Directrice AF Grenade) et Christiane Bourgeois (CORCAC)

Entre échanges, stratégies communes et projets innovants, cette rencontre a dessiné les contours d’une francophonie et d’une Caraïbe culturelle et plurilingue plus ouverte, inclusive et moderne.

Un moment clé pour un réseau en pleine évolution, au service d’une Caraïbe qui apprend, partage et rayonne.

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Une rencontre aux accents de famille

Ils se connaissent parfois depuis des années, parfois seulement à travers un écran. Mais dès les premières minutes, les rires, les accolades et la chaleur des retrouvailles rappellent que, dans la Caraïbe, le réseau des Alliances Françaises est avant tout une aventure humaine.

Pendant trois jours, directrices, directeurs, présidentes et présidents ont confronté leurs réalités de pays en pays — entre défis du quotidien, fiertés locales et volonté commune de bâtir un réseau plus fort, plus solidaire et plus visible. Dans la salle, la diversité se lit dans les accents, les parcours, les idées. De la Jamaïque à Trinité-et-Tobago, chaque voix apportait sa nuance, son expérience, sa manière d’animer la culture et la francophonie au cœur des territoires.

Accueillis par Ilona Fort-Gilbert, directrice, et Suelin Low Chew Tung, présidente de l’Alliance Française de la Grenade, les participantes et participants ont partagé plusieurs jours d’échanges et de réflexion dans une atmosphère à la fois studieuse et conviviale.

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Suelin Low Chew Tung (sur la gauche) et Ilona Fort-Gilbert (sur la droite) (Alliance Française de Grenade)
Équipe de l'AF de la Grenade - Dalia Barbour (Support Staff), Mathias Dorel (Consul honoraire de France), Ilona Forte-Gilbert (Directrice), Nafessah Abdullateef (Secrétaire du comité exécutif), Suelin Low Chew Tung (Présidente)

Autour de la table, les directrices et directeurs : Aurélie Gbeffa (Sainte-Lucie et coordinatrice régionale des Alliances Françaises de la Caraïbe orientale), Océane Gaillard (Barbade), Virginie Lemay (Suriname), Lucille Caulliez (Saint Christophe-et-Niévès), Cévinne M’Voula (Dominique), Anyka Batista (Trinité-et-Tobago), Ilona Forte-Gilbert (Grenade), Déborah First-Quao (Guyana) et Clovis Lemée ( Jamaïque), ainsi que Christiane Bourgeois (CORCAC – Sainte-Lucie) et Suelin Low Chew Tung (Présidente – Grenade).

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En visioconférence, les ont rejoints les président(e)s : Charlene White-Christian (Dominique), Ruben Del Prado (Suriname), Danielle Parkinson (Trinité-et-Tobago), Kara Daly (Saint-Christophe-et-Niévès), Delphine Hadley et son successeur Denvil Douglas (Saint-Vincent-et-les-Grenadines), ainsi que Stuart Defreitas, vice-président (Guyana).

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Au fil des échanges, Christiane Bourgeois, Conseillère Régionale de Coopération et d’Action Culturelle (CORCAC), cheffe du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France auprès des États de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECO, a souligné le rôle essentiel des Alliances Françaises comme maillon du rayonnement culturel français et caribéen.

La CORCAC structure son action autour de la coopération culturelle, éducative, scientifique et économique, en cherchant à relier les priorités françaises — culture, francophonie, durabilité et droits humains — aux besoins spécifiques des pays de la Caraïbe anglophone. Pour elle, au-delà des structures, ce sont des femmes et des hommes engagés, véritables acteurs de terrain, porteurs de lien et d’action qui font vivre cette francophonie ouverte, solidaire et créative.

« Les Alliances Françaises sont des partenaires essentiels. »

La présence de Jean-François Hans, Délégué géographique pour la zone C à la Fondation des Alliances Françaises, a rappelé, depuis Paris, l’importance de la cohésion mondiale du réseau.

Charte de valeurs, outils de gouvernance, identité visuelle et accompagnement des équipes locales : la Fondation veille à maintenir une qualité et une éthique partagées sur les cinq continents.

“Une grande Alliance doit toujours tendre la main à une plus petite. C’est notre ADN collectif.”

Cette solidarité, moteur du mouvement, prend tout son sens dans la Caraïbe, où les défis logistiques et humains se conjuguent à la richesse culturelle et linguistique.

Une francophonie mondiale, ancrée dans les réalités locales

Le réseau des Alliances Françaises, fondé en 1883, est aujourd’hui le plus vaste réseau culturel au monde, avec plus de 820 établissements dans 135 pays.

Dans la Caraïbe anglophone, dix Alliances portent la langue et la culture françaises : Barbade, Sainte-Lucie, Dominique, Grenade, Jamaïque, Saint-Christophe-et-Niévès, Guyana, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Trinité-et-Tobago et Suriname.

En 2024, elles ont accueilli plus de 1 000 apprenants, dispensé 9 000 heures de cours et organisé 160 événements culturels, réunissant plus de 7 000 participants.

Autant de chiffres qui traduisent une réalité vivante et dynamique: la francophonie caribéenne n’est pas une idée, c’est une présence quotidienne dans les salles de classe, les galeries, les festivals et les rues des capitales insulaires.  La Francophonie se nourrit d’échanges, d’initiatives locales et de la passion de celles et ceux qui font vivre la langue française.

Un réseau en mouvement : entre vision et action

Projet Rézo

Porté par une volonté commune de faire évoluer le réseau, le projet RÉZO s’impose comme un véritable moteur pour les Alliances Françaises de la Caraïbe anglophone, c’est aussi une manière de penser le réseau autrement : plus collaboratif, plus agile, plus visible.

Soutenu par le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC), de l’Ambassade de France, il vise à renforcer la coordination régionale, la mutualisation des outils et la professionnalisation des équipes. Au fil des sessions, les échanges ont mis en lumière une ambition partagée : harmoniser les pratiques, encourager l’innovation pédagogique et renforcer les compétences, tout en consolidant la place de la francophonie dans des environnements linguistiques pluriels.

Sous la coordination d’Aurélie Gbeffa, six axes de travail ont été abordés :

  • Gouvernance associative et transparence : renforcer la gestion interne et la communication avec les membres.
  • Formation des équipes : consolider les compétences et favoriser la mobilité régionale.
  • Certifications et qualité pédagogique : harmoniser les standards de formation et d’évaluation.
  • Transition numérique : développer des outils collaboratifs et des ressources digitales communes.
  • Mise en place de projets RÉZO: créer et animer des projets communs entre Alliances.
  • Revitalisation des médiathèques : moderniser les espaces culturels pour les adapter aux usages d’aujourd’hui.

Chaque Alliance repart avec une feuille de route personnalisée, preuve d’un engagement partagé et d’une dynamique régionale forte.

Micro-projets

Dans cette même logique, le SCAC a rappelé son rôle clé d’accompagnateur et de facilitateur à travers le dispositif de micro-projets. Ces subventions, allouées chaque année à des porteurs de projets locaux, constituent un levier concret pour la mise en œuvre d’initiatives culturelles, éducatives ou citoyennes à l’échelle de la région.

Un mécanisme vertueux qui soutient la créativité locale, tout en favorisant la formation et l’autonomie des acteurs de terrain. Au-delà de l’aspect financier, ce dispositif, signature du poste diplomatique de Sainte-Lucie incarne une diplomatie de la proximité, au service des échanges humains et de la coopération entre territoires francophones et anglophones.

De Sainte-Lucie à la Dominique, de Trinité-et-Tobago à la Grenade, les micro-projets soutenus reflètent la diversité des enjeux partagés : culture, éducation, environnement, inclusion, innovation. Autant de champs où les Alliances Françaises, appuyées par le SCAC, deviennent des passerelles entre les sociétés et un moteur de coopération durable dans la Caraïbe.

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CARIFRAN

Cette stratégie s’inscrit également dans la dynamique régionale du programme CARIFRAN, consacré à la formation et à la mobilité des enseignants de français dans la Caraïbe.

Mis en œuvre par l’Organisation des États Américains et financé par l’Ambassade de France auprès des Etats de la Caraïbe orientale, de la Barbade et de l’OECO à hauteur de 453 000 euros, CARIFRAN contribue à renforcer une communauté éducative francophone ouverte aux échanges inter-îles et à la coopération linguistique. Il incarne la complémentarité entre actions éducatives, culturelles et diplomatiques au sein du réseau.

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La force d’un réseau fragile

Au-delà des échanges, des ateliers et des décisions, le séminaire RÉZO aura surtout confirmé la vitalité d’un réseau en pleine transformation. Mais il aura aussi rappelé, en filigrane, la fragilité d’un modèle associatif qui repose sur l’engagement, la passion et la solidarité plus que sur des moyens conséquents.

Dans la Caraïbe anglophone comme ailleurs, les Alliances Françaises mènent leurs actions avec des moyens modestes mais une remarquable efficacité et avec une réelle volonté d’avancer ensemble  grâce à la force de leurs équipes, de leurs présidentes et présidents bénévoles et du soutien constant du SCAC et de la Fondation des Alliances Françaises.

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Les directeurs des Alliances Française en compagnie du Ministre des Affaires Étrangères Hon. Joseph Andall

C’est cette humanité collective, faite de résilience et de conviction, qui fait la singularité du réseau : une capacité à créer du lien, à inventer, à se réinventer même dans l’incertitude. Et si la coopération culturelle et linguistique est parfois un défi, elle reste aussi une promesse : celle d’une Caraïbe plurielle, connectée, fière de sa diversité et capable d’écrire son avenir à travers le dialogue des cultures.

Au nom de l’Ambassade de France, Christiane Bourgeois, conseillère de coopération et d’action culturelle, a remis aux directrices et directeurs des Alliances Françaises de la Caraïbe des châles, bracelets et pin’s aux couleurs d’Octobre Rose, symboles d’engagement et de solidarité face au cancer du sein.

Une conférence stratégique à Trinidad et Tobago

La conférence de presse organisée à Trinidad et Tobago le 6 octobre 2025, dans le cadre de l’ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L’ ACI-LAC 2025 – CONFÉRENCE ET EXHIBITION, a réuni les principaux dirigeants de l’industrie aéroportuaire régionale. Autour de Mónica Infante (Présidente d’ACI-LAC et Directrice Générale d’Aerodom), du Dr. Rafael Echevarne (Directeur Général d’ACI-LAC) et de Hayden Newton (Directeur Général de l’Airports Authority of Trinidad and Tobago) , les échanges ont porté sur la croissance du trafic, la durabilité et les investissements nécessaires pour accompagner l’essor du transport aérien dans la Caraïbe et l’Amérique latine.

ACI-LAC, sigle d’Airports Council International – Latin America & Caribbean, est la branche régionale de l’organisation mondiale des aéroports. Elle représente les intérêts de 91 membres opérant plus de 360 aéroports dans 42 pays et territoires de la région.

Des chiffres records confirmés par ACI World

Les données publiées pendant l’Assemblée annuelle de l’ACI-LAC 2025 indiquent que le trafic passagers en Amérique latine et dans la Caraïbe atteindra 789 millions de passagers d’ici la fin de 2025.
Les pays les plus performants seront :

  • – Colombie : 105 millions (+5,6 %)
  • – Mexique : 191 millions (+4,5 %)
  • – Brésil : 221 millions (+2,1 %)

La région (Amérique latine et Caraïbe) prévoit près de 821 millions de passagers en 2026, selon les projections officielles d’ACI World. Ces chiffres reflètent la vigueur de la reprise post-pandémie et la place croissante de la Caraïbe dans la connectivité internationale.

ACI-LAC

Des prévisions de long terme et un rythme mondial

Le trafic aérien régional devrait atteindre 1,725 milliard de passagers d’ici 2053, avec un taux de croissance annuel moyen (CAGR – Compound Annual Growth Rate) de 2,9 % sur les trente prochaines années, un rythme similaire à la moyenne mondiale.
Le rapport d’ACI World précise également que le trafic doublera entre 2024 et 2047, passant de 758 millions à 1,482 milliard de passagers.
Les projections de croissance annuelle par sous-région confirment :

  • – Mexique : +3,4 %, porté par l’expansion de ses hubs internationaux ;
  • – Brésil : +2,4 %, soutenu par le développement du trafic domestique ;
  • – Caraïbe : +2 %, une progression plus mesurée liée à la taille réduite des marchés insulaires, à la dépendance au tourisme et aux limites actuelles de connectivité inter-îles ;
  • Autres pays de l’Amérique latine (hors Mexique et Brésil) : +3 %, grâce à la diversification économique et aux nouveaux corridors aériens régionaux.
ACI-LAC

Des investissements colossaux pour une croissance durable

Les besoins en investissements (CAPEX – Capital Expenditures) pour la période 2026–2040 s’élèvent à 82,6 milliards de dollars américains, dont plus de 30 milliards seront consacrés à la construction de nouveaux aéroports « greenfield ».
Selon les données de l’Assemblée annuelle de l’ACI-LAC 2025, chaque million de passagers supplémentaires génère 9 500 emplois et 25 millions de dollars de PIB, démontrant l’impact économique direct du transport aérien sur la région.

Neutralité carbone et accessibilité : un leadership régional

Sur le plan environnemental, les intervenants ont mis en avant les résultats du programme Airport Carbon Accreditation (ACA) lores de L’ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L’ACI-LAC 2025 .
En septembre 2025, 621 aéroports dans le monde étaient certifiés, dont 104 en Amérique latine et dans la Caraïbe. La région se classe ainsi deuxième au monde pour le nombre d’aéroports engagés dans cette démarche.
Ce programme, reconnu à l’échelle mondiale, évalue et récompense les efforts des aéroports pour réduire leurs émissions carbone dans le cadre de l’objectif Net Zero 2050 défini par ACI World.

L’autre indicateur de progrès concerne l’Accessibility Enhancement Accreditation (AEA) : parmi les 47 aéroports certifiés dans le monde, 17 se trouvent dans la région LAC. Cette distinction confirme le rôle de la Caraïbe et de l’Amérique latine comme leaders mondiaux de l’accessibilité aérienne pour les passagers en situation de handicap.

Connectivité et libéralisation : les piliers du futur

Au-delà des chiffres, Mónica Infante et Rafael Echevarne ont insisté  sur l’urgence de renforcer la connectivité intra-caribéenne.
Pour Mónica Infante, la priorité est d’abattre les barrières réglementaires et de créer un cadre permettant à de nouvelles compagnies régionales d’opérer librement.
De son côté, Rafael Echevarne a rappelé que la libéralisation du transport aérien est indispensable pour dynamiser la concurrence et réduire les coûts pour les passagers.

« L’aviation n’est pas seulement un secteur économique, c’est une infrastructure vitale pour l’intégration et le développement durable de nos territoires », a-t-il déclaré.

Enfin, Hayden Newton a souligné l’engagement de la Airports Authority of Trinidad and Tobago à moderniser les infrastructures grâce à la biométrie, aux systèmes automatisés et aux innovations numériques.

L’ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L’ACI-LAC 2025  a confirmé la dynamique de croissance, d’innovation et de durabilité du secteur aéroportuaire en Amérique latine et dans la Caraïbe.
Avec des prévisions solides, des investissements massifs et une vision tournée vers la neutralité carbone, la région s’impose comme un modèle de résilience et de transformation dans le transport aérien mondial.

Du 1er au 31 août, Trinidad et Tobago vibrera au rythme du Steelpan Month 2025, une célébration nationale consacrée à l’un des plus puissants symboles culturels de l’île : le steelpan. Bien plus qu’un simple festival musical, cet événement porté par Pan Trinbago s’annonce comme un moment de transmission, de fierté et d’innovation pour toute une nation.

Une naissance issue de la résistance

L’histoire du steelpan est indissociable de celle de la lutte contre l’oppression. Dès le XVIIe siècle, les Africains réduits en esclavage à Trinidad et Tobago avaient fait des percussions un moyen d’expression et de cohésion communautaire. Mais en 1881, les autorités coloniales britanniques interdisent les tambours, redoutant leur potentiel insurrectionnel.

Privées de cet exutoire, les populations marginalisées inventent alors le tamboo bamboo, utilisant des tubes de bambou pour créer des rythmes puissants. Cette pratique sera elle aussi bannie dans les années 1930, poussant les jeunes à expérimenter avec les matériaux à disposition. C’est ainsi que naît le steelpan : des bidons d’huile martelés, recyclés en instruments mélodiques. Winston “Spree” Simon figure parmi les pionniers ayant pressenti le potentiel musical de ces contenants métalliques.

Steelpan Month 2025
©BBCNews
Steelpan Month 2025
Trinidad All Steel Band ©BBCNews

Un savoir-faire artisanal unique

Aujourd’hui encore, la fabrication d’un steelpan repose sur une chaîne d’opérations minutieuses. Tout commence par le “sinking”, qui consiste à marteler le fond du bidon pour en faire une surface concave. S’ensuivent le traçage des notes, leur séparation acoustique par rainurage, le traitement thermique, puis l’accordage, réalisé par des tuners hautement qualifiés. Chaque instrument devient ainsi une œuvre d’art fonctionnelle.

La famille du steelpan s’est élargie au fil des décennies : tenor pan, double second, guitar pan, six bass… Autant de voix complémentaires qui composent les ensembles orchestraux capables d’interpréter aussi bien du calypso que des symphonies classiques. Le Steelpan Month 2025 sera l’occasion d’en découvrir toute la richesse.

Steelpan Month 2025
©caribbeanz.org
Steelpan Month 2025
©The Pan Page
Steelpan Month 2025
©caribbeanz.org

Pan Trinbago aux commandes d’une célébration importante

Fondé en 1969 et légalisé par une loi du Parlement en 1986, Pan Trinbago pilote le développement du mouvement steelpan. L’organisation coordonne cette année encore le Steelpan Month 2025, avec un programme dense et stratégique qui culmine le 11 août, lors de la Journée mondiale du steelpan, désormais reconnue par les Nations Unies.

Au-delà des concerts dans les traditionnels panyards, ces espaces d’entraînement communautaires Steelpan Month 2025 sera rythmé par des ateliers en milieu scolaire, des expositions interactives et des tables rondes sur l’avenir de l’instrument. L’objectif : faire dialoguer générations, disciplines et territoires autour d’un patrimoine vivant.

Steelpan Month 2025
©Pan Trinbago
Steelpan Month 2025
©Pan Trinbago

Une industrie à fort potentiel économique

Loin de se limiter à la sphère culturelle, le steelpan représente une véritable filière économique. En 2017, l’industrie générait 23,5 millions de dollars TT, dont plus de 16 millions issus des exportations. Afin de soutenir les fabricants et les artisans, le gouvernement de Trinidad et Tobago a mis en place un fonds d’aide de 5 millions de dollars TT. Des mesures renforcées à l’occasion du Steelpan Month 2025, où plusieurs dispositifs de valorisation locale seront mis en lumière.

Cette dynamique s’est amplifiée en août 2024, avec l’obtention de l’indication géographique (IG) “Steelpan de Trinidad et Tobago”. Cette reconnaissance officielle, semblable à celle du champagne ou du roquefort, garantit l’authenticité des instruments fabriqués localement et protège les artisans contre la contrefaçon.

Steelpan Month 2025

Le steelpan, ambassadeur culturel et moteur touristique

Dans le cadre du Steelpan Month 2025, le gouvernement mise également sur le rayonnement touristique de cet instrument. Des circuits immersifs sont proposés aux visiteurs, incluant la visite de panyards, des démonstrations en direct de fabrication et des initiations au jeu. Ce tourisme culturel génère des retombées économiques tout en favorisant une compréhension plus profonde de l’identité trinidadienne.

Au niveau local, les steelbands jouent un rôle structurant dans les communautés, notamment auprès des jeunes. Ils offrent un cadre positif, porteur de discipline et de créativité, dans des quartiers souvent fragilisés. C’est cette dimension sociale du steelpan que Pan Trinbago entend renforcer à travers les nombreuses actions du Steelpan Month 2025.

Steelpan Month 2025

Un instrument chargé de sens

Le steelpan, unique instrument acoustique inventé au XXe siècle, est bien plus qu’une invention caribéenne : il incarne l’histoire d’un peuple qui a su transformer la censure en création, la récupération en innovation, la marginalisation en fierté nationale.

À travers le Steelpan Month 2025, Trinidad et Tobago ne célèbre pas seulement une tradition musicale. Le pays affirme son identité, partage son patrimoine avec le monde, et prépare les générations futures à faire vivre, évoluer et rayonner cette invention extraordinaire.

Le Trinidad and Tobago Film Festival fait son grand retour en 2025, suscitant un engouement sans précédent parmi les cinéastes et amateurs de cinéma de la Caraïbe. Ce festival, reconnu comme l’une des plateformes les plus influentes pour le cinéma régional, attire chaque année des talents issus de toute la Caraïbe, offrant une scène unique à la diversité culturelle et linguistique de la région.

Genèse et Mission du Trinidad and Tobago Film Festival

Les origines et l’évolution depuis 2005

Fondé en 2005 par l’historien du cinéma et producteur Dr. Bruce Paddington, le Trinidad and Tobago Film Festival s’est donné pour mission de promouvoir le cinéma caribéen et de mettre en lumière les voix et les récits locaux. Depuis près de deux décennies, il a permis à de nombreux réalisateurs de Trinidad et Tobago, de Jamaïque, de Haïti, des Bahamas et d’autres pays de la région d’accéder à une reconnaissance internationale.

Parmi les figures marquantes passées par le festival, on retrouve Storm Saulter et Gabrielle Blackwood (Jamaïque), Kareem Mortimer et Maria Govan (Bahamas), Bruno Mourral (Haïti), Vashti Anderson, Ian Harnarine et Damian Marcano (Trinidad et Tobago).

Un tremplin pour les cinéastes caribéens

Le Trinidad and Tobago Film Festival a joué un rôle clé dans l’essor du cinéma caribéen. Il a permis à des talents émergents de se faire connaître et à des œuvres originales d’être projetées devant un public élargi. Grâce à cette plateforme, la Caraïbe s’affirme aujourd’hui comme un espace de création cinématographique riche et varié, où chaque pays apporte sa propre sensibilité et ses histoires uniques.

Trinidad and Tobago Film Festival
©Trinidad+Tobago Film Festival - TTFF

Une nouvelle direction et une identité affirmée

Mariel Brown : une réalisatrice à la tête du renouveau

La nouvelle directrice du Trinidad and Tobago Film Festival, Mariel Brown, elle-même réalisatrice primée, insuffle une énergie nouvelle à l’événement. Son objectif est clair : renforcer l’identité caribéenne du festival et offrir une visibilité accrue aux œuvres issues de l’ensemble de la région. Elle souligne l’enthousiasme palpable autour du retour du festival, tant du côté des réalisateurs que du public et des partenaires.

