Le samedi 28 mars, au Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin, la conférence de presse des CARIFTA Aquatics Championships 2026 n’avait rien d’une simple réunion d’information. En une heure et demie, organisateurs, athlètes et partenaires ont présenté bien plus qu’un programme sportif : du 3 au 8 avril, la Martinique accueillera la 39e édition du principal rendez-vous aquatique junior de la Caraïbe, dix ans après une première édition restée dans toutes les mémoires. Vingt-quatre nations. Trois disciplines. Un territoire qui joue à domicile et le sait.
Une candidature portée par une mémoire collective
En 2024, au congrès de la Caribbean Aquatics Association organisé aux Bahamas, deux candidatures s’affrontent pour l’organisation des CARIFTA Aquatics Championships 2026 : Sainte-Lucie et la Martinique. Le vote est sans appel : une trentaine de voix pour la Martinique, dix pour Sainte-Lucie.
Derrière ce résultat, il y a une histoire. L’édition 2016, première jamais organisée sur le territoire, a marqué les esprits de tous ceux qui y étaient: coachs, responsables de délégations, officiels. En 2024, au moment de voter, beaucoup se souvenaient encore de cette semaine-là.
« C’était une très belle édition, et toujours dans les mémoires. »
L’autre facteur a été plus concret : Sainte-Lucie ne disposait pas encore de son bassin. La Martinique, elle, peut compter sur le Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin, bassin olympique à dix couloirs, tribune de 800 places, bassin de 25 mètres pour l’échauffement. L’une des meilleures installations de la Caraïbe.
L’organisation a aussi mis en avant sa capacité d’accueil hors bassin, avec plusieurs solutions d’hébergement mobilisées dans le sud de l’île pour les délégations, complétées par d’autres structures si nécessaire. Ce volet logistique, rarement secondaire dans ce type d’événement, a renforcé la crédibilité de la candidature martiniquaise.
Trois disciplines, 24 nations, un format exigeant
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 réunissent 24 pays : 21 nations anglophones de la Caraïbe, auxquelles s’ajoutent la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. La natation course occupe quatre journées: séries le matin, finales l’après-midi, du samedi 5 au mardi 8 avril. La natation artistique s’installe à partir du lundi sur la pause méridienne, avec les solos puis les épreuves techniques. Les duos et les équipes clôturent le programme le mercredi matin. Ce même mercredi, l’épreuve d’eau libre se dispute sur cinq kilomètres, aux Anses d’Arlets.
Les compétiteurs : Benjamins (11-12 ans), Minimes (13-14 ans), Cadets (15-17 ans) ne s’inscrivent pas à titre individuel. Ce sont des sélections nationales qui se déplacent, avec les meilleurs nageurs de chaque territoire. Pour entrer dans la sélection martiniquaise, il faut satisfaire une grille de temps établie sur les deux saisons précédentes, qui ne retient que les nageurs capables d’atteindre les finales.
Dans l’esprit des organisateurs, la sélection se construit sur une logique simple : pour marquer des points, il faut entrer en finale, et pour entrer en finale, il faut figurer parmi les huit meilleurs temps des séries du matin. Autrement dit, les nageurs retenus sont censés avoir un niveau leur permettant de jouer une vraie place dans la compétition, et pas seulement de participer.
La délégation de la Martinique lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 compte 61 nageurs : 36 en natation course, 12 en eau libre dont cinq pratiquent également la course et 18 en natation artistique. Cinq capitaines mènent cette équipe : Jean-Naël Zozime et Maxime Auguste-Charlery pour la natation course garçons (catégorie 15-17 ans), Cyrielle Manin et Sayanne Guivissa pour la natation course filles, et Nohemy Marajo pour la natation artistique.
L’eau comme point de départ et comme destination
Jean-Naël Zozime, capitaine de la sélection garçons, répond sans détour quand on lui demande comment il a commencé : « on m’a mis à la natation pour ne pas me noyer. » Cyrielle Manin, capitaine de la sélection filles, raconte à peu près la même chose : elle a failli se noyer étant petite, et c’est ce qui l’a amenée à apprendre à nager.
Ces deux témoignages, entendus à quelques minutes d’intervalle, disent quelque chose d’important sur ce territoire. Deux jeunes Martiniquais que la mer a d’abord effrayés, qui représentent aujourd’hui leur île face à vingt-trois nations caribéennes. Il y a là bien plus qu’un palmarès sportif.
« La natation, c’est un sport dur. Il ne faut pas croire que ce sera facile, mais avec beaucoup de persévérance, tout le monde peut y arriver.»
— Jean-Naël Zozime
Nohemy Marajo, capitaine de natation artistique, pratique depuis dix ans une discipline que le public connaît encore mal. Elle l’explique concrètement : apprendre les chorégraphies à sec, les répéter dans l’eau, maîtriser sa respiration sous la surface pendant que les jambes dessinent des figures au-dessus. Un sport aussi exigeant techniquement que physiquement, qui tient autant de la danse classique que de l’endurance.
« Il faut savoir endurer, garder le moindre souffle pour terminer la chorégraphie. »
— Nohemy Marajo
La conférence des CARIFTA Aquatics Championships 2026 a aussi rappelé que la natation artistique reste une discipline encore confidentielle dans l’espace caribéen, en raison des infrastructures qu’elle exige et du niveau de préparation nécessaire. Elle demande du travail en trois dimensions, une préparation technique très poussée, mais aussi l’appui de professionnels extérieurs, notamment en danse et en préparation gymnique. Pour les encadrants, l’enjeu des CARIFTA est donc double : soutenir celles qui pratiquent déjà et susciter de nouvelles vocations.
Ce que l’encadrement observe chez ces jeunes, c’est une constante : ils s’entraînent, passent leurs examens, concourent le week-end, et recommencent. « Généralement, les nageurs sont performants dans leurs études également, parce qu’ils ont travaillé cette rigueur au quotidien.» Ce qu’on apprend dans un bassin s’applique aussi ailleurs.Les organisateurs insistent d’ailleurs sur cette exigence quotidienne : se qualifier ne suffit pas, il faut encore être capable de répondre présent le jour J, dans un sport où la régularité et la discipline comptent autant que le talent.
Des médailles nées des mains de l’île
La façon dont un événement récompense ses champions dit souvent beaucoup de ce qu’il représente. Aux CARIFTA Aquatics Championships 2026, les médailles ont été fabriquées en Martinique, dans du bois noble : poirier pour l’or, mao bleu pour l’argent, mao ghani pour le bronze. Un artisan du Nord-Atlantique en a assuré la réalisation, Joseph Galliard a signé les gravures, et une couturière locale a confectionné les pochons aux trois couleurs du drapeau martiniquais.
C’est la marraine de l’édition, Coralie Balmy , ancienne nageuse de haut niveau passée quatre fois par les CARIFTA dans sa carrière qui a porté cette initiative. Une démarche écoresponsable et identitaire, saluée comme une première à l’échelle caribéenne.
Chaque athlète caribéen qui montera sur le podium lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 repartira avec un bout de la Martinique, une médaille unique, réalisée par des artisans locaux, qui ne ressemble à aucune autre.
La conférence a également précisé que des trophées accompagneront ces récompenses, et que les médailles devaient encore recevoir leurs cordons avant l’ouverture de la compétition. Là aussi, l’objectif est clair : faire de chaque distinction un objet à la fois sportif, local et symbolique.
Une semaine qui mobilise tout le territoire
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 ne se jouent pas que dans les bassins. Entre 1 500 et 1 800 personnes arrivent en Martinique : nageurs, encadrants, familles répartis dans plusieurs hôtels du sud. Chaque jour, environ 150 bénévoles assurent le bon déroulement de l’événement : des anciens nageurs, des parents, des habitants qui n’ont parfois aucun lien direct avec la natation, mais qui ont voulu s’engager.
Parmi eux, les officiels occupent une place décisive : environ 26 officiels venus de la Caraïbe viendront en renfort des officiels martiniquais, pour atteindre une cinquantaine de personnes autour du bassin à chaque réunion, matin et après-midi. À cela s’ajoutent les secouristes, les équipes d’accueil, les personnes chargées des récompenses, de l’accompagnement des délégations ou encore des espaces ouverts au public.
L’accueil des délégations lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 a lui aussi été pensé dans le détail. Toutes devaient arriver le 2 avril, à des horaires étalés sur la journée, parfois très tôt le matin, parfois tard le soir. L’organisation a prévu un dispositif précis à l’aéroport, en lien avec le transporteur et la SAMAC, afin de fluidifier les sorties, le transfert vers les bus puis l’installation dans les hébergements, avec une attention particulière portée aux repas selon l’heure d’arrivée.
La cérémonie d’ouverture des CARIFTA Aquatics Championships 2026, le vendredi 3 avril au stade Georges Gratiant, est gratuite et ouverte à tous : 2 800 places à remplir. Le groupe « Nou Pa Sav » accompagnera le défilé des délégations. Le samedi 4 avril, les Hommes d’Argile seront présents à l’arrivée des délégations sur site, offrant une mise en scène culturelle forte, pensée comme un premier contact symbolique avec l’identité martiniquaise.. Tout au long de la semaine, des groupes culturels martiniquais seront présents pour que les visiteurs repartent avec une image vivante du territoire, pas seulement des résultats de compétition.
La cérémonie des CARIFTA Aquatics Championships 2026 doit se tenir de 16 h à 18 h, avec une retransmission prévue sur écran géant, ainsi qu’un relais par des partenaires médias et via YouTube pour permettre une diffusion plus large dans la Caraïbe. L’ambition affichée est nette: faire de la Martinique le centre de la Caraïbe pendant toute la durée de l’événement.
Au-delà du sport, les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 assument aussi un objectif économique et culturel. Faire venir jusqu’à 1 800 personnes signifie remplir des hébergements, générer de la consommation, encourager les locations de véhicules et faire travailler les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. C’est aussi une façon de montrer la culture martiniquaise, notamment à travers les animations prévues lors de l’ouverture et à l’arrivée des délégations.
L’épreuve d’eau libre aux Anses d’Arlets rappelle aussi que la mer est un milieu vivant, fragile, qui mérite d’être protégé. La représentante de l’association présente à la conférence résume sa mission simplement : « apprendre à nager pour découvrir les mers et les protéger. »
Cette dimension éducative dépasse la seule prévention de la noyade. Elle touche aussi à l’appropriation de l’eau par les Martiniquais, à la découverte de la discipline par les plus jeunes et à la volonté, plus large, de renforcer durablement la culture aquatique du territoire.
Une île qui s’affirme
Une phrase prononcée en fin de conférence résume bien l’état d’esprit général : « Nous sommes prêts, et nous ferons des CARIFTA Aquatics Championships 2026 une réussite collective et une grande fierté pour notre territoire. »
Ce que les délégations emporteront le 8 avril au soir, ce n’est pas seulement un classement. C’est une image de la Martinique , celle d’un territoire qui sait accueillir, s’organiser et affirmer son identité. Pendant six jours, toute la Caraïbe sera là. À la Martinique de montrer ce qu’elle sait faire.
Mais les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 veulent aussi laisser une trace après l’événement. La Ligue de Natation de Martinique a terminé la saison 2024-2025 avec environ 2 540 licenciés, une dizaine de clubs affiliés et, en général, 7 à 8 clubs engagés en compétition. Dans cette perspective, les CARIFTA ne sont pas pensés comme une parenthèse, mais comme un accélérateur possible pour susciter des vocations, renforcer les effectifs et installer durablement la natation dans le paysage sportif martiniquais.
Les organisateurs des CARIFTA Aquatics Championships 2026 ont aussi fait le choix de ne pas reproduire à l’identique le grand village de 2016. En 2026, l’animation autour de la compétition doit être plus resserrée, avec une grande journée particulièrement mise en avant, afin de concentrer l’énergie et la fréquentation plutôt que d’éparpiller les temps forts.
Les CARIFTA Aquatics Championships 2026 sont la 39e édition du principal rendez-vous aquatique junior de la Caraïbe, organisée en Martinique du 3 au 8 avril. Vingt-quatre nations y participent en natation course, natation artistique et eau libre, dans des catégories allant de 11 à 17 ans.
Les épreuves de natation course et de natation artistique ont lieu au Centre Aquatique Pierre Samot du Lamentin. L’épreuve d’eau libre sur 5 kilomètres se dispute aux Anses d’Arlets le mercredi 8 avril.
La billetterie est accessible sur cariftamartinique2026.com et sur les réseaux sociaux de la Ligue de Natation de Martinique. Tarifs : 10 € le matin, 20 € l’après-midi pour les adultes pass 4 jours à 125 €. La cérémonie d’ouverture au stade Georges Gratiant est gratuite.
Vingt-quatre pays participent : 21 nations anglophones de la Caraïbe, ainsi que la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane.
La sélection martiniquaise est menée par cinq capitaines : Jean-Naël Zozime et Maxime Auguste-Charlery pour la natation course garçons, Cyrielle Manin et Sayanne Guivissa pour la natation course filles, et Nohemy Marajo pour la natation artistique.
Le samedi 14 mars 2026, l’hôtel de l’Assemblée de la CTM à Fort-de-France a accueilli la 6e édition de la Caribbean Business Cruise (CBC). Organisée par Isanaja Consulting en partenariat avec Martinique Développement, cette matinée économique a réuni des entrepreneurs caribéens venus de Guadeloupe, de Sainte-Lucie et d’Antigua & Barbuda autour d’un objectif commun : faire de la Caraïbe un espace de coopération économique concret.
Une croisière d'affaires, un concept pionnier dans la Caraïbe
La Caribbean Business Cruise n’est pas un événement de networking ordinaire. Créée en 2019 par Isabelle Adelis Flandrina, fondatrice et dirigeante d’Isanaja Consulting, la Caribbean Business Cruise est présentée comme la première croisière d’affaires caribéenne. Le concept : permettre à des chefs d’entreprise de se retrouver à bord d’un navire, loin des agendas chargés, pour construire de vraies relations commerciales.
« Nous avons créé avec mon époux en 2019 la première édition de la Caribbean Business Cruise qui a été à l'origine fondée pour permettre aux chefs d'entreprise de partir en mission avec leur famille. »
— Isabelle Adelis Flandrina, fondatrice d'Isanaja Consulting
En six ans, la Caribbean Business Cruise a évolué pour intégrer une dimension économique de plus en plus structurée. La Caribbean Business Cruise 6 affiche désormais un accord de partenariat avec l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS), faisant d’Isanaja Consulting une des rares entreprises françaises privées à détenir ce partenariat selon sa fondatrice. Une reconnaissance qui ouvre l’accès à un réseau anglophone et hispanophone que la Martinique peine encore à exploiter pleinement.
La Martinique comme territoire d'accueil et d'investissement
La Caribbean Business Cruise a débuté par une prise de parole d’Alexandre Ventadour, conseiller territorial à l’Assemblée de la Martinique et président de Martinique Développement. Son message : la Martinique n’attend pas les investisseurs, elle se prépare à les recevoir.
« Nos entreprises martiniquaises sont là pour faire valoir ce que la Martinique sait faire de mieux. »
— Alexandre Ventadour, président de Martinique Développement
Yann Yala, également de Martinique Développement, a livré un panorama économique du territoire : un PIB qui dépasse les 10 milliards d’euros avec une croissance d’environ 1 %, un PIB par habitant de 29 000 €, une population de 356 000 habitants, et une balance commerciale largement déficitaire avec un taux de couverture de l’ordre de 20 % en 2025. Trois secteurs sont identifiés comme moteurs prioritaires du développement : le tourisme (6 % du PIB, 600 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel), les énergies renouvelables et l’économie numérique.
Ce diagnostic posé, la question de l’accompagnement à l’export est apparue centrale. Martinique Développement se positionne sur l’attractivité et l’accompagnement à l’installation, tandis que la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique (CCIM) prend le relais pour l’export, via notamment la Trade Facilitation Team Caraïbes. Stéphanie Pujar, responsable de projet coopération Caraïbes à la CCIM, a présenté ce dispositif bilingue: français et anglophone, qui accompagne les entreprises martiniquaises, guadeloupéennes et guyanaises dans leur développement à l’export.
« L'accompagnement à l'international est vraiment un accompagnement sur mesure. Chaque entreprise a son projet, donc chaque entreprise aussi a des prestations qui lui conviennent. »
— Stéphanie Pujar, responsable coopération Caraïbes, CCIM
Les entreprises françaises peuvent bénéficier d’aides du ministère des Outre-mer couvrant de 50 à 75 % du coût des missions à l’international. Un levier peu connu, régulièrement rappelé lors de ce type de rencontre.
Des entrepreneurs caribéens venus chercher des partenaires
La Caribbean Business Cruise 6 a permis à une dizaine d’entreprises de se présenter en deux minutes chrono avant d’amorcer des échanges en B2B. Un format volontairement resserré pour aller à l’essentiel.
Parmi les participantes anglophones, Celia Samuel, représentante de Go To Enterprise (Antigua & Barbuda) et membre du conseil d’administration de la Chambre de Commerce d’Antigua, était revenue pour la deuxième année consécutive. Elle distribue des produits alimentaires en gros: fruits, légumes, viandes, produits agrotransformés, depuis le producteur jusqu’au client final, et cherche des fabricants souhaitant exporter dans la Caraïbe anglophone.
« I am passionate about working with other Caribbean islands and other Caribbean companies. Time waits for no man. So if you see an opportunity, jump on it. »
« Je suis passionnée par le travail avec les autres îles et entreprises de la Caraïbe. Le temps n'attend personne. Alors si vous voyez une opportunité, saisissez-la. »
— Celia Samuel, Go To Enterprise, Antigua & Barbuda
Son témoignage illustre concrètement la valeur de la Caribbean Business Cruise : lors de l’édition précédente, elle avait noué une relation avec un producteur de Grenade et est aujourd’hui distributrice exclusive de sa marque en Antigua, avec des perspectives d’extension à d’autres îles.
Chantal Alexander, directrice générale d’Abby’s Exotic Blends (Sainte-Lucie), présentait quant à elle une gamme de produits agrotransformés sans conservateurs à base de plantain, fruit à pain, patate douce et banane verte, chips, confiseries, punches au rhum et recherchait des distributeurs ou des entreprises partenaires de production.
Du côté guadeloupéen, les secteurs représentés couvraient un spectre large : cybersécurité avec CyberCorsaire (Jérémy Benallal), ingénierie de l’eau et des énergies renouvelables avec Prest’eau Caraïbes (Luigi Apoari), conseil aux dirigeants avec Auxiliaire Être (Franciane Morvany), logiciels et formation numérique avec ISP Informatique, et valorisation culturelle et touristique avec l’association Fout Gwada Bel (Leslie Morvany). La Chambre des Métiers de l’Artisanat de la Guadeloupe était également présente pour promouvoir son label Artisans Pays de Guadeloupe et explorer des synergies avec ses homologues martiniquais.
Un mindset à construire
Isabelle Adelis Flandrina a tenu à nommer une réalité que la salle connaît bien : les entrepreneurs francophones et anglophones n’arrivent pas aux mêmes rencontres avec le même état d’esprit.
Le côté anglais, eux, quand ils y vont, ils y vont pour faire du business. Clairement, s'ils viennent vous rencontrer, c'est pour savoir si vous pouvez répondre à leur demande. »
— Isabelle Adelis Flandrina
Cette différence de culture entrepreneuriale revient comme un fil conducteur dans les CBC successives. La délégation martiniquaise et caribéenne étaient, cette année, plus prudente que prévu: la fondatrice évoque notamment le contexte géopolitique caribéen lié aux politiques américaines et son impact sur les dynamiques d’affaires régionales. Une délégation haïtienne, initialement prévue, n’a pas pu se joindre à l’événement pour des raisons logistiques.
Malgré ces absences, la Caribbean Business Cruise 2026 a confirmé l’utilité de ces rendez-vous régionaux. Les échanges B2B qui ont suivi les présentations, dans le hall de l’Assemblée, ont matérialisé ce que la CBC cherche à provoquer : des connexions réelles entre des acteurs qui, géographiquement proches, ne se croisent pas spontanément.
Digicel Business, partenaire de l’événement, a souligné par la voix de son directeur administratif et financier René Klock l’importance de ce type d’initiative pour renforcer le tissu économique régional autour des TPE et PME caribéennes.
La 7e édition de la Caribbean Business Cruise est déjà en perspective avec, selon les organisateurs, l’espoir d’une délégation martiniquaise plus fournie à bord.
La Caribbean Business Cruise (CBC) est la première croisière d’affaires caribéenne, créée en 2019 par Isanaja Consulting. Elle réunit chaque année des chefs d’entreprise de toute la Caraïbe — francophones, anglophones et hispanophones — pour des échanges B2B et des opportunités de partenariats régionaux. La 6e édition s’est tenue le 14 mars 2026 à Fort-de-France, en Martinique.
La Martinique dispose d’un PIB de plus de 10 milliards d’euros, d’une économie largement tertiaire et de secteurs porteurs identifiés : tourisme, énergies renouvelables et numérique. Martinique Développement et la CCI de la Martinique proposent un accompagnement sur mesure à l’installation et à l’export, avec des aides pouvant couvrir 50 à 75 % des coûts de missions internationales pour les entreprises françaises.
La 6e édition de la Caribbean Business Cruise à Fort-de-France a rassemblé des entreprises dans cinq secteurs : l’agro-transformation (Abby’s Exotic Blends, Sainte-Lucie), la cybersécurité (CyberCorsaire, Guadeloupe), l’ingénierie de l’eau et l’environnement (Prest’eau Caraïbes, Guadeloupe), la distribution et le commerce international (Go To Enterprise, Antigua), et la formation et l’accompagnement des entreprises.
Depuis le 25 octobre, Antigua-et-Barbuda vit au rythme des cérémonies, concerts et initiatives populaires qui marquent le 44ᵉ anniversaire de son indépendance, acquise le 1ᵉʳ novembre 1981.
