Air Transat s’apprête à transformer la connectivité entre le Québec et la Guadeloupe avec l’ouverture, en février 2026, d’un vol direct hebdomadaire entre Québec et Pointe-à-Pitre.
Une avancée stratégique entre deux mondes
Le 18 février 2026, Air Transat lancera une liaison directe entre l’aéroport Jean-Lesage de Québec et la Guadeloupe, opérée en Airbus A321LR. Ce vol hebdomadaire de six heures marquera une étape majeure dans le développement du tourisme entre ces deux territoires francophones. Jusqu’à présent, les voyageurs de la région de Québec devaient passer par Montréal ou d’autres hubs aériens. Ce nouveau vol élimine ces escales, simplifie le voyage et ouvre la Guadeloupe à un public jusqu’ici moins représenté.
Derrière cette décision se profile une volonté claire : repositionner Air Transat comme un acteur innovant, capable d’anticiper les attentes de voyageurs en quête d’authenticité, d’accessibilité et de sens.
Une réponse directe à une demande concrète
Depuis plusieurs saisons, les données de réservation témoignent d’un intérêt grandissant pour la Guadeloupe au départ de Québec. Le froid rigoureux de l’hiver canadien, l’envie d’évasion et l’attrait pour la culture créole ont fait émerger un potentiel de marché jusqu’ici sous-exploité. En réponse à cette dynamique, Air Transat propose un accès direct à l’archipel, réduisant à la fois les contraintes logistiques et les coûts.
Cette liaison arrive à point nommé : elle permet de redistribuer les flux touristiques au sein du Canada, désengorgeant les départs depuis Montréal et élargissant l’offre caribéenne à une clientèle plus vaste.
Une Guadeloupe à portée d’ailes
Destination de caractère, la Guadeloupe séduit par ses contrastes naturels – plages, volcan, forêts tropicales – et sa richesse culturelle. Grâce à cette nouvelle liaison, les Québécois auront désormais un accès direct à un territoire où se conjuguent nature spectaculaire, traditions vivantes, cuisine savoureuse et hospitalité sincère.
Pour les professionnels du secteur touristique, cette ouverture représente une opportunité unique de renforcer les échanges. La Guadeloupe ne se contente pas d’accueillir des touristes : elle invite à une véritable rencontre humaine, culturelle et sensorielle.
Des retombées économiques attendues
L’impact de cette nouvelle route ne se limitera pas au transport aérien. En élargissant le bassin de visiteurs potentiels, Air Transat contribuera directement à la dynamisation de l’économie locale : hôtellerie, restauration, artisanat, services touristiques… tous les maillons de la chaîne seront concernés. Des emplois seront créés, des offres repensées, des circuits adaptés à ce nouveau public verront le jour.
Cette stratégie bénéficie aussi aux producteurs locaux : en valorisant le terroir guadeloupéen auprès d’une clientèle curieuse, elle encourage la consommation de produits artisanaux, la découverte de saveurs typiques, et une meilleure répartition des bénéfices du tourisme.
Une vision cohérente avec les enjeux environnementaux
Dans un contexte où l’aviation est régulièrement pointée du doigt pour son impact carbone, Air Transat mise sur la rationalisation des trajets. En supprimant les correspondances, cette liaison réduit les émissions globales du voyage. C’est un pas vers un tourisme plus responsable, aligné avec les attentes des voyageurs conscients de leur empreinte écologique.
Cette approche s’inscrit dans une volonté partagée avec les autorités locales : privilégier des séjours plus longs, plus immersifs, et favoriser un tourisme respectueux de l’environnement et des communautés d’accueil.
Une stratégie ambitieuse pour Air Transat
Avec ce nouveau vol Québec–Guadeloupe, Air Transat confirme sa stratégie de diversification. Après avoir consolidé sa présence sur la ligne Montréal–Pointe-à-Pitre, la compagnie élargit désormais son réseau vers des villes secondaires, misant sur leur potentiel inexploité. Ce choix démontre une lecture fine des besoins du marché et une capacité à innover.
Contrairement à d’autres transporteurs misant sur des destinations standardisées, Air Transat parie sur l’originalité, la francophonie, et la valeur ajoutée culturelle. Cette orientation renforce sa marque auprès des voyageurs désireux de sortir des sentiers battus.
Une coopération étroite avec les acteurs locaux
Le succès de cette liaison repose aussi sur une collaboration solide avec les institutions locales, notamment le Comité du Tourisme des Îles de Guadeloupe (CTIG) et l’aéroport Pôle Caraïbes. Ensemble, ils développent des campagnes ciblées sur le marché québécois, mettent en valeur les richesses du territoire, et préparent un accueil adapté à cette nouvelle clientèle.
Plus qu’une opération de promotion, cette coopération vise à installer un pont durable entre la Guadeloupe et le Québec. Les retombées se feront sentir bien au-delà du tourisme : échanges culturels, valorisation des patrimoines, créations artistiques croisées… les perspectives sont multiples.
Une ouverture qui rapproche les cultures
Francophones, attachés à leurs racines, le Québec et la Guadeloupe partagent bien plus qu’une langue. Ils ont en commun une certaine vision du monde, un rapport fort au territoire, une créativité ancrée dans la mémoire et le quotidien. Grâce à Air Transat, ces affinités peuvent désormais se matérialiser plus facilement.
Ce vol, c’est aussi l’opportunité de renforcer les passerelles entre artistes, entrepreneurs, institutions éducatives. De nouveaux projets peuvent naître de cette proximité retrouvée. Le ciel n’est plus une frontière, mais un lien.
Air Transat, en créant cette liaison directe, ne se contente pas d’ajouter une ligne à son catalogue. Elle participe à une transformation durable du tourisme régional. Elle répond à un besoin, crée un désir, et redessine la carte des possibles.
Février 2026 : une date qui marquera le début d’une nouvelle ère entre Québec et la Guadeloupe.
Les Anses d’Arlet, c’est bien plus qu’un simple village martiniquais : c’est un écrin d’authenticité où la nature, l’histoire et l’humain se rencontrent pour offrir une expérience inoubliable. Dès l’instant où l’on pose le pied sur cette terre baignée de lumière, un sentiment d’appartenance et de paix s’empare du visiteur. Situées sur la côte sud-ouest de la Martinique, Les Anses d’Arlet s’étirent entre collines verdoyantes et eaux cristallines, offrant un panorama à couper le souffle.
Ici, chaque lever de soleil semble réveiller une nouvelle promesse, chaque coucher de soleil invite à la contemplation. Ce territoire, à la fois préservé et vibrant, séduit par son harmonie entre traditions et douceur de vivre, et c’est cette alchimie rare qui touche le cœur de tous ceux qui le découvrent.
Aux racines du Nom et de l’histoire : un héritage vivant.
Légendes de la Caraïbe et mémoire collective
Le nom Les Anses d’Arlet plonge ses racines dans une histoire aussi profonde que les eaux qui bordent ses rivages. Il évoque Arlet, un chef amérindien, figure emblématique qui aurait marqué la région de son empreinte. Cette terre, autrefois foulée par les premiers habitants caraïbes, a traversé les siècles en conservant la mémoire de ses ancêtres.
Les fouilles archéologiques de l’Anse Bellay ont révélé des vestiges poignants : cimetières amérindiens datant du Ve siècle et sépultures d’esclaves du XVIIIe siècle, témoignant d’une histoire parfois douloureuse mais toujours porteuse d’un message de résilience et de dignité. Ici, la mémoire n’est jamais loin, elle habite le vent, les arbres, les chants, et rappelle que Les Anses d’Arlet sont un lieu de réconciliation entre passé et présent.
Un village qui a su préserver son âme
Au fil des siècles, Les Anses d’Arlet ont vu défiler les vagues de l’histoire : des missionnaires aux pêcheurs, des cultivateurs aux artisans.
Chaque pierre, chaque ruelle, chaque maison créole raconte une histoire, celle d’un peuple qui a su préserver son identité tout en s’ouvrant au monde.
L’église Saint-Henri, joyau du patrimoine local, trône fièrement face à la mer, symbole d’une foi et d’une persévérance qui traversent le temps.
Le village et ses habitants : l’âme Créole en partage
Un Bourg coloré, miroir de la Martinique authentique
Le cœur des Anses d’Arlet bat dans son bourg, un entrelacs de ruelles escarpées bordées de maisons créoles aux couleurs chatoyantes.
Ici, le regard se perd entre les toits rouges, les volets bleus et les jardins fleuris.
L’église Saint-Henri, classée monument historique, se dresse majestueusement face au célèbre ponton, offrant une perspective unique où le sacré rencontre l’infini de la mer.
Chaque détail, du marché aux étals parfumés aux pêcheurs qui rentrent au port, respire l’authenticité et la simplicité.
Les Arlésiens : gardien·ne·s de la tradition et de l’accueil
Les habitants des Anses d’Arlet, les Arlésiens, sont le véritable trésor de ce village.
Leur hospitalité, leur sourire et leur attachement à la terre créent une atmosphère de convivialité rare.
Ici, on se salue, on partage, on transmet. Les traditions se perpétuent lors des fêtes locales, dans la musique, la danse et la cuisine.
Le visiteur n’est jamais un simple spectateur : il devient, le temps d’un séjour, membre d’une grande famille créole, invité à goûter à la douceur de vivre martiniquaise.
Les Anses d’Arlet, un paradis naturel à explorer
Un écosystème marin d’exception
Les Anses d’Arlet sont un sanctuaire pour la biodiversité. Les fonds marins, parmi les plus beaux de l’île, regorgent de poissons multicolores, d’éponges, de coraux et de coquillages. Deux sentiers sous-marins, LaKaY au bourg et le Cap Salomon à Grande Anse, permettent de découvrir, grâce à des bouées pédagogiques, la richesse de cet écosystème unique.
Plonger ici, c’est pénétrer dans un véritable aquarium naturel, où chaque immersion est une rencontre avec la vie sauvage. Les tortues vertes et imbriquées, les raies et parfois même les dauphins, partagent ce territoire avec une grâce désarmante.
Des plages de rêve, entre or et volcan
Les Anses d’Arlet, ce sont trois joyaux : Grande Anse, le bourg et Petite Anse. Chacune offre une expérience unique. Grande Anse, avec sa longue plage de sable doré, invite à la détente sous les cocotiers, à la baignade dans une eau limpide et à la dégustation d’un poisson grillé les pieds dans le sable.
Petite Anse, plus sauvage, séduit par son authenticité et son ambiance de village de pêcheurs. Et puis il y a Anse Noire, merveille rare de la Martinique, où le sable volcanique contraste avec le bleu profond de la mer. C’est ici que l’on peut, avec un peu de chance, nager avec les tortues marines dans une eau calme et transparente, un privilège qui laisse des souvenirs impérissables.
Cinq expériences à vivre absolument aux Anses d’Arlet
Nager avec les tortues dans leur écrin naturel
À Grande Anse ou Anse Dufour, vivre la rencontre avec les tortues marines est une expérience qui bouleverse. Observer ces créatures majestueuses évoluer librement, c’est toucher du doigt la magie du vivant et ressentir l’humilité face à la nature.
Flâner sur le Ponton du Bourg au crépuscule
Le ponton du bourg, aligné face à l’église Saint-Henri, est le théâtre de moments suspendus. Au coucher du soleil, la lumière dorée enveloppe le paysage d’une aura féerique, et l’on se surprend à rêver, porté par la beauté du lieu.
Explorer la Grotte aux Chauves-Souris en Bateau
Accessible lors d’excursions en mer, la Grotte aux Chauves-Souris dévoile un univers mystérieux, peuplé de milliers de petites créatures. Ce site naturel fascine autant qu’il émerveille, offrant une parenthèse hors du temps.
Déguster un plat créole les pieds dans l’eau
Les restaurants de plage proposent une cuisine généreuse, à savourer dans une ambiance décontractée. Goûter à un poisson fraîchement pêché, accompagné de légumes pays, c’est s’imprégner de l’art de vivre martiniquais.
Admirer le coucher de soleil sur Grande Anse
Quand le soleil embrase le ciel de ses couleurs flamboyantes, Grande Anse devient le théâtre d’un spectacle naturel inoubliable. S’asseoir sur le sable, écouter le ressac, et laisser les émotions affluer, c’est vivre pleinement l’instant présent.
Les Anses d’Arlet, un voyage au cœur de l’essentiel
Les Anses d’Arlet ne laissent personne indifférent. Ce territoire, à la fois fragile et puissant, est une ode à la beauté, à la mémoire et à la convivialité. Ici, chaque rencontre, chaque paysage, chaque saveur devient une émotion à part entière. Que l’on vienne en quête de dépaysement, d’aventure ou de ressourcement, Les Anses d’Arlet offrent bien plus qu’un séjour : une expérience humaine, profonde, qui marque l’âme et le cœur. Venez, laissez-vous toucher, et repartez avec la certitude d’avoir trouvé un petit bout de paradis.
Traditour 2025 en Guadeloupe s’annonce comme un moment charnière pour la voile traditionnelle et l’identité caribéenne. Pour la première fois, cette grande aventure maritime s’élancera de Portsmouth, en Dominique, avant de longer les côtes guadeloupéennes au fil de 14 segments répartis sur 11 jours de course, du 3 au 13 juillet 2025.
Cette édition, coorganisée avec la Dominique, incarne bien plus qu’une régate : elle symbolise l’union, l’audace et la transmission d’un patrimoine vivant, au service du rayonnement de toute la région.
Un départ inédit depuis la Dominique : symbole d’un pont entre les îles
L’esprit d’ouverture et de coopération régionale
L’ouverture du Traditour 2025 depuis la Dominique marque un tournant historique. Ce choix, fruit d’une volonté conjointe des organisateurs, traduit un désir profond de rapprocher les peuples caribéens. Comme l’a exprimé l’ambassadeur Benoit Bardouille, il s’agit de « promouvoir le tourisme, renforcer les échanges culturels et stimuler la croissance économique » entre les îles.
Ce départ n’est pas qu’un geste symbolique : il incarne la capacité des territoires à dépasser les frontières pour faire de la mer, jadis barrière, un véritable trait d’union. La Dominique, longtemps perçue comme voisine lointaine, devient le point de départ d’un récit commun, tissé de solidarité, d’ambition et d’ancrage culturel partagé.
Un tremplin pour l’économie et l’image de la Dominique
L’accueil du prologue et du départ du Traditour 2025 offre à la Dominique une visibilité sans précédent. Hôtels, restaurants, artisans, prestataires touristiques et guides locaux bénéficient d’une affluence significative, générant des retombées économiques concrètes. Plus de 400 participants (équipages, organisateurs, accompagnateurs et techniciens) ont été mobilisés pour l’événement, selon Discover Dominica.
C’est aussi l’image de l’île qui se voit revalorisée : la Dominique se positionne comme une destination maritime de référence, capable d’accueillir un événement international dans le respect de ses atouts naturels et culturels.
Un parcours d’exception : 14 segments, 11 jours, 39 canots engagés
Les grandes étapes, entre tradition et nouveauté
Le tracé du Traditour 2025 met en valeur la diversité des paysages et du patrimoine guadeloupéen. Après le départ de Portsmouth, les canots saintois mettront le cap sur Terre-de-Haut (Les Saintes), puis enchaîneront les escales à Gourbeyre, Capesterre-Belle-Eau, Petit-Bourg, Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault, Sainte-Rose, Port-Louis, Le Moule, La Désirade, Saint-François et Sainte-Anne.
L’intégration de La Désirade, souvent absente des grandes courses, constitue une première qui confère à cette édition une envergure inédite. Chaque étape met en lumière les spécificités locales et favorise les rencontres entre habitants, visiteurs et marins.
Les défis techniques et humains d’une course hors norme
Participer au Traditour 2025, c’est relever un défi physique, technique et humain. Les conditions de navigation varient selon les étapes : vents instables, courants imprévisibles, récifs autour de la Pointe des Châteaux ou de La Désirade, tout impose une connaissance fine des éléments et une maîtrise absolue du canot.
39 équipages sont engagés : 22 masculins, 7 féminins, 7 mixtes et 3 juniors. Cette diversité est rare dans les compétitions nautiques et illustre l’ouverture croissante de la voile traditionnelle à toutes les générations et à tous les genres.
Les canots saintois : chefs-d’œuvre de savoir-faire et d’innovation
Secrets de fabrication, matériaux nobles et gestes d’antan
Le canot saintois, au cœur du Traditour 2025, est bien plus qu’un bateau : c’est un symbole d’identité. Fabriqué à la main selon des méthodes anciennes, il utilise des bois nobles tels que le poirier pays, le gommier, le mahogany ou l’acajou. Chaque élément : coque, voile, mât, lest, barre est pensé pour garantir performance et sécurité. Le mât et la bôme sont souvent en bambou, et les voiles en tissu résistant, adaptées aux spécificités de chaque canot. Le soin apporté à la décoration fait de chaque embarcation une œuvre unique, reflet de la tradition de son port d’attache.
La transmission des savoirs, un héritage vivant
La fabrication et la navigation sur canot saintois relèvent d’une véritable école de vie. Les anciens partagent leur savoir lors de chantiers collectifs, de veillées, ou à bord lors des sorties d’entraînement. Le programme “Traditour A Timoun” valorise cette transmission intergénérationnelle : il initie les jeunes de 8 à 15 ans à la voile traditionnelle dans un cadre pédagogique. Ce processus vivant, enrichi à chaque édition, perpétue les gestes du passé tout en s’ouvrant à l’innovation (sécurité, matériaux composites) dans le respect de la charte de la Classe Canot Saintois.
Traditour 2025, un levier de valorisation pour la Guadeloupe et la Caraïbe
Rayonnement culturel et retombées économiques concrètes
Chaque segment du Traditour 2025 représente une opportunité de valoriser les savoir-faire locaux : musiques, danses, artisanat maritime, gastronomie, métiers liés à la mer (charpentiers, voiliers, pêcheurs, guides). L’impact économique est réel : hébergements, transports, restauration et artisanat profitent de l’engouement autour de la course. Le rayonnement médiatique positionne la Guadeloupe comme acteur de premier plan du tourisme maritime et culturel dans la Caraïbe, attirant à la fois un public local, régional et international en quête d’authenticité.
Un moteur de fierté, d’identité et de cohésion régionale
Bien au-delà des chiffres, Traditour 2025 joue un rôle essentiel dans la construction d’une identité caribéenne partagée. Il réactive les mémoires, valorise les récits, les langues et les coutumes locales. L’événement rassemble les institutions (Région, ANASA, communes), les partenaires privés, les bénévoles et les artistes. Le slogan « Un seul océan. Une seule culture. Une seule fête. » devient un cri de ralliement pour ceux qui partagent l’idée d’une Caraïbe connectée par la mer et unie par ses traditions.
L’esprit caribéen souffle sur la voile traditionnelle
Paroles d’acteurs, ambitions et perspectives d’avenir
À l’approche du Traditour 2025, l’enthousiasme est palpable. Les marins aguerris, comme Hugo Thélier, croisent la relève issue des clubs de voile. Les charpentiers de marine retrouvent reconnaissance et commandes. Les organisateurs, quant à eux, voient dans cette course un laboratoire d’avenir pour le tourisme nautique durable : création d’emplois, parcours touristiques autour des chantiers navals, valorisation du patrimoine matériel et immatériel, développement de circuits courts autour des escales. Traditour 2025 s’inscrit dans une logique durable, alliant mémoire, innovation et coopération.
Traditour 2025 en Guadeloupe s’impose comme un événement structurant pour toute la région. En associant la Dominique à la Guadeloupe dans un projet de valorisation du patrimoine maritime, cette édition ouvre la voie à de nouvelles formes de coopération régionale. Plus qu’une course, Traditour 2025 est une aventure humaine et identitaire, un trait d’union entre les générations, les îles et les cultures. Il invite chacun à considérer la mer non plus comme une frontière, mais comme un espace commun, fertile, à la fois de mémoire et de modernité.
Cayman Airways franchit une nouvelle étape dans l’histoire du transport aérien régional en introduisant Sir Turtle’s Sky Brew, la première bière artisanale signature servie à bord d’une compagnie caribéenne. Ce lancement, officialisé le 22 mai 2025, marque un tournant pour les passagers internationaux désireux de vivre une expérience authentique dès l’embarquement.
Cayman Airways s’associe à Caybrew, brasseur emblématique des Îles Caïmans, pour offrir une boisson qui reflète l’âme du territoire. Cette initiative illustre la capacité de Cayman Airways à innover tout en valorisant les talents locaux, renforçant ainsi sa position de leader dans la région.
Sir Turtle’s Sky Brew : une bière signature adaptée à l’altitude
L’élaboration de Sir Turtle’s Sky Brew a nécessité une approche méticuleuse et une expertise pointue. Les équipes de Cayman Airways et de Caybrew ont collaboré étroitement pour concevoir une India Pale Ale capable de conserver toutes ses qualités gustatives à 10 000 mètres d’altitude.
La sécheresse de l’air et la pression réduite en cabine modifient la perception des saveurs ; c’est pourquoi chaque étape du brassage a été pensée pour garantir une expérience sensorielle optimale en vol. Sir Turtle’s Sky Brew se distingue par sa fraîcheur, sa rondeur et ses notes équilibrées, offrant aux passagers un aperçu du savoir-faire brassicole des Îles Caïmans dès le premier service à bord.
Cayman Airways : porte-étendard de l’excellence Caymanienne
Depuis sa création, la compagnie s’impose comme un véritable ambassadeur du territoire, mettant en avant les richesses et les spécificités des Îles Caïmans. L’introduction de Sir Turtle’s Sky Brew s’inscrit dans cette démarche, en proposant un produit exclusif qui incarne la qualité et l’authenticité locale.
Caybrew, reconnu pour son exigence et son attachement aux traditions, apporte son expertise à ce projet, permettant à Cayman Airways de se distinguer auprès d’une clientèle internationale. Ce partenariat témoigne d’une volonté commune de promouvoir l’excellence caymanienne à chaque étape du voyage.
Un atout stratégique pour l’image et l’économie des Îles Caïmans
L’intégration de Sir Turtle’s Sky Brew à l’offre à bord de Cayman Airways dépasse la simple dimension gastronomique. Elle participe activement à la valorisation du patrimoine local et à la promotion des artisans du territoire. Cette démarche renforce l’identité des Îles Caïmans auprès des voyageurs, qui bénéficient d’une immersion culturelle dès leur arrivée dans l’avion.
La compagnie joue ainsi un rôle clé dans la stratégie de rayonnement international du pays, tout en générant des retombées économiques positives pour l’ensemble de la filière brassicole et touristique. Cette initiative contribue à positionner les Îles Caïmans comme une destination où l’authenticité et la qualité priment.
L’expérience passager redéfinie par Cayman Airways
À bord des vols internationaux, chaque passager majeur bénéficie d’une canette offerte de Sir Turtle’s Sky Brew, une attention qui distingue Cayman Airways de ses concurrents. Cette exclusivité s’ajoute à l’offre emblématique du punch au rhum Seven Fathoms, autre signature de la compagnie. Ensemble, ces produits incarnent l’hospitalité et le raffinement propres à Cayman Airways, créant une atmosphère singulière et mémorable.
La satisfaction des voyageurs s’en trouve renforcée, et l’expérience à bord devient un véritable prolongement du séjour aux Îles Caïmans. La compagnie démontre ainsi sa capacité à anticiper les attentes d’une clientèle exigeante, tout en restant fidèle à ses racines.
Innovations et perspectives pour l’aérien Caribéen
Le choix d’introduire Sir Turtle’s Sky Brew à bord de ses appareils constitue un modèle d’innovation pour l’ensemble du secteur aérien régional. Cette démarche, fondée sur la collaboration locale et la valorisation du patrimoine, inspire d’autres compagnies à repenser leur offre de services.
La compagnie prouve qu’il est possible d’allier tradition et modernité pour offrir une expérience différenciante, tout en générant des bénéfices pour l’économie locale. L’initiative ouvre la voie à de nouvelles perspectives pour le transport aérien caribéen, où la mise en avant des savoir-faire locaux devient un levier de développement et d’attractivité.
Cayman Airways, Précurseur d’une Nouvelle Génération de Services
Avec Sir Turtle’s Sky Brew, Cayman Airways s’affirme comme un acteur incontournable du transport aérien régional, capable de conjuguer excellence, authenticité et innovation. Ce partenariat avec Caybrew illustre la volonté de la compagnie de proposer une expérience passager enrichie, fidèle à l’identité des Îles Caïmans. En valorisant les talents locaux et en offrant des produits exclusifs à bord, la compagnie contribue à renforcer l’image du territoire sur la scène internationale.
Né à Sainte-Rose en Guadeloupe et installé depuis près de 25 ans à Antigua, Michael Eutrope incarne une vision du luxe caribéen ancrée dans la transmission, le raffinement et l’authenticité. Fort d’une carrière internationale dans l’hôtellerie de prestige, il conjugue expérience, rigueur et créativité pour réinventer le tourisme haut de gamme dans la Caraïbe. Retour sur le parcours et les convictions d’un homme qui fait du service, un art et du territoire, un terrain d’expression.
Un parcours caribéen au service de l’excellence hôtelière
Formé en cuisine en Guadeloupe, puis en France et en Angleterre, Michael Eutrope gravit les échelons de la restauration jusqu’à devenir directeur dans l’hôtellerie de luxe. Passé par l’armée française comme maître d’hôtel de généraux, il y forge une rigueur protocolaire qui ne le quittera plus. Mais c’est à Antigua qu’il trouve son équilibre professionnel, en devenant une référence dans le secteur du luxe discret. Aujourd’hui à la tête de MDE Luxury Hospitality Consultant, il accompagne villas et maisons de prestige, en proposant un service sur-mesure digne des plus grands hôtels.
Luxe caribéen : authenticité, service et sur-mesure
Pour Michael Eutrope, le luxe n’est pas une question de dorures, mais de justesse. « Le vrai luxe, c’est une plage propre, un bon repas, une douche qui fonctionne et un service humain », résume-t-il. Sa vision s’ancre dans la culture locale : il valorise les traditions, les produits du terroir et l’accueil caribéen, sans jamais transiger sur la qualité. Le sur-mesure est sa signature : organiser une expérience autour de la canne à sucre ou du festival de la mangue devient un prétexte à l’immersion culturelle. Pour lui, c’est en redonnant sens et racines au luxe que la Caraïbe pourra s’imposer durablement.
Une hôtellerie durable et des talents à révéler
Michael Eutrope plaide pour un modèle hôtelier à taille humaine, basé sur l’écologie, l’expérientiel et la qualité de vie. Il croit au potentiel des boutique-hôtels fermiers, qui cultivent en circuit court ce qu’ils servent à leurs clients. « On ne veut plus d’hôtels de 300 chambres, mais des lieux uniques, adaptés à chaque client ». Il invite la jeunesse caribéenne à rêver grand et à s’engager dans des carrières de service avec fierté, et lance un appel à la diaspora : revenir transmettre et inspirer les nouvelles générations.
Rallumer l'esprit d'accueil
“On a été très bien élevés dans les années 60-70. Il faut retrouver notre savoir-être, transmettre, servir avec fierté”, martèle-t-il. Michael Eutrope incarne une Caraïbe qui ose la distinction par l’excellence, en restant fidèle à son ADN. Une source d’inspiration pour tous les acteurs du tourisme caribéen.
Un luxe enraciné et tourné vers demain
À travers son parcours, Michael Eutrope rappelle que la Caraïbe n’a pas besoin de copier des modèles extérieurs pour rayonner. En misant sur l’humain, la qualité de service, l’héritage culturel et une hospitalité sincère, elle peut offrir au monde une vision unique du luxe, chaleureuse et durable. Une invitation à réinvestir nos territoires avec audace et authenticité.
Richès Karayib a rencontré Charmaine Spencer, directrice régionale pour la Caraïbe et l’Amérique latine au sein de l’Antigua and Barbuda Tourism Authority, lors de la 43ᵉ édition du Caribbean Travel Marketplace. Dans un contexte où l’archipel assume de plus en plus son rôle de hub régional, Charmaine Spencer revient sur les atouts différenciés des deux îles, leur potentiel MICE, et les ambitions pour les mois à venir, notamment avec la Caraïbe francophone.
Caribbean Travel Marketplace 2025 : une vitrine pour le MICE et la coopération régionale
Accueillir le Caribbean Travel Marketplace en 2025 n’était pas anodin pour Antigua-et-Barbuda. C’est une preuve de confiance, mais aussi une vitrine concrète des capacités de l’île à organiser des événements d’envergure.
« Nous voulons pénétrer davantage le marché MICE — Meetings, Incentives, Conferences and Events », explique Charmaine Spencer. « Nous avons l’infrastructure, les hébergements et surtout la volonté politique et privée de faire d’Antigua une référence. »
Cette édition a aussi permis à des délégations caribéennes, parfois absentes quand l’événement se tient dans des territoires plus coûteux ou éloignés de se rassembler à moindre effort logistique.
« Nous avons été heureux d’accueillir nos voisins. Cela reflète notre engagement à renforcer la coopération régionale. »
Deux îles, deux expériences complémentaires
Charmaine Spencer tient à le rappeler : Antigua et Barbuda, ce sont deux mondes en un seul pays.
- ★ Antigua, l’île la plus animée, se distingue par ses infrastructures hôtelières haut de gamme, sa vie nocturne, sa scène gastronomique, ses festivals et son port de plaisance très actif.
- ★ Barbuda, plus secrète, offre un visage rare de la Caraïbe : plages immaculées de sable blanc et rose, tranquillité absolue, immersion dans une nature encore sauvage.
« Barbuda, c’est la Caraïbe préservée. Antigua, c’est la Caraïbe vivante et connectée. »
Charmaine Spencer ajoute que Barbuda héberge le seul restaurant Nobu de la Caraïbe orientale, preuve que le luxe peut s’y conjuguer avec l’exclusivité.
Une destination pour tous les segments de marché
Entre tourisme de loisirs, romantique, familial, culturel et affaires, Antigua-et-Barbuda veut affirmer sa polyvalence.
« Nous avons des plages pour chaque jour de l’année… même en année bissextile, on vous en trouvera une ! »
L’offre s’élargit aussi autour de :
- ★ la gastronomie (culinary month),
- ★ l’événementiel sportif et culturel (Sailing Week, Carnival, Art Week),
- ★ le bien-être (randonnées, spas, retraites de yoga),
- ★ et la connectivité régionale, en plein développement.
Objectif : renforcer les liens avec les Antilles françaises
Charmaine Spencer conclut avec un message clair : elle veut développer la présence des visiteurs guadeloupéens et martiniquais à Antigua.
« Je veux plus de vols directs. Plus d’événements accessibles pour les Antilles françaises. Je veux vous voir ici, vivre notre Carnival, notre Art Week, notre cuisine, notre culture. »
Antigua veut bâtir des ponts aériens, mais aussi humains et culturels, avec la Caraïbe francophone, pour favoriser un tourisme inclusif, intra-caribéen et solidaire.
Richès Karayib a rencontré Geraine Georges, Public Relations Manager à l’Office du tourisme de Sainte Lucie, et Dexter Percil, Director of Global Marketing, lors de la 43ᵉ édition du Caribbean Travel Marketplace , organisé cette année à Antigua. Pour ces deux représentants stratégiques du tourisme saint-lucien, l’événement est l’occasionde présenter les forces de la destination, de renforcer les relations avec leurs partenaires internationaux, mais aussi de lancer leur calendrier estival et d’ouvrir les bras à la Caraïbe francophone.
Une présence stratégique pour Sainte Lucie
Pour Geraine Georges, responsable des relations publiques, participer au CHTA Marketplace est essentiel pour faire rayonner la marque Sainte Lucie et maintenir le lien avec les partenaires actuels tout en nouant de nouveaux.
« Cet événement nous permet d’assurer la continuité de nos relations, mais aussi de nous positionner dans l’espace global du tourisme. »
De son côté, Dexter Percil, directeur du marketing mondial, souligne l’importance de l’intelligence de marché apportée par ce salon : données, tendances, insights sur les comportements voyageurs. Autant d’éléments qui orientent la stratégie de destination de Sainte Lucie.
« CHTA nous donne aussi la possibilité de positionner notre offre d’hébergement, et surtout, de lancer notre campagne estivale. »
Une délégation forte et une campagne estivale affirmée
Sainte Lucie est venue en force. Plus de 20 partenaires hôteliers étaient présents : Bay Gardens, The Landings, Ladera, Sugar Beach, Ti Kaye, Coconut Bay, Jade Mountain… pour ne citer qu’eux. Le tout avec le soutien logistique de Sunrise Airways, assurant les transferts depuis Sainte-Lucie.
Cette présence massive était aussi l’occasion de lancer officiellement à Antigua la campagne “Summer Saint Lucia Style”, nouvelle offensive marketing pour l’été 2025.
Événements phares 2025 : entre traditions locales et passerelles régionales
Sainte Lucie s’appuie sur un calendrier estival solide et attractif, articulé autour de trois moments forts :
🎭 Lucian Carnival – Le carnaval de Sainte-Lucie
🗓️ 01 – 23 juillet 2025
🎯 Parade, Calypso, Panorama, fêtes privées
📍 Castries et quartiers festifs de l’île
Véritable pilier de l’été saint-lucien, le Lucian Carnival s’étale sur plusieurs semaines, culminant avec deux jours de parade. Ambiance musicale, costumes flamboyants, sound systems et compétitions calypso transforment l’île en capitale de la fête caribéenne.
« Nous invitons toute la Caraïbe, et en particulier les Martiniquais, à venir vivre cette expérience inoubliable. »
🎶 Martinique à Gros Islet – Soirée de rue francocréole
🗓️ Dernier week-end de juillet à début août 2025
🎯 DJs martiniquais invités (DJ Payo & co), gastronomie locale
📍 Gros Islet Street Party, au nord de Sainte-Lucie
Initiative originale lancée en 2024, Martinique à Gros Islet revient cette année encore. Le concept : inviter des DJs et artistes martiniquais à performer dans le cadre mythique des soirées de rue saint-luciennes.
« L’idée est de renforcer les liens entre les cultures francophones et anglophones autour de la musique, du rhum et des bons plats. »
🌴 Creole Heritage Month & autres temps forts
🗓️ À partir d’octobre 2025
🎯 Mise en valeur de la culture créole, événements patrimoniaux
📍 Partout sur l’île
Outre l’été, Sainte Lucie prépare une saison culturelle riche à l’automne, avec notamment le Creole Heritage Month, l’arrivée de l’Atlantic Rally for Cruisers (ARC), et d’autres temps forts tournés vers l’artisanat, la langue et les traditions créoles.
Une ouverture assumée vers la Caraïbe francophone
Dexter Percil le dit sans détour : la Martinique est une priorité. Et l’objectif est clair : accueillir davantage de visiteurs francophones à Sainte-Lucie en capitalisant sur la proximité géographique, les vols courts, et l’intensité de la programmation.
« Venez pour un week-end, un carnaval ou un concert… On vous garantit des labis, des conchs, et une hospitalité inégalée. »
Une invitation festive à l’unité caribéenne
À travers la présence dynamique de Geraine Georges et Dexter Percil, Sainte Lucie affirme une double ambition : renforcer ses connexions commerciales internationales tout en solidifiant ses passerelles régionales, notamment avec la Martinique et la Guadeloupe. La culture, la fête et la gastronomie servent ici de trait d’union.
Richès Karayib a rencontré Jules Sobion, alias Julius Caesar, fondateur et PDG de Caesar’s Army Limited, lors de la 43ᵉ édition du Caribbean Travel Marketplace. Entrepreneur culturel et ambassadeur informel du festival-caribbean-lifestyle, Jules Sobion revient sur l’évolution de son entreprise et son positionnement stratégique autour du festival-tourisme, où la fête devient un levier de valorisation des territoires caribéens.
De Trinidad aux capitales culturelles du monde
Fondée il y a près de 20 ans à Trinidad-et-Tobago, Caesar’s Army s’est d’abord imposée localement, avant de s’exporter dans la région et au-delà : Barbade, Jamaïque, Miami, New York, Londres…
« Quand on a eu accès au Carnaval de Trinidad, on a pu exporter ce qu’on fait de mieux : de l’immersion, de l’énergie, de la culture vivante. »
Aujourd’hui, Caesar’s Army est à la fois un label événementiel et un mouvement identitaire. Il fédère une communauté de passionnés de culture caribéenne, toujours en quête de nouvelles expériences.
Un pivot vers le tourisme expérientiel
La participation au Caribbean Travel Marketplace 2025 marque une nouvelle étape pour Jules Sobion : la structuration de Caesar’s Army comme opérateur de séjours culturels intégrés.
« On ne veut pas juste faire des événements. On veut créer des week-ends immersifs avec vol, hébergement et découverte culturelle de la destination. »
Ce repositionnement de Jules Sobion vise à ancrer les événements dans les territoires, en s’associant aux offices de tourisme, aux acteurs locaux, et en offrant des formules tout-en-un. Plus qu’un show, chaque événement devient une expérience de territoire.
Un calendrier 2025 sous le signe de la Caraïbe et de la diaspora
Le calendrier événementiel de Caesar’s Army en 2025 reflète une stratégie claire : conjuguer fête, culture, mobilité diasporique et ancrage territorial. Chaque événement est conçu comme une expérience immersive qui lie le public à une destination et à son identité caribéenne.
🌆 Bacchanal Blocko – Miami, USA
🗓️ Samedi 24 mai 2025, de 9h à 15h
📍 Historic Virginia Key Beach Park, Miami
🎯 Block party « beach J’Ouvert » : peinture, poudre, eau, DJs et ambiance soca au lever du jour, célébrée pour marquer le Memorial Day Weekend.
Mai Tai Manhattan – New York, USA
🗓️ Dimanche 22 juin 2025, de 11h à 18h
📍 The Ainsworth Midtown, Manhattan
🎯 Fusion cocktail-soirée urbaine : mixologie tropicale, musique soca, dancehall et afrobeats dans une ambiance rooftop pour les diasporas caribéennes.
Street X Food Festival – Port of Spain, Trinidad-et-Tobago
🗓️ Début juillet 2025
📍 Centre-ville de Port of Spain
🎯 Festival de rue gastronomique : tradition gustative (doubles, roti, jerk), culture hip-hop, performances urbaines, stands d’artistes. Un hommage à la culture de rue caribéenne.
Blocko – Sainte‑Lucie
🗓️ Samedi 19 juillet 2025, de 5h à 11h
📍 Beausejour Promenade, Castries
🎯 J’Ouvert de plage : fête immersive au petit matin, musique live, poudres colorées et communion festive en bord de mer.
A.M.BUSH – Crop Over, Barbade
🗓️ Samedi 2 août 2025, à partir de 2h du matin
📍 Lieu confidentiel, Barbade
🎯 Foreday Morning revisité : événement au cœur de la nature avec DJ sets, peinture, boue et petit-déjeuner à l’aube. Une transe sensorielle typiquement Caesar’s Army.
IN.DE.PAINT.DANCE – Trinidad-et-Tobago
🗓️ Dimanche 31 août 2025, de 2h à 8h du matin
📍 Port of Spain (lieu à confirmer)
🎯 Célébration nationale de l’indépendance : peinture, musique patriotique, danse, culture urbaine et brunch communautaire. L’un des événements les plus emblématiques du mouvement.
« Chaque événement est une porte d’entrée vers un lieu, une communauté, une culture. » — Jules Sobion
Une armée pour célébrer la Caraïbe
Avec Caesar’s Army, Jules Sobion ne vend pas seulement des billets d’entrée : il vend des passages culturels. Chaque destination devient une escale dans un récit plus large : celui d’une Caraïbe plurielle, mobile et festive, consciente de sa force.
« Le Caribbean Travel Marketplace est la plateforme idéale pour connecter culture, tourisme et territoire. Et nous sommes prêts. » — Jules Sobion
La connectivité aérienne inter-îles représente aujourd’hui l’un des plus grands défis pour le développement d’un tourisme durable dans la région caribéenne. Se déplacer entre les différentes îles de la Caraïbe reste complexe malgré le potentiel touristique considérable de cette région. Cette problématique touche autant les voyageurs internationaux que les habitants de l’archipel, pour qui se déplacer d’une île à l’autre relève parfois du parcours du combattant.
État des lieux de la connectivité aérienne dans la Caraïbe
Le paysage aérien caribéen a connu de profonds bouleversements ces dernières années. Des acteurs historiques comme Air Antilles et LIAT ont traversé des crises majeures, la seconde ayant même été liquidée en juin 2020. Cette situation a créé un vide considérable dans la desserte inter-îles, particulièrement ressenti entre les territoires francophones, anglophones et hispanophones de la région.
Air Caraïbes assure désormais une partie des liaisons, notamment entre la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin, mais l’offre globale reste insuffisante face aux besoins. De nouvelles initiatives émergent toutefois, comme la compagnie Air Adelphi qui a récemment inauguré une ligne régulière reliant la Martinique à Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, comblant un vide laissé depuis 2019.
Les obstacles structurels à la connectivité inter-îles
Plusieurs facteurs expliquent la difficulté à établir un réseau aérien cohérent dans la Caraïbe. D’abord, la fragmentation politique et linguistique de la région, avec des territoires relevant de différentes juridictions (départements français, territoires britanniques, états indépendants), complique l’harmonisation des réglementations aériennes.
Ensuite, la taille modeste des marchés insulaires rend difficile la rentabilisation des lignes aériennes. Cette réalité économique fragile, essentiellement basée sur le tourisme et tournée vers l’extérieur plutôt que vers les échanges intra-régionaux, constitue un obstacle majeur à une connectivité aérienne inter-îles efficace.
Les enjeux économiques de la connectivité aérienne inter-îles
La connectivité aérienne inter-îles joue un rôle crucial dans le développement économique de la Caraïbe. Chaque vol direct entre deux îles représente une porte ouverte vers de nouvelles opportunités touristiques et commerciales. Une meilleure connectivité permettrait de valoriser les spécificités de chaque territoire et de promouvoir les richesses gastronomiques et culturelles propres à chaque île.
L’impact économique potentiel est considérable : le secteur aérien représente actuellement 3,6% du PIB régional, soutient 8,3 millions d’emplois directs et indirects et génère 240 milliards de dollars. Une amélioration de la connectivité aérienne inter-îles pourrait significativement augmenter ces chiffres en facilitant la circulation des touristes et des professionnels dans toute la région.
Le potentiel inexploité du tourisme multi-destinations
L’un des grands potentiels inexploités de la Caraïbe réside dans le tourisme multi-destinations. Actuellement, la plupart des visiteurs se limitent à une seule île par séjour, faute de liaisons aériennes pratiques et abordables entre les territoires. Pourtant, la diversité culturelle, naturelle et historique de l’archipel constitue un atout majeur qui pourrait être mieux valorisé par des circuits touristiques englobant plusieurs îles.
Des initiatives comme l’alliance CARIBSKY, regroupant autrefois Air Antilles, Winair et LIAT, avaient justement pour objectif de faciliter ce type de tourisme en proposant un “billet unique pour la Caraïbe”. Bien que ce projet spécifique ait été compromis par les difficultés des compagnies participantes, l’idée demeure pertinente.
Vers une aviation durable dans la Caraïbe
Face aux défis environnementaux, l’aviation caribéenne s’engage progressivement dans une transition vers des pratiques plus durables. Les compagnies de la région ont réduit leur consommation de carburant par passager-kilomètre de 28% depuis 2011, grâce au renouvellement des flottes et à l’amélioration de l’efficacité opérationnelle.
Des initiatives comme la certification Green Pilot® reconnaissent les efforts des compagnies aériennes qui développent des programmes robustes de réduction de carbone dans leurs opérations. Cette transition vers une aviation plus verte est essentielle pour assurer que l’amélioration de la connectivité aérienne inter-îles ne se fasse pas au détriment de l’environnement fragile des îles caribéennes.
Le défi des coûts d’exploitation et de la rentabilité
L’un des principaux obstacles à la connectivité aérienne inter-îles reste la faiblesse du modèle économique. Les compagnies régionales doivent faire face à des coûts fixes élevés (salaires, entretien, taxes aéroportuaires), peu sensibles au volume de passagers. Les tarifs des vols varient ainsi de 50 à 150 euros l’aller simple, ce qui représente un frein réel pour les résidents, notamment dans les territoires à faible pouvoir d’achat.
Un aller-retour entre deux îles peut équivaloir à plusieurs jours de salaire pour un travailleur local. À l’inverse, certaines traversées maritimes très courtes restent accessibles, autour de 8 à 15 euros. Mais ces liaisons sont limitées. Cette situation rend difficile la mobilité intra-régionale et freine le développement d’un tourisme durable et multi-destinations au sein de la Caraïbe.
Initiatives et partenariats pour améliorer la connectivité régionale
Face aux défis économiques et logistiques, les alliances entre compagnies aériennes apparaissent comme une solution prometteuse. De nouvelles collaborations émergent aujourd’hui, comme le partenariat entre Winair et Air Caraïbes, ou encore l’expansion de réseaux comme celui d’InterCaribbean Airways. Ces initiatives visent à améliorer la connectivité aérienne inter-îles en mutualisant les ressources.
Les gouvernements et organisations régionales ont un rôle crucial à jouer. La Banque mondiale contribue à cet effort avec des projets comme le “Projet de connectivité du transport aérien régional des Caraïbes”, qui a accordé 159 millions de dollars à plusieurs pays pour renforcer la sécurité du transport aérien et la résilience des infrastructures aéroportuaires.
Perspectives d'avenir pour la connectivité aérienne inter-îles
L’avenir de la connectivité aérienne inter-îles dans la Caraïbe passera nécessairement par des solutions innovantes. Des compagnies comme Air Inter Îles développent de nouveaux services de navette premium avec des appareils adaptés aux courtes distances, comme les TECNAM P2012 STOL.
Les technologies numériques offrent également des perspectives intéressantes, avec des plateformes de réservation intégrées permettant de combiner plus facilement différents segments de vol entre compagnies partenaires.
La connectivité aérienne inter-îles représente un défi majeur mais aussi une formidable opportunité pour le développement d’un tourisme durable dans la Caraïbe. Les obstacles sont nombreux : fragmentation politique, difficultés économiques des compagnies aériennes, coûts d’exploitation élevés et défis environnementaux.
L’enjeu est de taille : il s’agit non seulement de faciliter les déplacements des touristes et des habitants, mais aussi de créer les conditions d’un développement économique plus équilibré et respectueux de l’environnement dans toute la région. En renforçant les liens aériens entre les îles, c’est tout un modèle de tourisme plus inclusif et durable qui peut émerger, valorisant la richesse et la diversité de chaque territoire tout en favorisant une plus grande cohésion régionale.
Richès Karayib a rencontré Marva Williams, directrice générale de la Discover Dominica Authority et directrice du tourisme, lors du Caribbean Travel Marketplace 2025. À travers son regard stratégique et engagé, Marva Williams expose la vision d’une Dominique qui se repositionne sur l’échiquier touristique mondial grâce à un savant mélange de durabilité, d’investissement, et de culture vivante.
Dominique, une île nature encore à découvrir
Pour Marva Williams, la participation à un salon comme le Caribbean Travel Marketplace est un levier indispensable pour la Dominique, une destination qui reste encore méconnue sur les circuits internationaux.
« Nous sommes une île étonnante, durable, riche culturellement… mais encore à découvrir. Pour changer cela, nous devons multiplier les canaux de diffusion numériques, traditionnels, salons professionnels. »
L’objectif est clair : augmenter la visibilité de la Dominique auprès des tour-opérateurs, des agences de voyages, des médias spécialisés et de tous les prescripteurs qui influencent les choix des voyageurs.
Accessibilité aérienne et développement stratégique
Au-delà de la communication, la Dominique travaille sur un plan d’accès aérien structuré, en deux temps :
- D’un côté, la modernisation de l’aéroport actuel, déjà agrandi et renforcé.
De l’autre, la construction d’un aéroport international à 40 % d’achèvement, dont l’ouverture est prévue pour 2027.
« Nous avons lancé un vol avec United Airlines en février. American Airlines continue également de jouer un rôle clé. Et nous travaillons activement à des connexions directes avec l’Europe, le Canada et l’Amérique latine », précise-t-elle.
Ces efforts visent à accueillir davantage de visiteurs, dynamiser l’économie locale via le tourisme communautaire, et consolider la Dominique comme modèle de durabilité dans la Caraïbe.
Un automne culturel au rythme du créole
La Dominique ne se contente pas d’offrir des paysages préservés. Elle cultive aussi une scène culturelle intense, ancrée dans son identité créole. Marva Williams met en avant trois événements phares organisés entre octobre et novembre 2025 :
Dominica’s World Creole Music Festival
📅 Du 24 au 26 octobre 2025
📍 Windsor Park Stadium, Roseau
Célébrant sa 25ᵉ édition, ce festival est selon Marva Williams « le plus grand événement culturel de la Caraïbe, voire du monde ».
Trois nuits de concerts, une programmation pana-caribéenne et internationale, avec une mise à l’honneur de la musique bouyon et des collaborations inédites.
« Cette année, on invite le public à rester deux à trois semaines sur l’île, pour s’immerger totalement dans notre culture, notre gastronomie, notre nature. » – Marva Williams
Ti Vilaj Kweyol
📅 Fin octobre, en amont du festival (généralement entre le 21 et le 24 octobre)
📍 Jardins botaniques de Roseau
Événement familial par excellence, Ti Vilaj Kweyol est un rendez-vous de l’après-midi aux accents de fête populaire. Il rassemble petits et grands autour de la cuisine traditionnelle, de la musique et des danses culturelles.
« C’est aussi l’occasion de porter nos tenues nationales, de valoriser nos traditions dans une ambiance accessible à tous. »
Creole Day
📅 Vendredi 24 octobre 2025
📍 Centre-ville de Roseau
Ce jour marque le lancement officiel du festival, mais aussi un moment d’expression culturelle forte. La capitale s’anime aux sons et couleurs du créole : parades, représentations traditionnelles, artisanat, cuisine locale.
« Le peuple Kalinago, nos communautés autochtones, seront également à l’honneur », souligne Williams. « Ce sera une journée de célébration de notre héritage. »
Une île prête à accueillir, une vision portée par la culture
À travers les propos de Marva Williams, c’est toute une stratégie touristique cohérente qui se déploie : renforcer l’accès, bâtir une image forte, investir dans la culture vivante, et favoriser un tourisme durable, ancré dans les communautés locales.
La Dominique ne se contente pas d’être “naturelle” : elle est ambitieuse, structurée, et résolument tournée vers un tourisme d’avenir, où chaque événement, chaque projet, chaque accueil est une invitation à la redécouverte de la Caraïbe autrement.