Guyane française – Société Guyanaise de Recyclage : la préservation de notre territoire passe par une meilleure gestion des déchets

Société Guyanaise de Recyclage

La Société Guyanaise de Recyclage : en Guyane française, le problème des véhicules hors d’usage (VHU) représente un défi majeur pour l’environnement et la santé publique. Selon l’Ademe, entre 20 000 et 30 000 VHU jonchent le territoire, avec une concentration significative sur l’île de Cayenne. Pour y remédier, la Société Guyanaise de Recyclage (SGR) a inauguré un centre de recyclage à Matoury, capable de traiter une quinzaine de véhicules par jour et 12 000 tonnes de ferraille chaque année. Cet article explore l’impact de ce projet sur la préservation de nos territoires à travers une gestion optimisée des déchets.

Le problème des Véhicules Hors d'Usage en Guyane française

Les VHU ne se limitent pas à une pollution visuelle ; ils engendrent aussi des risques sanitaires et environnementaux. Ces véhicules abandonnés favorisent la prolifération des moustiques, contribuant ainsi à la propagation de maladies telles que la dengue. De plus, certains sont utilisés pour dissimuler des substances illicites, posant ainsi des problèmes de sécurité. La Société Guyanaise de Recyclage intervient donc dans un contexte où la gestion des déchets est essentielle pour la santé publique et la sécurité. Selon l’Ademe, le nombre de VHU en Guyane française est estimé entre 20 000 et 30 000, avec une croissance annuelle de 2 000 à 3 000 unités. Sans intervention, ce chiffre pourrait atteindre 50 000, dont 80 % sur l’île de Cayenne.

Le Centre de Recyclage de Matoury : une réponse concrète aux défis environnementaux

Le centre de recyclage inauguré par la Société Guyanaise de Recyclage à Matoury est un projet d’envergure, financé à hauteur de 6,4 millions d’euros, dont une grande partie provient des fonds européens, notamment le programme FEDER Guyane française 2021-2027. Ce centre se distingue par l’utilisation d’une technologie de broyage électrique, réduisant ainsi son empreinte carbone. Grâce à cette innovation, seulement 10 kg de déchets ultimes sont produits par tonne de VHU traitée, contre 260 kg pour les méthodes traditionnelles. Conçu pour traiter une quinzaine de véhicules par jour, il contribue à la réduction significative des VHU en Guyane française.

Société Guyanaise de Recyclage
Inauguration du centre en présence du préfet Antoine Poussier. Source : France-Guyane

Les enjeux sanitaires et environnementaux

Les VHU abandonnés représentent un risque écologique majeur. Outre la pollution visuelle, ils dégradent l’environnement et compromettent la santé publique. En récupérant et traitant ces véhicules, la Société Guyanaise de Recyclage aide à limiter ces impacts. Lors de l’épidémie de dengue en 2024, les autorités ont identifié les VHU comme des foyers potentiels de prolifération de moustiques, incitant ainsi à des actions de dépollution renforcées. Par ailleurs, en réduisant la quantité de déchets non recyclables, le centre participe à la préservation des ressources naturelles et à la protection de l’écosystème local.

Impact socio-économique du projet

Le projet de la Société Guyanaise de Recyclage ne se limite pas à son impact écologique : il joue également un rôle clé dans l’économie locale. La création de 20 emplois techniques et administratifs dynamise le marché du travail en Guyane française. De plus, en valorisant les déchets, le centre contribue à l’économie circulaire, un modèle favorisant la réutilisation et le recyclage des matériaux. Ce concept est d’autant plus pertinent dans un contexte où la gestion des déchets devient un enjeu majeur pour le développement durable.

Technologie et innovation

L’innovation technologique est au cœur de la stratégie de la Société Guyanaise de Recyclage. Selon Alain Montjean, président et fondateur de la SGR : “Nous avons mis en place une chaîne de démontage, qui permet de démanteler le véhicule pour qu’il soit nu au niveau de la ligne de broyage“. Le processus de broyage électrique permet de traiter efficacement les déchets tout en réduisant les émissions de CO₂. Le recyclage commence par un démantèlement minutieux des véhicules, permettant d’optimiser la valorisation des matériaux et de minimiser les déchets ultimes. Cette approche illustre comment la technologie peut concilier efficacité et respect de l’environnement.

Société Guyanaise de Recyclage
Alain Montjean, président fondateur de SGR
Société Guyanaise de Recyclage
Alain Montjean, président fondateur de SGR

Partenariats et financements

Le projet de la SGR a bénéficié de financements publics et européens, soulignant l’importance des collaborations entre acteurs privés et institutions publiques. L’Ademe, acteur clé dans la gestion environnementale, soutient également cette initiative, démontrant ainsi que la réussite de tels projets repose sur une approche collective et coordonnée.

La Société Guyanaise de Recyclage joue un rôle essentiel dans la gestion durable des déchets en Guyane française. En adoptant une approche innovante et efficace pour traiter les VHU, elle contribue à la protection de l’environnement, à l’amélioration de la santé publique et au dynamisme économique local. Ce projet démontre qu’une gestion responsable des déchets peut être bénéfique à la fois sur le plan écologique et socio-économique. La SGR incarne ainsi un modèle de développement durable, où progrès environnemental et croissance économique vont de pair.

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