Sous le thème « Solid – Stable – Soaring », l’archipel met en avant sa stabilité politique, la solidité de ses institutions et l’ambition de poursuivre son essor économique et culturel.
Jusqu’au 3 novembre, dix jours de festivités structurent un programme dense où se croisent jeunesse, mémoire et création.
Un message d’unité et de confiance
L’Antigua and Barbuda Festivals Commission (ABFC), organisatrice des célébrations, a voulu un thème à la fois sobre et porteur de sens. « Solid – Stable – Soaring » exprime la continuité d’un pays ancré dans ses valeurs tout en regardant vers l’avenir.
Quarante-quatre ans après la proclamation de son indépendance, Antigua-et-Barbuda affiche une volonté claire : consolider ses bases et encourager la jeunesse à prendre part à son développement.
Les premiers jours du programme ont déjà mobilisé les écoles, les chorales et les communautés locales. Le National Schools’ Panorama, organisé le 25 octobre à l’Antigua Port Authority, a ouvert la série d’événements. Le Independence Church Service, le lendemain, a rassemblé responsables religieux et citoyens autour d’un message de gratitude et de solidarité.
Le National Heroes Day, le 27 octobre, a permis d’honorer les grandes figures du pays lors de la Wreath-Laying Ceremony à Heroes Park, symbole de reconnaissance envers celles et ceux qui ont façonné la nation.
La jeunesse au cœur des célébrations
Cette année, la programmation met un accent particulier sur la jeunesse, considérée comme le moteur du progrès national. Le National Youth Rally, organisé ce 30 octobre au Sir Vivian Richards Stadium, a rassemblé des centaines d’élèves venus des quatre coins du pays.
Chants, défilés, performances sportives et artistiques ont illustré le thème de l’indépendance et le rôle des nouvelles générations dans la construction du futur d’Antigua-et-Barbuda.
Le Festival of Choirs, tenu le 28 octobre à la St. Anthony’s Secondary School, a, lui aussi, rappelé l’importance de la transmission. Les voix d’élèves, d’enseignants et de chorales communautaires ont uni symboliquement les deux îles dans un même souffle de cohésion.
Culture, scène et engagement
Les célébrations 2025 marquent également les 20 ans du National Youth Theatre, qui présente une nouvelle création, « Wadadli Roots », retraçant les liens entre générations et les réalités contemporaines de la société antiguanne.
Cette production, saluée pour sa qualité artistique, s’inscrit dans la continuité des efforts du ministère de la Culture pour soutenir les talents émergents.
L’un des moments les plus attendus est le retour de l’Independence Calypso Competition, organisé hier soir au Jack Idle. Le calypso, genre emblématique de la Caraïbe anglophone, sert depuis des décennies de miroir social. À travers leurs textes, les artistes livrent un regard lucide et souvent ironique sur les transformations d’Antigua-et-Barbuda, entre fierté nationale et réalités du quotidien.
Autre rendez-vous culturel marquant : la présentation de « Unchartered Waters » par le collectif Team Antigua – Island Girls, groupe connu pour ses exploits sportifs et ses initiatives en faveur des jeunes. Leur création artistique, présentée au John E. St. Luce Building, illustre les valeurs de courage, d’endurance et de solidarité, chères à la population.
Ces initiatives confirment la vitalité du paysage artistique local et la place qu’y occupe la femme dans la sphère publique.
Hommage à Burning Flames
L’un des points culminants de cette 44ᵉ édition sera sans conteste l’hommage rendu au groupe légendaire Burning Flames.
À l’occasion de leur 40ᵉ anniversaire, l’une des principales artères de Potters a été renommée Burning Flames Highway, un geste symbolique qui associe la musique à la mémoire collective.
Le 3 novembre, la route accueillera un “Highway Traffic Jam”, concert de clôture où se mêleront anciens et nouveaux rythmes du groupe.
Burning Flames incarne depuis quatre décennies la créativité d’Antigua-et-Barbuda, et son influence continue de marquer la scène caribéenne.
Fête nationale et cérémonies du 1ᵉʳ novembre
Ce 1ᵉʳ novembre, jour officiel de l’indépendance, les célébrations s’étendent entre Barbuda et Antigua.
La journée débute avec la Flag Ceremony à Barbuda, suivie de la National Food Fair et du grand Independence Ceremonial Parade & National Awards Ceremony au Sir Vivian Richards Stadium.
Cette parade, retransmise sur les médias locaux, réunit forces de défense, écoles, associations et représentants des districts. Elle symbolise la cohésion entre institutions et société civile.
Dans les allées du stade, les stands de la Food Fair valorisent la gastronomie nationale : produits de la mer, plats traditionnels et créations contemporaines témoignent du savoir-faire local.
Les producteurs et restaurateurs contribuent à cette mise en avant d’une identité culinaire que Antigua-et-Barbuda défend comme un pilier de son patrimoine.
Un archipel tourné vers l’avenir
En 2025, les commémorations ne se limitent pas à une simple séquence patriotique.
Elles traduisent la capacité d’Antigua-et-Barbuda à faire dialoguer son histoire et ses ambitions. Les activités, de la chorale scolaire à la scène calypso, dessinent une même volonté : affirmer la souveraineté culturelle, encourager la participation citoyenne et maintenir une cohésion entre générations. La stabilité politique et la croissance économique, évoquées dans le thème officiel, trouvent ici un écho concret dans la mobilisation populaire.
Alors que les festivités se poursuivent jusqu’au 3 novembre, l’archipel donne une image d’unité et de confiance.
Les quarante-quatre ans d’indépendance d’Antigua-et-Barbuda s’écrivent ainsi comme une démonstration de continuité : une nation solide, stable et résolument tournée vers son horizon.
L’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) a franchi une nouvelle étape dans son engagement en faveur du développement durable en signant un protocole d’accord avec l’Alliance solaire internationale (ISA). Cet accord a été conclu à Santiago du Chili lors de la septième réunion du Comité régional de l’ISA pour l’Amérique latine et les Caraïbes, du 4 au 6 août 2025.
Plus qu’un simple document technique, il incarne une vision collective : accélérer la transition énergétique des petits États insulaires grâce à l’énergie solaire et réduire la dépendance aux importations coûteuses de combustibles fossiles.
OECO : un acteur central de la Caraïbe orientale
Créée en 1981, l’OECO regroupe actuellement onze membres, dont six États indépendants : Antigua-et-Barbuda, Dominique, Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Cette organisation régionale joue un rôle fondamental dans l’intégration économique, la gouvernance partagée et la coordination de politiques publiques dans des domaines stratégiques tels que l’éducation, la santé, le climat et l’énergie.
La signature de ce protocole avec l’ISA s’inscrit donc dans une logique plus large : renforcer la résilience économique et environnementale d’une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique, des ouragans dévastateurs et de la volatilité des prix de l’énergie.
Les atouts de l’Alliance solaire internationale
L’ISA, fondée en 2015 à l’initiative de l’Inde et de la France, rassemble aujourd’hui 124 États membres répartis sur quatre continents. Elle se positionne comme un accélérateur de la transition solaire, en offrant des financements innovants, un appui technique et des programmes de renforcement des capacités. Son expertise est particulièrement précieuse pour les pays du Sud, qui doivent concilier développement économique et impératifs climatiques.
Dans le cadre de l’accord, l’ISA s’engage à :
- ✅ promouvoir l’énergie solaire dans les États membres,
- ✅ mobiliser des fonds publics et privés via le Fonds solaire mondial et d’autres instruments de finance climatique,
- ✅ renforcer les compétences locales grâce aux Centres de ressources d’applications technologiques solaires (STAR–C).
Une coopération tournée vers l’action
Pour l’OECO, l’accord signé avec l’ISA dépasse la simple coopération institutionnelle. Il vise des résultats concrets :
- ✅ développer des projets solaires capables de réduire la dépendance au diesel,
- ✅ faciliter l’accès aux financements pour les gouvernements comme pour les entreprises,
- ✅ créer de l’emploi qualifié dans les filières vertes,
- ✅ mutualiser les achats d’équipements solaires pour abaisser les coûts.
Cette stratégie s’aligne parfaitement avec la « Décennie de l’énergie durable » lancée par l’OECO pour la période 2025–2035. L’objectif est clair : faire du solaire une pierre angulaire du développement économique et social des États membres.
Les défis spécifiques des petits États insulaires
Les pays membres de l’OECO appartiennent à la catégorie des petits États insulaires en développement (PEID). Leur vulnérabilité est multiple :
- géographique, car les ouragans et phénomènes climatiques extrêmes peuvent détruire en quelques heures les infrastructures énergétiques ;
- financière, puisque l’accès aux crédits internationaux reste limité en raison de la taille réduite de leurs économies ;
- structurelle, avec une forte dépendance aux importations de carburants fossiles qui pèsent sur les budgets nationaux et les balances commerciales.
Kerryne James, ministre de la Résilience climatique et coprésidente du Comité régional de l’ISA pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a souligné ce point : « Nous devons reconnaître que l’accès au financement pour la transition énergétique demeure un défi majeur pour les PEID. »
Un centre régional d’excellence pour l’énergie solaire
L’un des volets les plus innovants de cette coopération est la création d’un Centre régional d’excellence pour l’énergie solaire. Celui-ci servira à développer l’expertise locale, favoriser le partage de connaissances et mettre en place des formations adaptées aux réalités caribéennes.
Selon Ashish Khanna, Directeur général de l’ISA, cette initiative permettra aussi de tirer parti des innovations numériques : « En favorisant les achats groupés d’énergie solaire grâce à des plateformes d’appel d’offres digitales, nous améliorerons l’efficacité, réduirons les coûts et attirerons des investissements privés de grande ampleur. »
Une vision de long terme pour la Caraïbe
Pour Dr Didacus Jules, Directeur général de l’OECO, l’accord signé ne se limite pas à une question énergétique. Il s’agit d’un véritable investissement stratégique dans la résilience et l’indépendance économique de la région. En transformant le secteur énergétique, l’OECO entend offrir à ses citoyens une meilleure qualité de vie, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
La Décennie de l’énergie durable (2025–2035) marque ainsi un tournant : l’énergie solaire n’est plus considérée comme une option parmi d’autres, mais comme un pilier de l’avenir économique et social des îles de la Caraïbe orientale.
L’OECO en chef de file régional
En signant cet accord avec l’Alliance solaire internationale, l’OECO confirme son rôle de chef de file dans la transition énergétique caribéenne. En misant sur l’énergie solaire, elle trace une voie crédible vers plus de résilience, d’indépendance et de prospérité pour ses États membres. Au-delà de l’aspect technique, ce partenariat incarne une ambition : permettre aux petits États insulaires de transformer leur vulnérabilité en atout, en devenant des laboratoires de solutions durables à l’échelle mondiale.
Antigua Carnival 2025 ne se contente pas d’occuper une place sur le calendrier culturel d’Antigua et Barbuda : il incarne une mémoire collective, un héritage en mouvement et une vitrine puissante des réalités caribéennes. Du 25 juillet au 5 août, cette édition placée sous le thème Itz A Vibe conjugue exigence artistique, poids historique et intensité populaire. Ce sont douze jours durant lesquels une île entière entre en scène, portée par l’écho de l’émancipation et la vitalité d’une création qui refuse l’effacement.
Un carnaval né de la liberté
Les origines d’Antigua Carnival 2025 remontent à un moment fondateur : le 1er août 1834, date de l’abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques. À Antigua, les affranchis sortent spontanément célébrer leur liberté. Ce surgissement populaire, ancré dans la rue et la musique, est le socle du carnaval tel qu’il s’organise aujourd’hui.
C’est en 1957 que le carnaval devient un événement officiel, remplaçant le Old Time Christmas Festival. Ce tournant marque la volonté d’inscrire l’événement dans une perspective touristique moderne tout en conservant des éléments traditionnels comme les iron bands, les personnages satiriques comme le John Bull, ou encore les danses Highland Fling d’influence écossaise. Cette hybridation entre résistance culturelle et réinvention festive reste l’ADN du festival.
Un programme 2025 structuré autour de moments phares
Antigua Carnival 2025 s’ouvrira par une série de pré-événements dès le 13 juillet, avec notamment l’Aunty Claudette’s Kiddies Party, en hommage aux 25 ans de carrière de Claudette “CP” Peters. Les demi-finales du Calypso Monarch et du Party Monarch les 17 et 18 juillet, ainsi que l’élection de la Queen of Carnival le 20 juillet, donneront le ton d’une édition très attendue.
La semaine officielle d’Antigua Carnival 2025 débute le 25 juillet avec le Face Off, un affrontement musical entre Asa Banton et Tian Winter à Carnival City. Le 26 juillet, le populaire T-Shirt Mas transformera les rues de St. John’s en un immense défilé de créativité textile.
Le 30 juillet marquera le 40e anniversaire du groupe légendaire Burning Flames, dont l’influence dépasse les frontières d’Antigua. Le lendemain, trois événements majeurs se dérouleront simultanément : le Drink Till Ya Weak Boat Cruise, le Caribbean Melting Pot et le Watch Night, veillée culturelle organisée aux Botanical Gardens.
Le 1er août, jour commémoratif de l’émancipation, sera marqué par la finale du Calypso Monarch. Le 2 août, trois manifestations auront lieu : RISE au Sir Vivian Richards Cricket Stadium, Carnival Dreamz à Hodges Bay, et Panorama, la grande rencontre des steel bands. Le 3 août, D’Breakfast Fete à Splash Antigua et le Party Monarch clôtureront la montée en intensité musicale.
Enfin, les 4 et 5 août incarneront l’apogée du festival. J’ouvert débutera à l’aube du lundi, suivi du Monday Mas Parade. Le lendemain, le défilé du Parade of Bands offrira une dernière flamboyance costumée, avant la traditionnelle Last Lap dans les rues de la capitale.
Trois anniversaires culturels marquants
Antigua Carnival 2025 célèbre cette année trois figures majeures de son patrimoine musical. Les 80 ans de Hell’s Gate Steel Orchestra, fondé en 1945, seront mis à l’honneur. Le plus ancien steel band d’Antigua a récemment été salué comme Steelband of the Year aux National Music Awards 2024. En février 2025, l’orchestre a donné une performance remarquée à Parham Town, mêlant gospel et musique classique.
Le groupe Burning Flames, véritable monument de la soca, fête ses 40 ans. Fondé en 1984 par les frères Edwards, il s’est illustré avec des titres emblématiques comme Workey Workey et Stiley Tight, qui ont marqué les éditions passées du carnaval.
Enfin, la chanteuse Claudette “CP” Peters célèbre ses 25 ans de scène. Reconnue pour sa puissance vocale et sa longévité, elle incarne l’évolution de la soca à Antigua, entre enracinement et audace.
