CARICOM : Sainte-Lucie prend la présidence pour 6 mois

CARICOM

À partir du 1er juillet 2026, Sainte-Lucie prendra la présidence de la CARICOM pour une période de six mois. Quelques jours plus tard, l’île accueillera la 51e réunion régulière de la Conférence des chefs de gouvernement, du 5 au 8 juillet. Derrière ce calendrier officiel, une question plus large se dessine : comment rendre l’intégration caribéenne plus concrète pour les peuples ?

Sainte-Lucie au centre du calendrier caribéen

Dans les prochains jours, Sainte-Lucie deviendra l’un des lieux oĂ¹ la CaraĂ¯be viendra parler d’elle-mĂªme, de ses urgences et de son avenir commun. Lors du lancement national de la rĂ©union, le Premier ministre Philip J. Pierre a prĂ©sentĂ© ce rendez-vous comme un moment important pour son pays et pour l’ensemble de la CommunautĂ© caribĂ©enne.

Le calendrier est clair. Sainte-Lucie prendra la présidence de la CARICOM le 1er juillet 2026. Philip J. Pierre succédera alors à Dr Terrance Drew, Premier ministre de Saint Kitts and Nevis, actuel président de l’organisation. Cette présidence durera jusqu’au 31 décembre 2026

CARICOM
CARICOM

Une présidence tournante, une responsabilité partagée

Dans la CARICOM, la présidence tourne entre les États membres. Ce principe peut sembler très institutionnel. Pourtant, il dit quelque chose d’essentiel sur la région. Les petits États caribéens ne portent pas seuls leurs défis. Ils se relaient, se coordonnent et cherchent à maintenir une continuité dans les décisions collectives.

Pour Sainte-Lucie, cette responsabilitĂ© arrive Ă  un moment oĂ¹ la rĂ©gion fait face Ă  plusieurs pressions en mĂªme temps. Le changement climatique, les vulnĂ©rabilitĂ©s Ă©conomiques, la sĂ©curitĂ©, l’alimentation et la jeunesse ne sont plus des sujets sĂ©parĂ©s. Ils se croisent dans la vie quotidienne des habitants. C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que la CARICOM veut Ăªtre attendue : non pas uniquement dans les discours, mais dans les rĂ©sultats.

Du 5 au 8 juillet, les dirigeants de la CARICOM réunis

La 51e réunion régulière de la Conférence des chefs de gouvernement de la CARICOM se tiendra à Sainte-Lucie du 5 au 8 juillet 2026. La cérémonie d’ouverture est prévue le dimanche 5 juillet. Le lundi 6 juillet, les chefs de gouvernement ou leurs représentants participeront au Heads Retreat, un temps réservé aux échanges directs entre dirigeants.

Les sessions formelles auront ensuite lieu les mardi 7 et mercredi 8 juillet. Elles doivent permettre d’aborder les dossiers jugés essentiels pour l’avenir de la Communauté. Ce format, entre discussions politiques et réunions officielles, vise à créer un espace de dialogue, de coordination et de décision.

CARICOM

De la résilience au renouvellement

Le thème choisi rĂ©sume l’ambition affichĂ©e : « CARICOM: From Resilience to Renewal in a Changing World ». La formule part d’un constat connu dans toute la CaraĂ¯be. Les peuples caribĂ©ens ont appris Ă  tenir face aux crises. Ouragans, chocs Ă©conomiques, hĂ©ritages coloniaux, dĂ©pendances extĂ©rieures : la rĂ©silience fait partie de l’histoire rĂ©gionale. Mais le message portĂ© par Sainte-Lucie est clair : tenir ne suffit plus. La rĂ©gion veut entrer dans une phase de renouvellement. Renouvellement des Ă©conomies, des institutions, de la coopĂ©ration, des opportunitĂ©s et de la confiance collective.

CARICOM

Des décisions qui doivent se voir

L’un des points les plus importants du discours de Philip J. Pierre concerne la visibilité des résultats. La CARICOM ne peut pas rester une idée réservée aux sommets, aux communiqués ou aux salles de conférence. Pour compter, l’intégration régionale doit toucher la vie des citoyens.

Cela passe par des sujets concrets : meilleure préparation face aux catastrophes, coopération en matière de sécurité, justice climatique, sécurité alimentaire, développement durable, santé publique, éducation et possibilités économiques. Ces thèmes paraissent vastes. Ils deviennent concrets quand une famille doit payer son panier alimentaire, quand une île se relève après un cyclone, ou quand un jeune cherche une place dans l’économie régionale.

CARICOM

Une question pour toute la CaraĂ¯be

En juillet 2026, Sainte-Lucie accueillera plus qu’une rĂ©union de dirigeants. L’île portera, pendant six mois, une part de la responsabilitĂ© rĂ©gionale. La 51e rĂ©union de la CARICOM sera un moment de diplomatie, mais aussi un test politique : la CaraĂ¯be peut-elle transformer sa rĂ©silience en dĂ©cisions visibles ? La rĂ©ponse ne se jouera pas seulement Ă  Sainte-Lucie. Elle se mesurera dans la capacitĂ© de toute la rĂ©gion Ă  faire de la coopĂ©ration caribĂ©enne une rĂ©alitĂ© que les peuples peuvent reconnaĂ®tre dans leur quotidien.

Saint-Lucia prendra officiellement la présidence de la CARICOM le 1er juillet 2026. Le Premier ministre Philip J. Pierre succédera alors à Dr Terrance Drew, Premier ministre de Saint Kitts and Nevis. Cette présidence tournante durera six mois, jusqu’au 31 décembre 2026.

La 51e réunion régulière de la Conférence des chefs de gouvernement de la CARICOM se tiendra à Sainte-Lucie du 5 au 8 juillet 2026. La cérémonie d’ouverture est prévue le dimanche 5 juillet, avant le Heads Retreat du 6 juillet et les sessions formelles des 7 et 8 juillet.

Cette rĂ©union est importante parce qu’elle intervient au moment oĂ¹ Sainte-Lucie prend la prĂ©sidence de la CARICOM. Elle doit permettre aux dirigeants caribĂ©ens d’aborder des sujets majeurs comme le climat, la sĂ©curitĂ©, la coopĂ©ration Ă©conomique, la sĂ©curitĂ© alimentaire et l’avenir de l’intĂ©gration rĂ©gionale. L’enjeu est de transformer les discussions politiques en rĂ©sultats visibles pour les peuples caribĂ©ens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

Emancipation Day
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

Emancipation Day : pourquoi le 1er août reste une mémoire vivante ?

Ă€ la Barbade, deux bras de bronze s’élèvent, les poignets encore entourĂ©s de chaĂ®nes brisĂ©es. Le sculpteur Karl Broodhagen a donnĂ© Ă  cette figure une puissance immĂ©diatement lisible : celle d’un corps qui refuse dĂ©sormais l’asservissement. Souvent appelĂ©e statue de Bussa, l’œuvre est devenue l’un des symboles les plus visibles de l’émancipation sur l’île. Ă€ l’approche du 1er aoĂ»t, cette image rappelle que l’Emancipation Day ne se rĂ©sume pas Ă  un jour fĂ©riĂ©. Dans plusieurs anciennes colonies britanniques de la CaraĂ¯be, la date ouvre un espace de mĂ©moire. Elle invite Ă  regarder les rĂ©sistances, les souffrances et les libertĂ©s conquises, mais aussi ce que les sociĂ©tĂ©s actuelles choisissent d’en transmettre. Emancipation Day : que commĂ©more rĂ©ellement le 1er aoĂ»t ? Le Slavery Abolition Act a Ă©tĂ© adoptĂ© par le Parlement britannique en 1833 et est entrĂ© en vigueur le 1er aoĂ»t 1834. Pourtant, cette date n’a pas signifiĂ© une libertĂ©

Lire la suite "
Grenade
TOURISME
Tolotra

Grenade : 2006, naissance d’un musée sculpté par l’océan.

Ă€ quelques mètres sous la surface, les silhouettes apparaissent lentement. Des enfants se tiennent par la main. Un homme reste assis devant sa machine Ă  Ă©crire. Ă€ Grenade, l’art ne se contente pas d’occuper le fond de la mer : il se transforme avec lui. Plus loin, des personnages de carnaval semblent avancer dans l’eau. Le visiteur ne dĂ©couvre pas seulement des sculptures immergĂ©es. Il entre dans un paysage que les courants, les coraux et le temps continuent de façonner. En 2006, l’artiste Jason deCaires Taylor installe dans la baie de Molinere ce qui sera largement reconnu comme le premier parc de sculptures sous-marines au monde. SituĂ© aujourd’hui dans l’aire marine protĂ©gĂ©e de Molinere-BeausĂ©jour, le site se trouve Ă  une profondeur comprise entre cinq et huit mètres. Il peut donc Ăªtre observĂ© en plongĂ©e, avec un masque et un tuba, ou depuis un bateau Ă  fond de verre. Près de

Lire la suite "
Caribbean Music Awards
MUSIQUE
Tolotra

Caribbean Music Awards 2026 : de Brooklyn Ă  Trinidad-et-Tobago

Lorsque Nailah Blackman montera sur la scène du NAPA, le 19 septembre 2026, son rĂ´le dĂ©passera celui d’une prĂ©sentatrice. La chanteuse trinidadienne accompagnera le retour symbolique d’une cĂ©rĂ©monie nĂ©e Ă  New York vers la rĂ©gion dont elle cĂ©lèbre les voix. Pour la première fois, les Caribbean Music Awards seront organisĂ©s dans la CaraĂ¯be. Après trois Ă©ditions au Kings Theatre de Brooklyn, l’évĂ©nement choisit Port of Spain pour ouvrir un nouveau chapitre. La quatrième cĂ©rĂ©monie des Caribbean Music Awards se tiendra au National Academy for the Performing Arts, au cÅ“ur de la capitale de Trinidad-et-Tobago. Elle constituera le temps fort d’un programme organisĂ© du 18 au 20 septembre sous le thème « Sounds of the Caribbean ». De Brooklyn Ă  Port of Spain Ce dĂ©placement ne ressemble pas Ă  un simple changement de salle. Brooklyn a permis Ă  la manifestation de se construire au contact de l’une des diasporas caribĂ©ennes les

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communautĂ© Richès Karayib ! Inscrivez-vous Ă  notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande