St Barth Film Festival : une fenêtre ouverte sur le cinéma caribéen

St Barth Film Festival

Depuis sa création en 1996, le St Barth Film Festival s’est imposé comme un rendez-vous culturel significatif à Saint-Barthélemy, offrant une plateforme singulière pour mettre en lumière la richesse et la diversité du cinéma caribéen. À travers ses projections, ses ateliers et ses échanges, le festival valorise des récits authentiques ainsi que les talents émergents de la région. La 28e édition, prévue du 30 avril au 3 mai 2025, promet une immersion complète dans l’univers cinématographique des Caraïbes.

Origines et mission du St Barth Film Festival

Une initiative visionnaire née en 1996

Le St Barth Film Festival, également connu sous le nom de « Cinéma Caraïbe », est né de l’idée ambitieuse d’ouvrir aux habitants de cette île des Antilles françaises un accès direct aux cultures cinématographiques régionales. Fondé par Ellen Lampert-Gréaux, Joshua Harrison, Rosemond Gréaux, Bénédicte Maudet et Rachel Kaufman, ce projet a été conçu comme un lien culturel entre les territoires caribéens et d’autres régions du monde.

Dès sa première édition, l’adhésion du public a confirmé que le cinéma constituait un véritable outil d’échange culturel. Cette reconnaissance a conduit les fondateurs à inscrire l’événement dans la durée, faisant du St Barth Film Festival un rendez-vous annuel incontournable pour le paysage culturel local.

Un hommage au cinéma caribéen

Le St Barth Film Festival ne se limite pas à la projection de films. Il valorise le cinéma comme moyen d’expression culturelle, permettant de raconter les réalités singulières des sociétés caribéennes. En mettant en avant des réalisateurs de talent et des œuvres venues d’horizons variés, il participe activement au renforcement des identités culturelles régionales tout en favorisant le dialogue avec d’autres espaces.

Un lieu d’échange pour les cinéastes et le public

Le St Barth Film Festival se distingue par l’originalité de ses lieux de projection : l’A.J.O.E. à Lorient, la plage de Flamands, ou encore les quais de l’île. Ces cadres insolites apportent une dimension sensorielle à la vision des œuvres.

Imaginez une séance à ciel ouvert, les pieds dans le sable, bercé par le son des vagues, face à un film qui traduit une expérience caribéenne profonde. Cette atmosphère, propre à Saint-Barthélemy, donne toute sa singularité à l’événement.

Ateliers éducatifs pour les jeunes générations

Le St Barth Film Festival joue aussi un rôle éducatif structurant. Chaque année, il propose des ateliers dans les établissements scolaires de l’île. Ces temps d’échange donnent aux élèves une introduction à la création cinématographique, et éveillent leur curiosité pour une discipline souvent méconnue.

Les réalisateurs présents partagent leur parcours et leur démarche artistique, offrant aux jeunes une vision concrète du métier de cinéaste. Ces rencontres sont essentielles pour former un public éclairé et, peut-être, susciter des vocations.

Programme détaillé : une immersion dans le cinéma mondial

La 28e édition du St Barth Film Festival propose une sélection exigeante et variée, mettant en avant des œuvres issues des Caraïbes, mais aussi d’autres continents. Voici un aperçu du programme :

Mercredi 30 avril

  • Discovering Bessie Coleman (Beth Powell) – Portrait de la première aviatrice afro-américaine.
  • Mama Sranan (Tessa Leuwsha) – Récit sur l’identité culturelle au Suriname.
St Barth Film Festival
Discovering Bessie Coleman (Beth Powell)
St Barth Film Festival
Mama Sranan (Tessa Leuwsha)

Jeudi 1er mai

  • Cyrille Régis : itinéraire d’une légende – Documentaire sur un joueur emblématique.
  • Magma (Cyprien Vial) – Regard introspectif sur la complexité humaine.
St Barth Film Festival
Cyrille Régis itinéraire d’une légende
St Barth Film Festival
Magma (Cyprien Vial)

Vendredi 2 mai

  • Destins d’Exil (Steve James) – Réflexion sur les migrations caribéennes.
  • Fanon (Jean-Claude Barny) – Portrait cinématographique du penseur Frantz Fanon.
St Barth Film Festival
Destins d’Exil (Steve James)
St Barth Film Festival
Fanon (Jean-Claude Barny)

Samedi 3 mai

  • Lisette Malidor : une artiste universelle (Pierre-Yves Hampartzmoumian) – Hommage à une grande figure artistique.
  • End of the Road (Dirk Braun) – Court-métrage sur les conséquences environnementales.
  • Adios Buenos Aires (German Kral) – Focus sur la culture argentine à travers le tango.
St Barth Film Festival
Lisette Malidor
St Barth Film Festival
End of the Road (Dirk Braun)
St Barth Film Festival
Adios Buenos Aires (German Kral)

Les piliers du festival : Organisateurs et partenaires

Le St Barth Film Festival repose sur la coopération d’acteurs engagés. Il est porté par l’Association Ciné St Barth avec l’appui de la Collectivité de Saint-Barthélemy, de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de Guadeloupe, ainsi que du Comité Territorial de Tourisme.