Un impact économique affirmé
Pour les autorités, Antigua Carnival 2025 n’est pas seulement un événement culturel. Il s’agit aussi d’un moteur économique de première importance. Selon le ministre des Industries Créatives, Daryll Matthew, le carnaval génère un afflux touristique massif, avec un taux d’occupation hôtelière supérieur à 90 % durant la période.
Les investissements gouvernementaux, estimés à plus de 5 millions de dollars américains, couvrent logistique, communication, cachets artistiques et soutien aux prestataires locaux. Du secteur de la restauration à celui de la mode, en passant par les artisans, les retombées sont palpables à tous les niveaux.
Antigua Carnival 2025 agit également comme catalyseur économique indirect. L’agriculture, les transports et les services connexes bénéficient de l’effet multiplicateur du tourisme lié au carnaval. Le ministre du Tourisme, Charles Fernandez, insiste sur le fait que les visiteurs viennent non seulement pour les événements officiels, mais aussi pour la qualité de l’accueil et les rencontres humaines.
Une stratégie de transport et d’accessibilité renforcée
Face à l’augmentation de la demande, plusieurs compagnies aériennes ont adapté leur offre. American Airlines a ajouté des vols spéciaux depuis Miami entre le 25 et le 28 juillet. Caribbean Airlines opérera une liaison dédiée depuis Toronto le 31 juillet. La compagnie régionale LIAT 20 propose une réduction de 25 % sur ses tarifs à destination d’Antigua entre le 13 juillet et le 12 août, à condition d’utiliser le code VIBE25.
Par ailleurs, Frontier Airlines a rouvert sa liaison hebdomadaire entre San Juan (Porto Rico) et l’aéroport international V.C. Bird d’Antigua depuis février 2025, ce qui renforce l’accès depuis les États-Unis continentaux.
En amont de l’Antigua Carnival 2025, une campagne de promotion a été menée à Trinidad et Tobago, principal marché caribéen pour Antigua. Cette initiative, pilotée conjointement par l’Autorité du Tourisme et LIAT 20, visait à stimuler les réservations de dernière minute via une série de rencontres médiatiques et d’interventions en agences de voyages.
Un événement enraciné, sans cesse renouvelé
Antigua Carnival 2025 conjugue ancrage historique et réinvention permanente. S’il puise son souffle dans l’histoire de l’émancipation, il ne cesse de se redéfinir au rythme des générations, des mouvements musicaux et des enjeux économiques.
Par la densité de son programme, la richesse de ses héritages mis à l’honneur et les moyens logistiques déployés pour l’accueil des visiteurs, cette édition s’inscrit comme une pièce maîtresse du calendrier culturel caribéen. Une manifestation où se jouent, chaque année, bien plus que des fêtes : une affirmation d’identité, une économie locale en mouvement, et une mémoire collective qui s’écrit en musique et en pas de danse.
Richès Karayib a rencontré Patrice Simon, directrice exécutive de l’Antigua and Barbuda Hotels and Tourism Association, à l’occasion de la 43ᵉ édition du Caribbean Travel Marketplace. Pour la première fois, Antigua-et-Barbuda accueillait ce sommet régional du tourisme caribéen. Un défi logistique autant qu’un signal fort pour une destination qui veut faire entendre sa voix et renforcer sa place dans le paysage touristique régional. Entretien avec une actrice clé de cette organisation réussie.
Une île hôte exemplaire
Patrice Simon ne cache pas sa fierté : Antigua-et-Barbuda a relevé le défi. Accueillir plus de 9000 rendez-vous B2B et des délégués venus de toute la Caraïbe était une première pour cette petite nation insulaire. Pourtant, rien n’a été laissé au hasard.
« C’était un immense honneur de recevoir le Caribbean Travel Marketplace pour la première fois », souligne-t-elle. « Nous avons montré que même une petite île peut accueillir un grand événement avec sérieux et professionnalisme. »
Ce succès repose sur une collaboration étroite entre le secteur privé et les institutions publiques : l’Antigua and Barbuda Hotels and Tourism Association, l’Antigua and Barbuda Tourism Authority, et le ministère du Tourisme ont travaillé main dans la main, avec l’appui du ministre Charles Max Fernandez. Cette synergie a permis une organisation fluide et une belle représentativité de la destination.
Valoriser l’authenticité d’Antigua-et-Barbuda
Loin de se contenter d’une vitrine classique, la délégation hôte a souhaité mettre en avant bien plus que ses célèbres plages.
« Tout le monde connaît le slogan “365 plages, une pour chaque jour de l’année” », rappelle Patrice Simon. « Mais nous voulions montrer que la richesse d’Antigua-et-Barbuda, ce sont aussi ses habitants, sa culture, sa cuisine. »
Le message est clair : le pays veut affirmer son identité plurielle, au-delà des images de carte postale. En accueillant le CHTA 2025, la destination espère aussi renforcer son attractivité auprès des professionnels du secteur, en misant sur l’expérience humaine et culturelle.
Une impulsion régionale pour le futur
Pour Patrice Simon, cet événement constitue un tournant. Il ne s’agit pas seulement d’un succès local, mais d’un signal envoyé à l’ensemble de la Caraïbe : les petits États peuvent aussi être au centre de la stratégie régionale.
« Le niveau d’échange, d’information, de collaboration a été exceptionnel. Nous espérons que cela donnera envie à d’autres destinations de s’impliquer avec autant d’enthousiasme. »
Patrice Simon se projette déjà vers les prochaines éditions et se dit prête à poursuivre le travail entamé, notamment dans le cadre de l’intégration régionale du tourisme.
Une Caraïbe des synergies
À travers l’enthousiasme de Patrice Simon, c’est toute une vision du tourisme caribéen qui se dessine : inclusif, ancré dans les réalités locales, porté par des partenariats publics-privés solides. Le CHTA 2025 à Antigua-et-Barbuda aura marqué une étape importante pour la visibilité de l’île, mais aussi pour la reconnaissance du rôle que chaque territoire peut jouer dans l’essor collectif du secteur.
Richès Karayib poursuit sa série d’interviews avec les figures du Caribbean Travel Marketplace 2025. À suivre…
Richès Karayib a rencontré Craig Marshall, directeur régional de Blue Diamond Resorts, président de l’Antigua and Barbuda Hotels Association, et vice-président de la Caribbean Hotel and Tourism Association (CHTA). Figure-clé de l’organisation du Caribbean Travel Marketplace 2025. Craig Marshall partage avec nous son regard sur cette édition historique, les ambitions à venir pour Antigua-et-Barbuda, et l’importance d’une voix collective au sein du tourisme caribéen.
Un tournant stratégique pour Antigua-et-Barbuda
Pour Craig Marshall, la réussite de cet événement n’est pas un hasard. Elle résulte d’un travail collaboratif intense entre les secteurs public et privé, notamment entre l’Antigua and Barbuda Hotels Association et l’Antigua and Barbuda Tourism Authority.
« C’est la première fois qu’un si petit territoire accueille le plus grand forum touristique de la région », souligne-t-il. « Cela montre que notre capacité organisationnelle dépasse largement notre taille démographique. »
Avec cette édition, Antigua s’inscrit désormais sur la carte des hôtes potentiels pour des événements de plus grande envergure internationale. Une stratégie assumée.
Une île désormais prête pour les grands évènements mondiaux
Le Caribbean Travel Marketplace n’est qu’un début. Dès juin 2025, Antigua accueillera le forum de l’OEA, réunissant des délégations des Amériques. Et en 2026, l’île recevra le roi Charles, la reine Camilla et les chefs d’État du Commonwealth dans le cadre du sommet du Commonwealth Heads of Government Meeting (CHOGM).
