Les pêcheurs Garifunas du Honduras incarnent une mémoire vivante des Caraïbes noires, à la croisée de l’histoire, de la tradition maritime et des luttes contemporaines pour la survie culturelle. Bien plus qu’une activité économique, la pêche artisanale constitue pour cette communauté afro-indigène un fondement identitaire. Héritiers d’un métissage unique entre Africains évadés et populations autochtones caraïbes, les Garifunas ont su développer et préserver un savoir-faire maritime qui relie intimement les gestes du quotidien à une vision du monde façonnée par l’océan.

Une histoire née de l’exil et de la résistance

Les pêcheurs Garifunas du Honduras ne sont pas nés sur les côtes d’Amérique centrale. Leur histoire prend racine au XVIIe siècle, sur l’île antillaise de Saint-Vincent, où des esclaves africains naufragés — parfois évadés — trouvent refuge auprès des populations indigènes Kalinagos et Arawaks. Ce mélange, unique dans l’histoire coloniale caribéenne, donne naissance à une nouvelle communauté : les Garifunas.

Mais cette autonomie relative prend fin avec l’arrivée des Britanniques. En 1797, accusés de soutenir les Français, les Garifunas sont capturés, déportés en masse sur l’île de Roatan, au large du Honduras. De là, ils s’installent progressivement sur les côtes caraïbes du Honduras, du Belize, du Guatemala et du Nicaragua. C’est sur ce littoral qu’émergera leur rapport particulier à la mer, à travers la pêche artisanale.

Garifunas du Honduras
©samaritanpurse.org
Garifunas du Honduras
©samaritanpurse.org

Une pêche enracinée dans les traditions

Aujourd’hui encore, les pêcheurs Garifunas du Honduras perpétuent des techniques transmises oralement depuis des générations. Loin des logiques industrielles, leur pratique repose sur des embarcations légères, souvent en bois, mues par la rame ou de petits moteurs, ainsi que sur l’usage de filets, de lignes ou de nasses. Le respect du cycle de reproduction des espèces, la connaissance fine des courants et des fonds marins, ainsi que la capacité à lire les signes du ciel, font partie intégrante de leur expertise.

La pêche n’est pas seulement une question de subsistance. C’est un acte profondément culturel, étroitement lié à la cuisine, à la musique et à la spiritualité. Des plats traditionnels comme la Machuca (purée de banane plantain accompagnée de poisson dans un bouillon de lait de coco) racontent la mer autant qu’ils nourrissent les corps. La transmission de ces recettes, le partage des repas, les chants exécutés lors des retours de pêche participent d’un véritable rituel communautaire.

Garifunas du Honduras
Garifunas du Honduras

Un rôle central des femmes dans l’économie maritime

Si la figure du pêcheur est souvent masculine, les pêcheurs Garifunas du Honduras forment en réalité un écosystème dans lequel les femmes jouent un rôle central. Elles assurent la préparation, la transformation et parfois même la vente du poisson. Elles maintiennent vivantes les pratiques culinaires et organisent les réseaux de solidarité qui font vivre les villages. Dans certaines communautés, elles participent aussi aux activités de pêche côtière, notamment pour les coquillages.

Le modèle social garifuna repose sur une complémentarité entre les sexes, structurée autour de la famille élargie et de la communauté. Ce tissu social fort constitue un rempart contre les pressions extérieures, mais il est aujourd’hui fragilisé.

Garifunas du Honduras

Pressions foncières et bouleversements écologiques

Depuis les années 1990, les pêcheurs Garifunas du Honduras voient leur mode de vie menacé par l’expansion de projets agro-industriels, touristiques et parfois extractifs sur leurs terres côtières. Le développement de plantations de palmiers à huile, de complexes hôteliers ou de marinas empiète sur les zones de pêche traditionnelles, parfois sans consultation préalable des communautés locales.

Les expropriations, souvent contestées par les habitants, soulèvent des inquiétudes légitimes quant au respect des droits fonciers reconnus aux Garifunas. Ce phénomène entraîne une raréfaction des ressources marines accessibles, une pression accrue sur les écosystèmes et une marginalisation économique progressive des pêcheurs.

À cela s’ajoutent les effets du changement climatique. L’érosion du littoral, la hausse des températures marines et la perturbation des saisons de reproduction affectent directement l’abondance et la diversité des espèces pêchées. Les pêcheurs Garifunas du Honduras doivent désormais naviguer dans un environnement de plus en plus incertain.

Une mobilisation communautaire et juridique

Face à ces défis, les communautés ne restent pas passives. L’Organisation fraternelle noire hondurienne (OFRANEH), pilier du mouvement garifuna, œuvre depuis plus de 40 ans à la défense des droits culturels et territoriaux des Garifunas. Elle soutient les pêcheurs Garifunas du Honduras en menant des campagnes de sensibilisation, en engageant des recours juridiques au niveau national et international, et en accompagnant des projets de souveraineté alimentaire.

Parmi les cas emblématiques figure celui de la communauté de Triunfo de la Cruz, qui a obtenu gain de cause devant la Cour interaméricaine des droits humains. L’OFRANEH milite également pour des pratiques de pêche durable, respectueuses de la biodiversité et adaptées au contexte écologique local.

Une mobilisation communautaire et juridique

Face à ces défis, les communautés ne restent pas passives. L’Organisation fraternelle noire hondurienne (OFRANEH), pilier du mouvement garifuna, œuvre depuis plus de 40 ans à la défense des droits culturels et territoriaux des Garifunas. Elle soutient les pêcheurs Garifunas du Honduras en menant des campagnes de sensibilisation, en engageant des recours juridiques au niveau national et international, et en accompagnant des projets de souveraineté alimentaire.

Parmi les cas emblématiques figure celui de la communauté de Triunfo de la Cruz, qui a obtenu gain de cause devant la Cour interaméricaine des droits humains. L’OFRANEH milite également pour des pratiques de pêche durable, respectueuses de la biodiversité et adaptées au contexte écologique local.

Un patrimoine vivant menacé mais résilient

Au-delà des aspects matériels, les pêcheurs Garifunas du Honduras sont les gardiens d’un patrimoine immatériel d’une richesse exceptionnelle. Leur langue, leur musique rythmée par les tambours et le punta, leurs danses et leurs croyances liées à la mer composent un univers symbolique puissant. La pêche est à la fois un acte quotidien et une métaphore de la relation au monde.

Chaque départ en mer, chaque filet lancé dans l’eau est aussi un acte de résistance culturelle. Les récits de mer, les chants de travail, les prières adressées aux ancêtres avant la pêche témoignent d’un rapport sacré à l’environnement.

Garifunas du Honduras

Les pêcheurs Garifunas du Honduras ne sont pas seulement des acteurs économiques dans les zones côtières. Ils incarnent un équilibre entre tradition et résilience, entre savoir-faire ancestral et enjeux contemporains. Leur présence sur les rivages du Honduras rappelle que la mer n’est pas qu’un espace de ressources, mais aussi un lieu de mémoire, de transmission et de lutte. Défendre leur mode de vie, c’est aussi préserver une autre manière d’habiter le monde, plus respectueuse des équilibres naturels et humains.

Les Îles Vierges Américaines affirment leur singularité culturelle et touristique

Au Seatrade Cruise Global 2025 à Miami, les Îles Vierges Américaines (USVI) ont mis en avant ce qui fait leur singularité dans la Caraïbe :
un patrimoine culturel unique, issu d’une histoire danoise encore très vivante, allié à une stratégie croisière ambitieuse et durable.

À travers la voix d’Alani Henneman, commissaire adjointe au Département du Tourisme des Îles Vierges Américaines, l’archipel affirme sa volonté de conjuguer croissance touristique et préservation de son identité plurielle.

Trois îles, trois expériences, une hospitalité authentique

Le tourisme, première industrie du territoire, s’appuie largement sur la croisière.
Avec 1,8 million de croisiéristes accueillis cette année et une prévision de 1,9 million l’an prochain, les USVI confirment leur position stratégique dans les itinéraires caribéens.

La croisière s’y développe toute l’année, avec une légère basse saison en été.
Les efforts menés pendant la pandémie pour améliorer les infrastructures portuaires portent aujourd’hui leurs fruits : meilleure circulation, meilleure gestion des flux, et montée en gamme de l’expérience client.

Iles Vierges Américaines

Composées de Saint-Thomas, Saint-Jean et Saint-Croix, les Îles Vierges Américaines offrent une diversité rare dans la Caraïbe.
Chaque île revendique son atmosphère propre :

  • Saint-Thomas, vibrante et dynamique,

  • Saint-John, préservée et sauvage,

  • Saint-Croix, empreinte de culture et d’histoire.

🎯 L’objectif affiché par Alani Henneman : faire des USVI non seulement une escale, mais une véritable porte d’entrée pour découvrir la richesse du territoire.

Iles Vierges Américaines
Saint-Thomas
Iles Vierges Américaines
Saint John
Iles Vierges Américaines
Saint-Croix

Transformer l’escale en immersion culturelle

Pour Alani Henneman, l’enjeu majeur réside désormais dans la transformation de l’expérience croisière.

« Nous avons une identité culturelle forte, que nous voulons partager : le quadrille, l’architecture danoise, nos musiques, nos traditions. C’est cela que nous souhaitons faire vivre aux visiteurs », explique-t-elle.

Le développement de nouvelles excursions thématiques et l’amélioration de l’offre hôtelière sont au cœur de la stratégie.
L’ambition est claire : encourager les croisiéristes à prolonger leur séjour, en leur offrant des expériences authentiques et mémorables.

🎯 Si elle pouvait exaucer un vœu, Alani Henneman souhaiterait la création de nouveaux hôtels, pour transformer encore davantage de visiteurs de passage en touristes prolongés.

Iles Vierges Américaines
Iles Vierges Américaines
Iles Vierges Américaines

USVI, entre racines vivantes et avenir touristique

Au Seatrade Cruise Global 2025, les Îles Vierges Américaines ont réaffirmé qu’il est possible de conjuguer héritage historique, modernité touristique et accueil chaleureux.
En capitalisant sur la singularité de leur histoire et la diversité de leurs îles, elles tracent une voie ambitieuse :
faire de chaque croisière un véritable voyage au cœur d’une identité caribéenne authentique et fièrement préservée.

Le port de Saint Barthélemy est aujourd’hui au centre de toutes les attentions. Face à une saturation croissante, la collectivité a lancé un chantier d’agrandissement, essentiel pour garantir la fluidité des échanges et la prospérité de l’île. Voici les enjeux, les défis et l’avenir de cette infrastructure essentielle.

Le port de Saint Barthélemy : colonne vertébrale de l’île

Un rôle économique irremplaçable

 Le port de Saint Barthélemy n’est pas seulement un quai où accostent les navires. C’est le cœur logistique de l’île, par lequel transitent chaque jour ciment, véhicules, produits alimentaires, carburants et colis divers. Pour Saint Barthélemy, où presque tout est importé, le port est synonyme de survie économique et de stabilité sociale. Sans lui, l’activité et la vie quotidienne seraient paralysées.

Des flux de marchandises toujours plus variés

Chaque année, le port de Saint Barthélemy voit défiler une diversité impressionnante de marchandises. Des conteneurs de produits frais, des matériaux de construction, des voitures, du carburant, mais aussi des équipements pour les hôtels et villas de luxe transitent par ses quais. Cette pluralité de flux souligne l’importance stratégique du port pour l’ensemble de la collectivité.

port de Saint Barthélemy

Une saturation qui menace l’équilibre logistique

Une croissance du trafic sans précédent

Depuis dix ans, le trafic du port de Saint Barthélemy ne cesse d’augmenter. Après l’ouragan Irma et la reprise économique, l’île a vu doubler le nombre de conteneurs importés. En 2023, ce sont près de 8 500 conteneurs et plus de 7 millions de litres de carburant qui ont été déchargés. Cette croissance exponentielle met à rude épreuve les infrastructures existantes.

Des conséquences concrètes au quotidien

Le manque d’espace entraîne des difficultés majeures. Les zones de manœuvre sont étroites, la cohabitation entre conteneurs, barges et pétroliers devient complexe, et les opérations s’enchaînent parfois dans la confusion. Certains jours, il est presque impossible de gérer simultanément le déchargement d’un pétrolier et l’arrivée de marchandises diverses, ce qui ralentit l’approvisionnement de l’île et crée des tensions parmi les professionnels du secteur.

port de Saint Barthélemy

Un projet d’agrandissement nécessaire

Un investissement de 10 millions d’euros

Face à cette saturation, la collectivité territoriale a décidé d’investir 10 millions d’euros pour agrandir le port de Saint Barthélemy. Ce chantier, entièrement financé localement, vise à créer 2 200 m² de terre-plein supplémentaires, soit une augmentation de plus de 20 % de la surface opérationnelle. Les travaux, qui dureront cinq mois, devraient permettre de fluidifier les échanges et d’améliorer la sécurité des opérations.

Des aménagements pensés pour l’avenir

L’agrandissement ne se limite pas à l’ajout d’espace. Il s’agit aussi de réorganiser les flux, de séparer les zones de déchargement, de créer des espaces dédiés aux conteneurs réfrigérés et de renforcer la sécurité autour des installations sensibles, comme l’usine de production d’eau potable. La darse intérieure sera comblée pour offrir une nouvelle zone de stockage et de manutention, répondant ainsi aux besoins croissants de l’île.

Les défis de la gestion portuaire à Saint Barthélemy

Cohabitation des différents trafics

L’un des principaux défis reste la gestion simultanée des différents types de trafic. Conteneurs, carburants, barges de débarquement : chaque activité a ses propres contraintes. L’agrandissement doit s’accompagner d’une organisation plus rigoureuse pour éviter les conflits d’usage et garantir la sécurité de tous les intervenants.

Réguler pour éviter une nouvelle saturation

Agrandir le port, c’est aussi prendre le risque de voir le trafic augmenter encore davantage. Pour éviter une nouvelle saturation, la collectivité envisage de moduler la taxe portuaire en fonction de la durée de séjour des marchandises, afin d’encourager une rotation régulière et de limiter l’encombrement des quais. Cette régulation sera essentielle pour préserver l’efficacité du port sur le long terme.

port de Saint Barthélemy

Le port de Saint Barthélemy, pilier des finances publiques

Le droit de quai : une ressource majeure

Chaque marchandise débarquée est soumise à un droit de quai de 5 %. Cette taxe, qui remplace la TVA sur l’île, rapporte chaque année près de 23 millions d’euros à la collectivité, faisant du port la deuxième source de revenus publics après les droits de mutation immobiliers. Cette fiscalité simple et efficace permet à l’île de financer ses infrastructures sans recourir à l’endettement.

Un impact direct sur la vie insulaire

Les recettes générées par le port représentent près d’un quart du budget de la collectivité. Elles servent à financer les investissements dans les écoles, la santé, les routes et la sécurité. Le bon fonctionnement du port conditionne donc non seulement l’approvisionnement de l’île, mais aussi la qualité de vie de ses habitants et la capacité de la collectivité à investir dans l’avenir.

L’agrandissement du port est bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. C’est une réponse concrète à la saturation actuelle et un pari sur l’avenir économique de l’île. Grâce à cet investissement, le port de Saint Barthélemy pourra continuer à jouer son rôle de colonne vertébrale, garantissant l’approvisionnement, la sécurité et la prospérité de l’île pour les années à venir.

La Martinique affirme ses ambitions au Seatrade Cruise Global 2025

Du 8 au 11 avril 2025, la Martinique a brillé au Seatrade Cruise Global de Miami, le plus grand salon mondial dédié à l’industrie de la croisière.
À travers la voix du Grand Port Maritime, du Comité Martiniquais du Tourisme, de Marship – Antilles Shipping Services, et du CODERUM, l’île a affiché une ambition claire : renforcer sa position dans l’écosystème caribéen de la croisière, en alliant excellence opérationnelle, stratégie touristique et valorisation du patrimoine.

Turks and Caicos

Le Grand Port Maritime de la Martinique : un hub en pleine transformation

Pour Bruno Mencé, président du directoire du Grand Port Maritime de la Martinique, le Seatrade est “the place to be”.
Dans une Caraïbe qui représente 38 % du marché mondial de la croisière, il était essentiel pour le port d’affirmer ses projets et ses investissements auprès des compagnies européennes et américaines.

Le défi majeur ? L’impact de la nouvelle taxe environnementale européenne (ETS) qui pénalise à la fois les billets d’avion et les tarifs maritimes. « L’impact aérien peut aller jusqu’à 180 euros par passager, ce qui représente un vrai frein pour notre développement en port base », explique Bruno Mencé.

Turks and Caicos
Bruno Mencé

Face à ces défis, la Martinique mise sur l’unité de ses acteurs : port, agents maritimes et Comité Martiniquais du Tourisme avancent ensemble avec un discours commun. Une approche collective saluée par les compagnies, gage de fiabilité et d’attractivité.

🎯 Si Bruno Mencé avait une baguette magique, il souhaiterait avant tout « alléger l’impact de l’ETS pour préserver le développement de la croisière en Martinique ».

Martinique
Guyane
Guyane
Martinique

Le Comité Martiniquais du Tourisme : positionner l’île comme territoire d’excellence

Martinique
Bruno Brival

Pour Bruno Brival, directeur général du CMT, le Seatrade est une opportunité stratégique pour préparer les saisons futures et capter de nouvelles compagnies.
« Nous avons encore beaucoup sous le pied, comme on dit. Maintenant, c’est à nous de structurer des offres plus ancrées dans l’authenticité du territoire, pour transformer ce potentiel en une offre différenciante », souligne-t-il.

La Martinique est aujourd’hui bien notée par les compagnies de croisière, mais doit continuer à innover. Le territoire s’oriente vers un tourisme croisière à l’année, au-delà de la haute saison, avec des métiers qui deviendraient moins saisonniers.

Martinique
Martinique
Martinique

Bruno Brival rappelle les quatre piliers qui fondent l’identité touristique de l’île :

  • Le balnéaire et nautisme,

  • Le patrimoine historique et mémoriel,

  • La gastronomie et le spiritourisme,

  • La nature et la biodiversité.

🎯 S’il avait une baguette magique, Bruno Brival souhaiterait « structurer une offre touristique plus immersive, plus authentique, et tournée vers la durabilité ».

Martinique
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Crédit photo @Comité Martiniquais de Tourisme

Marship – Antilles Shipping Services : garantir l’excellence opérationnelle au service de la croisière

Martinique

Présents en Guadeloupe et en Martinique depuis plus de vingt ans, Marship et Antilles Shipping Services sont les représentants intégraux des compagnies maritimes, qu’il s’agisse de croisière ou de cargo.
« Notre rôle est de tout coordonner : formalités douanières, avitaillement, assistance technique, accueil des passagers, gestion des déchets », explique Catherine Defontis, directrice des agences.

Leur action, discrète mais essentielle, assure le bon déroulement de chaque escale.
Marship travaille avec un large éventail de compagnies : MSC, Virgin Voyages, Mein Schiff, Royal Caribbean, Carnival, Compagnie du Ponant, et bien d’autres.

Martinique

Cependant, plusieurs freins persistent :

  • Des procédures administratives lourdes, par rapport aux autres territoires caribéens,

  • L’impact financier de l’ETS, qui rend les escales françaises plus coûteuses que celles de leurs voisins anglophones.

🎯 Si l’équipe de Marship avait une baguette magique, elle souhaiterait « faire disparaître l’ETS, augmenter le nombre d’escales, et continuer à renforcer les liens entre tous les acteurs du secteur ».

Martinique

Le CODERUM : promouvoir l’authenticité martiniquaise à travers le spiritourisme

Martinique
Célia Sainville et les équipes du CODERUM et du Comité de Tourisme Martiniquais

Célia Sainville, responsable tourisme à l’Habitation Clément, représentait le CODERUM au Seatrade.
Sa mission : défendre le spiritourisme, véritable vitrine culturelle autour du rhum martiniquais.

« Le spiritourisme apporte une dimension culturelle forte à notre offre touristique », rappelle-t-elle.
Participer à des visites de distilleries historiques, déguster les rhums, découvrir le patrimoine bâti : autant d’expériences qui enrichissent l’escale et laissent une empreinte durable chez les croisiéristes.

🎯 Si Célia Sainville avait une baguette magique, elle aimerait que « chaque croisiériste, après avoir découvert nos sites, ait envie de revenir pour un vrai séjour à la Martinique ».

Martinique
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Cœur des îles : l’expérience martiniquaise saluée à l’international

Autre signal fort pour Martinique : la reconnaissance internationale de l’agence réceptive martiniquaise Cœur des îles, récemment primée par Azamara Cruises dans la catégorie “meilleur nouveau tour operator” — une première pour les Antilles. Derrière cette récompense, un travail de fond porté par le groupe Julian’s depuis 2022, avec une approche qualitative, immersive et durable du tourisme.

En misant sur des petits groupes, des circuits hors des sentiers battus (cacao, vanille, jardin créole) et une cohérence entre activité physique, culture et gastronomie, Cœur des îles répond à une demande croissante : donner du sens à l’expérience. Cette stratégie séduit autant les croisiéristes nord-américains — en forte hausse avec 11 vols hebdomadaires vers le Canada en haute saison — que les voyageurs en séjour plus long. Avec plus de 80 000 visiteurs accueillis par an, l’agence prouve qu’il est possible d’allier exigence opérationnelle et ancrage territorial.

Martinique

La Martinique trace sa voie vers un futur maritime ambitieux

Au Seatrade 2025, la Martinique a démontré son esprit collectif, sa capacité d’innovation et sa volonté d’affirmer son identité caribéenne.
En conjuguant excellence portuaire, offre touristique authentique et stratégie d’unité entre acteurs, l’île s’impose progressivement comme une destination croisière de référence dans la Caraïbe.

Le défi reste grand, entre concurrence régionale, adaptation réglementaire et innovation constante.
Mais une chose est certaine : la Martinique avance avec conviction vers un avenir maritime ambitieux et durable.

Martinique
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Martinique
Martinique

La Caribbean Shipping Association organise la 23e édition de la Caribbean Shipping Executives’ Conference (CSEC 2025) à Fort Lauderdale, du 19 au 20 mai 2025. Plus de 300 dirigeants du secteur maritime, issus de la Caraïbe, de l’Amérique latine et des États-Unis, se retrouveront pour échanger sur les enjeux structurels qui affectent les chaînes logistiques, la sécurité portuaire et les mutations commerciales du bassin caribéen.

Une organisation fédératrice au cœur des échanges régionaux

Fondée en 1970 à Kingston (Jamaïque), la Caribbean Shipping Association représente l’ensemble des acteurs du transport maritime de la zone. Son rôle est de structurer la coopération entre ports, armateurs et transitaires, de défendre les intérêts communs et d’accompagner la modernisation du secteur. Forte de plus de cinq décennies d’expérience, elle s’impose aujourd’hui comme un interlocuteur central dans la transformation de l’économie maritime régionale.

Pourquoi Fort Lauderdale pour le CSEC 2025 ?

La tenue du CSEC 2025 à Fort Lauderdale souligne l’importance stratégique de Port Everglades, infrastructure majeure du comté de Broward. À la croisée des échanges entre les États-Unis et les pays de la Caraïbe, ce port s’adapte aux nouvelles exigences du commerce régional. Selon Joseph Morris, son directeur général, l’évolution des équipements et la digitalisation des opérations logistiques positionnent Port Everglades comme un acteur-clé du dialogue maritime transfrontalier.

Caribbean Shipping Association

Des thématiques en phase avec les transformations du secteur

L’IA et la chaîne logistique maritime

L’intégration de l’intelligence artificielle dans la gestion portuaire et logistique sera un thème central du CSEC 2025. La Caribbean Shipping Association mettra en lumière les travaux de Daniel Acosta (Grydd Inc) et Alex Marroquin, qui illustreront comment l’IA peut améliorer la réactivité des ports et la performance opérationnelle des compagnies maritimes. Il sera également question de rentabilité, d’automatisation des processus et de veille stratégique.

Résilience climatique et sécurité portuaire

La résilience face aux dérèglements climatiques et l’amélioration de la sécurité figurent parmi les priorités abordées. Plans de continuité d’activité, infrastructures résilientes, alimentation électrique à quai, innovations en carburants à faible émission… La Caribbean Shipping Association souhaite ainsi engager ses membres dans des stratégies concrètes de transition écologique, adaptées aux spécificités du climat et des ressources locales.

Tarifs douaniers et mutations de la croisière

Les implications des politiques commerciales des États-Unis et les perspectives du secteur de la croisière seront traitées lors du deuxième jour. Diego Rodriguez Paez (Americas Market Intelligence) présentera une analyse macroéconomique de l’Amérique latine, avec un focus sur les flux portuaires et les tendances tarifaires. Cette session vise à renforcer la capacité d’anticipation des membres de la Caribbean Shipping Association.

Caribbean Shipping Association

Intervenants de référence et partenariats structurants

Ouverture officielle et prises de parole

William Brown, président de la Caribbean Shipping Association, et Milaika Capella Ras, directrice générale, introduiront l’événement. Ils seront accompagnés de Hazelle P. Rogers (commissaire du comté de Broward) et de Joseph Morris. Cette séquence d’ouverture soulignera l’importance d’une approche concertée pour relever les défis logistiques, énergétiques et commerciaux à l’échelle régionale.

Partenaires stratégiques

Le CSEC 2025 bénéficie du soutien d’acteurs majeurs tels que Port Everglades, Tropical Shipping, Shipco Transport, Svitzer, Tote Maritime, Kingston Wharves Ltd, Inter-American Development Bank ou encore CFL Global Logistics Solutions. Ces partenaires illustrent la capacité de la Caribbean Shipping Association à fédérer des institutions publiques, privées et multilatérales autour de projets concrets.

Pourquoi s’inscrire au CSEC 2025 ?

Accès direct à l’expertise et à la mise en réseau

Le CSEC 2025 offre une occasion unique de dialoguer avec les dirigeants de la Caribbean Shipping Association, de bénéficier d’un retour d’expérience sectoriel et de se positionner au sein d’un réseau d’affaires régional solide. Ateliers, conférences, sessions de réseautage informel… chaque séquence est pensée pour favoriser les échanges utiles.

Inscriptions, tarifs et lieu

Les inscriptions se font en ligne sur le site officiel de la Caribbean Shipping Association (conference.caribbeanshipping.org). Les membres bénéficient d’un tarif préférentiel à 750 USD jusqu’au 4 avril, puis 850 USD jusqu’au 15 mai. Les non-membres peuvent s’inscrire à 1 100 USD en tarif anticipé, ou 1 250 USD jusqu’au 15 mai. Des pass journaliers sont également proposés. Le rendez-vous se tiendra à l’hôtel Hilton Fort Lauderdale Marina, facilement accessible depuis les principaux hubs de la région.

Caribbean Shipping Association

En réunissant décideurs, experts et opérateurs du secteur, la Caribbean Shipping Association confirme son rôle structurant pour la région. Le CSEC 2025 s’annonce comme un espace de réflexion collective, au service d’un transport maritime plus résilient, plus intelligent et mieux coordonné. Un jalon essentiel pour anticiper les mutations à venir.

Le 12 mai 2025, sur le quai de la Pointe des Grives, le Grand Port Maritime de la Martinique a présenté deux portiques nouvelle génération. Ces équipements marquent une avancée stratégique pour le territoire, au cœur du projet Hub Antilles, soutenu par l’État, les collectivités et des partenaires privés.

Une avancée structurante pour le terminal de la Pointe des Grives

« Ce n’est qu’une brique du projet plus global, le projet Hub Antilles », affirme Bruno Mencé, Président du Directoire du Grand Port Maritime. L’arrivée de ces deux portiques marque une étape essentielle d’un programme de modernisation de grande ampleur, visant à faire de la Martinique une plateforme logistique performante dans la Caraïbe.

Hub Antilles
Bruno Mencé

Conçus par un groupement franco-chinois, fabriqués en Chine, ces équipements du projet Hub Antilles est de type low profile — rares dans le monde — ont nécessité 60 jours de mer pour atteindre Fort-de-France. Chacun pèse 1 600 tonnes et représente un investissement total de 35 millions d’euros. Leur mise en service est prévue entre fin juillet et septembre 2025.

« Nous allons passer de 180 000 EVP à 300 000, en ajoutant du transbordement à nos opérations. Ces portiques vont améliorer d’au moins 30 % notre performance », précise-t-il. Cette progression répond aux besoins d’accueillir des navires de plus grande taille, jusqu’à 7 900 EVP, en prévision d’une croissance du trafic régional.

Hub Antilles

Développement économique, coopération régionale et souveraineté logistique

Bruno Mencé a détaillé l’ambition du Hub Antilles : « Ce n’est pas que du transbordement. Il faut créer de la valeur, capter des flux depuis l’Amérique du Sud, transformer localement, et réexporter. » Une zone logistique en arrière-port est prévue pour développer ces activités de transformation.

L’objectif  du Hub Antilles est clair : offrir aux entreprises locales de nouveaux débouchés économiques en facilitant l’approvisionnement, la transformation industrielle et la réexportation dans la zone Caraïbe. Ce levier logistique doit permettre de structurer une nouvelle chaîne de valeur, plus intégrée, plus compétitive, et moins dépendante des circuits traditionnels passant par l’Europe.

Hub Antilles

Il a également annoncé sa présence au congrès annuel des ports de la Caraïbe, à Curaçao, où le projet sera présenté pour renforcer la visibilité de la Martinique dans la région. Le port entend ainsi offrir une alternative aux hubs saturés comme Kingston ou Cartagena.

Coordonner, sécuriser, adapter : les clés de la mise en service

Pour Ivanh Alingéry, directeur des opérations du port, l’arrivée des portiques est l’aboutissement d’un chantier long de plus de deux ans : « C’est une grosse étape. Ces équipements, commandés il y a plus de deux ans, sont enfin là. Maintenant, il faut transformer l’essai. »

Hub Antilles
Yvanh Alingéry

Le déchargement des portiques depuis le navire constitue une opération délicate. « Chaque portique fait 1 600 tonnes. Il faut les transférer sur le quai en toute sécurité, grâce à des capteurs installés pour surveiller la structure pendant la manœuvre. »

La suite ? Des mois de réglages fins et d’adaptation. « Il faut compter un à deux ans pour une utilisation optimale. C’est ce qu’on appelle une période de déverminage, où l’on affine les paramètres pour les adapter à nos navires et cadences. »

Malgré les défis techniques, Alingéry souligne l’engagement collectif : « Les équipes ont su relever chaque défi jusqu’à présent. C’est une réussite partagée. »

Interventions croisées : vision institutionnelle, mémoire du port et ambition écologique

Frantz Thodiard, vice-président du Conseil de surveillance et ancien directeur du port, a retracé l’histoire des générations de portiques : « On en est à la quatrième, ce sont les ports qui s’adaptent aux navires, pas l’inverse. Le projet est mûr, accompagné par l’État, la CTM, l’AFD, et les fonds européens. » Il insiste sur la création de valeur et d’emplois : « Alé, viré é rété. C’est créer de l’emploi local, des entreprises, autour du transport maritime, du numérique, de l’environnement. »

Hub Antilles
Frantz Thodiard

Jean-Claude Florentiny, au nom du Conseil de développement, a salué un renouvellement rare et structurant : « Ce n’est pas banal. L’attractivité passe aussi par la capacité à attirer d’autres compagnies maritimes. C’est un outil commun, et il faut en être fier. »

Hub Antilles
Jean-Claude Florentiny

Philippe Rech, représentant CMA CGM, a quant à lui valorisé la qualité de la collaboration : « Une véritable écoute, une rigueur professionnelle. C’est un plaisir de travailler avec des professionnels. » Il a également annoncé l’arrivée de six cavaliers hybrides, et le déploiement d’un nouveau parc reefer alimenté en photovoltaïque pour un investissement d’environ 30 millions d’euros.

Hub Antilles
Philippe Rech

Maurice Claude, ancien salarié du port, a livré un témoignage chargé de mémoire et de transmission. « Ce que vous voyez, on l’a bâti de nos mains. Il n’y avait rien au départ. Ce terminal est le fruit de nos sacrifices », a-t-il rappelé avec émotion. Fort de ses 38 ans de carrière, il a insisté sur l’importance de ne jamais perdre de vue la dimension humaine de ces réalisations : « Un homme sans mémoire est un homme sans vie. Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. »

Hub Antilles
Claude Maurice

Deux salariés actuels ont également pris la parole lors de l’événement. Le premier, impressionné, a déclaré : « Ce n’est pas tous les jours qu’on voit ça. On a l’habitude de voir des portiques sur rail, mais posés sur un bateau comme ça, c’est impressionnant. »

Le second a partagé un regard plus tourné vers la transmission : « J’ai assisté à l’arrivée du P4, du P5, du P6… Aujourd’hui, le P7 et le P8. J’espère que les jeunes qui viennent d’arriver, et ceux qui arriveront, pourront continuer le travail que nous avons commencé. »

Hub Antilles
Kevin Modestin
Hub Antilles
Michel Jouan

Un outil d’avenir pour le territoire

Ce projet est labellisé “La Mer en Commun” dans le cadre de l’Année de la Mer 2025. Il s’agit autant d’un investissement technique que d’un engagement structurant : la Martinique affirme sa volonté de jouer un rôle moteur dans les échanges régionaux.

La transformation du port est en marche, et c’est tout un écosystème qui est appelé à s’en emparer : entreprises, industriels, importateurs, élus. « Il faut que les acteurs économiques s’en emparent », insiste Bruno Mencé. « Ces portiques sont une clé. À nous tous de construire la suite. »

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Sint Maarten affirme sa capacité à allier gigantisme et qualité d'accueil

Présent au Seatrade Cruise Global 2025 à Miami, Sint Maarten a mis en lumière l’une de ses plus grandes forces :
sa capacité unique à accueillir simultanément plusieurs des plus grands paquebots du monde, tout en offrant une expérience sûre, fluide et chaleureuse aux croisiéristes.
À travers le témoignage de Rensley Rollan, Responsable de la sûreté des installations portuaires au Port de Sint-Maarten, l’île néerlandaise affirme son ambition de conjuguer excellence opérationnelle et hospitalité caribéenne.

Sint Maarten

Une maîtrise impressionnante du flux de croisiéristes

Pour Rensley Rollan, la performance de Sint Maarten repose sur une organisation millimétrée.
Le port peut accueillir jusqu’à sept navires de croisière en simultané, y compris l’Icon of the Seas, le plus grand paquebot du monde.

« Nous sommes capables de gérer plus de 30 000 passagers en une journée, soit plus que la population totale du côté néerlandais de l’île », explique-t-il.
Un défi relevé grâce à une coordination étroite entre les équipes du port, les forces de sécurité et les autorités locales.

Guyane
Rensley Rollan

Le dispositif est renforcé les jours de grande affluence :

  • Régulation du trafic,

  • Création de zones piétonnes sécurisées,

  • Patrouilles permanentes pour garantir la sûreté des passagers.

Même les incidents liés à l’alcool ou les urgences médicales sont pris en charge avec réactivité et efficacité.
🎯 Le souhait de Rensley Rollan : agrandir encore le port pour anticiper la croissance du marché et continuer à offrir une expérience sans faille aux visiteurs.

Une destination animée, entre loisirs et authenticité

Guyane

Au-delà de ses infrastructures, Sint Maarten séduit par son énergie unique.
Avec ses sports nautiques, ses plages animées, ses festivals, ses casinos et sa vie nocturne foisonnante, l’île est souvent décrite comme un véritable “mini Las Vegas” des Caraïbes.

Cette diversité permet aux croisiéristes de vivre des expériences variées :

  • Farniente sur des plages de sable blanc,

  • Exploration culturelle,

  • Gastronomie créole et internationale,

  • Activités sportives pour tous les goûts.

Même pendant la basse saison estivale, Sint Maarten conserve une activité croisière régulière, accueillant plusieurs escales par semaine.

🎯 La vision portée par Rensley Rollan : continuer à offrir une destination vivante, riche et attractive, tout en maîtrisant l’accueil des volumes croissants de visiteurs.

Sint Maarten, l’équilibre entre puissance et hospitalité

Au Seatrade Cruise Global 2025, Sint Maarten a rappelé son positionnement unique : un port d’excellence capable d’accueillir les plus grands navires du monde, sans jamais sacrifier l’expérience humaine et la qualité d’accueil.

Entre infrastructures de classe mondiale et énergie caribéenne, Sint Maarten incarne une promesse forte : faire rimer gigantisme, fluidité et authenticité dans l’univers de la croisière moderne.

Croisière à Saint Kitts : cette annonce marque un tournant pour l’île, qui a enregistré une progression de 8 % des arrivées de croisiéristes durant la haute saison 2024-2025, par rapport à l’année précédente. Entre octobre 2024 et avril 2025, Saint Kitts a accueilli 748 056 passagers de croisière, contre 690 244 lors de la saison précédente. Cette augmentation n’est pas un simple hasard, mais le fruit d’une stratégie réfléchie, menée par le ministère du Tourisme, ses agences partenaires et les acteurs de l’industrie.

La ministre du Tourisme, Marsha Henderson, a souligné lors d’une conférence de presse au St. Kitts Marriott Resort le 29 avril 2025, que cette croissance était « le résultat d’efforts collectifs visant à améliorer l’expérience des visiteurs, à renforcer les infrastructures portuaires et à garantir la satisfaction et la sécurité des touristes ». Ce dynamisme s’inscrit dans une volonté affirmée de faire du tourisme un levier de développement pour l’ensemble de la population de Saint Kitts.

Croisière à Saint Kitts
©Hon. Marsha T. Henderson

Les moteurs de la croissance du tourisme de croisière à Saint Kitts

Collaboration stratégique et efforts conjoints

Le succès de la saison 2024/2025 ne repose pas uniquement sur l’attrait naturel de l’île, mais sur une collaboration étroite entre le ministère du Tourisme, les agences partenaires et les professionnels du secteur. Cette synergie a permis d’optimiser l’accueil des croisiéristes, d’offrir des services de qualité et d’assurer une organisation sans faille à chaque escale.

La ministre Marsha Henderson insiste sur l’importance de cette approche collective : « Cette croissance est le fruit d’efforts conjoints, tous centrés sur l’amélioration de l’expérience des visiteurs, le développement des infrastructures portuaires et la satisfaction des touristes ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : croisière à Saint Kitts, c’est désormais 748 056 visiteurs en une saison, ce qui place l’île parmi les destinations les plus performantes de la région.

Croisière à Saint Kitts
Le port de Zante

Amélioration des infrastructures portuaires

L’un des piliers de cette croissance est l’investissement continu dans les infrastructures portuaires. Le port de Zante, principal point d’arrivée des croisiéristes, a bénéficié d’aménagements visant à fluidifier le débarquement, à renforcer la sécurité et à offrir des espaces commerciaux attractifs pour les visiteurs. Ces améliorations ont contribué à renforcer l’image de croisière à Saint Kitts comme une escale agréable et bien organisée.

Les compagnies telles que Royal Caribbean, Norwegian, Celebrity, Carnival et MSC ont multiplié les escales, séduites par la qualité des installations et l’accueil réservé à leurs passagers. Cet engouement confirme que la croisière à Saint Kitts suit une tendance durable.

Croisière à Saint Kitts
Le port de Zante. ©The St. Kitts-Nevis Times

L’impact du tourisme de croisière sur la population locale

Retombées économiques et sociales

Au-delà des chiffres, la ministre du Tourisme rappelle que « la véritable réussite du tourisme ne se mesure pas uniquement en nombre de visiteurs, mais dans l’impact concret sur la vie des citoyens ». L’augmentation des arrivées a généré des retombées économiques significatives : création d’emplois, dynamisation du commerce local, développement de nouvelles activités et hausse du pouvoir d’achat.

Le secteur de la croisière à Saint Kitts agit comme un moteur pour de nombreux petits entrepreneurs, artisans, restaurateurs et guides locaux. Grâce à l’afflux de visiteurs, ces acteurs bénéficient d’une clientèle renouvelée et de nouvelles opportunités de croissance.

Le Tour Development Programme : un levier pour les petites entreprises

Objectifs et fonctionnement du programme

Pour faire profiter l’ensemble de la population des retombées du tourisme, le ministère a lancé en août 2024 le Tour Development Programme. Ce dispositif accompagne les petites entreprises dans la création d’expériences touristiques authentiques, valorisant la culture et le patrimoine de l’île.

Actuellement, 15 entreprises locales bénéficient d’un accompagnement personnalisé pour concevoir, promouvoir et commercialiser leurs offres auprès des croisiéristes. L’objectif est clair : faire en sorte que la croisière à Saint Kitts soutienne également les petits acteurs du secteur.

Résultats obtenus et perspectives

Les premiers résultats sont encourageants : hausse du chiffre d’affaires, meilleure visibilité, capacité d’innovation renforcée. Le ministère du Tourisme s’engage à poursuivre ce soutien afin que ces entreprises puissent continuer à se développer.

Croisière à Saint Kitts
Hon. Marsha T. Henderson

L’évolution des opérateurs touristiques et la résolution des défis

L’assurance : un obstacle levé

Un des principaux freins rencontrés par les petits opérateurs était l’accès à une assurance adaptée, indispensable pour proposer leurs services aux croisiéristes. Grâce à l’action du ministère, ce problème est désormais résolu. Ces entreprises peuvent proposer leurs offres directement via les compagnies de croisière, au même titre que les grands opérateurs.

Cette avancée garantit une concurrence plus équitable et ouvre de nouvelles perspectives de croissance pour les petites structures, renforçant la diversité dans l’offre de croisière à Saint Kitts .

Accès direct aux croisiéristes

Désormais, les petites entreprises locales peuvent présenter leurs excursions directement aux passagers, sans intermédiaire. Cette évolution favorise un tourisme plus authentique et plus équitable, en lien direct avec la population locale.

Perspectives et partenariats pour l’avenir

Visites des grands groupes de croisière

L’avenir s’annonce prometteur, avec la visite prochaine de responsables de Royal Caribbean, venus explorer les possibilités de partenariat. Cette démarche fait suite à une rencontre avec Carnival Corporation en octobre 2024.

Ces échanges témoignent de l’intérêt des grandes compagnies pour la croisière à Saint Kitts et laissent entrevoir de nouvelles perspectives pour les saisons à venir.

Défis à venir et durabilité

Malgré ces succès, plusieurs défis persistent : gestion des flux, préservation de l’environnement, adaptation aux attentes des visiteurs. Le ministère du Tourisme s’emploie à mettre en place des solutions durables pour que la croisière à Saint Kitts reste un modèle de croissance équilibrée.

La croisière à Saint Kitts connaît une croissance significative, portée par une stratégie concertée, des investissements ciblés et un soutien affirmé aux acteurs locaux. La progression de 8 % des arrivées en 2024-2025 ne marque pas seulement une réussite statistique, mais illustre une ambition : bâtir un modèle touristique inclusif, résilient et durable au service de toute la population.

Saint-Kitts affirme son engagement pour un tourisme durable et d’une expérience immersive

Présente au Seatrade Cruise Global 2025 à Miami, Saint-Kitts a confirmé sa volonté de s’imposer comme une destination caribéenne authentique, durable et attractive toute l’année.
À travers les témoignages des représentantes de la St. Christopher Air and Sea Ports Authority et de la St. Kitts Tourism Authority, l’île a montré qu’elle mise à la fois sur l’innovation environnementale et sur l’enrichissement de l’expérience touristique pour séduire les croisiéristes et les visiteurs du monde entier.

Un port au service de l'attractivité de l'île – La stratégie de l'Autorité Portuaire

Adeola Moore, directrice générale de la St. Christopher Air and Sea Ports Authority, rappelle que le port est bien plus qu’un simple point d’entrée : « C’est la première et la dernière impression que les croisiéristes gardent de notre île », souligne-t-elle.

Consciente de ce rôle essentiel dans l’expérience des visiteurs, l’île s’attache à améliorer constamment ses infrastructures pour répondre aux attentes d’une industrie en pleine évolution.

Face aux nouvelles exigences du secteur, Saint-Kitts investit dans des projets durables :

  • Déploiement de solutions solaires et éoliennes pour réduire l’empreinte carbone,

  • Anticipation de l’arrivée des premiers navires alimentés en shore power (électricité à quai).

Saint-Kitts
Adeola Moore

Avec son nouveau slogan “Venture Deeper”, l’île invite ses visiteurs à plonger plus profondément dans l’âme de Saint-Kitts : explorer sa culture, savourer sa gastronomie, vibrer au rythme de sa musique et découvrir son mode de vie authentique.

🎯 Le souhait d’Adeola Moore : faire de Saint-Kitts une destination croisière dynamique et attractive toute l’année, au-delà de la seule haute saison.

Renforcer l'offre touristique – L'engagement du Comité du Tourisme

Kelly Fontenelle

Pour Kelly Fontenelle, représentante du Comité de Tourisme de St.Kitts (St. Kitts Tourism Authority), participer au Seatrade est essentiel :
« Il est crucial de rappeler aux compagnies tout ce que Saint-Kitts a à offrir », affirme-t-elle.

Cette saison, l’île vise un cap historique : accueillir plus d’un million de croisiéristes — une performance marquante après les ralentissements liés à la pandémie.

Saint-Kitts séduit par la diversité de son offre :

– Plages préservées,

– Forteresse de Brimstone Hill, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO,

– Patrimoine culturel riche,

– Expériences gastronomiques locales,

– Nombreuses animations et événements.

Pour enrichir encore son attractivité nautique, l’île prépare le lancement de sa propre régate, prévue pour 2026–2027.

🎯 L’ambition de Kelly Fontenelle : faire de cette régate un rendez-vous majeur du calendrier nautique caribéen.

Saint-Kitts, un nouvel élan pour un tourisme durable et immersif

Au Seatrade Cruise Global 2025, Saint-Kitts a clairement affirmé sa volonté de consolider son positionnement comme destination croisière de référence, étendre son attractivité au-delà de la saison traditionnelle, proposer une expérience plus authentique et inscrire son développement dans une démarche durable.

À Saint-Kitts, la croisière n’est pas qu’une escale : c’est une immersion dans une île vivante, généreuse et résolument tournée vers l’avenir.

La Dominique affirme son identité au Seatrade et renforce sa stratégie croisière

Présente à Miami lors du Seatrade Cruise Global, la ministre du Tourisme de la Dominique, Denise Charles Pemberton, a mis en lumière les atouts naturels et culturels de l’île. Dans un contexte de montée en puissance du tourisme de croisière, elle a également souligné l’importance de mieux faire connaître la Dominique à l’international — souvent confondue avec son homonyme hispanophone — et de poursuivre les efforts d’accessibilité et d’accueil.

Dominique
Denise Charles Pemberton

Une destination singulière portée par la nature et les traditions

Surnommée “l’île nature de la Caraïbe”, la Dominique cultive un positionnement unique autour du bien-être, de l’aventure et de la culture. Avec ses 365 rivières, ses sources thermales, ses chutes d’eau spectaculaires et son lac bouillant — le deuxième plus grand du monde —, elle séduit les amoureux d’écotourisme et d’expériences immersives.

Dominique

Mais l’île ne se limite pas à ses paysages. Elle est aussi le berceau du peuple autochtone Kalinago, une richesse vivante qui nourrit l’identité culturelle dominiquaise. Randonnées sur le Waitukubuli Trail, itinéraires côtiers en kayak, plongée, gastronomie locale… l’offre est dense, variée, et profondément ancrée dans le territoire.

La croisière, un moteur économique en pleine accélération

« L’an dernier, nous avons enregistré une hausse de 23 % du nombre de passagers de croisière débarquant sur l’île », annonce fièrement la ministre. Ce dynamisme profite à de nombreux acteurs : artisans, restaurateurs, chauffeurs de taxi, guides… Chaque escale génère une activité économique immédiate et tangible.

Consciente de cet enjeu, la Dominique investit actuellement dans la modernisation de ses infrastructures portuaires afin de pouvoir accueillir des navires de plus grande capacité. Une stratégie qui vise à renforcer la place de l’île sur la carte des destinations croisières incontournables de la région.

Dominique
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Clarifier l’image de la Dominique et renforcer la connectivité

Malgré ses atouts, la Dominique souffre encore d’un déficit de notoriété. « Beaucoup confondent notre île avec la République dominicaine », déplore Denise Charles Pemberton. « Si je pouvais agir d’un coup de baguette magique, je ferais en sorte que le monde entier sache que la Dominique est une île anglophone située entre la Martinique et la Guadeloupe. »

Améliorer la connectivité aérienne et maritime reste une priorité pour faciliter l’accès à ce joyau encore trop discret de la Caraïbe.

La ministre en a profité pour inviter le public à découvrir l’île à travers ses événements culturels majeurs, notamment le Jazz & Créole le 4 mai à Portsmouth, et surtout le 25e anniversaire du World Creole Music Festival en octobre prochain, une édition anniversaire qu’elle promet « grandiose, entre musique, culture et gastronomie ».

Dominique
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Crédit photo @Discover Dominica, Ministry of Tourism et Richès Karayib