Sainte-Lucie affirme sa volonté d’offrir une expérience unique ancrée dans son identité
Au Seatrade Cruise Global 2025 de Miami, Sainte-Lucie a rappelé ce qui fait sa singularité dans l’univers caribéen : un patrimoine naturel exceptionnel, une culture dynamique et une expérience touristique introuvable ailleurs.
À travers les mots de Louis Lewis, CEO de la Saint Lucia Tourism Authority, l’île caribéenne affirme sa volonté de conjuguer authenticité, dynamisme touristique et préservation de son identité profonde.
Une destination entre nature spectaculaire et héritage vivant
Pour Louis Lewis, Sainte-Lucie ne se contente pas d’offrir des plages paradisiaques.
L’île propose une expérience unique, où la nature et la culture se rejoignent à chaque étape.
Seul endroit au monde où l’on peut conduire directement dans un volcan actif,
Sites naturels remarquables : cascades, sources thermales, forêts luxuriantes, plages de sable noir et or,
Monts Pitons classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
« Nous avons un produit naturel exceptionnel, mais c’est aussi la richesse humaine, le brassage culturel de Sainte-Lucie, qui rendent l’expérience inoubliable », souligne Louis Lewis.
La culture locale, issue d’un mélange britannique, français, africain et caribéen, s’exprime à travers :
Les festivals créoles,
Les fêtes traditionnelles,
La gastronomie et la musique locale,
Les événements communautaires valorisant l’authenticité de l’île.
🎯 Le pari de Sainte-Lucie : faire de chaque escale une immersion dans un art de vivre unique et profondément enraciné.
Diversifier l’offre et lisser la saison touristique
Si la croisière reste un pilier fort de l’économie touristique,
Sainte-Lucie ne veut pas se contenter d’une activité saisonnière concentrée sur l’hiver.
Grâce à l’Agence de Tourisme Communautaire, de nouveaux produits ont été créés pour :
Valoriser des expériences locales authentiques,
Développer de nouvelles excursions culturelles et naturelles,
Attirer les visiteurs aussi bien en haute qu’en basse saison.
Quelques exemples emblématiques :
Le Sea Moss Experience (autour de l’algue marine traditionnelle),
Les fêtes créoles et carnavals,
Le Festival des Fleurs,
Les circuits dans les villages et sites naturels préservés.
Cette stratégie vise à étaler les flux de visiteurs tout au long de l’année, préserver les sites emblématiques de la surfréquentation et renforcer l’impact économique local.
🎯 La vision de Louis Lewis : bâtir une croissance touristique harmonieuse, portée par l’authenticité, la culture vivante et le respect des ressources naturelles.
Sainte-Lucie, l’émotion au cœur de l’expérience croisière
Au Seatrade Cruise Global 2025, Sainte-Lucie a affirmé haut et fort que son développement touristique s’inscrira dans une logique d’authenticité, de diversité et de préservation.
Entre volcans accessibles, traditions créoles et accueil chaleureux, l’île propose aux croisiéristes bien plus qu’une escale : une immersion dans un territoire où la nature, la culture et l’histoire tissent des souvenirs uniques et durables.
Labora Caribbean Art Expedition est une initiative artistique, maritime et patrimoniale qui prend racine en Guadeloupe pour rayonner à l’échelle caribéenne. Porté par des artistes, marins, chercheurs et institutions, ce projet d’expédition à bord d’un voilier traditionnel entend relier les îles, recueillir les savoirs, faire dialoguer les générations et valoriser les cultures populaires souvent marginalisées. Plus qu’un simple programme artistique, il s’agit d’un processus vivant de documentation, de transmission et d’échange entre communautés insulaires, avec la mer pour trait d’union.
Une plateforme artistique mobile née en Guadeloupe autour du voilier Labora
Le projet prend forme autour du S/V Labora, un hajkutter danois en bois construit en 1939, aujourd’hui restauré et transformé en musée vivant et plateforme de création mobile. L’idée a germé en Guadeloupe, notamment lors de son escale au Mémorial ACTe pendant la Rhum Race, où des musiciens de Grenade ont embarqué et des centaines d’élèves guadeloupéens ont découvert la vie à bord. De cette expérience est née une volonté collective : faire du Labora un vecteur de mémoire vivante à l’échelle caribéenne.
Trois axes fondamentaux : arts traditionnels, navigation et transmission
Labora Caribbean Art Expedition repose sur trois piliers indissociables :
- Les arts traditionnels caribéens (musique, danse, arts visuels, récits oraux, savoir-faire artisanaux).
- La navigation à voile, comme moyen de déplacement mais aussi de lien historique entre les îles.
- La transmission intergénérationnelle et éducative, à travers des ateliers, des résidences, des documentaires et des stages.
À chaque escale, le voilier devient à la fois scène itinérante, lieu de résidence artistique et espace d’archives vivantes.
Répondre à l’isolement insulaire par l’art et la mer
Le projet part d’un constat simple mais profond : dans la Caraïbe, de nombreuses communautés insulaires restent isolées par manque d’infrastructures de transport, ce qui freine les échanges culturels. Le voilier Labora pallie ces obstacles en créant un réseau itinérant de création, de documentation et de partage. Il devient un outil de dialogue, brise les préjugés, connecte les artistes, et ouvre des espaces de collaboration entre communautés souvent éloignées.
Objectifs pédagogiques, sociaux et scientifiques
L’ambition de Labora Caribbean Art Expedition est de préserver les savoirs en danger, mais aussi de leur redonner une place dans les sociétés d’aujourd’hui. Le projet vise à :
- Documenter les traditions en voie de disparition à travers films, enregistrements, photographies, carnets de bord.
- Créer des archives numériques restituées aux communautés et aux établissements scolaires.
- Organiser des ateliers de transmission dans les écoles, les ports, les quartiers et les villages.
- Mettre en place un programme de stages internationaux (en lien avec les universités en anthropologie, musicologie, ethnologie, audiovisuel).
- Encourager l’émergence d’initiatives éducatives intégrant les cultures caribéennes dans les curriculums.
Un projet collectif : artistes, institutions, chercheurs, marins
Trois entités principales coordonnent le projet :
- Road Book’ Arts (Guadeloupe), association spécialisée dans la production artistique et les résidences culturelles.
- Le Temps du Vent, collectif français basé à Marie-Galante, propriétaire du voilier Samsara, dédié à la valorisation de la navigation traditionnelle.
- The Liberty International Sailing Club (LISC), structure transnationale qui pilote le voilier Labora et réunit marins, anthropologues, vidéastes et musiciens.
Ils sont accompagnés d’un réseau élargi de partenaires caribéens et internationaux, dont :
- Galerie l’Art s’En Mêle, L’Artocarpe, United Caribbean Artists, Patoray, Waka Films, FaireSens BeeSiw, La Croisée des Chemins, Centre des Arts de Pointe-à-Pitre.
- Anna Chiara Sabatino, chercheuse et cinéaste italienne en storytelling numérique.
- Tara Douglas, documentariste de l’Adivasi Arts Trust.
- Mark Lindenberg, anthropologue et cinéaste.
- Makeda Martel, facilitatrice artistique et fondatrice de La Croisée des Chemins.
Le rôle central de la Guadeloupe dans la gouvernance du projet
Un comité local accompagne le développement et l’ancrage territorial du projet :
- Martine Fazer, journaliste et directrice du Festival international de graffiti et d’art de rue.
- Arthur Trouabal, ancien expert en art et formateur.
- Raymonde Pater Torin, danseuse, chorégraphe et spécialiste du gwoka.
Leur implication garantit que le projet reste connecté aux réalités locales, sans exotisme ni folklorisation.
Calendrier et itinéraire de l’expédition
La phase pilote se déroulera de janvier à mai 2025, avec des escales prévues en Guadeloupe, Dominique, Martinique, et probablement Sainte-Lucie. Elle permettra de tester les formats, évaluer la logistique, affiner la méthode de documentation, et solidifier les partenariats. L’objectif est ensuite d’étendre le projet jusqu’en 2026, en reliant progressivement Trinidad à Cuba, avec deux à trois voiliers naviguant en coordination à terme.
Une invitation aux artistes caribéens
L’équipe de Labora lance un appel à participation aux artistes caribéens souhaitant s’impliquer dans ce processus de création collective. Qu’ils soient musiciens, danseurs, artisans, conteurs, vidéastes ou enseignants, tous sont invités à embarquer pour partager leur vision du patrimoine vivant et contribuer à une mémoire partagée des Caraïbes.
Labora Caribbean Art Expedition dépasse le cadre d’une simple expédition culturelle. C’est un projet politique, social et éducatif, qui utilise la navigation traditionnelle comme levier de cohésion, de résilience et d’inspiration. En reliant les îles, il relie aussi les mémoires, les héritages et les générations. Il propose une nouvelle manière de penser la Caraïbe depuis la mer, en mettant à flot les voix oubliées, les gestes menacés, et les musiques qui portent l’âme des peuples insulaires.
Turks and Caicos affirment leur identité d'archipel vivant et accueillant
Au Seatrade Cruise Global 2025 de Miami, Turks and Caicos ont mis en avant ce qui fait leur singularité dans la Caraïbe : un accueil authentique, une diversité insulaire unique et un profond respect pour leur environnement naturel et culturel.
À travers les voix du comité de tourisme: Experience Turks and Caicos et du Ministère du Tourisme, l’archipel affirme son ambition : proposer des expériences authentiques pour chaque visiteur, tout en accompagnant la croissance de l’activité croisière de manière durable.
La chaleur humaine au cœur de l’expérience - Le regard du Comité du tourisme
Pour Alverson Lewis, Responsable principal du développement de l’offre touristique au sein d’Experience Turks and Caicos (le Comité de tourisme), l’authenticité est l’âme du tourisme local.
« Nous voulons que chaque visiteur se sente accueilli comme un membre de la famille », confie-t-il.
Au-delà des plages paradisiaques, la véritable richesse de l’archipel réside dans la chaleur de ses habitants et la personnalité unique de chaque île.
Chaque île raconte une histoire différente :
Grand Turk, empreinte d’histoire,
Salt Cay, gardienne des traditions,
Providenciales, célèbre pour ses plages immaculées,
South Caicos, sanctuaire naturel préservé.
« Nous ne vendons pas un produit, nous partageons une histoire », souligne Alverson Lewis.
🎯 Son souhait : préserver l’authenticité de l’archipel, tout en développant de nouvelles activités qui invitent les visiteurs à aller au-delà du port.
Diversifier et enrichir l’expérience croisière – La stratégie du Ministère du Tourisme
Pour Arthur Been, Deputy Permanent Secretary au Ministère du Tourisme, la croisière est un pilier de l’économie touristique des TCI — mais son développement doit rester harmonieux.
Aujourd’hui, l’archipel accueille plus d’un million de croisiéristes par an, principalement via Grand Turk, qui offre une particularité rare :
un port situé à quelques pas d’une plage de rêve.
Arthur Been insiste sur la nécessité de mieux faire découvrir les richesses cachées de l’archipel :
Un patrimoine historique fascinant, lié aux premiers voyages de Christophe Colomb, à John Glenn et à la guerre d’indépendance américaine,
Des expériences authentiques pour renforcer le lien entre visiteurs et territoire.
« Nous travaillons à créer plus d’excursions, plus d’activités immersives, pour révéler ce que nous sommes vraiment », explique-t-il.
🎯 Son ambition : continuer à dépasser les attentes des visiteurs, sans jamais trahir l’authenticité et la beauté naturelle des îles.
Turks and Caicos, l’authenticité comme signature
Au Seatrade Cruise Global 2025, Turks and Caicos ont confirmé leur vision :
faire de chaque croisière bien plus qu’une escale, une véritable immersion dans une Caraïbe préservée, accueillante et pleine d’histoires.
Entre accueil chaleureux, diversité insulaire et préservation de l’authenticité, l’archipel trace sa voie : grandir sans jamais renier son âme.
La Jamaïque affirme sa stratégie d'allier patrimoine vivant et excellence maritime
Au Seatrade Cruise Global 2025 de Miami, la Jamaïque a présenté une vision forte : conjuguer la richesse de son patrimoine culturel avec l’ambition de renforcer son attractivité dans le secteur de la croisière.
À travers les interventions de Carol Rose Brown et Mark Hylton, la Jamaïque, un point d’ancrage dans les itinéraires de la croisière caribéenne, affirme sa volonté d’ancrer son développement touristique dans l’authenticité, l’innovation et la résilience.
Préserver l'âme culturelle de la Jamaïque – L'initiative portée par Carol Rose Brown
Pour Carol Rose Brown, directrice du Jamaica Centre for Tourism Innovation au sein du Tourism Enhancement Fund, préserver l’identité jamaïcaine est un enjeu majeur dans un monde touristique de plus en plus standardisé.
Au cœur de cette démarche : le Artisan Village de Falmouth.
Pensé comme un écrin vivant de savoir-faire traditionnels — céramique, vannerie, cuir, couture, cigares —, le village permet aux visiteurs de découvrir, comprendre et acheter directement auprès des artisans locaux.
« Nous ne voulons pas que notre culture soit reléguée à un simple spectacle : elle doit être vécue, partagée, transmise », insiste Carol Rose Brown.
L’Artisan Village innove également en intégrant :
Des technologies immersives (réalité augmentée, QR codes interactifs),
Des événements gratuits mêlant gastronomie, artisanat et spectacles vivants,
Des ateliers créatifs, permettant aux visiteurs de participer activement.
🎯 L’ambition portée par Carol Rose Brown : faire de chaque escale en Jamaïque une rencontre authentique avec l’âme du pays, et étendre ce modèle culturel à d’autres sites de l’île.
Renforcer la compétitivité croisière – La vision du Port Authority
Pour Mark A. Hylton, vice-président en charge des opérations croisière à la Port Authority of Jamaica, la Jamaïque a su faire preuve d’une résilience exceptionnelle face aux défis récents.
En 2024, malgré un incident majeur ayant temporairement affecté l’un des ports, l’île a maintenu un haut niveau d’arrivées croisière, grâce à :
Des infrastructures solides,
Des relations étroites avec les compagnies de croisière,
Une capacité à s’adapter rapidement aux nouvelles attentes.
La Jamaïque travaille également à :
Améliorer ses liaisons routières pour faciliter la mobilité des visiteurs,
Développer de nouvelles attractions autour de ses ports d’escale,
Renforcer son positionnement sur les itinéraires de la Caraïbe occidentale.
« Nous devons continuer à innover pour rester compétitifs, tout en valorisant ce qui fait la singularité de la Jamaïque », souligne Mark Hylton.
🎯 Son souhait : construire une croissance durable, qui bénéficie à la fois aux communautés locales et aux compagnies maritimes.
Une Jamaïque entre héritage et modernité
Au Seatrade Cruise Global 2025, la Jamaïque a démontré que la croisière peut être bien plus qu’un transit :
elle peut devenir une rencontre authentique entre voyageurs et territoires.
Portée par sa culture vivante et sa capacité d’adaptation, la Jamaïque trace un chemin ambitieux : construire un tourisme maritime fort, fidèle à son identité et tourné vers l’avenir.
Saint-Vincent-et-les-Grenadines affirme son engagement pour l’innovation et l’authenticité
Du 8 au 11 avril 2025, Saint-Vincent-et-les-Grenadines figurait parmi les territoires caribéens présents au Seatrade Cruise Global de Miami, le plus grand salon mondial dédié à l’industrie de la croisière.
À travers les témoignages du Comité du Tourisme, de l’Autorité Portuaire et de l’Association des Chauffeurs de Taxi, le pays a affiché ses ambitions : affirmer son identité, renforcer ses infrastructures, et se positionner comme une destination authentique, durable et résolument tournée vers l’avenir dans l’univers de la croisière caribéenne.
Développer un tourisme authentique et diversifié – La vision du Comité du Tourisme
Pour Annette Mark, directrice générale du Comité du Tourisme de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Seatrade est « un rendez-vous essentiel, riche en rencontres et en opportunités pour l’avenir ».
Elle insiste sur l’importance des prochaines saisons (2026–2028) pour consolider l’image du pays sur la scène internationale.
L’île bénéficie aujourd’hui d’un véritable élan grâce à :
- L’ouverture de l’aéroport international en 2017,
L’implantation de grandes marques hôtelières comme Sandals, Mandarin Oriental, et Soho House.
Ces investissements transforment l’accueil touristique, notamment sur l’île principale.
Cependant, la situation géographique de Saint-Vincent représente un défi pour les croisières classiques de 7 jours au départ de Miami.
« Nous devons créer la demande pour encourager les compagnies à prolonger leurs itinéraires et venir plus au sud », explique Annette Mark.
Ce qui rend Saint-Vincent et les Grenadines unique ?
Une biodiversité exceptionnelle entre plages de sable noir, cascades et volcans,
Des îles coralliennes aux plages de sable blanc,
Une authenticité préservée, loin du tourisme de masse.
🎯 Annette Mark souhaite que Saint-Vincent-et-les-Grenadines continue à se positionner comme une destination boutique, authentique et inoubliable.
Miser sur des infrastructures durables – La stratégie de l’Autorité Portuaire
Pour Carl James, directeur général de l’Autorité Portuaire de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Seatrade est l’occasion de « renforcer les liens avec les compagnies de croisière et d’améliorer l’expérience client ».
Deux axes stratégiques guident son action :
Diversifier les offres pour inviter les passagers à explorer au-delà de la ville.
Renforcer la durabilité des infrastructures portuaires.
Parmi les projets majeurs :
Un nouveau port de fret, dont l’achèvement est prévu en août 2025,
La transformation de l’ancien port en un véritable espace de vie : marina, commerces, hôtellerie, espaces culturels, et terminal de croisière modernisé.
Carl James insiste aussi sur la valorisation du patrimoine Garifuna, avec des projets visant à faire découvrir leur culture, leur architecture traditionnelle et leur cuisine aux visiteurs.
« Ce qui nous distingue, c’est notre histoire vivante, celle des Garifunas, et nous devons la partager avec le monde », affirme-t-il.
🎯 Si Carl James a pour ambition de construire un port éco-responsable, alimenté par la géothermie, capable d’offrir de l’électricité verte aux navires à quai.
Offrir une hospitalité chaleureuse – L'engagement de l’Association des Chauffeurs de Taxi
Membre de l’SVG Taxi Drivers Association, Nigel Antrobus défend une autre facette clé de l’expérience touristique : l’accueil personnalisé.
Depuis plus de 40 ans, l’association œuvre pour garantir aux visiteurs sécurité, confort et immersion locale.
« Avec nous, les touristes découvrent des lieux que les grands bus ne peuvent pas atteindre, vivent des expériences authentiques et tissent un lien humain avec notre île », explique-t-il.
La coopération entre chauffeurs, ministères et opérateurs touristiques permet aujourd’hui de mieux équilibrer le flux entre excursions organisées et découvertes privées.
Au-delà du transport, l’Association assure un haut niveau de fiabilité :
« Si un visiteur oublie un objet, il est garanti de le récupérer rapidement. C’est une question de confiance. »
🎯 Si Nigel Antrobus souhaite renforcer encore davantage la coopération entre les acteurs pour offrir une hospitalité inégalée à chaque visiteur.
Saint-Vincent-et-les-Grenadines, une destination boutique à l’authenticité affirmée
Au Seatrade Cruise Global 2025, Saint-Vincent-et-les-Grenadines a montré que l’authenticité, la durabilité et la valorisation du patrimoine sont des leviers puissants pour construire l’avenir de la croisière caribéenne.
À travers des projets d’infrastructures, une stratégie culturelle forte et l’engagement de ses professionnels du tourisme, le pays trace son chemin, fidèle à son identité tout en s’ouvrant à de nouvelles opportunités.
Plus qu’une destination, Saint-Vincent-et-les-Grenadines offre une expérience vivante où nature, histoire et hospitalité se conjuguent pour créer des souvenirs uniques.
Les pêcheurs Garifunas du Honduras incarnent une mémoire vivante des Caraïbes noires, à la croisée de l’histoire, de la tradition maritime et des luttes contemporaines pour la survie culturelle. Bien plus qu’une activité économique, la pêche artisanale constitue pour cette communauté afro-indigène un fondement identitaire. Héritiers d’un métissage unique entre Africains évadés et populations autochtones caraïbes, les Garifunas ont su développer et préserver un savoir-faire maritime qui relie intimement les gestes du quotidien à une vision du monde façonnée par l’océan.
Une histoire née de l’exil et de la résistance
Les pêcheurs Garifunas du Honduras ne sont pas nés sur les côtes d’Amérique centrale. Leur histoire prend racine au XVIIe siècle, sur l’île antillaise de Saint-Vincent, où des esclaves africains naufragés — parfois évadés — trouvent refuge auprès des populations indigènes Kalinagos et Arawaks. Ce mélange, unique dans l’histoire coloniale caribéenne, donne naissance à une nouvelle communauté : les Garifunas.
Mais cette autonomie relative prend fin avec l’arrivée des Britanniques. En 1797, accusés de soutenir les Français, les Garifunas sont capturés, déportés en masse sur l’île de Roatan, au large du Honduras. De là, ils s’installent progressivement sur les côtes caraïbes du Honduras, du Belize, du Guatemala et du Nicaragua. C’est sur ce littoral qu’émergera leur rapport particulier à la mer, à travers la pêche artisanale.
Une pêche enracinée dans les traditions
Aujourd’hui encore, les pêcheurs Garifunas du Honduras perpétuent des techniques transmises oralement depuis des générations. Loin des logiques industrielles, leur pratique repose sur des embarcations légères, souvent en bois, mues par la rame ou de petits moteurs, ainsi que sur l’usage de filets, de lignes ou de nasses. Le respect du cycle de reproduction des espèces, la connaissance fine des courants et des fonds marins, ainsi que la capacité à lire les signes du ciel, font partie intégrante de leur expertise.
La pêche n’est pas seulement une question de subsistance. C’est un acte profondément culturel, étroitement lié à la cuisine, à la musique et à la spiritualité. Des plats traditionnels comme la Machuca (purée de banane plantain accompagnée de poisson dans un bouillon de lait de coco) racontent la mer autant qu’ils nourrissent les corps. La transmission de ces recettes, le partage des repas, les chants exécutés lors des retours de pêche participent d’un véritable rituel communautaire.
Un rôle central des femmes dans l’économie maritime
Si la figure du pêcheur est souvent masculine, les pêcheurs Garifunas du Honduras forment en réalité un écosystème dans lequel les femmes jouent un rôle central. Elles assurent la préparation, la transformation et parfois même la vente du poisson. Elles maintiennent vivantes les pratiques culinaires et organisent les réseaux de solidarité qui font vivre les villages. Dans certaines communautés, elles participent aussi aux activités de pêche côtière, notamment pour les coquillages.
Le modèle social garifuna repose sur une complémentarité entre les sexes, structurée autour de la famille élargie et de la communauté. Ce tissu social fort constitue un rempart contre les pressions extérieures, mais il est aujourd’hui fragilisé.
Pressions foncières et bouleversements écologiques
Depuis les années 1990, les pêcheurs Garifunas du Honduras voient leur mode de vie menacé par l’expansion de projets agro-industriels, touristiques et parfois extractifs sur leurs terres côtières. Le développement de plantations de palmiers à huile, de complexes hôteliers ou de marinas empiète sur les zones de pêche traditionnelles, parfois sans consultation préalable des communautés locales.
Les expropriations, souvent contestées par les habitants, soulèvent des inquiétudes légitimes quant au respect des droits fonciers reconnus aux Garifunas. Ce phénomène entraîne une raréfaction des ressources marines accessibles, une pression accrue sur les écosystèmes et une marginalisation économique progressive des pêcheurs.
À cela s’ajoutent les effets du changement climatique. L’érosion du littoral, la hausse des températures marines et la perturbation des saisons de reproduction affectent directement l’abondance et la diversité des espèces pêchées. Les pêcheurs Garifunas du Honduras doivent désormais naviguer dans un environnement de plus en plus incertain.
Une mobilisation communautaire et juridique
Face à ces défis, les communautés ne restent pas passives. L’Organisation fraternelle noire hondurienne (OFRANEH), pilier du mouvement garifuna, œuvre depuis plus de 40 ans à la défense des droits culturels et territoriaux des Garifunas. Elle soutient les pêcheurs Garifunas du Honduras en menant des campagnes de sensibilisation, en engageant des recours juridiques au niveau national et international, et en accompagnant des projets de souveraineté alimentaire.
Parmi les cas emblématiques figure celui de la communauté de Triunfo de la Cruz, qui a obtenu gain de cause devant la Cour interaméricaine des droits humains. L’OFRANEH milite également pour des pratiques de pêche durable, respectueuses de la biodiversité et adaptées au contexte écologique local.
Une mobilisation communautaire et juridique
Face à ces défis, les communautés ne restent pas passives. L’Organisation fraternelle noire hondurienne (OFRANEH), pilier du mouvement garifuna, œuvre depuis plus de 40 ans à la défense des droits culturels et territoriaux des Garifunas. Elle soutient les pêcheurs Garifunas du Honduras en menant des campagnes de sensibilisation, en engageant des recours juridiques au niveau national et international, et en accompagnant des projets de souveraineté alimentaire.
Parmi les cas emblématiques figure celui de la communauté de Triunfo de la Cruz, qui a obtenu gain de cause devant la Cour interaméricaine des droits humains. L’OFRANEH milite également pour des pratiques de pêche durable, respectueuses de la biodiversité et adaptées au contexte écologique local.
Un patrimoine vivant menacé mais résilient
Au-delà des aspects matériels, les pêcheurs Garifunas du Honduras sont les gardiens d’un patrimoine immatériel d’une richesse exceptionnelle. Leur langue, leur musique rythmée par les tambours et le punta, leurs danses et leurs croyances liées à la mer composent un univers symbolique puissant. La pêche est à la fois un acte quotidien et une métaphore de la relation au monde.
Chaque départ en mer, chaque filet lancé dans l’eau est aussi un acte de résistance culturelle. Les récits de mer, les chants de travail, les prières adressées aux ancêtres avant la pêche témoignent d’un rapport sacré à l’environnement.
Les pêcheurs Garifunas du Honduras ne sont pas seulement des acteurs économiques dans les zones côtières. Ils incarnent un équilibre entre tradition et résilience, entre savoir-faire ancestral et enjeux contemporains. Leur présence sur les rivages du Honduras rappelle que la mer n’est pas qu’un espace de ressources, mais aussi un lieu de mémoire, de transmission et de lutte. Défendre leur mode de vie, c’est aussi préserver une autre manière d’habiter le monde, plus respectueuse des équilibres naturels et humains.
Les Îles Vierges Américaines affirment leur singularité culturelle et touristique
Au Seatrade Cruise Global 2025 à Miami, les Îles Vierges Américaines (USVI) ont mis en avant ce qui fait leur singularité dans la Caraïbe :
un patrimoine culturel unique, issu d’une histoire danoise encore très vivante, allié à une stratégie croisière ambitieuse et durable.
À travers la voix d’Alani Henneman, commissaire adjointe au Département du Tourisme des Îles Vierges Américaines, l’archipel affirme sa volonté de conjuguer croissance touristique et préservation de son identité plurielle.
Trois îles, trois expériences, une hospitalité authentique
Le tourisme, première industrie du territoire, s’appuie largement sur la croisière.
Avec 1,8 million de croisiéristes accueillis cette année et une prévision de 1,9 million l’an prochain, les USVI confirment leur position stratégique dans les itinéraires caribéens.
La croisière s’y développe toute l’année, avec une légère basse saison en été.
Les efforts menés pendant la pandémie pour améliorer les infrastructures portuaires portent aujourd’hui leurs fruits : meilleure circulation, meilleure gestion des flux, et montée en gamme de l’expérience client.
Composées de Saint-Thomas, Saint-Jean et Saint-Croix, les Îles Vierges Américaines offrent une diversité rare dans la Caraïbe.
Chaque île revendique son atmosphère propre :
Saint-Thomas, vibrante et dynamique,
Saint-John, préservée et sauvage,
Saint-Croix, empreinte de culture et d’histoire.
🎯 L’objectif affiché par Alani Henneman : faire des USVI non seulement une escale, mais une véritable porte d’entrée pour découvrir la richesse du territoire.
Transformer l’escale en immersion culturelle
Pour Alani Henneman, l’enjeu majeur réside désormais dans la transformation de l’expérience croisière.
« Nous avons une identité culturelle forte, que nous voulons partager : le quadrille, l’architecture danoise, nos musiques, nos traditions. C’est cela que nous souhaitons faire vivre aux visiteurs », explique-t-elle.
Le développement de nouvelles excursions thématiques et l’amélioration de l’offre hôtelière sont au cœur de la stratégie.
L’ambition est claire : encourager les croisiéristes à prolonger leur séjour, en leur offrant des expériences authentiques et mémorables.
🎯 Si elle pouvait exaucer un vœu, Alani Henneman souhaiterait la création de nouveaux hôtels, pour transformer encore davantage de visiteurs de passage en touristes prolongés.
USVI, entre racines vivantes et avenir touristique
Au Seatrade Cruise Global 2025, les Îles Vierges Américaines ont réaffirmé qu’il est possible de conjuguer héritage historique, modernité touristique et accueil chaleureux.
En capitalisant sur la singularité de leur histoire et la diversité de leurs îles, elles tracent une voie ambitieuse :
faire de chaque croisière un véritable voyage au cœur d’une identité caribéenne authentique et fièrement préservée.
Le port de Saint Barthélemy est aujourd’hui au centre de toutes les attentions. Face à une saturation croissante, la collectivité a lancé un chantier d’agrandissement, essentiel pour garantir la fluidité des échanges et la prospérité de l’île. Voici les enjeux, les défis et l’avenir de cette infrastructure essentielle.
Le port de Saint Barthélemy : colonne vertébrale de l’île
Un rôle économique irremplaçable
Le port de Saint Barthélemy n’est pas seulement un quai où accostent les navires. C’est le cœur logistique de l’île, par lequel transitent chaque jour ciment, véhicules, produits alimentaires, carburants et colis divers. Pour Saint Barthélemy, où presque tout est importé, le port est synonyme de survie économique et de stabilité sociale. Sans lui, l’activité et la vie quotidienne seraient paralysées.
Des flux de marchandises toujours plus variés
Chaque année, le port de Saint Barthélemy voit défiler une diversité impressionnante de marchandises. Des conteneurs de produits frais, des matériaux de construction, des voitures, du carburant, mais aussi des équipements pour les hôtels et villas de luxe transitent par ses quais. Cette pluralité de flux souligne l’importance stratégique du port pour l’ensemble de la collectivité.
Une saturation qui menace l’équilibre logistique
Une croissance du trafic sans précédent
Depuis dix ans, le trafic du port de Saint Barthélemy ne cesse d’augmenter. Après l’ouragan Irma et la reprise économique, l’île a vu doubler le nombre de conteneurs importés. En 2023, ce sont près de 8 500 conteneurs et plus de 7 millions de litres de carburant qui ont été déchargés. Cette croissance exponentielle met à rude épreuve les infrastructures existantes.
Des conséquences concrètes au quotidien
Le manque d’espace entraîne des difficultés majeures. Les zones de manœuvre sont étroites, la cohabitation entre conteneurs, barges et pétroliers devient complexe, et les opérations s’enchaînent parfois dans la confusion. Certains jours, il est presque impossible de gérer simultanément le déchargement d’un pétrolier et l’arrivée de marchandises diverses, ce qui ralentit l’approvisionnement de l’île et crée des tensions parmi les professionnels du secteur.
Un projet d’agrandissement nécessaire
Un investissement de 10 millions d’euros
Face à cette saturation, la collectivité territoriale a décidé d’investir 10 millions d’euros pour agrandir le port de Saint Barthélemy. Ce chantier, entièrement financé localement, vise à créer 2 200 m² de terre-plein supplémentaires, soit une augmentation de plus de 20 % de la surface opérationnelle. Les travaux, qui dureront cinq mois, devraient permettre de fluidifier les échanges et d’améliorer la sécurité des opérations.
Des aménagements pensés pour l’avenir
L’agrandissement ne se limite pas à l’ajout d’espace. Il s’agit aussi de réorganiser les flux, de séparer les zones de déchargement, de créer des espaces dédiés aux conteneurs réfrigérés et de renforcer la sécurité autour des installations sensibles, comme l’usine de production d’eau potable. La darse intérieure sera comblée pour offrir une nouvelle zone de stockage et de manutention, répondant ainsi aux besoins croissants de l’île.
Les défis de la gestion portuaire à Saint Barthélemy
Cohabitation des différents trafics
L’un des principaux défis reste la gestion simultanée des différents types de trafic. Conteneurs, carburants, barges de débarquement : chaque activité a ses propres contraintes. L’agrandissement doit s’accompagner d’une organisation plus rigoureuse pour éviter les conflits d’usage et garantir la sécurité de tous les intervenants.
Réguler pour éviter une nouvelle saturation
Agrandir le port, c’est aussi prendre le risque de voir le trafic augmenter encore davantage. Pour éviter une nouvelle saturation, la collectivité envisage de moduler la taxe portuaire en fonction de la durée de séjour des marchandises, afin d’encourager une rotation régulière et de limiter l’encombrement des quais. Cette régulation sera essentielle pour préserver l’efficacité du port sur le long terme.
Le port de Saint Barthélemy, pilier des finances publiques
Le droit de quai : une ressource majeure
Chaque marchandise débarquée est soumise à un droit de quai de 5 %. Cette taxe, qui remplace la TVA sur l’île, rapporte chaque année près de 23 millions d’euros à la collectivité, faisant du port la deuxième source de revenus publics après les droits de mutation immobiliers. Cette fiscalité simple et efficace permet à l’île de financer ses infrastructures sans recourir à l’endettement.
Un impact direct sur la vie insulaire
Les recettes générées par le port représentent près d’un quart du budget de la collectivité. Elles servent à financer les investissements dans les écoles, la santé, les routes et la sécurité. Le bon fonctionnement du port conditionne donc non seulement l’approvisionnement de l’île, mais aussi la qualité de vie de ses habitants et la capacité de la collectivité à investir dans l’avenir.
L’agrandissement du port est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. C’est une réponse concrète à la saturation actuelle et un pari sur l’avenir économique de l’île. Grâce à cet investissement, le port de Saint Barthélemy pourra continuer à jouer son rôle de colonne vertébrale, garantissant l’approvisionnement, la sécurité et la prospérité de l’île pour les années à venir.
La Martinique affirme ses ambitions au Seatrade Cruise Global 2025
Du 8 au 11 avril 2025, la Martinique a brillé au Seatrade Cruise Global de Miami, le plus grand salon mondial dédié à l’industrie de la croisière.
À travers la voix du Grand Port Maritime, du Comité Martiniquais du Tourisme, de Marship – Antilles Shipping Services, et du CODERUM, l’île a affiché une ambition claire : renforcer sa position dans l’écosystème caribéen de la croisière, en alliant excellence opérationnelle, stratégie touristique et valorisation du patrimoine.
Le Grand Port Maritime de la Martinique : un hub en pleine transformation
Pour Bruno Mencé, président du directoire du Grand Port Maritime de la Martinique, le Seatrade est “the place to be”.
Dans une Caraïbe qui représente 38 % du marché mondial de la croisière, il était essentiel pour le port d’affirmer ses projets et ses investissements auprès des compagnies européennes et américaines.
Le défi majeur ? L’impact de la nouvelle taxe environnementale européenne (ETS) qui pénalise à la fois les billets d’avion et les tarifs maritimes. « L’impact aérien peut aller jusqu’à 180 euros par passager, ce qui représente un vrai frein pour notre développement en port base », explique Bruno Mencé.
Face à ces défis, la Martinique mise sur l’unité de ses acteurs : port, agents maritimes et Comité Martiniquais du Tourisme avancent ensemble avec un discours commun. Une approche collective saluée par les compagnies, gage de fiabilité et d’attractivité.
🎯 Si Bruno Mencé avait une baguette magique, il souhaiterait avant tout « alléger l’impact de l’ETS pour préserver le développement de la croisière en Martinique ».
Le Comité Martiniquais du Tourisme : positionner l’île comme territoire d’excellence
Pour Bruno Brival, directeur général du CMT, le Seatrade est une opportunité stratégique pour préparer les saisons futures et capter de nouvelles compagnies.
« Nous avons encore beaucoup sous le pied, comme on dit. Maintenant, c’est à nous de structurer des offres plus ancrées dans l’authenticité du territoire, pour transformer ce potentiel en une offre différenciante », souligne-t-il.
La Martinique est aujourd’hui bien notée par les compagnies de croisière, mais doit continuer à innover. Le territoire s’oriente vers un tourisme croisière à l’année, au-delà de la haute saison, avec des métiers qui deviendraient moins saisonniers.
Bruno Brival rappelle les quatre piliers qui fondent l’identité touristique de l’île :
Le balnéaire et nautisme,
Le patrimoine historique et mémoriel,
La gastronomie et le spiritourisme,
La nature et la biodiversité.
🎯 S’il avait une baguette magique, Bruno Brival souhaiterait « structurer une offre touristique plus immersive, plus authentique, et tournée vers la durabilité ».
Crédit photo @Comité Martiniquais de Tourisme
Marship – Antilles Shipping Services : garantir l’excellence opérationnelle au service de la croisière
Présents en Guadeloupe et en Martinique depuis plus de vingt ans, Marship et Antilles Shipping Services sont les représentants intégraux des compagnies maritimes, qu’il s’agisse de croisière ou de cargo.
« Notre rôle est de tout coordonner : formalités douanières, avitaillement, assistance technique, accueil des passagers, gestion des déchets », explique Catherine Defontis, directrice des agences.
Leur action, discrète mais essentielle, assure le bon déroulement de chaque escale.
Marship travaille avec un large éventail de compagnies : MSC, Virgin Voyages, Mein Schiff, Royal Caribbean, Carnival, Compagnie du Ponant, et bien d’autres.
Cependant, plusieurs freins persistent :
Des procédures administratives lourdes, par rapport aux autres territoires caribéens,
L’impact financier de l’ETS, qui rend les escales françaises plus coûteuses que celles de leurs voisins anglophones.
🎯 Si l’équipe de Marship avait une baguette magique, elle souhaiterait « faire disparaître l’ETS, augmenter le nombre d’escales, et continuer à renforcer les liens entre tous les acteurs du secteur ».
Le CODERUM : promouvoir l’authenticité martiniquaise à travers le spiritourisme
Célia Sainville, responsable tourisme à l’Habitation Clément, représentait le CODERUM au Seatrade.
Sa mission : défendre le spiritourisme, véritable vitrine culturelle autour du rhum martiniquais.
« Le spiritourisme apporte une dimension culturelle forte à notre offre touristique », rappelle-t-elle.
Participer à des visites de distilleries historiques, déguster les rhums, découvrir le patrimoine bâti : autant d’expériences qui enrichissent l’escale et laissent une empreinte durable chez les croisiéristes.
🎯 Si Célia Sainville avait une baguette magique, elle aimerait que « chaque croisiériste, après avoir découvert nos sites, ait envie de revenir pour un vrai séjour à la Martinique ».
Cœur des îles : l’expérience martiniquaise saluée à l’international
Autre signal fort pour Martinique : la reconnaissance internationale de l’agence réceptive martiniquaise Cœur des îles, récemment primée par Azamara Cruises dans la catégorie “meilleur nouveau tour operator” — une première pour les Antilles. Derrière cette récompense, un travail de fond porté par le groupe Julian’s depuis 2022, avec une approche qualitative, immersive et durable du tourisme.
En misant sur des petits groupes, des circuits hors des sentiers battus (cacao, vanille, jardin créole) et une cohérence entre activité physique, culture et gastronomie, Cœur des îles répond à une demande croissante : donner du sens à l’expérience. Cette stratégie séduit autant les croisiéristes nord-américains — en forte hausse avec 11 vols hebdomadaires vers le Canada en haute saison — que les voyageurs en séjour plus long. Avec plus de 80 000 visiteurs accueillis par an, l’agence prouve qu’il est possible d’allier exigence opérationnelle et ancrage territorial.
La Martinique trace sa voie vers un futur maritime ambitieux
Au Seatrade 2025, la Martinique a démontré son esprit collectif, sa capacité d’innovation et sa volonté d’affirmer son identité caribéenne.
En conjuguant excellence portuaire, offre touristique authentique et stratégie d’unité entre acteurs, l’île s’impose progressivement comme une destination croisière de référence dans la Caraïbe.
Le défi reste grand, entre concurrence régionale, adaptation réglementaire et innovation constante.
Mais une chose est certaine : la Martinique avance avec conviction vers un avenir maritime ambitieux et durable.
La Caribbean Shipping Association organise la 23e édition de la Caribbean Shipping Executives’ Conference (CSEC 2025) à Fort Lauderdale, du 19 au 20 mai 2025. Plus de 300 dirigeants du secteur maritime, issus de la Caraïbe, de l’Amérique latine et des États-Unis, se retrouveront pour échanger sur les enjeux structurels qui affectent les chaînes logistiques, la sécurité portuaire et les mutations commerciales du bassin caribéen.
Une organisation fédératrice au cœur des échanges régionaux
Fondée en 1970 à Kingston (Jamaïque), la Caribbean Shipping Association représente l’ensemble des acteurs du transport maritime de la zone. Son rôle est de structurer la coopération entre ports, armateurs et transitaires, de défendre les intérêts communs et d’accompagner la modernisation du secteur. Forte de plus de cinq décennies d’expérience, elle s’impose aujourd’hui comme un interlocuteur central dans la transformation de l’économie maritime régionale.
Pourquoi Fort Lauderdale pour le CSEC 2025 ?
La tenue du CSEC 2025 à Fort Lauderdale souligne l’importance stratégique de Port Everglades, infrastructure majeure du comté de Broward. À la croisée des échanges entre les États-Unis et les pays de la Caraïbe, ce port s’adapte aux nouvelles exigences du commerce régional. Selon Joseph Morris, son directeur général, l’évolution des équipements et la digitalisation des opérations logistiques positionnent Port Everglades comme un acteur-clé du dialogue maritime transfrontalier.
Des thématiques en phase avec les transformations du secteur
L’IA et la chaîne logistique maritime
L’intégration de l’intelligence artificielle dans la gestion portuaire et logistique sera un thème central du CSEC 2025. La Caribbean Shipping Association mettra en lumière les travaux de Daniel Acosta (Grydd Inc) et Alex Marroquin, qui illustreront comment l’IA peut améliorer la réactivité des ports et la performance opérationnelle des compagnies maritimes. Il sera également question de rentabilité, d’automatisation des processus et de veille stratégique.
Résilience climatique et sécurité portuaire
La résilience face aux dérèglements climatiques et l’amélioration de la sécurité figurent parmi les priorités abordées. Plans de continuité d’activité, infrastructures résilientes, alimentation électrique à quai, innovations en carburants à faible émission… La Caribbean Shipping Association souhaite ainsi engager ses membres dans des stratégies concrètes de transition écologique, adaptées aux spécificités du climat et des ressources locales.
Tarifs douaniers et mutations de la croisière
Les implications des politiques commerciales des États-Unis et les perspectives du secteur de la croisière seront traitées lors du deuxième jour. Diego Rodriguez Paez (Americas Market Intelligence) présentera une analyse macroéconomique de l’Amérique latine, avec un focus sur les flux portuaires et les tendances tarifaires. Cette session vise à renforcer la capacité d’anticipation des membres de la Caribbean Shipping Association.
Intervenants de référence et partenariats structurants
Ouverture officielle et prises de parole
William Brown, président de la Caribbean Shipping Association, et Milaika Capella Ras, directrice générale, introduiront l’événement. Ils seront accompagnés de Hazelle P. Rogers (commissaire du comté de Broward) et de Joseph Morris. Cette séquence d’ouverture soulignera l’importance d’une approche concertée pour relever les défis logistiques, énergétiques et commerciaux à l’échelle régionale.
Partenaires stratégiques
Le CSEC 2025 bénéficie du soutien d’acteurs majeurs tels que Port Everglades, Tropical Shipping, Shipco Transport, Svitzer, Tote Maritime, Kingston Wharves Ltd, Inter-American Development Bank ou encore CFL Global Logistics Solutions. Ces partenaires illustrent la capacité de la Caribbean Shipping Association à fédérer des institutions publiques, privées et multilatérales autour de projets concrets.
Pourquoi s’inscrire au CSEC 2025 ?
Accès direct à l’expertise et à la mise en réseau
Le CSEC 2025 offre une occasion unique de dialoguer avec les dirigeants de la Caribbean Shipping Association, de bénéficier d’un retour d’expérience sectoriel et de se positionner au sein d’un réseau d’affaires régional solide. Ateliers, conférences, sessions de réseautage informel… chaque séquence est pensée pour favoriser les échanges utiles.
Inscriptions, tarifs et lieu
Les inscriptions se font en ligne sur le site officiel de la Caribbean Shipping Association (conference.caribbeanshipping.org). Les membres bénéficient d’un tarif préférentiel à 750 USD jusqu’au 4 avril, puis 850 USD jusqu’au 15 mai. Les non-membres peuvent s’inscrire à 1 100 USD en tarif anticipé, ou 1 250 USD jusqu’au 15 mai. Des pass journaliers sont également proposés. Le rendez-vous se tiendra à l’hôtel Hilton Fort Lauderdale Marina, facilement accessible depuis les principaux hubs de la région.
En réunissant décideurs, experts et opérateurs du secteur, la Caribbean Shipping Association confirme son rôle structurant pour la région. Le CSEC 2025 s’annonce comme un espace de réflexion collective, au service d’un transport maritime plus résilient, plus intelligent et mieux coordonné. Un jalon essentiel pour anticiper les mutations à venir.