« Ces rendez-vous confirment que nous entrons dans une nouvelle phase. Nous sommes capables d’accueillir des événements diplomatiques majeurs, en plus des événements touristiques », affirme Craig Marshall.
Ce positionnement renforce le statut d’Antigua comme hub régional du dialogue politique, économique et touristique.
📍 Détails du forum de l’OEA
- Dates : 25–27 juin 2025
- Lieu : AUA Conference and Learning Centre, University Park, St. John’s, Antigua-et-Barbuda
- Thème : « Construire des économies résilientes et inclusives dans les Amériques »
Ce thème souligne l’importance de la résilience et de l’inclusivité pour relever les défis auxquels sont confrontés les États membres, grands et petits, en mettant l’accent sur une action soutenue et collective .
Une voix caribéenne renforcée par l’unité
Très engagé dans la CHTA, Craig Marshall insiste aussi sur l’importance de l’adhésion à l’association pour les professionnels du secteur. Le travail mené autour des droits de douane et des actions de plaidoyer régional montre la pertinence d’une voix collective.
« Nous devons parler d’une seule voix. Plus nous sommes nombreux, plus cette voix porte », insiste-t-il. « La CHTA ne se contente pas d’organiser des événements : elle défend nos intérêts communs. »
Lorsqu’on lui demande de résumer le principal bénéfice pour les membres en un mot, il répond sans hésitation : croissance.
Une Caraïbe solidaire et ambitieuse
À travers les mots de Craig Marshall, une dynamique se confirme : celle d’une Caraïbe structurée, solidaire, tournée vers l’action et l’influence. En plus d’être une belle destination, Antigua-et-Barbuda se veut désormais être un acteur central dans les échanges régionaux et mondiaux. Et le Caribbean Travel Marketplace 2025 en aura été le signal.
Richès Karayib continue de vous faire découvrir les coulisses de cet événement à travers les témoignages de celles et ceux qui bâtissent le tourisme caribéen d’aujourd’hui et de demain.
Richès Karayib est parti à la rencontre de Vanessa Ledesma, directrice générale du CHTA (Caribbean Hotel and Tourism Association), à l’occasion de la 43ᵉ édition du Caribbean Travel Marketplace, organisée à Antigua-et-Barbuda du 18 au 22 mai 2025. Cet événement phare du tourisme B2B dans la région a rassemblé fournisseurs, tour-opérateurs, institutionnels et experts autour d’un objectif commun : structurer l’avenir du tourisme caribéen. Entretien exclusif sur les enjeux actuels, les perspectives d’évolution et les leviers collectifs.
Une plateforme essentielle pour le dialogue inter-caribéen
Vanessa Ledesma ouvre la conversation en rappelant la place centrale du CHTA (Caribbean Hotel and Tourism Association) dans l’écosystème touristique régional. Avec plus de 9 300 rendez-vous d’affaires en deux jours entre 25 destinations caribéennes et des opérateurs venus de 16 marchés émetteurs, l’événement témoigne d’une volonté claire : renforcer les partenariats commerciaux et la collaboration entre les acteurs de terrain.
« C’est l’événement B2B incontournable pour le secteur hôtelier et touristique caribéen », explique-t-elle. « Il permet non seulement de nouer des relations, mais aussi de les structurer autour de stratégies marketing, de développement produit et de visibilité. »
La qualité des échanges, saluée par les participants, marque une rupture avec les années précédentes. Le secteur démontre une maturité accrue, dans un contexte où l’agilité est devenue un impératif.
Défis géopolitiques et diversification des marchés
Interrogée sur les défis actuels, Vanessa Ledesma évoque une incertitude majeure liée à la situation géopolitique aux États-Unis, premier marché émetteur vers la Caraïbe. Une légère baisse de la demande y est constatée, ce qui pousse les acteurs régionaux à réorienter leur stratégie vers le Canada, l’Amérique latine, mais aussi vers une relance du tourisme intra-caribéen, encore fragile depuis la pandémie.
« Nous voyons un intérêt croissant de marchés comme le Brésil, la Colombie ou encore le Québec. Il faut capitaliser sur cette dynamique tout en facilitant les connexions aériennes et maritimes dans la région », souligne Vanessa Ledesma.
Cette vision s’inscrit dans une logique de résilience et d’ouverture, qui pourrait rebattre les cartes de la fréquentation touristique dans les années à venir.
Vers un secteur plus fort, plus solidaire et mieux formé
Au-delà de cet événement annuel, Vanessa Ledesma insiste sur le rôle structurel de la CHTA dans l’accompagnement du secteur privé. Advocacy, intelligence économique, formations, durabilité, accessibilité : autant de services proposés aux membres.
« Plus notre réseau est fort, plus notre voix collective est entendue face aux enjeux locaux, régionaux ou internationaux. »
Elle invite d’ailleurs tous les professionnels à rejoindre l’association pour bénéficier de ces ressources et participer activement à la transformation du tourisme caribéen. La CHTA ne se limite pas à la sphère événementielle, mais agit aussi au quotidien, notamment via des initiatives comme le Direct Booking Summit, qui vise à améliorer l’autonomie numérique des acteurs hôteliers.
La Caraïbe en mouvement
L’entretien avec Vanessa Ledesma illustre parfaitement une Caraïbe en quête de souveraineté touristique, de diversification des marchés et de montée en compétence. À travers une approche collective, proactive et structurée, la CHTA contribue à dessiner les contours d’un tourisme caribéen plus durable, inclusif et performant.
Richès Karayib poursuivra cette exploration des voix du secteur à travers d’autres entretiens exclusifs réalisés lors du Caribbean Travel Marketplace 2025.
À Antigua, le 22 mai 2025, le Direct Booking Summit Caribbean a rassemblé les acteurs clés de l’hospitalité autour d’un objectif commun : reprendre le contrôle de la relation client dans un écosystème numérique en perpétuelle évolution. Coorganisé par la CHTA et Triptease, le Direct Booking Summit Caribbean a proposé une immersion stratégique dans les enjeux du marketing hôtelier, de la fidélisation à l’optimisation de la distribution.
Comprendre le voyageur d’aujourd’hui
Le Direct Booking Summit Caribbean a démarré avec une session révélatrice : les attentes du voyageur de 2025 ne ressemblent plus à celles d’hier. Ce client recherche une connexion émotionnelle, des engagements durables et une expérience ancrée dans le local.
Pour y répondre, les hôtels doivent développer une connaissance fine des profils clients, via la data comportementale, les enquêtes post-séjour et des outils CRM intégrés.
** Insight clé : les clients réservent autant avec le cœur qu’avec le portefeuille. L’écoute active et la narration sont devenues des leviers de conversion.
Distribution : reprendre la main face aux OTAs
L’équilibre entre canaux directs et intermédiaires (wholesalers, tour-opérateurs, plateformes) fut l’un des points les plus stratégiques du Direct Booking Summit Caribbean.
Les intervenants ont partagé des méthodes concrètes pour :
– garantir la rate parity sans sacrifier la flexibilité,
– minimiser les fuites tarifaires,
– et structurer des packages plus compétitifs pour le direct booking.
** Mention spéciale à ceux qui, grâce à un site web bien conçu, atteignent aujourd’hui plus de 70 % de réservations directes – un chiffre qui fait rêver.