« Il y a une véritable excitation autour du festival cette année », confie Mariel Brown. « Les soutiens affluent, et les soumissions ont augmenté de 40 % par rapport à la dernière édition en 2023. Nous sommes sur la bonne voie pour atteindre plus de 340 soumissions, preuve que la narration caribéenne connaît un essor remarquable. »

Trinidad and Tobago Film Festival
Mariel Brown

Une équipe de programmation tournée vers la diversité régionale

Sous la gestion de SAVANT Ltd, le Trinidad and Tobago Film Festival affirme sa volonté de représenter toute la Caraïbe, en mettant en avant des films issus des territoires anglophones, hispanophones, néerlandophones et francophones. Cette ouverture reflète la richesse culturelle de la région et permet à des œuvres souvent méconnues d’accéder à une audience internationale.

L’importance de la représentation Caribéenne à l’écran

Mettre en avant les voix locales

Pour Mariel Brown et son équipe, il est essentiel que les publics caribéens puissent se reconnaître à l’écran. Trop souvent, les spectateurs de la région consomment des productions étrangères sans y retrouver leurs réalités, leurs langues, leurs musiques ou leurs modes de vie. Le Trinidad and Tobago Film Festival s’engage à changer cette donne en valorisant les histoires authentiques, racontées par et pour les habitants de la Caraïbe.

« Il y a quelque chose de profondément fort dans le fait de se voir et de s’entendre à l’écran, dans sa propre langue, avec sa propre musique, sa propre culture », explique Brown. « C’est ce que le Trinidad and Tobago Film Festival a toujours défendu : raconter nos histoires à notre communauté, pour notre communauté. »

L’impact sur les publics et les créateurs

La visibilité offerte par le Trinidad and Tobago Film Festival permet non seulement de renforcer l’estime de soi des publics caribéens, mais aussi d’encourager la création locale. Les jeunes réalisateurs trouvent dans le festival une source d’inspiration et une opportunité de se lancer dans le cinéma, sachant que leurs histoires peuvent toucher un large public.

©Trinidad+Tobago Film Festival - TTFF
Trinidad and Tobago Film Festival
©Trinidad+Tobago Film Festival - TTFF
Trinidad and Tobago Film Festival
©Trinidad+Tobago Film Festival - TTFF

Le Trinidad and Tobago Film Festival 2025 : chiffres, dates et nouveautés

Une édition marquée par une hausse des soumissions

Pour cette 19e édition, le Trinidad and Tobago Film Festival enregistre une hausse remarquable des soumissions, avec une augmentation de 40 % par rapport à la dernière édition. Plus de 340 films sont attendus, témoignant de la vitalité du cinéma caribéen et de l’intérêt croissant pour cette plateforme unique.

Les temps forts du festival à Port of Spain

Le festival se tiendra du 24 au 30 septembre 2025 dans le quartier animé de Woodbrook, à Port of Spain, capitale de Trinidad et Tobago. Au programme : la projection de 80 films, chacun diffusé au moins deux fois pour permettre au plus grand nombre de spectateurs de les découvrir et d’offrir une visibilité maximale aux réalisateurs. Cette organisation favorise l’échange entre le public et les créateurs, tout en contribuant à la reconnaissance des œuvres présentées.

Un comité consultatif prestigieux

Le Trinidad and Tobago Film Festival s’appuie cette année sur un comité consultatif composé de personnalités reconnues du monde du cinéma, du design et de l’industrie culturelle. Parmi eux :

  • Melanie Archer, designer et commissaire d’exposition (Trinidad et Tobago)
  • Leslie Fields-Cruz, directrice exécutive de Black Public Media (États-Unis)
  • Kareem J. Mortimer, producteur exécutif et réalisateur (Bahamas/États-Unis)
  • Renee Robinson, experte de l’industrie cinématographique (Jamaïque)
  • Donna N. Thomas, consultante en affaires (Trinidad et Tobago)

Leur expertise contribue à orienter le festival vers de nouveaux horizons, tout en consolidant ses liens avec les institutions et associations culturelles de la région.

Trinidad and Tobago Film Festival
©Trinidad+Tobago Film Festival - TTFF
Trinidad and Tobago Film Festival
©Trinidad+Tobago Film Festival - TTFF

Les modalités de soumission

Les réalisateurs souhaitant présenter leur œuvre au Trinidad and Tobago Film Festival peuvent soumettre leur film via la plateforme FilmFreeway jusqu’au 12 mai 2025. Cette démarche est ouverte à tous les cinéastes de la Caraïbe, quelle que soit leur expérience, à condition que leur film mette en avant une identité régionale forte.

Le Trinidad and Tobago Film Festival offre une scène unique à la créativité et à la diversité de la région. Grâce à une direction renouvelée, une programmation audacieuse et un engagement fort en faveur de la représentation locale, il contribue à faire rayonner les voix et les talents de la Caraïbe sur la scène internationale. Que vous soyez cinéaste confirmé ou passionné de cinéma, le Trinidad and Tobago Film Festival vous invite à célébrer la richesse et la pluralité du septième art caribéen.

Le projet MAGHIC 2, lancé en mars à Pointe-à-Pitre avec le soutien du programme INTERREG Caraïbes, marque une étape décisive dans le développement d’une filière maritime décarbonée adaptée aux réalités caribéennes.

Alors que les enjeux climatiques exigent des mutations profondes, la Caraïbe affirme sa volonté de devenir un territoire pilote en matière de transport maritime durable. C’est dans ce contexte que FARWIND Energy, jeune pousse engagée dans la décarbonation du transport maritime, coordonne le projet MAGHIC 2, avec pour objectif de structurer une véritable filière industrielle et scientifique autour de la propulsion vélique et de l’hydrogène dans la région.

Financé à hauteur de 2,2 millions d’euros de fonds FEDER via INTERREG Caraïbes, MAGHIC 2 incarne une alliance entre innovation technologique, recherche académique, et ambition régionale.

Une propulsion maritime innovante testée en conditions réelles

Au cœur du projet MAGHIC 2, la voile rotor développée par FARWIND Energy promet une réduction significative des émissions de CO₂, pouvant aller jusqu’à 40 % de carburant en moins pour les navires. Cette technologie, éprouvée dans des environnements maritimes sévères, ouvre des perspectives concrètes pour un transport maritime plus responsable, en phase avec les objectifs climatiques européens et ceux de l’OMI.

Mais MAGHIC 2 va plus loin : le projet explore également des solutions innovantes de stockage d’hydrogène, à terre comme en mer, capables de contenir entre 10 et 100 tonnes, avec un impact foncier réduit. Une réponse aux défis logistiques et énergétiques spécifiques à la géographie insulaire.

Un réseau caribéen de recherche et d’industrie pour accompagner la transition

L’une des forces du projet réside dans sa capacité à créer une dynamique régionale autour des compétences et des savoirs. FARWIND Energy fédère ainsi un réseau d’institutions académiques de premier plan :

  • Caribbean Maritime University (Jamaïque)

  • Université de Trinité-et-Tobago

  • Centro Nacional de Investigaciones Cientificas (Cuba)

  • Universidad Autonoma de Campeche (Mexique)

Ces établissements concentreront leurs travaux sur la tenue en service des matériaux et l’adaptation des solutions aux conditions climatiques et maritimes spécifiques de la Caraïbe.

Côté industriel, la SARA (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles) s’associe au projet pour favoriser le transfert technologique et renforcer les compétences locales. L’ambition est claire : structurer un écosystème régional pérenne autour de la propulsion maritime décarbonée et de la filière hydrogène.

MAGHIC 2
MAGHIC 2

Une vision stratégique pour la souveraineté énergétique caribéenne

En consolidant un socle de compétences régionales et en misant sur des technologies adaptées, MAGHIC 2 place la Caraïbe sur la voie d’une transition énergétique maritime ambitieuse et cohérente. Le projet participe à la construction d’une souveraineté énergétique au service de la compétitivité et de la résilience des territoires caribéens.

« Ce projet illustre une approche intégrée combinant innovation, industrialisation et coopération scientifique, et représente une avancée majeure pour un transport maritime plus durable », souligne Arnaud Poitou, président de FARWIND Energy.

Lancé en Guadeloupe, MAGHIC 2 fait émerger une Caraïbe plus intelligente et plus audacieuse, capable d’inventer ses propres réponses aux défis énergétiques mondiaux tout en valorisant ses ressources naturelles, son savoir-faire et sa position stratégique.

L’exposition Paris Noir s’impose comme un événement culturel majeur en 2025. Du 19 mars au 30 juin, le Centre Pompidou met en avant une dimension souvent méconnue de l’histoire artistique : l’influence des artistes afro-descendants à Paris entre 1950 et 2000. Près de 400 œuvres et documents exposent le travail de 150 créateurs issus d’Afrique, des Amériques et de la Caraïbe, dont certains n’avaient jamais été présentés en France. Cette rétrospective met en lumière le rôle de la capitale française comme lieu de résistance et de transformation des courants artistiques contemporains.

Un défi historiographique relevé

L’exposition Paris Noir entreprend un travail de documentation et de présentation d’une histoire artistique souvent marginalisée. De la création de la revue Présence Africaine en 1947 jusqu’à la diffusion de la Revue Noire dans les années 1990, elle retrace un demi-siècle d’expression et d’affirmation à Paris. Face à la dispersion des œuvres et aux lacunes dans la recherche, cette initiative constitue un apport mémoriel essentiel.

Ce parcours chronologique coïncide avec des événements historiques majeurs : les indépendances africaines, la chute de l’apartheid en Afrique du Sud et les luttes pour les droits civiques. L’exposition Paris Noir met en relation ces contextes politiques avec la création artistique et souligne le rôle de l’art comme instrument de résistance et d’affirmation identitaire.

Paris, refuge et carrefour créatif

Pour des artistes comme Gerard Sekoto, dont l’autoportrait marque l’entrée de l’exposition, ou Beauford Delaney et ses compositions abstraites, Paris a été un refuge face à la ségrégation, l’apartheid ou la censure politique. La ville devient un espace d’interactions artistiques et intellectuelles unique, favorisant des rencontres entre créateurs de différents horizons.

La diversité des pratiques, allant de la prise de conscience identitaire à la recherche de nouvelles expressions plastiques, témoigne de cette dynamique. Paris Noir met en avant la manière dont ces artistes ont enrichi les courants artistiques et ouvert de nouvelles perspectives esthétiques.

Paris Noir
Gerard Sekoto, « Self-portrait », 1947 - The Kilbourn Collection - © Estate of Gerard Sekoto/Adagp, Paris, 2025 - Photo © Jacopo Salvi
Paris Noir
Estate of Beauford Delaney, by permission of Derek L. Spratley, Esquire, Court Appointed Administrator, Courtesy of Michael Rosenfeld Gallery LLC, New York

De l’anticolonialisme à l’affirmation artistique

Le titre Paris Noir révèle une dimension politique centrale. L’exposition replace les œuvres dans le contexte des luttes anticoloniales et postcoloniales. De la revue Présence Africaine à la Revue Noire, elle montre comment ces publications ont contribué à la reconnaissance des artistes afro-descendants.

Les archives, photographies et films exposés illustrent comment l’art a servi d’outil d’expression dans des sociétés marquées par l’héritage colonial.

Une diversité créative exceptionnelle

L’exposition met en avant des figures emblématiques comme Wifredo Lam et Roseman Robinot, mais aussi des artistes moins célèbres comme Christian Lattier ou Guido Llinas. Elle révèle des parcours et des influences encore peu explorés en France.

La majorité des œuvres exposées n’ont jamais été montrées dans le pays. Issues de collections publiques et privées, elles ont été rassemblées grâce à un travail de recherche approfondi. Paris Noir offre ainsi un regard renouvelé sur les apports des artistes afro-descendants à l’art moderne.

Paris Noir
© SDO Wifredo LAM-DR, Adagp
Paris Noir
Le Grand Livre de la Patience

Une scénographie au service de la mémoire

L’exposition s’articule autour d’une installation centrale représentant l’Atlantique noir, évoquant les circulations et interactions culturelles transatlantiques. Cet espace met en perspective la manière dont Paris est devenu un lieu de convergence pour ces artistes.

Des installations contemporaines de Valérie John, Nathalie Leroy Fiévee, Jay Ramier et Shuck One viennent enrichir le parcours en résonance avec les thèmes abordés

Un ancrage parisien

L’exposition déploie une cartographie inédite de Paris, mettant en lumière les lieux qui ont vu naître cette effervescence artistique. Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés ou la Goutte d’Or apparaissent comme des espaces de création et d’interaction.

Un impact historique et culturel

Paris Noir souligne le rôle de la capitale française comme laboratoire panafricain d’expression artistique. Des institutions comme l’École des Beaux-Arts ont contribué à la reconnaissance d’artistes africains, américains et caribéens, qui ont participé à la redéfinition des modernismes et postmodernismes.

L’exposition insiste sur l’art comme forme de résistance face aux réalités postcoloniales. Elle met en avant des œuvres engagées qui témoignent des luttes pour l’indépendance et contre les discriminations raciales.

Un événement à l’échelle de Paris

De nombreuses galeries parisiennes proposeront des expositions en lien avec Paris Noir. Parmi elles, la Galerie Clémentine de la Féronnière présentera des œuvres de George Hallett, William Melvin Kelley et James Barnor du 19 mars au 17 mai 2025. La Galerie Hauser & Wirth exposera les collages de Frank Bowling jusqu’au 25 mai.

Le cinéma L’Archipel, la Maison européenne de la photographie et d’autres institutions organiseront des projections de films et des rencontres avec des historiens et critiques d’art.

Informations pratiques

L’exposition Paris Noir se tiendra au Centre Pompidou du 19 mars au 30 juin 2025, de 11h à 21h, sauf le mardi et le 1er mai. La billetterie est disponible en ligne ou sur place, avec des tarifs réduits pour certains publics. Des visites guidées et des audioguides sont proposés.