L’arrivée de Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale à Fort-de-France, ce dimanche 23 novembre à 9h41, a marqué l’un des moments attendus de la TRANSAT CAFÉ L’OR. À bord de leur Class40 Martinique Horizon, les deux navigateurs martiniquais terminent cette 17ᵉ édition à la 34ᵉ place, au terme d’une traversée longue et régulière. Leur objectif était clair : terminer la course dans les temps. Ils y sont parvenus après près d’un mois de navigation.
Une épreuve exigeante pour les Class40
La TRANSAT CAFÉ L’OR, disputée en deux étapes, reste une course complexe pour les Class40. Cette année, 44 bateaux ont pris le départ et 37 ont terminé la course, tandis que 7 ont dû abandonner.
Le parcours lors de la TRANSAT CAFÉ L’OR a été marqué par des conditions météorologiques instables, parfois favorables, parfois contraignantes, obligeant les skippers à revoir leurs stratégies en cours de route.
Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale ont complété l’ensemble du parcours en 26 jours, 10 heures et 52 secondes.
Leur première étape a duré 4 jours, 8 heures, 19 minutes et 42 secondes ; la seconde, plus longue, 22 jours, 1 heure, 41 minutes et 10 secondes.
Leur progression a été marquée par des périodes où les choix de route n’ont pas offert les résultats espérés, mais l’équipage a maintenu une navigation stable, sans incident majeur.
Les deux navigateurs l’ont résumé simplement : il fallait avancer, tenir le bateau et préserver leur cohérence malgré la fatigue. « Certaines décisions étaient difficiles, mais il fallait rester concentrés et continuer », ont-ils expliqué à leur arrivée.
Un public mobilisé dès l’aube
À Fort-de-France, le public a commencé à se rassembler dès 7h30 sur le ponton d’honneur. Habitants, familles, passionnés de voile et curieux ont attendu l’arrivée de Martinique Horizon, créant une atmosphère attentive et solidaire. La présence d’un équipage martiniquais dans cette course transatlantique a suscité un intérêt constant tout au long de l’épreuve, et l’arrivée était perçue comme un moment important pour beaucoup.
Lorsque le Class40 est apparu aux abords de la baie, les applaudissements ont commencé. Au passage de la ligne, ils sont devenus continus. Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale ont salué la foule, visiblement fatigués mais concentrés, avant de rejoindre le ponton. Les deux hommes ont confié que revenir en Martinique pour terminer une telle course avait une signification particulière. « Arriver ici, devant notre population, c’est un moment fort », ont-ils déclaré.
Des conditions de course qui ont testé leur endurance
La TRANSAT CAFÉ L’OR a été marquée par des zones de vents faibles, des variations météorologiques rapides et des nuits courtes. Les phases sans progression claire comptent parmi les moments les plus difficiles évoqués par les deux navigateurs. Ils ont expliqué que l’essentiel était de maintenir une discipline constante : surveiller le matériel, ajuster rapidement les décisions et préserver leur énergie.
Le bateau est arrivé en bon état, signe d’une gestion prudente et d’un respect strict du matériel. La 34ᵉ place reflète une course menée avec constance et une volonté de sécuriser chaque étape plutôt que de prendre des risques inutiles.
Une édition contrastée selon les trajectoires
Dans cette édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR, les arrivées ont été très étalées. Les vainqueurs en Class40, Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau sur Seafrigo – Sogestran, ont franchi la ligne le 17 novembre. Plusieurs bateaux sont arrivés dans la nuit du 22 au 23, dont celui de Thomas Lurton et Sasha Vandenbrouck, à 2h22. Un dernier Class40, Rêve à perte de vue – Qwanza, était encore attendu pour clôturer l’épreuve.
Dans ce contexte, l’arrivée de Martinique Horizon s’inscrit dans une dynamique où chaque équipage a dû composer avec ses propres contraintes : choix tactiques, expérience, état du matériel, fatigue accumulée. Les deux navigateurs martiniquais ont mené une course régulière, en cohérence avec leur projet et leurs moyens.
Une participation importante pour la voile martiniquaise
La présence de Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale dans la TRANSAT CAFÉ L’OR constitue un repère pour la voile en Martinique. Leur participation lors de la TRANSAT CAFÉ L’OR renforce la visibilité du territoire dans un événement majeur de la course au large. Elle montre que des marins issus du territoire peuvent s’engager dans une épreuve transatlantique longue et technique.
Ce type d’expérience pourrait servir de base à d’autres projets locaux, notamment autour de la préparation de jeunes navigateurs ou de futurs équipages martiniquais. Les deux skippers ont d’ailleurs insisté sur l’importance du soutien reçu, qui a joué un rôle tout au long de la course.
Une course terminée avec rigueur et cohérence
L’arrivée de Martinique Horizon conclut une traversée menée avec sérieux, sans excès ni minimisation. Le bateau a franchi la ligne dans les temps, dans un bon état général, avec un équipage qui a su rester concentré malgré les difficultés et la fatigue.
Fort-de-France a réservé un accueil à la hauteur de l’engagement des deux navigateurs, confirmant l’intérêt du public martiniquais pour cette édition. Avec cette arrivée, Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale signent une participation solide, qui pourrait encourager d’autres initiatives nautiques sur le territoire.
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FAQ
La TRANSAT CAFÉ L’OR est une course transatlantique en double, disputée en deux étapes, qui réunit plusieurs catégories de voiliers dont les Class40. Elle relie l’Europe à la Martinique et figure parmi les grandes épreuves du calendrier de la course au large.
Le Class40 Martinique Horizon, skippé par Jean-Yves Aglaé et Moane Mangattale, a terminé la TRANSAT CAFÉ L’OR à la 34ᵉ place, avec un temps total de 26 jours, 10 heures et 52 secondes. Les deux navigateurs ont atteint leur objectif principal : finir la course dans les temps.
L’arrivée de Martinique Horizon a attiré de nombreux spectateurs dès l’aube. Pour beaucoup, voir deux navigateurs martiniquais terminer une course transatlantique de ce niveau représente un moment important pour la voile locale et un repère pour les projets nautiques du territoire.