OTA (Online Travel Agency)
Fidélisation & CRM : l’émotion comme pilier
Les programmes de fidélité traditionnels cèdent la place à des stratégies émotionnelles et personnalisées.
Le Direct Booking Summit Caribbean a mis en avant l’importance d’un CRM bien segmenté, capable d’automatiser des messages à forte valeur : anniversaires, préférences de chambre, expériences sur-mesure…
** Exemple concret : une simple campagne e-mail personnalisée a permis à un hôtel de Jamaïque de doubler ses ventes de services annexes en pré-séjour.
Réseaux sociaux & influence : l’authenticité en moteur de conversion
La session la plus percutante ? Celle du Bolongo Bay Beach Resort (Îles Vierges US), qui a prouvé qu’avec un budget pub réduit mais une stratégie TikTok centrée sur les vidéos POV et les témoignages clients, il est possible de doubler son chiffre d’affaires.
Le message est clair : l’authenticité, la voix locale et les formats courts sont aujourd’hui plus puissants qu’un spot télévisé.
** Point de vigilance : pas besoin de célébrités. Des micro-influenceurs locaux engagés suffisent à générer des résultats.
Culture, différenciation & storytelling territorial
Dernier axe, et non des moindres : la culture comme avantage compétitif.
L’identité caribéenne, lorsqu’elle est bien intégrée dans l’expérience client (gastronomie, architecture, storytelling), crée une expérience mémorable et différenciante.
Plusieurs experts ont souligné l’importance de former les équipes à l’hospitalité culturelle, pour faire de chaque interaction un moment sincère, valorisant l’histoire du territoire.
** Tendance montante : la demande pour des séjours à impact positif, en lien avec les communautés locales et les savoir-faire patrimoniaux.
Richès Karayib, média caribéen engagé
En tant que média caribéen multilingue, Richès Karayib a couvert le Direct Booking Summit Caribbean pour donner la parole aux acteurs du changement.
Ce que nous retenons ? Une hôtellerie caribéenne en pleine mutation, plus alignée avec ses valeurs, son territoire et sa clientèle.
Suivez-nous pour découvrir les portraits des hôtels visionnaires, les innovations inspirantes, et les coulisses de cette révolution caribéenne.
Du 18 au 22 mai 2025, Antigua-et-Barbuda a accueilli la 43ᵉ édition du Caribbean Travel Marketplace, le rendez-vous phare de la Caribbean Hotel & Tourism Association (CHTA). Richès Karayib y était, affirmant son positionnement comme acteur média caribéen au service de l’unité régionale, de l’innovation touristique et des connexions économiques durables.
Plusieurs territoires étaient représentés, témoignant de l’ampleur régionale de l’événement : Saint-Kitts, la Dominique, Trinidad & Tobago, Saint-Martin, Sint Maarten, Montserrat, Barbade, Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Aruba, la Grenade, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, entre autres. Le salon a également accueilli des groupes hôteliers internationaux, des compagnies aériennes, des agences de voyage, des plateformes numériques, ainsi que des institutions caribéennes et internationales venues échanger, prospecter et conclure des accords.
Retour sur une immersion riche en rencontres.
Un événement au cœur de la stratégie touristique caribéenne
Le Caribbean Travel Marketplace (CTM) est le principal salon professionnel B2B dédié au tourisme caribéen. Il réunit chaque année plus de 800 participants : hôtels, offices de tourisme, tour-opérateurs, investisseurs, compagnies aériennes, médias et représentants institutionnels. Objectif : favoriser les rencontres commerciales, nouer des partenariats durables et anticiper les grandes tendances du secteur.
L’édition 2025, hébergée sur le campus de l’American University of Antigua, a été marquée par une programmation dense et structurée :
– Caribbean Travel Forum (enjeux politiques et économiques),
– Responsible Tourism Day (durabilité et résilience),
– Caribbean Travel Marketplace (Rencontres professionnelles)
– Direct Booking Summit (innovation numérique et ventes directes).
Pour les territoires de la Caraïbe, le Caribbean Travel Marketplace est une opportunité stratégique : affirmer leur attractivité, séduire de nouveaux marchés, renforcer leur image.
À travers conférences, échanges et démonstrations terrain, le Marketplace a confirmé son rôle de plateforme accélératrice de croissance et de visibilité pour les destinations caribéennes.
À la rencontre de celles et ceux qui façonnent le tourisme caribéen
Le Caribbean Travel Marketplace a été l’occasion de croiser de nombreuses personnalités engagées dans le développement touristique de la région. Des échanges riches, porteurs de sens et de perspectives, avec des femmes et des hommes qui, chacun à leur manière, contribuent à façonner une Caraïbe plus connectée, plus ambitieuse, plus attractive.
Nous avons rencontrés quelques acteurs clés:
Ces rencontres feront l’objet d’une série d’articles et de contenus à paraître prochainement sur les canaux de Richès Karayib.
Direct Booking Summit : stratégies numériques pour renforcer les réservations directes
Le 22 mai 2025, en clôture du Caribbean Travel Marketplace, s’est tenu le tout premier Direct Booking Summit – Caribbean Edition au Sandals Grande Antigua. Organisé par la Caribbean Hotel & Tourism Association (CHTA) en partenariat avec Triptease, cet événement visait à fournir aux hôteliers caribéens des outils et des stratégies pour augmenter leurs réservations directes et optimiser leurs canaux de distribution.
La journée a été rythmée par des sessions interactives abordant des thématiques telles que l’optimisation des sites web, le marketing numérique, la gestion des relations clients (CRM), la parité tarifaire, et l’utilisation des réseaux sociaux pour stimuler les réservations directes. Des experts de l’industrie ont partagé leurs insights sur les meilleures pratiques pour réduire la dépendance aux plateformes tierces et renforcer la rentabilité des établissements hôteliers.
Cette initiative marque une étape importante dans la transformation numérique du secteur hôtelier caribéen, en mettant l’accent sur l’autonomie des établissements et la création de relations plus directes et personnalisées avec les clients.
« The Wicket Fete » : une clôture haute en couleurs au cœur de l’esprit caribéen
La soirée de clôture du Caribbean Travel Marketplace 2025, baptisée « The Wicket Fete », s’est tenue le 21 mai au mythique Coolidge Cricket Grounds, à Antigua. Pensée comme un hommage vibrant à la culture locale, cette fête a fusionné l’esprit du cricket et l’énergie du carnaval, dans une ambiance à la fois festive et authentique.
Au programme : prestations en live de Tian Winter, Claudette Peters, The Kutting Edge Band ou encore les légendaires Burning Flames, accompagnées de steel bands et d’animations tout au long de la soirée.
Des artisans et créateurs locaux étaient également présents, exposant leurs produits et savoir-faire dans une ambiance de marché caribéen, mêlant art, artisanat, saveurs et traditions.
Une soirée mémorable, ponctuée de gastronomie locale, de musique et de rencontres informelles, qui a permis de clore l’événement sur une note chaleureuse et profondément caribéenne.
Un moment-clé pour comprendre la Caraïbe en mouvement
Le Caribbean Travel Marketplace 2025 aura permis de capter l’énergie, les défis et les ambitions des territoires caribéens en matière de tourisme. La richesse des profils rencontrés, la diversité des approches, et la volonté de renforcer la coopération régionale témoignent d’une Caraïbe en pleine transformation.
➡️ À suivre très bientôt sur richeskarayib.com et nos réseaux : portraits, témoignages et analyses exclusives issues de ces rencontres à Antigua.