Des structures locales – hôtels, restaurants, entreprises – soutiennent aussi cette initiative depuis ses débuts. Leur implication confirme le rôle structurant que joue le festival dans le tissu socio-culturel de l’île.

Un impact durable sur la culture caribéenne

Une vitrine internationale pour le cinéma régional

Le St Barth Film Festival constitue aujourd’hui une fenêtre ouverte sur le cinéma caribéen à l’échelle internationale. Il attire des réalisateurs, producteurs et acteurs reconnus, et contribue à la mise en réseau des professionnels du secteur.

Les discussions organisées permettent des confrontations de points de vue enrichissantes, renforçant ainsi la portée du cinéma caribéen dans l’espace mondial.

Un avenir prometteur pour le St Barth Film Festival

En articulant transmission culturelle, formation, création artistique et ouverture au monde, le St Barth Film Festival affirme sa vocation pérenne. Sa 28e édition s’annonce riche en émotions et en réflexions, tout en réaffirmant son engagement pour la diffusion du patrimoine culturel caribéen

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

Barbuda
TOURISME
Tolotra

Barbuda, plus de 5 000 frégates dans une lagune hors norme.

À Barbuda, le spectacle commence avant même d’apercevoir les oiseaux. Le sanctuaire de Codrington Lagoon ne se rejoint pas par une route. Il faut embarquer, avancer sur l’eau entre les mangroves, puis voir apparaître les silhouettes noires des frégates superbes, Fregata magnificens, dont la colonie compte parmi les plus importantes des Caraïbes. Ce fait suffit à raconter une autre Barbuda. Au-delà de ses plages roses, l’île abrite une lagune où plus de 5 000 de ces oiseaux sont recensés, sur une colonie dont un recensement scientifique a compté 1 743 nids. Ici, la destination se découvre en levant les yeux, et en comprenant la place que cette lagune occupe dans l’équilibre de l’île entière. Une lagune classée Ramsar, entre mangroves et récifs La lagune de Codrington couvre 3 600 hectares et est reconnue comme zone humide d’importance internationale par la Convention de Ramsar depuis 2005. Elle borde Codrington, l’unique village

Lire la suite "
Man Mélé
ARTS VISUELS
Tolotra

Martinique – Cécile Vernant : dans les coulisses de “Man Mélé !” à l’Orangerie du Sénat.

À l’Orangerie du Sénat, Man Mélé ! a pris une dimension que Cécile Vernant ne pouvait pas entièrement prévoir avant l’ouverture des portes. Au fil des journées, l’exposition est devenue un espace de rencontres, de conversations et d’échanges entre artistes et visiteurs. Autour des œuvres ont circulé la Martinique, la nature, mais aussi des souvenirs, des cultures et des sensibilités venues de bien au-delà de l’île. Le calme avant l’arrivée du public Chaque matin, Cécile Vernant arrivait avant l’ouverture, prévue à 11 heures. Le jardin était calme. Elle croisait les joggeurs, observait les groupes de taï-chi entre les marronniers et profitait de l’odeur des fleurs. Elle aimait ce « calme avant la tempête ». Quelques heures plus tard, l’ambiance changeait. Cécile Vernant estime que l’Orangerie, d’environ 600 m², pouvait accueillir des pics de 400 visiteurs en trois à quatre heures. La journée la plus fréquentée aurait réuni 1 000 visiteurs.

Lire la suite "
David Paulus
ARTS VISUELS
Tolotra

David Paulus, plus de 100 œuvres pour raconter les racines de Curaçao.

Au Curaçao Museum, les visages se répondent. Certains sont familiers, d’autres renvoient à des familles, des métiers, des histoires et des expressions transmises au fil des générations. Depuis le 20 août 2026, l’exposition “Rumbo i Raís” réunit plus de cent œuvres: portraits, techniques mixtes et créations tridimensionnelles. À travers cet ensemble, David Paulus regarde son île natale, ses habitants et les mémoires qui continuent de façonner Curaçao. L’exposition arrive comme un point de rencontre entre plusieurs dimensions de son parcours. Mode, arts visuels, performance, enseignement et mémoire familiale s’y croisent. Derrière les œuvres, une même interrogation revient. D’où venons-nous, qui nous façonne et que choisissons-nous de transmettre? Des premiers gestes à Curaçao Né en 1986 et élevé à Curaçao, David Paulus raconte avoir découvert tôt le plaisir de créer. Enfant, il aidait sa mère à fabriquer des poupées destinées à être vendues et observait sa grand-mère confectionner ses propres robes.

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande