Avec Bandi, série Netflix de 2026 située en Martinique, huit épisodes ont fait circuler une expression créole martiniquaise bien au-delà de son territoire d’origine. « Sa sa pé foutew » signifie bien plus que « qu’est-ce que ça peut te faire ? ». C’est une manière de poser une limite, parfois avec humour, parfois avec fermeté, toujours avec une part d’identité.

Trois mots, une frontière

Trois mots créoles, une question, et une attitude. Quand la série Bandi est arrivée sur Netflix en 2026, elle a apporté avec elle une formule que de nombreux Martiniquais reconnaissent : « sa sa pé foutew ». Pour les uns, c’est de la fierté. Pour les autres, c’est une victoire silencieuse. Pour tous ceux qui savent ce que ces mots portent dans une conversation, c’est un moment qui compte.

Littéralement, l’expression peut se traduire par « qu’est-ce que ça peut te faire ? » ou « en quoi ça te concerne ? ». Mais la traduction trahit toujours. En réalité, « sa sa pé foutew » fonctionne comme une bulle d’air entre soi et l’autre. Elle signifie : tu n’as pas autorité sur ma vie, ce que je fais ne te regarde pas, je n’attends pas ta validation. C’est une frontière, pas une agression.

Sa sa pé foutew
©Netflix

Une formule courte, plusieurs émotions

Et c’est précisément cette double dimension: la défense et la tendresse qui rend la formule si particulière. Selon le contexte, le ton et le visage, « sa sa pé foutew » peut être un éclat de rire entre amies, une mise au point glaciale, ou un soupir résigné. La langue créole excelle dans ces formules courtes qui portent plusieurs émotions à la fois.

Le créole martiniquais est riche de ce type d’expressions. Selon l’Atlas of Pidgin and Creole Language Structures, il est parlé par environ 400 000 locuteurs en Martinique, avec une diaspora également importante. Mais les chiffres ne disent pas tout. Une langue ne vit pas seulement par son nombre de locuteurs. Elle vit par les intonations, les usages, les situations du quotidien, les répliques qui circulent dans les familles, les quartiers, les marchés, les chansons ou les conversations entre proches.

Dans « sa sa pé foutew », il y a plus qu’une phrase. Il y a une posture. Celle d’une personne qui refuse l’intrusion. Celle d’une parole populaire qui sait dire non sans faire un discours. C’est aussi pour cela que l’expression reste difficile à traduire proprement. En français, elle paraît brusque. En créole martiniquais, elle peut être drôle, sèche, affectueuse ou tranchante selon la bouche qui la prononce.

Quand le créole martiniquais arrive sur Netflix

L’arrivée de la formule sur Netflix marque quelque chose. Pendant longtemps, le créole martiniquais a surtout circulé dans des espaces culturels locaux, musicaux, théâtraux, familiaux ou militants. Le voir installé dans une série diffusée sur une plateforme internationale change la perception. Ce qui était local devient audible ailleurs. Ce qui était familier pour certains devient sujet de curiosité pour d’autres.

Ce passage ne transforme pas automatiquement l’expression en phénomène mondial. Il ne faut pas exagérer. Mais il donne à entendre une langue dans un espace où elle reste encore rare. Et, pour une langue régionale souvent réduite à l’oralité ou à l’intimité, cette visibilité a du poids. Elle montre que le créole martiniquais peut porter une intrigue, une tension, une émotion et une réplique forte sans être décoratif.

Sa sa pé foutew
©Netflix

Une résonance caribéenne, sans effacer les différences

Cette poussée du créole martiniquais ne se lit pas seule. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de reconnaissance des langues créoles dans la Caraïbe. À la Dominique, le profil officiel du pays mentionne l’anglais et le French Patois, appelé aussi « Kwéyòl ». À Sainte-Lucie, la fierté kwéyòl s’exprime chaque année en octobre autour de Jounen Kwéyòl, liée à la Journée internationale du créole du 28 octobre. En Haïti, la Constitution de 1987 reconnaît le créole et le français comme langues officielles de la République.

En Guadeloupe, on trouve aussi des formules-sœurs. « Ki sa ou ka chèché ? » porte une intensité voisine, même si elle ne dit pas exactement la même chose. Mais chaque île a sa propre musique. Le créole guadeloupéen n’est pas le créole martiniquais. Le kwéyòl saint-lucien n’est pas le créole haïtien. Ce sont des langues parentes, pas une langue unique.

Sa sa pé foutew
Sa sa pé foutew

Une phrase populaire, une revendication d’autonomie

Ce qui rend « sa sa pé foutew » singulière dans le contexte martiniquais, c’est sa portée sociale. La formule traduit un rapport à l’autorité qu’elle soit familiale, sociale ou institutionnelle et une revendication d’autonomie qui traverse une partie de la culture populaire. Dans la chanson zouk, dans le théâtre comique, dans le carnaval, on retrouve cette posture : je tiens ma place, je ne demande pas la permission.

Quand une telle formule sort de son territoire pour arriver aux oreilles de spectateurs qui n’ont pas forcément de lien direct avec la Martinique, elle ne devient pas universelle. Elle devient curieuse. Et la curiosité, pour une langue longtemps tenue à distance des grands circuits culturels, c’est déjà une forme de victoire.

La semaine prochaine, on traverse la mer pour aller chercher l’équivalent à Trinidad. Quelle expression, là-bas, dira la même chose autrement ?

« Sa sa pé foutew » peut se traduire par « qu’est-ce que ça peut te faire ? » ou « en quoi ça te concerne ? ». En créole martiniquais, l’expression sert souvent à poser une limite, avec humour, fermeté ou distance selon le contexte.

L’expression est remise en lumière par la série Bandi, diffusée sur Netflix et située en Martinique. Sa présence dans une production internationale donne une visibilité nouvelle au créole martiniquais et à ses formules populaires.

« Sa sa pé foutew » ne se limite pas à une traduction littérale. L’expression porte une attitude, une manière de refuser l’intrusion et d’affirmer son autonomie. Elle montre la force expressive du créole martiniquais dans la vie quotidienne.

La saison de croisière 2025-2026 en Martinique  s’achève sur un bilan solide, avec 568 348 passagers annoncés et une fréquentation en nette progression par rapport à la saison précédente. Dans un territoire où le tourisme repose autant sur l’accueil que sur la qualité des expériences proposées à terre, ces résultats traduisent une présence renforcée de la destination dans les itinéraires caribéens. Ils montrent aussi que Fort-de-France, Saint-Pierre et les acteurs locaux avancent dans une même direction : mieux accueillir, mieux orienter et mieux valoriser les patrimoines martiniquais.

Deux dernières escales très attendues à Fort-de-France

La saison de croisière 2025-2026 va se clore le vendredi 24 avril 2026 avec deux escales à Fort-de-France. Le navire de RCCL est attendu au terminal des Tourelles avec environ 2 000 passagers, tandis que le Caribbean Princess de Princess Cruises doit faire escale au terminal de la Pointe Simon avec environ 3 500 passagers. Les croisiéristes attendus sont majoritairement américains, entre 7h00 et 18h00.

Cette dernière journée donne aussi une place au lien culturel. Une classe du collège Alexandre Stellio des Anses-d’Arlet doit accueillir les passagers au Grand Port des Tourelles avec des prestations de danse traditionnelle. Les élèves auront également l’occasion de visiter le navire avec des membres d’équipage. L’escale devient alors un moment d’échange : les visiteurs rencontrent une culture vivante, tandis que les jeunes Martiniquais accèdent à un univers professionnel souvent éloigné de leur quotidien.

2025-2026 cruise season
©CMT

Une fréquentation en hausse et un rôle économique renforcé

Les chiffres transmis au 1er avril 2026 indiquent 234 escales entre octobre 2025 et mars 2026, contre 208 lors de la saison 2024-2025. Le trafic cumulé atteint 568 348 passagers, contre 469 432 la saison précédente. Cette progression installe la saison de croisière 2025-2026 dans une phase de consolidation, avec un volume plus élevé et une meilleure capacité à capter des clientèles venues de plusieurs bassins géographiques.

L’activité tête de ligne représente 151 615 passagers sur la saison. Ce point mérite attention, car 59,7 % des passagers concernés sont des Martiniquais. La saison de croisière 2025-2026 fonctionne donc aussi comme une porte de départ pour la population locale, au-delà de la seule réception de visiteurs étrangers. Cette réalité renforce le rôle du port, des agences, des services de transport et des professionnels de l’accueil.

Les excursions vendues à bord constituent un autre indicateur important. Plus de 83 000 excursions ont été commercialisées sur la saison écoulée, avec un taux rapporté à la capacité des navires oscillant entre 18 % et 24 % selon les mois. La saison de croisière 2025-2026 produit ainsi des retombées pour les sites visités, les guides, les prestataires terrestres, les artisans, les restaurateurs et les commerces situés sur les parcours des passagers.

Une clientèle internationale qui élargit la portée de la destination

La Martinique attire une clientèle de croisière aux origines variées. L’Europe constitue le premier bassin émetteur, avec plus de 200 000 croisiéristes européens, notamment venus de France, d’Allemagne, d’Italie et du Royaume-Uni. Les États-Unis représentent plus de 84 000 passagers, le Canada près de 18 000, auxquels s’ajoutent l’Amérique du Sud, la Caraïbe et d’autres marchés.

Cette diversité donne à la saison de croisière 2025-2026 une dimension stratégique. Elle oblige la destination à penser l’accueil en plusieurs langues, à adapter l’information disponible, à structurer les déplacements et à proposer des offres capables de parler à des visiteurs aux attentes différentes. Pour un territoire caribéen, cette pluralité constitue un atout si elle s’accompagne d’expériences sincères, bien organisées et respectueuses des lieux.

2025-2026 cruise season
©CMT

Le Seatrade de Miami comme baromètre pour la prochaine saison

Du 13 au 16 avril 2026, le Comité Martiniquais du Tourisme, accompagné du Grand Port Maritime de la Martinique, des agences maritimes, des agences réceptives et des manutentionnaires, a participé au salon Seatrade à Miami. Les échanges avec les compagnies de croisière, la Caribbean Tourism Organization, American Airlines et la Florida-Caribbean Cruise Association ont confirmé l’intérêt des professionnels pour la destination.

Les retours obtenus auprès des compagnies se situent entre 7 et 8 sur 10 concernant l’attractivité de la destination avant l’escale et la satisfaction des passagers après l’escale. Pour la saison de croisière 2025-2026, ces notes soulignent les acquis, tout en rappelant que la concurrence caribéenne impose une amélioration constante.

Les partenaires martiniquais ont aussi mis en avant plusieurs évolutions : modernisation des infrastructures d’accueil, signalétique directionnelle vers les commerçants, entretien des lieux emblématiques, formation continue des acteurs, professionnalisation des services, numérisation de l’information et commercialisation de produits innovants. La saison de croisière 2025-2026 avance ainsi sur deux fronts : attirer les compagnies et améliorer l’expérience vécue par les passagers.

2025-2026 cruise season
©CMT
2025-2026 cruise season
©CMT

2026-2027 : une saison annoncée comme exceptionnelle

Les perspectives communiquées pour 2026-2027 donnent une idée de l’ambition portée par les acteurs locaux. Près de 300 escales sont annoncées, avec l’arrivée de navires particulièrement attendus. Le MSC Opéra doit faire escale à Fort-de-France dès le 20 novembre 2026 et jusqu’au 24 septembre 2027, avec 32 escales prévues. Cette programmation ouvre la possibilité d’une saison continue tout au long de l’année, un changement majeur pour l’organisation touristique.

Le MSC World Europa est annoncé à Fort-de-France dès le 5 décembre 2026. Saint-Pierre doit également accueillir l’Orient Express Corinthian, yacht français de luxe de 54 suites, prévu dès le 27 octobre 2026 avec 6 escales. La saison de croisière 2025-2026 entre donc dans une séquence où les volumes, la qualité des navires et la diversification des ports d’accueil peuvent modifier la perception du territoire.

Un enjeu d’accueil, de culture et de territoire

La saison de croisière 2025-2026 ressort de cette période avec un message clair : l’île dispose d’atouts solides, mais la valeur réelle de cette activité dépendra de sa capacité à transformer chaque escale en expérience organisée et bénéfique pour le territoire. Les chiffres sont favorables, les perspectives sont fortes, et l’accueil culturel du 24 avril rappelle une évidence : la Martinique gagne lorsque son tourisme donne une place visible à ses habitants, à ses jeunes et à ses lieux de mémoire.

Le communiqué transmis annonce 568 348 passagers pour la saison 2025-2026. Ce chiffre marque une progression importante par rapport à la saison 2024-2025, qui avait enregistré 469 432 passagers.

Les deux dernières escales sont prévues le vendredi 24 avril 2026 à Fort-de-France. Le navire de RCCL est attendu au terminal des Tourelles avec environ 2 000 passagers, tandis que le Caribbean Princess de Princess Cruises doit accoster au terminal de la Pointe Simon avec environ 3 500 passagers.

La prochaine saison est annoncée avec près de 300 escales. Parmi les faits marquants figurent les 32 escales prévues du MSC Opéra entre novembre 2026 et septembre 2027, l’arrivée du MSC World Europa à Fort-de-France et les 6 escales de l’Orient Express Corinthian à Saint-Pierre.

Le 28 janvier 2026, le Sénat français avait envoyé un signal politique fort en faveur de l’ancrage caribéen de la Martinique. Le 16 avril, une nouvelle étape est venue donner une portée bien plus concrète à ce mouvement : l’Assemblée nationale a approuvé l’accord relatif à l’adhésion au protocole sur les privilèges et immunités de la Communauté des Caraïbes. En clair, l’adhésion de la Martinique à la CARICOM franchit un cap décisif dans la procédure française, après un processus engagé dès la signature de l’accord à Bridgetown le 20 février 2025.

Du vote du Sénat à l’accord de l’Assemblée nationale

Cette séquence donne une vraie continuité au vote sénatorial de janvier. Avec le vote du 16 avril, la France boucle désormais la phase parlementaire de ce dossier. Le ministère des Outre-mer parle d’ailleurs d’« approbation définitive » de l’accord côté Parlement français, ce qui confirme que l’adhésion de la Martinique à la CARICOM avance désormais sur une base institutionnelle consolidée, même si la formulation juridique doit rester précise.

Ce que change concrètement cette nouvelle étape

Ce que change réellement cette nouvelle étape, c’est que l’adhésion de la Martinique à la CARICOM ne relève plus seulement d’une intention politique ou d’un symbole diplomatique. Elle s’inscrit dans un cadre validé par les institutions françaises, ce qui donne au territoire une base plus solide pour participer aux travaux de l’organisation régionale et de ses agences. L’État souligne aussi que ce mouvement pourrait ouvrir la voie, à terme, à d’autres collectivités du bassin Antilles-Guyane intéressées par un statut similaire.

Un statut distinct de celui des États membres

Sur le fond, le statut de membre associé n’équivaut pas à celui d’un État membre souverain. Les documents parlementaires et institutionnels précisent que la collectivité territoriale de Martinique pourra prendre part aux travaux de l’organisation dans le cadre prévu par ce statut, sans que cela ne remette en cause son ancrage juridique français et européen. C’est précisément pour cela que l’adhésion de la Martinique à la CARICOM constitue une avancée institutionnelle importante sans bouleverser les équilibres existants.

Adhésion de la Martinique à la CARICOM

Une insertion régionale plus opérationnelle

L’adhésion de la Martinique à la CARICOM dépasse la seule reconnaissance institutionnelle. L’intérêt concret réside dans l’accès à davantage d’informations régionales, dans une participation plus directe aux programmes sectoriels et dans la possibilité de porter plus clairement ses priorités dans la Caraïbe. Coopération économique, mobilité, enseignement supérieur, santé publique, gestion des risques, culture ou encore climat : plusieurs champs d’action peuvent tirer profit d’un dialogue plus régulier avec les instances caribéennes. Dans cette perspective, l’adhésion de la Martinique à la CARICOM apparaît comme un outil de positionnement régional autant qu’un levier de coopération.

Un signal plus large pour les territoires français d’Amérique

Ce dossier dit aussi quelque chose de plus large sur la place des territoires français d’Amérique dans leur environnement immédiat. Depuis des années, un décalage subsiste entre leur appartenance géographique à la Caraïbe et leur niveau d’intégration institutionnelle dans les grandes organisations régionales. Le vote du 16 avril réduit une partie de cette distance. Il donne à la Martinique une capacité d’action plus lisible dans un espace où les réponses aux défis économiques, climatiques et sanitaires supposent de plus en plus des coordinations régionales. À ce titre, l’adhésion de la Martinique à la CARICOM marque une inflexion stratégique bien au-delà d’un simple texte parlementaire.

Adhésion de la Martinique à la CARICOM

Cap sur juillet 2026

La prochaine échéance politique sera scrutée de près. Les chefs de gouvernement de la CARICOM ont accepté l’invitation de Sainte-Lucie pour tenir leur 51e réunion ordinaire du 5 au 8 juillet 2026. Ce rendez-vous régional donnera un relief particulier à la dynamique engagée depuis Bridgetown, alors que la Martinique cherche désormais à transformer cette avancée institutionnelle en présence utile, visible et durable. Plus qu’une victoire de procédure, l’adhésion de la Martinique à la CARICOM ouvre donc une phase de responsabilité : celle de faire vivre concrètement ce nouveau cadre dans l’intérêt du territoire et de ses relations caribéennes.

Le 16 avril 2026, l’Assemblée nationale a donné son accord à l’approbation de l’accord relatif à l’adhésion au protocole sur les privilèges et immunités de la CARICOM. Après le vote du Sénat en janvier, cette décision a achevé la séquence parlementaire française autour de ce dossier.

Non. Les textes officiels parlent d’un statut de membre associé, pas d’un statut d’État membre. Cela permet à la Martinique de participer à certains travaux de l’organisation, mais sans être placée dans la même catégorie que les États souverains membres de la CARICOM.

Les documents parlementaires indiquent que la Martinique pourra participer aux délibérations de plusieurs organes et organismes subsidiaires sans droit de vote. Elle pourra aussi assister aux réunions de la Conférence des chefs de gouvernement et du Conseil des ministres de la Communauté, selon les modalités prévues par l’accord.

Selon le ministère chargé des Outre-mer, cette avancée doit permettre à la Martinique de participer davantage aux travaux de l’organisation et de ses agences, d’accéder à une information plus complète sur les dynamiques régionales et de renforcer sa capacité à agir dans son environnement géographique immédiat. Autrement dit, l’enjeu est à la fois institutionnel, diplomatique et pratique pour les coopérations futures.

La prochaine grande échéance régionale mentionnée publiquement est la 51e réunion ordinaire de la Conférence des chefs de gouvernement de la CARICOM, prévue à Sainte-Lucie du 5 au 8 juillet 2026. Ce rendez-vous sera particulièrement suivi, car il s’inscrit dans la continuité du processus engagé autour de la Martinique.

Le Loto du Patrimoine 2026 célèbre des lieux chargés d’histoire et mobilise autour de leur préservation. Pour les territoire Français de la Caraîbe, cette sélection met en lumière trois lieux qui portent chacun une part sensible de l’histoire locale : la Maison de l’historien Lacour à Basse-Terre en Guadeloupe, l’ancien moulin de l’habitation Loyola à Rémire-Montjoly en Guyane, et l’église Notre-Dame-de-la-Visitation au Gros-Morne en Martinique. Le ministère de la Culture les a retenus parmi les 18 sites emblématiques régionaux de l’édition 2026.

Pourquoi le Loto du Patrimoine 2026 compte pour la Caraïbe

Pour un média attentif à la Caraïbe, cette sélection a une portée particulière. Elle montre que le Loto du Patrimoine 2026 ne finance pas seulement des chantiers techniques : il soutient aussi des lieux qui structurent la mémoire collective, l’identité urbaine, les récits historiques et la transmission culturelle. Depuis 2018, l’offre de jeux Mission Patrimoine a permis de collecter plus de 210 millions d’euros et de soutenir 1 080 sites ; 70 % des projets sont aujourd’hui sauvés ou sur le point de l’être, et 500 chantiers sont terminés.

Dans ce cadre, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique apparaissent comme trois cas très différents mais complémentaires. L’un renvoie à l’histoire intellectuelle et urbaine, l’autre à l’économie de plantation et à l’archéologie, le troisième à la persistance d’un patrimoine religieux marqué par les catastrophes naturelles. C’est ce croisement qui donne au Loto du Patrimoine 2026 une vraie portée dans l’espace caribéen.

Guadeloupe : la maison d’Auguste Lacour, un enjeu patrimonial pour Basse-Terre

À Basse-Terre, le Loto du Patrimoine 2026 distingue la Maison de l’historien Lacour, demeure liée à Auguste Lacour, figure majeure de l’histoire guadeloupéenne. C’est une petite bâtisse coloniale modeste, proche de la case créole, aujourd’hui très endommagée et exposée à un risque de dégradation avancée. Le projet prévoit la réhabilitation complète de la maison et aussi la restauration de la fontaine en pierre de taille, de la grille en fer forgé et la revalorisation du potager. Le début des travaux est annoncé au deuxième semestre 2026, pour une fin prévisionnelle en décembre 2027.

Loto du Patrimoine 2026
Loto du Patrimoine 2026

L’intérêt du site dépasse largement la seule conservation d’un bâti ancien. La maison a connu plusieurs usages : résidence de l’historien, lieu d’accouchement, puis centre d’interprétation dans le cadre du label Ville d’Art et d’Histoire. Inscrite aux monuments historiques en 2016 avec ses abords, elle pourrait demain accueillir un projet touristique ou culturel et contribuer à la redynamisation du centre-ville de Basse-Terre. Dans cette perspective, le Loto du Patrimoine 2026 agit aussi comme levier de réactivation urbaine.

Loto du Patrimoine 2026
Loto du Patrimoine 2026

Guyane : Loyola, un moulin au cœur d’une histoire plus vaste

En Guyane, le Loto du Patrimoine 2026 met en avant l’ancien moulin de l’habitation Loyola à Rémire-Montjoly. L’objectif est de restaurer intégralement le moulin, y compris son mécanisme de prise au vent, de transmission et de broyage. Le chantier doit commencer à la fin de 2026 et s’achever en 2027.

L’habitation Loyola, acquise par les jésuites en 1668, est présentée comme la plus grande habitation esclavagiste de Guyane. Le moulin n’en est donc pas un vestige isolé : il s’inscrit dans un ensemble qui éclaire la production sucrière, l’organisation coloniale et la réalité du travail servile. Depuis 1994, des archéologues étudient le site, dont une partie reste encore à découvrir. Le Loto du Patrimoine 2026 donne ici de la visibilité à un lieu où patrimoine bâti, mémoire coloniale et recherche historique se rencontrent de manière très directe.

Loto du Patrimoine 2026
Loto du Patrimoine 2026

Martinique : au Gros-Morne, l’urgence de sauver une église fragilisée

En Martinique, le site retenu par le Loto du Patrimoine 2026 est l’église Notre-Dame-de-la-Visitation au Gros-Morne. Construite en 1743, elle est fermée au public depuis 2016 et ne répond plus aux normes parasismiques depuis qu’elle a été fragilisée par le séisme du 29 septembre 2009. Les travaux annoncés doivent sécuriser le vaisseau principal et les bas-côtés, restaurer les deux sacristies et l’avant-chœur, ainsi que le clos-couvert du chœur et de la nef. Le démarrage est prévu à l’été 2026 pour une fin prévisionnelle en 2027.

Là encore, l’intérêt patrimonial va bien au-delà de l’architecture religieuse. La paroisse actuelle résulte de reconstructions successives après cyclones, tremblements de terre et autres aléas. Son histoire reflète celle d’une société martiniquaise contrainte d’adapter sans cesse son patrimoine aux réalités naturelles de l’île. Dans ce contexte, le Loto du Patrimoine 2026 distingue un édifice qui incarne autant la foi que la résilience.

Loto du Patrimoine 2026
Loto du Patrimoine 2026

Trois territoires, trois lectures du patrimoine

En retenant la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique, le Loto du Patrimoine 2026 dessine en réalité trois manières de penser le patrimoine dans l’espace caribéen français : préserver une maison d’homme de lettres au cœur d’une ville, restaurer un vestige majeur lié à l’histoire esclavagiste et sucrière, sauver une église marquée par les secousses du temps et de la nature. Ce trio rappelle qu’un monument n’a de sens que s’il reste lisible pour les habitants, utile pour le territoire et capable de transmettre une histoire complète, y compris dans ses zones les plus difficiles.

Dans l’espace caribéen français, trois territoires sont concernés par le Loto du Patrimoine 2026 : la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique. Ces trois sites figurent dans la liste officielle des 18 sites emblématiques régionaux annoncée par le ministère de la Culture.

En Guadeloupe, le site retenu est la Maison de l’historien Lacour à Basse-Terre. Le projet prévoit la réhabilitation de la maison, la restauration de la fontaine en pierre de taille, de la grille en fer forgé et la revalorisation du potager. Les travaux doivent débuter au second semestre 2026 pour une fin prévisionnelle en décembre 2027.

L’ancien moulin de l’habitation Loyola à Rémire-Montjoly est un site patrimonial majeur car il témoigne de l’histoire sucrière, de la présence jésuite et du système esclavagiste en Guyane. La Fondation du patrimoine rappelle que l’habitation Loyola, acquise en 1668 par les jésuites, est considérée comme la plus grande habitation esclavagiste de Guyane. Le projet retenu vise une restauration complète du moulin et de son mécanisme.

En Martinique, le site sélectionné est l’église Notre-Dame-de-la-Visitation au Gros-Morne. Construite en 1743, elle est fermée au public depuis 2016 et a été fragilisée par le séisme du 29 septembre 2009, ce qui rend les travaux de restauration particulièrement urgents.

Le Loto du Patrimoine 2026 sert à soutenir financièrement des monuments et sites en péril identifiés dans toute la France, y compris en Outre-mer. Le dispositif Mission Patrimoine, lancé en 2018, a déjà permis de soutenir 1 080 sites depuis sa création, avec 500 chantiers terminés et 70 % des projets sauvés ou en passe de l’être.

Il y a dans la natation caribéenne une énergie que les tribunes du Lamentin ont captée chaque soir d’avril. Quand les finales commençaient, que les gradins se remplissaient et que les drapeaux de vingt-quatre nations se mêlaient au-dessus du bassin, les XXXIXes Championnats CARIFTA Aquatics cessaient d’être une simple compétition. Ils devenaient ce qu’ils ont toujours été dans leur essence : un rassemblement, une promesse faite à la jeunesse de la Caraïbe.

CARIFTA

Du 4 au 8 avril, plus de 480 nageurs et une centaine d’encadrants venus de 24 pays ont convergé vers la Martinique pour trois disciplines : la natation course au Lamentin, la natation artistique et le 5 km en eau libre aux Anses d’Arlet. Dix ans après l’édition précédente, le comité d’organisation mené par Alex Badian a mobilisé 150 bénévoles, 60 officiels par jour et une quarantaine de partenaires. Des écrans géants et 500 places de gradins mobiles  une première  ont donné à cette édition un caractère inédit, avec des tribunes combles chaque soir.

Coralie Balmy, nageuse médaillée olympique originaire de Martinique et directrice de Coco An Dlo, portait cette année le titre de marraine. Pour elle, les CARIFTA sont « comme des mini-jeux olympiques », un tremplin vers les compétitions internationales. Son message aux athlètes : « Écrire l’histoire, se sublimer, trouver la petite part de magie qui fera la différence. »

CARIFTA
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En bassin : la Caraïbe confirme sa vitalité

Les quatre jours de compétition ont livré 117 épreuves d’un niveau remarquable. Les Bahamas terminent premiers au classement par points (795), suivis de la Jamaïque (754,5), de Trinidad & Tobago (747), de la Barbade (638,5), des Îles Caïmans (547,5) et de la Martinique (489). Au tableau des médailles d’or, la Barbade mène avec 23 titres, devant les Bahamas (21), Trinidad & Tobago (20) et la Jamaïque (15).

Les performances individuelles ont donné aux CARIFTA leur texture. Liam Carrington (Trinidad & Tobago, 17 ans) a dominé le sprint et le dos, s’imposant en 49,75 s au 100 m nage libre. Christon Joseph (Bahamas, 14 ans) a remporté cinq titres individuels chez les garçons 13-14 ans. Heidi Stoute (Barbade, 16 ans) a signé un quadruplé en nage libre chez les filles 15-17 ans. Reagan Uszenski (Îles Vierges américaines) a été la plus titrée chez les 13-14 ans féminins. Christian Jerome (Haïti) a offert à son pays deux médailles d’or en papillon, prouvant que le talent éclot partout dans la Caraïbe. La jeune Sapphire Parks (Sainte-Lucie, 12 ans) a récolté six médailles, portant haut les couleurs d’une délégation modeste en nombre mais remarquable en qualité.

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Natation artistique : une discipline en plein essor lors des CARIFTA Aquatics Championships

La Martinique, la Guadeloupe et les Îles Caïmans ont disputé un programme complet de solos, duos et épreuves par équipes dans trois catégories d’âge. Les Îles Caïmans se sont illustrées lors des CARIFTA en remportant l’or en solo dans les trois catégories, grâce à Isabelle Young, Ava Crâne et Maureen-Catherine Kohler. La Guadeloupe a décroché le titre de Meilleure Nation chez les 12 ans et moins, tandis que la Martinique, sacrée Champion Overall, a dominé les catégories 13-15 ans et 16-19 ans. La discipline bénéficie désormais d’un véritable plan de développement caribéen, avec la perspective d’une édition 2027 à Coral Springs (Floride) soutenue par USA Artistic Swimming.

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Eau libre : le 5 km des Anses d'Arlet

Les 57 nageurs engagés ont pris le départ dans les eaux turquoise de la côte sud martiniquaise. Chez les 16-18 ans, Enzo Doussot (Martinique, 1 h 05 min 24 s) a devancé de deux secondes l’Arubais Matthew Gobert dans un final à trois d’une intensité rare, tandis que Maylis Lestrade (Martinique) s’imposait chez les filles. Chez les 14-15 ans, Antoine Pertuzon (Guadeloupe) et Marena Martinez (Trinidad & Tobago) ont pris les premières places.

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Un avenir qui se dessine

Le Congrès du CCCAN, présidé par Stephen Joachim (Saint-Vincent-et-les-Grenadines), a acté des décisions structurantes : adoption du nouveau Manuel CARIFTA, désignation des Bahamas comme hôte en 2027 (la confirmation est attendue fin juin)et élection de la Jamaïque pour 2028, renforcement des exigences en matière de protection des jeunes athlètes. La possibilité d’un test de la catégorie 18 ans et plus a été ouverte pour l’édition 2028, année olympique.

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Stephen Joachim s’est dit enthousiaste pour l’avenir de l’événement, soulignant que plusieurs pays se sont portés candidats pour accueillir les prochaines éditions, un signe de la bonne santé de la natation caribéenne. Pour Alex Badian, le souhait est clair : que les CARIFTA reviennent en Martinique tous les quatre ou cinq ans, pour capitaliser sur l’expertise acquise.

D’Anguilla à Trinidad & Tobago, des Bermudes au Suriname, chaque fédération, quelle que soit sa taille, contribue à cette dynamique collective. Les CARIFTA Aquatics ne sont pas seulement un championnat : ils sont un espace où des jeunes de vingt-quatre nations, parlant français, anglais ou encore néerlandais, se retrouvent autour d’un bassin et d’une mer qui les unissent. Comme le résume Coralie Balmy, les CARIFTA sont un tremplin. Et cette année, en Martinique, ce tremplin a fait son travail.

Les prochaines éditions des CARIFTA Aquatics se tiendront aux Bahamas en 2027 et en Jamaïque en 2028.

Les CARIFTA Aquatics Championships sont une compétition majeure de natation regroupant les jeunes athlètes de la Caraïbe. Elles incluent plusieurs disciplines comme la natation en bassin, la natation artistique et l’eau libre, et servent de tremplin vers les compétitions internationales.

Les CARIFTA Aquatics 2026 se sont déroulés en Martinique, principalement au Lamentin pour les épreuves en bassin, ainsi qu’aux Anses d’Arlet pour les compétitions en eau libre.

Les Bahamas ont terminé en tête du classement général, suivis par la Jamaïque, Trinidad & Tobago et la Barbade. Cette hiérarchie confirme la domination des grandes nations historiques de la natation caribéenne.

Plus de 480 nageurs et environ 100 encadrants issus de 24 pays de la Caraïbe ont participé à cette édition, confirmant l’importance croissante de l’événement dans la région.

Les prochaines éditions sont prévues aux Bahamas en 2027 et en Jamaïque en 2028, avec une volonté de renforcer encore le développement de la natation dans toute la Caraïbe.

Après deux journées de compétition à Fort-de-France, CARIFTA Aquatics 2026 confirme déjà ce que la région produit de plus solide en natation junior : de la densité, des écarts minimes au classement général et plusieurs nageurs capables de faire basculer une soirée à eux seuls. Les Bahamas occupent la première place du combiné, mais la Jamaïque reste au contact, tandis que Trinidad & Tobago s’appuie sur une base masculine très forte pour rester dans la course. Derrière ce trio, la Barbade, les îles Caïmans et la Martinique continuent d’avancer dans un championnat où chaque finale, chaque relais et chaque point comptent.

Une première journée qui a lancé un duel serré

Le premier jour des CARIFTA Aquatics 2026, samedi 4 avril 2026, les Bahamas ont pris la tête du classement combiné avec 196 points, devant la Jamaïque avec 191 points, soit un écart de seulement cinq unités. Trinidad & Tobago suivait avec 152 points, juste devant la Barbade à 150, puis les îles Caïmans à 145. La Martinique, portée par une entrée en matière solide à domicile, figurait déjà au sixième rang avec 114 points. Cette hiérarchie traduisait une tendance nette : rien n’était encore joué, ni pour le titre, ni pour le podium.

Dès cette première journée, plusieurs noms se sont imposés. Liam Carrington, pour Trinidad & Tobago, s’est illustré sur le 50 m nage libre et a aussi pris un podium sur le 100 m papillon. Le 100 m papillon masculin a été remporté par Christian Jérôme, représentant haïtien. Chez les filles, Heidi Stoute pour la Barbade et Reagan Uszenski pour les îles Vierges américaines se sont distinguées, tandis que Sapphire Parks, pour Sainte-Lucie, a signé une journée particulièrement marquante avec trois courses disputées, deux victoires et une troisième place.

CARIFTA Aquatics 2026
CARIFTA Aquatics 2026
Liam Carrington
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La Martinique tient son rang devant son public

Dans ce premier bilan des CARIFTA Aquatics 2026, la Martinique n’a pas seulement profité de l’avantage du bassin. Plusieurs résultats ont immédiatement pesé sur le classement : Jade Bering a remporté l’or sur 200 m brasse, Malia Soroman a pris le bronze sur 100 m papillon, Lucas Patron l’argent sur 200 m brasse et Lucas Wato le bronze sur 50 m dos. Dans une compétition aussi serrée, ces médailles ont permis à la sélection martiniquaise de rester au contact du groupe de tête élargi.

CARIFTA Aquatics 2026
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Le deuxième jour des CARIFTA Aquatics 2026 a confirmé la pression en tête

Le deuxième jour des CARIFTA Aquatics 2026, dimanche 5 avril 2026, les positions se sont précisées sans que l’écart se creuse franchement. Après 56 épreuves, les Bahamas ont conservé la première place du combiné avec 386,5 points. La Jamaïque suit avec 375 points, puis Trinidad & Tobago avec 357 points. La Barbade reste quatrième avec 318 points, les îles Caïmans cinquièmes avec 282,5 points, et la Martinique sixième avec 211,5 points.

Le détail du classement montre aussi une bataille équilibrée selon les sexes. La Jamaïque mène chez les filles avec 189 points, devant les Bahamas à 186, alors que Trinidad & Tobago domine chez les garçons avec 208 points, devant les Bahamas à 200,5 et la Jamaïque à 186. Cette deuxième journée n’a pas été celle d’une domination absolue d’un seul territoire. Au contraire, plusieurs nations se sont partagé les podiums, ce qui confirme le niveau très homogène de cette édition de CARIFTA Aquatics 2026.

CARIFTA Aquatics 2026
CARIFTA Aquatics 2026
@Ligue de Natation Martinique

Christon Joseph, Liam Carrington et Reagan Uszenski ont imposé leur rythme

La soirée du dimanche 5 avril a consacré Christon Joseph comme l’un des grands visages de ce début de compétition. Le Bahaméen de 14 ans a remporté le 200 m nage libre garçons 13-14 ans en 2:00.27, puis le 50 m papillon en 26.07, avant de s’imposer aussi sur le 400 m quatre nages en 5:03.73. Il a ensuite participé à la victoire bahaméenne sur le 4 x 100 m quatre nages garçons 13-14 ans, remporté en 4:12.92. Peu de nageurs ont autant pesé sur une même session.

Dans la catégorie 15-17 ans, Liam Carrington a confirmé son statut. Le Trinidadien a gagné le 200 m nage libre en 1:50.99, puis le 100 m dos en 54.93, deux performances qui ont renforcé la poussée de Trinidad & Tobago au classement masculin. Il s’impose déjà comme l’un des noms les plus marquants de ces deux premières journées.

Reagan Uszenski, pour les îles Vierges américaines, a elle aussi signé une deuxième journée de haut niveau. Elle a remporté le 200 m nage libre 13-14 ans en 2:09.35, le 50 m papillon en 28.67, puis le 100 m dos en 1:06.97. Son nom revient sans cesse parmi les meilleures performances de cette entame de championnat, preuve d’une régularité rare à ce niveau.

Des relais qui comptent déjà lourd

Les relais ont également redistribué des points essentiels lors de cette deuxième journée. Les Bahamas ont remporté le 4 x 100 m quatre nages filles 11-12 ans en 4:56.41 et le 4 x 100 m quatre nages garçons 13-14 ans en 4:12.92. La Barbade s’est imposée chez les garçons 11-12 ans en 4:44.41, la Jamaïque chez les filles 13-14 ans en 4:43.08, les Bermudes chez les filles 15-17 ans en 4:33.17, tandis que Trinidad & Tobago a terminé fort avec l’or chez les garçons 15-17 ans. Dans un championnat aussi resserré, ces relais ne sont jamais secondaires : ils pèsent directement sur le classement général.

CARIFTA Aquatics 2026
CARIFTA Aquatics 2026
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Une compétition encore très ouverte

Au soir du dimanche 5 avril 2026, CARIFTA Aquatics 2026 reste donc totalement ouvert. Les Bahamas ont l’avantage, la Jamaïque refuse de céder, Trinidad & Tobago s’affirme, et la Martinique reste solidement installée dans le premier tiers du classement. La compétition se poursuit à Fort-de-France jusqu’au 8 avril 2026, avec l’entrée en scène de la natation artistique à partir du lundi 6 avril.

Après deux jours, une certitude s’impose déjà : CARIFTA Aquatics 2026 n’est pas seulement une succession de résultats. C’est aussi la confirmation que la natation caribéenne junior repose sur une relève structurée, ambitieuse et capable d’élever le niveau du championnat course après course.

Après deux jours de compétition, les Bahamas occupent la première place du classement combiné avec 386,5 points. La Jamaïque suit de près avec 375 points, tandis que Trinidad & Tobago complète le podium provisoire avec 357 points.

Les CARIFTA Aquatics 2026 se tiennent du 4 au 8 avril 2026 à Fort-de-France, en Martinique. Les deux premières journées, les 4 et 5 avril, ont déjà permis de dégager les premières tendances du classement.

Plusieurs nageurs ont marqué ces débuts de compétition, notamment Christon Joseph (Bahamas), Liam Carrington (Trinidad & Tobago) et Reagan Uszenski (Îles Vierges américaines), tous auteurs de multiples victoires individuelles.

La Martinique occupe la sixième place du classement combiné après deux jours avec 211,5 points. L’équipe locale s’appuie sur plusieurs podiums pour rester compétitive face aux grandes nations de la région.

Les relais jouent un rôle clé dans le classement général, car ils permettent de marquer un nombre important de points en une seule course. Lors de la deuxième journée, plusieurs nations ont consolidé leur position grâce à leurs performances collectives.

Il y a des journées qui ne ressemblent à aucune autre. Des journées où une île entière retient son souffle, ouvre les bras, et laisse entrer la mer des Antilles tout entière. Ce vendredi 3 avril 2026, le stade Georges-Gratiant du Lamentin a vécu l’une de ces journées-là lors de la cérémonie d’ouverture des Carifta Aquatics Championships 2026.

C’est sous un ciel martiniquais que s’est ouverte la 39e édition des Carifta Aquatics Championships 2026, la grande compétition de natation caribéenne qui, dix ans après sa dernière escale sur l’île, est revenue poser ses valises à la Martinique. Cinq cents jeunes nageurs venus de vingt-quatre nations ont foulé la même pelouse, porté les mêmes rêves, chanté dans les mêmes couleurs. Et pour quelques heures, avant que les starting-blocks des Carifta Aquatics Championships 2026 ne s’allument et que les bassins ne s’affolent, le sport a cédé la place à quelque chose de plus grand encore : la culture, la fierté, l’identité partagée d’un archipel qui, trop souvent, se regarde de loin.

Carifta Aquatics

La cérémonie d’ouverture des Carifta Aquatics Championships 2026 a débuté dans les formes, sous la conduite du maître de cérémonie, avec les discours officiels. Le maire de Le Lamentin, le préfet et le président de la Collectivité territoriale de Martinique s’étaient tous fait représenter,  signe que  Carifta Aquatics Championships appelait bien au-delà du simple protocole sportif. Ces prises de parole ont alterné français et anglais avec une fluidité bienvenue : c’est un geste politique autant qu’humain que de parler la langue de l’autre, et la Martinique l’a posé avec naturel. Dans une Caraïbe où les héritages coloniaux ont parfois dressé des murs là où la géographie créait des ponts, entendre les deux langues se répondre sur une même scène relève déjà de la réconciliation.

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Carifta Aquatics Championships 2026: quand la culture prend les devants

C’est quand la musique a pris la parole que quelque chose a changé dans l’air.

Un groupe de steel pan a ouvert le bal et pas n’importe comment. Ces lames d’acier qui chantent, instrument né dans les ruelles de Trinidad et devenu symbole de toute la Caraïbe, ont résonné ici teintées des rythmes locaux martiniquais. Une manière douce et audacieuse de dire : nous sommes différents, et c’est précisément ce qui nous unit. Tambou Bô Kanal Junior a ensuite pris le relais, les tambours, ces voix de la terre martiniquaise qui battent depuis les temps anciens, depuis les marrons, depuis la résistance. Les musiques traditionnelles de l’île ont envahi le stade, et les jeunes athlètes caribéens ont découvert, peut-être pour la première fois, le cœur profond de l’île qui les accueillait.

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Et puis il y a eu Paille. L’artiste martiniquais a mis le feu,  c’est le seul mot juste. Parcourant les genres musicaux caribéens comme on traverse la mer d’île en île, il a emmené le public de la Jamaïque à Trinidad, du reggae au soca, réadaptant les grands tubes de la région avec une générosité communicative. Alternant français et anglais avec l’aide d’un interprète complice, il a regardé ces centaines de jeunes sportifs venus de toute la Caraïbe et les a fait danser, rire, partager. Ce moment-là figurait dans aucun classement, aucune liste de records. Il était pourtant le plus précieux de la journée.

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Vingt-quatre drapeaux, un seul horizon

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Puis vint le défilé. Sur les notes de Nou pa sav, nation après nation, drapeau après drapeau, les délégations ont arpenté la piste avec cette fierté tranquille et lumineuse des jeunes qui savent qu’ils représentent quelque chose qui dépasse leur propre performance. Des enfants de onze ans aux adolescents de dix-sept, tous portaient dans leurs yeux la même chose : l’impatience, le sérieux, et cette légèreté propre à ceux qui n’ont pas encore appris à avoir peur de rêver grand. Voir défiler les couleurs de vingt-quatre territoires caribéens sur une même piste, dans une même île, c’est un de ces spectacles qui rappellent pourquoi le sport, à sa meilleure version, reste une école d’humanité.

Carifta Aquatics
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À partir de ce samedi 4 avril, et jusqu’au mercredi 8 avril, c’est au Centre Aquatique Communautaire Pierre-Samot que les hostilités sportives des Carifta Aquatics Championships 2026 se dérouleront. Les Bahamas, maîtres incontestés de la natation caribéenne depuis une décennie, seront attendus au tournant. La Jamaïque, Trinidad, la Barbade et ses prodiges, dont la redoutable Heidi Stoute, multiple recordwoman des Carifta Aquatics Championships promettent une concurrence de haute volée. La Martinique, elle, nage à domicile. Et à domicile, avec le public, la famille, et dix ans d’attente dans les jambes, on ne nage pas pareil. En 2016, lors de la dernière édition organisée ici, les locaux avaient décroché une troisième place au classement général. L’objectif est là, écrit dans les mémoires, brûlant dans les couloirs du Lamentin.

Carifta Aquatics
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Coralie Balmy, médaillée olympique et ambassadrice officielle de cette édition, se souvient d’avoir eu dix ans lors de ses premiers Carifta Aquatics Championships. Aujourd’hui, c’est une nouvelle génération qui écrit ses premières lignes. Et si les Carifta Games méritent davantage de lumière médiatique qu’ils n’en reçoivent encore, ce vendredi soir au stade Georges-Gratiant a rappelé pourquoi ils comptent : parce qu’ils sont l’un des rares espaces où la Caraïbe se voit entière, se reconnaît, et choisit de s’applaudir.

La compétition commence demain. Mais l’essentiel, peut-être, a déjà eu lieu.

Carifta Aquatics

Les Carifta Aquatics Championships 2026 sont l’un des grands rendez-vous sportifs de la Caraïbe pour les jeunes nageurs. Cette compétition réunit des délégations venues de nombreux territoires caribéens autour de plusieurs épreuves aquatiques, dans un cadre qui dépasse largement le simple affrontement sportif. Elle permet de mesurer le niveau de la relève régionale, de mettre en valeur les talents émergents et de renforcer les liens entre des îles qui partagent une histoire, une géographie et des ambitions communes. Dans cette édition 2026, la Martinique devient à la fois terre d’accueil, scène sportive et vitrine culturelle.

La Martinique n’accueille pas seulement une compétition, elle accueille toute une jeunesse caribéenne dans un moment de visibilité régionale rare. Dix ans après une précédente édition organisée sur l’île, ce retour donne une portée particulière à l’événement. Le territoire montre sa capacité à recevoir des délégations internationales, à mobiliser ses institutions et à proposer une cérémonie d’ouverture qui relie sport, culture et identité. Pour la Martinique, accueillir les Carifta Aquatics Championships 2026 est aussi une manière d’affirmer son ancrage caribéen, de rappeler sa place dans la région et de faire rayonner son image bien au-delà de ses frontières immédiates.

La cérémonie d’ouverture a marqué les esprits parce qu’elle a donné au sport une dimension culturelle et symbolique très forte. Les discours officiels en français et en anglais ont posé un cadre d’unité régionale, tandis que les performances musicales ont incarné la richesse de la Caraïbe dans toute sa diversité. Le steel pan, les tambours martiniquais et la présence de l’artiste Paille ont donné à cette ouverture une profondeur qui dépasse le protocole. Le défilé des délégations a ensuite renforcé cette impression d’appartenance commune. Ce type de moment compte énormément, car il donne du sens à la compétition et rappelle que derrière chaque nageur, il y a aussi un territoire, une mémoire et une fierté collective.

Les enjeux sportifs sont élevés, car cette compétition rassemble des délégations reconnues pour leur niveau dans la natation caribéenne. Les Bahamas, la Jamaïque, Trinidad ou encore la Barbade arrivent avec une solide réputation et des athlètes particulièrement attendus. Pour la Martinique, l’enjeu est encore plus fort puisqu’elle évolue à domicile, avec toute la pression mais aussi toute l’énergie que cela représente. Le souvenir de la précédente édition organisée sur l’île nourrit les ambitions locales. Les Carifta Aquatics Championships 2026 constituent donc un test de haut niveau pour de jeunes nageurs qui veulent à la fois briller individuellement, faire progresser leur pays au classement et s’inscrire dans la continuité des grandes figures de la natation régionale.

Les Carifta Aquatics Championships 2026 sont importants parce qu’ils offrent à la Caraïbe un espace concret où elle peut se voir comme un ensemble. Dans une région souvent fragmentée par les langues, les héritages coloniaux et les réalités institutionnelles, ce type d’événement crée une rencontre directe entre les jeunesses insulaires. Il ne s’agit pas seulement de battre des records, mais aussi de partager une expérience commune, de mieux se connaître et de construire des références régionales positives. L’événement met en lumière une Caraïbe ambitieuse, talentueuse et capable d’organiser de grands rendez-vous. Il donne aussi une visibilité précieuse à des athlètes encore jeunes, qui représentent déjà l’avenir sportif et symbolique de leurs territoires.

 Le 2 avril 2026 a donné une première mesure très concrète de l’ampleur des CARIFTA Aquatics Championships 2026. En une seule journée, 426 personnes ont été enregistrées à l’arrivée, réparties entre 21 délégations, 9 compagnies aériennes et 4 sites d’hébergement. Avant même le début des compétitions, les CARIFTA Aquatics Championships 2026 affiche déjà une dimension régionale majeure.

Une journée d’arrivées dense du matin au soir

La séquence a commencé à 9 h 05 avec Caribbean Airlines et s’est achevée à 21 h 30, toujours avec Caribbean Airlines. Entre ces deux horaires, 27 arrivées ont été enregistrées. Cette amplitude horaire, étalée sur plus de douze heures, montre une organisation déjà pleinement mobilisée, capable d’absorber des flux successifs sans concentration sur un seul créneau. L’accueil s’est construit par vagues, avec des temps forts en fin de matinée, en milieu d’après-midi et en soirée.

Dès les premières heures, la Barbade et Trinidad ont posé le décor avec 36 puis 33 personnes sur le vol BWA474. À 11 h, les Bahamas ont marqué cette première journée avec 61 arrivées, soit le contingent le plus important de la journée. À 12 h 15, Cayman a confirmé le niveau d’engagement de ces championnats avec 50 personnes. La suite a maintenu ce rythme élevé, avec notamment 24 arrivées de la Guadeloupe à 15 h, 19 d’Antigua à 16 h 10, 39 de Jamaique à 16 h 45, 22 d’Aruba à 19 h et enfin 24 de Bermuda à 21 h 30.

CARIFTA
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Les délégations les plus importantes déjà sur place

Au terme de cette première journée d’arrivées, les Bahamas dominent le tableau avec 61 personnes. Cayman suit avec 50, devant Jamaique avec 42 personnes réparties sur deux vols. La Barbade totalise 38 arrivées, également réparties sur plusieurs liaisons, tandis que Trinidad en compte 33. Derrière ce groupe de tête viennent la Guadeloupe et Bermuda avec 24 personnes chacune, Aruba avec 22, puis Antigua avec 20. Ce panorama donne déjà une indication claire de l’ampleur logistique que représente les CARIFTA Aquatics Championships 2026 à l’échelle caribéenne.

Certaines délégations sont arrivées en un seul bloc. C’est le cas des Bahamas, de Cayman, de la Guadeloupe, d’Aruba, de Curacao ou encore de Bermuda. D’autres ont été réparties sur plusieurs vols, ce qui révèle une organisation plus éclatée. Antigua est arrivée en deux temps, avec 1 personne à 14 h 18 puis 19 à 16 h 10. Saint Kitts a été enregistré sur deux mouvements distincts, de 5 puis 5 personnes. La Jamaique a cumulé 3 arrivées à 14 h 18 puis 39 à 16 h 45. La Barbade, de son côté, a été présente à trois moments différents de la journée.

CARIFTA
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Une géographie caribéenne très large

La liste des délégations déjà accueillies lors des CARIFTA Aquatics Championships 2026 reflète la diversité du bassin caribéen réuni autour de ces championnats. Ont été enregistrés, au cours de cette seule journée, la Barbade, Trinidad, les Bahamas, Saint Kitts, Sint Maarten, Cayman, St Vincent&Grenadines, la Guyane, Haiti, Antigua, la Jamaique, Saint Lucie, Turks&Caicos, US Virgin Island, la Guadeloupe, Anguilla, Dominica, Aruba, Curacao, Bermuda et Suriname. En réunissant 21 délégations dès cette première phase, les CARIFTA Aquatics Championships 2026 montrent d’emblée leur portée régionale.

Cette diversité se retrouve aussi dans les compagnies mobilisées. Caribbean Airlines occupe une place centrale dans le dispositif, mais elle n’est pas seule. Bahamas Air, Air Caraïbes, Cayman Air, Air Adelphi, Air France, Air Canada, American Airlines et Liat Air figurent également dans cette première journée d’arrivées. À elle seule, cette variété de transporteurs montre que les CARIFTA Aquatics Championships 2026 ne repose pas sur un axe aérien unique, mais sur un réseau de connexions couvrant une large partie de la région.

CARIFTA
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Quatre sites d’hébergement déjà mobilisés

La répartition dans les hôtels apporte un autre éclairage sur l’organisation en place. Karibea Sainte-Luce concentre le plus gros volume avec 223 personnes. Pierre et Vacances suit avec 164 personnes. Cayalines en accueille 27, tandis que le Centre International de séjour en reçoit 12. Cette ventilation confirme que l’accueil des délégations ne s’est pas fait sur un seul point, mais sur plusieurs pôles capables d’absorber des volumes distincts selon la taille des groupes.

Karibea Sainte-Luce reçoit notamment les Bahamas, la Guyane, la Guadeloupe, la Jamaique, Aruba, Curacao, Dominica ou encore une partie d’Antigua et de Turks&Caicos. Pierre et Vacances héberge notamment la Barbade, Trinidad, Cayman, Anguilla, Bermuda et Suriname. Cayalines accueille Saint Kitts, Sint Maarten et Haiti. Quant à US Virgin Island, la délégation est orientée vers le Centre International de séjour. Cette répartition traduit un dispositif déjà structuré, avec une logique d’affectation lisible selon les contingents.

Un début qui annonce l’ampleur du rendez-vous

À ce stade, un constat s’impose : avant même le lancement sportif, les CARIFTA Aquatics Championships 2026 affichent déjà un volume impressionnant. Avec 426 personnes enregistrées en une journée, des arrivées étalées du matin jusqu’à la nuit, 21 délégations déjà sur place et une répartition sur quatre sites d’hébergement, cette première phase d’accueil confirme que les CARIFTA Aquatics Championships 2026 entre immédiatement dans une dimension concrète, dense et régionale. L’enjeu n’est plus seulement celui des performances à venir : il est déjà celui d’une mobilisation caribéenne visible, coordonnée et massive.

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Le 2 avril 2026, 426 personnes ont été enregistrées à l’arrivée. Ce total regroupe l’ensemble des mouvements listés sur la journée, depuis le premier vol de 9 h 05 jusqu’au dernier vol de 21 h 30. Ce chiffre donne déjà une idée précise de l’ampleur logistique de l’événement avant même le début des compétitions.

Les Bahamas arrivent en tête avec 61 personnes, suivis de Cayman avec 50. La Jamaique totalise 42 arrivées, la Barbade 38 et Trinidad 33. Viennent ensuite la Guadeloupe et Bermuda avec 24 personnes chacune, puis Aruba avec 22 et Antigua avec 20. Cette hiérarchie montre que plusieurs territoires ont déjà mobilisé des contingents importants dès la première journée.

Vingt-et-une délégations apparaissent dans les arrivées enregistrées le 2 avril 2026. Cette seule journée réunit déjà un large éventail de territoires de la Caraïbe, ce qui souligne immédiatement la portée régionale des CARIFTA Aquatics Championships 2026.

Quatre sites d’hébergement sont déjà mobilisés. Karibea Sainte-Luce accueille 223 personnes, Pierre et Vacances 164, Cayalines 27 et le Centre International de séjour 12. Cette répartition montre que l’organisation repose sur plusieurs pôles d’accueil, avec une capacité à répartir les délégations selon leur taille et leur arrivée.

Neuf compagnies figurent dans les arrivées du 2 avril 2026 : Caribbean Airlines, Bahamas Air, Air Caraïbes, Cayman Air, Air Adelphi, Air France, Air Canada, American Airlines et Liat Air. Cette diversité de transporteurs illustre la pluralité des liaisons mobilisées pour acheminer les délégations vers la Martinique.

La série Bandi arrive sur Netflix le 9 avril 2026 avec huit épisodes et une ambition claire : raconter une histoire martiniquaise sans réduire l’île à un simple décor. Le point de départ est brutal. Après la mort de leur mère, onze frères et sœurs âgés de 7 à 23 ans doivent tenir debout, protéger les plus jeunes, payer ce qu’il faut payer et décider jusqu’où ils sont prêts à aller pour ne pas sombrer. Pour une partie de la fratrie, le trafic devient une tentation. Pour d’autres, c’est une ligne rouge.

Créée par Éric Rochant et Capucine Rochant, la série s’appuie sur une matière familiale forte. Ce n’est pas une fiction construite uniquement autour de la violence. C’est un récit sur le deuil, la solidarité, la débrouille, la pression sociale et la manière dont une famille peut se fissurer quand le pilier central disparaît. Cette base donne davantage d’épaisseur au projet qu’un simple drame criminel. Elle permet aussi à la série Bandi d’entrer dans une réalité martiniquaise où les questions d’avenir, de précarité et de transmission ne peuvent jamais être traitées à la légère.

Bandi
©Netflix

Une Martinique filmée de l’intérieur

L’un des aspects les plus intéressants de la série  tient à son ancrage territorial. La série a été tournée en Martinique et fait exister l’île comme un espace dramatique à part entière. Les rues, les quartiers populaires, la végétation, les contrastes sociaux et la tension du quotidien participent à l’histoire. La série Bandi ne s’appuie donc pas sur une image touristique de la Martinique. Elle choisit au contraire un cadre plus rugueux, plus dense, plus proche des réalités qui traversent une partie du territoire.

Ce choix donne une vraie identité visuelle à la série. Il permet aussi d’éviter un écueil fréquent : filmer la Caraïbe comme un fond de carte postale. Ici, l’île pèse sur les trajectoires, sur les choix, sur les rapports de force. La Martinique n’est pas derrière l’histoire. Elle est dans l’histoire. C’est ce qui donne à la série  une portée particulière pour le public caribéen, qui attend de plus en plus d’œuvres capables de montrer les territoires autrement que par des clichés usés.

Des visages martiniquais au premier plan

La série Bandi se distingue aussi par son casting. Netflix met notamment en avant Djody Grimeau, Rodney Dijon, Ambre Bozza, Hay-Lee-Jah Caloc, Amah Fofana, Kahela Borval, Cédric Camille, Teyvan Misat, Liyem Lostau et Nahël Demar. Lors de l’avant-première à Madiana, d’autres noms associés à la série ont également été mis en lumière, parmi lesquels William Paul Joseph, Jonathan Zaccaï, Lucas Pernock, Evan Lienafa, Steeven Mornet et Souane Rosamont.

La donnée la plus forte reste ailleurs : 75 des 82 rôles parlants sont tenus par des comédiens locaux, sans compter 1 500 figurants recrutés sur place. Cela change profondément la portée du projet. La série Bandi ne montre pas seulement la Martinique, elle lui donne aussi ses propres visages. Pour une partie de ces acteurs, cette production représente une exposition inédite, dans une série appelée à circuler à l’échelle internationale.

Bandi
©Netflix
Bandi
©Netflix
Bandi
©Netflix

Un tournage qui laisse des traces dans le paysage audiovisuel local

La série Bandi ne se limite pas à son résultat à l’écran. Son tournage a aussi compté pour la filière audiovisuelle locale. Les talents martiniquais ont été mobilisés devant et derrière la caméra, et la production a créé un cadre de travail rare par son ampleur. Pour un territoire où les opportunités de ce niveau restent limitées, une série comme celle-ci vaut aussi comme expérience, comme formation accélérée et comme point d’appui pour la suite.

Quelques répliques en créole participent également à cet ancrage. Ce détail n’est pas accessoire. Dans une production destinée à un public très large, garder une part de langue locale permet de conserver une texture, un rythme, une vérité. La série gagne ainsi en densité culturelle, tout en restant accessible à un public mondial.

Bandi
©Elodie Tanger
Bandi
©Elodie Tanger
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©Elodie Tanger

Madiana, une avant-première à la hauteur de l’attente

L’avant-première organisée le 19 mars 2026 au cinéma Madiana, en Martinique, a donné un aperçu de ce que représente déjà la série Bandi pour le territoire. Le premier épisode y a été projeté avant la mise en ligne mondiale, dans une soirée qui a réuni équipe, comédiens et public. Le symbole est fort : avant de voyager dans le monde entier, la série a d’abord rencontré ceux dont elle porte les visages, les voix et une partie des tensions.

Cette avant-première a aussi confirmé que la série Bandi dépasse le cadre d’une simple nouveauté de plateforme. Elle s’inscrit déjà dans l’histoire culturelle récente de la Martinique, parce qu’elle relie plusieurs dimensions rarement réunies à cette échelle : une diffusion mondiale, un casting largement local, un tournage enraciné sur l’île et une histoire qui prend le risque d’aborder des réalités sociales sensibles.

Bandi
©Geoffrey Suez-panama
Bandi
©Geoffrey Suez-panama

Une série qui compte déjà pour la Caraïbe

La série Bandi peut marquer un tournant. Pas parce qu’elle règlera à elle seule les débats sur l’image des Antilles, mais parce qu’elle ouvre un espace plus large pour les récits caribéens à l’écran. Elle montre qu’une fiction ambitieuse peut être tournée en Martinique, portée par des talents du territoire, puis diffusée bien au-delà de l’île. En cela, la série n’est pas seulement une sortie Netflix. Elle devient un test, un signal et peut-être le début d’une nouvelle étape pour la visibilité audiovisuelle martiniquaise.

Bandi est une série dramatique en huit épisodes tournée en Martinique. L’histoire suit une fratrie confrontée à la mort de sa mère, à la précarité, aux tensions familiales et aux choix de survie qui peuvent faire basculer une vie. L’intérêt de la série ne repose pas seulement sur son intrigue, mais aussi sur sa capacité à inscrire la Martinique au centre d’un récit diffusé à l’international.

La série Bandi attire l’attention parce qu’elle donne une visibilité rare à la Martinique sur une plateforme mondiale. Elle met en avant des acteurs, des figurants et des techniciens du territoire, tout en s’appuyant sur des décors réels de l’île. Elle suscite aussi de l’intérêt parce qu’elle pose une question importante : comment raconter la Martinique à l’écran avec intensité, sans l’enfermer dans une image réductrice.

La série Bandi a été tournée en Martinique. Cet ancrage local donne une vraie identité au projet, car l’île n’est pas utilisée comme simple décor visuel. Les paysages, les quartiers, les ambiances et une part de la langue locale participent à la narration. Cela renforce le sentiment d’authenticité et donne à la série une texture plus proche du territoire.

La série Bandi met en avant plusieurs comédiens, avec une forte présence de talents martiniquais dans les rôles parlants. Cet aspect est essentiel, car il permet à la production de faire émerger des visages du territoire dans une fiction appelée à voyager bien au-delà de l’île. Le casting contribue ainsi à la portée culturelle de la série autant qu’à son impact audiovisuel.

La série Bandi peut compter pour l’audiovisuel caribéen parce qu’elle montre qu’un projet ambitieux peut être tourné en Martinique avec une implication locale forte, puis diffusé à grande échelle. Au-delà de la sortie sur Netflix, elle représente un signal pour la filière : plus de visibilité, plus d’expérience de tournage et la possibilité d’ouvrir la voie à d’autres récits caribéens portés par les territoires eux-mêmes.

Du lundi 6 au vendredi 10 avril 2026, Fort-de-France accueillera l’atelier de conception bioclimatique en Martinique, un atelier international de conception et de construction participative consacré à une structure bioclimatique installée dans les jardins de la Direction des Affaires Culturelles de Martinique, à la Villa Les Pergolas.  L’atelier de conception bioclimatique est porté par abitē, mandaté par la DAC Martinique, avec le Campus Caraïbéen des Arts, La Station Culturelle et la Maison de l’Architecture de Martinique. L’ambition est claire : concevoir en avril un projet ancré dans les réalités climatiques et paysagères martiniquaises, avant une réalisation annoncée pour le troisième trimestre 2026.

L’atelier de conception bioclimatique s’inscrit dans un cadre précis. Le programme public diffusé couvre les journées du 6 au 10 avril 2026, avec un rythme quotidien structuré autour d’un accueil à 10h30, d’une master class à 11h00, d’un déjeuner à 12h30, d’un atelier de conception à 14h00 et d’une activité ou rencontre en soirée à 18h30. En parallèle, l’appel à candidatures présentait une immersion globale allant du 6 au 11 avril 2026 pour les participants sélectionnés.

Un workshop pensé pour le climat martiniquais

Le fil conducteur de la semaine est la conception d’une structure bioclimatique capable de dialoguer avec son environnement. Le site choisi, les jardins de la Villa Les Pergolas, impose de travailler à partir de contraintes très concrètes : ventilation naturelle, protection solaire, gestion des eaux, matériaux adaptés et insertion paysagère. L’enjeu n’est donc pas de produire un objet théorique, mais une réponse architecturale située, conçue pour un territoire tropical, avec ses réalités climatiques, culturelles et humaines.

L’atelier de conception bioclimatique ne vise pas seulement la formation. Son parcours est déjà posé : phase de workshop, puis développement technique avec cabinet d’architecture et bureau d’étude, avant la construction à l’échelle 1/1 au troisième trimestre 2026. Cette continuité donne à l’événement un poids particulier. Les échanges, les esquisses et les arbitrages menés pendant la semaine sont pensés comme la première étape d’un projet destiné à exister réellement dans l’espace martiniquais.

atelier de conception bioclimatique

Qui participe à l’atelier de conception bioclimatique en Martinique ?

L’atelier de conception bioclimatique est pensé pour une vingtaine de jeunes talents. L’appel à candidatures ciblait des étudiants à partir de la deuxième année et de jeunes professionnels de moins de 40 ans issus de l’architecture, du design, de l’ingénierie ou des arts visuels. L’idée n’est pas de juxtaposer des profils, mais de constituer des groupes mixtes capables de confronter méthodes, cultures de projet et façons d’habiter le territoire. L’atelier de conception bioclimatique prévoit aussi une valorisation académique, avec possibilité pour les étudiants du CCA de valider des crédits ECTS ou des heures de stage, ainsi qu’un certificat de participation pédagogique co-signé par le CCA et la DAC Martinique. Les candidatures sont désormais closes.

Le programme complet, jour par jour

Lundi 6 avril 2026 : cartographies et territoires hydriques

La première journée de l’atelier de conception bioclimatique est consacrée aux cartographies et territoires hydriques. La master class de 11h00 est assurée par La Cabina de la Curiosidad, annoncée entre la France et l’Équateur, avec Marie Combette et Daniel Moreno Flores. Leur démarche interroge les ressources matérielles, les modèles de développement urbain, la gestion des déchets et la valorisation des écosystèmes naturels. Leur présence donne d’emblée le ton du workshop : penser le projet architectural à partir de la matière, du territoire et des usages, plutôt qu’à partir d’une forme imposée. L’après-midi est réservé à l’atelier de conception au Campus Caraïbéen des Arts.

atelier de conception bioclimatique
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Mardi 7 avril 2026 : adaptabilité et conscience climatique

Le mardi place au premier plan l’adaptabilité et la conscience climatique. La master class réunit Débora Pronzola et Kathleen Surena, deux architectes martiniquaises spécialisées en architecture et risques majeurs. Formées aux ENSA Paris-Belleville et Paris-Est, elles apportent une expérience nourrie de projets urbains, d’architecture bioclimatique et de terrains exposés aux risques naturels. Leur intervention est particulièrement importante pour la Martinique : elle traite de la conception durable et résiliente face aux séismes, cyclones et inondations, avec des clés applicables aux territoires insulaires. À 18h30, la journée se prolonge avec « Ne pas tout raser ! », proposé par abitē, rue Garnier Pagès.

atelier de conception bioclimatique
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Mercredi 8 avril 2026 : design et matérialités locales

Le mercredi est dédié au design et aux matérialités locales. La master class de 11h00 met en avant BAHO Design Studio avec Cyrille Rochambeau, originaire de Fort-de-France. Sa trajectoire relie design produit, chantier et pratique internationale entre la Caraïbe, l’Asie et l’Afrique. Sa présence apporte un regard précieux sur la façon dont une contrainte technique peut devenir un levier de création, sans perdre le lien avec le territoire. La soirée se poursuit avec un CinéArchi organisé par la Maison de l’Architecture de Martinique à la Galerie-École du Campus Caraïbéen des Arts.

atelier de conception bioclimatique
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Jeudi 9 avril 2026 : paysages et stratégies constructives

Le jeudi, le workshop s’intéresse aux paysages et aux stratégies constructives. La master class est confiée à Tephra Studio, présenté entre la France et la Colombie, avec Fabrice Henry dans le programme. Le studio aborde l’architecture comme une intervention sensible dans un site déjà chargé de mémoire, où la matière, le climat et le paysage ne sont jamais secondaires. Pour un projet implanté dans les jardins de la DAC Martinique, ce regard est déterminant : il permet de penser le futur pavillon non comme un objet autonome, mais comme une couche supplémentaire dans l’histoire du lieu. À 18h30, une rencontre avec La Station Culturelle est prévue au 33, tiers-lieu culturel.

atelier de conception bioclimatique
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Vendredi 10 avril 2026 : anthropologie et mémoires de l’habiter

La dernière journée porte sur l’anthropologie et les mémoires de l’habiter. La master class est animée par Carole Diop, venue du Sénégal. Sa démarche s’appuie sur l’exploration de la ville comme laboratoire vivant, notamment à Dakar, à travers les récits urbains, les balades architecturales et la mise en valeur du patrimoine. Dans le cadre de ce workshop, cette approche élargit la réflexion : il ne s’agit plus seulement de construire dans un climat donné, mais aussi d’interroger ce que les lieux conservent, racontent et transmettent. À 18h30, la semaine s’achève avec le vernissage de l’exposition “Los Caminos del Agua”, porté par La Cabina de la Curiosidad, dans les jardins de la DAC.

atelier de conception bioclimatique
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Un collège d’experts internationaux, mais un ancrage martiniquais net

L’un des intérêts majeurs de  l’atelier de conception bioclimatique réside dans son équilibre. Les intervenants viennent d’aires différentes:  Martinique, France, Équateur, Colombie, Sénégal, mais le sujet reste fermement ancré dans les réalités de Fort-de-France. Le hall du Campus Caraïbéen des Arts devient ainsi un espace de débat public où les théories circulent, se confrontent au terrain et nourrissent les projets de l’après-midi. Cette méthode donne à l’atelier de conception bioclimatique une vraie densité : la transmission ne flotte pas au-dessus du site, elle revient sans cesse à la question centrale de l’habitat tropical et de la construction située.

Pourquoi cet événement mérite l’attention ?

L’atelier de conception bioclimatique en Martinique compte parce qu’il traite en même temps plusieurs urgences de la Martinique contemporaine : la qualité architecturale, l’adaptation climatique, la transmission entre étudiants et jeunes professionnels, le dialogue entre disciplines et la capacité à produire un projet qui laisse une trace concrète. Il ne s’agit pas seulement d’un rendez-vous pour spécialistes. L’atelier de conception bioclimatique’est aussi un signal sur la façon dont la Martinique peut penser l’architecture aujourd’hui : en partant du climat, du site, des matériaux, des mémoires et des usages, plutôt qu’en appliquant des modèles extérieurs.

📸©Abitē

L’atelier de conception bioclimatique en Martinique est un workshop international organisé à Fort-de-France du 6 au 10 avril 2026, dédié à la conception d’une structure architecturale adaptée au climat tropical. Il réunit étudiants, jeunes professionnels et experts issus de plusieurs disciplines — architecture, design, ingénierie, paysage et anthropologie — autour d’un objectif concret : imaginer un projet capable de répondre aux contraintes environnementales locales tout en s’inscrivant dans le paysage et les usages martiniquais. Ce travail ne reste pas théorique, puisqu’une construction à l’échelle réelle est prévue dans un second temps.

L’événement se déroule principalement à Fort-de-France, dans deux lieux complémentaires. Les ateliers de conception et les master class ont lieu au Campus Caraïbéen des Arts, tandis que le projet est pensé pour être implanté dans les jardins de la Direction des Affaires Culturelles de Martinique, à la Villa Les Pergolas. Ce choix de site est central, car il oblige les participants à travailler en lien direct avec un environnement réel, intégrant le paysage, le climat et les contraintes du territoire.

Le programme s’étend sur cinq jours, du lundi 6 au vendredi 10 avril 2026, avec une organisation quotidienne structurée. Chaque journée débute à 10h30 par un accueil, suivie d’une master class à 11h00 animée par un expert international. Après le déjeuner, les participants travaillent en atelier de conception à partir de 14h00. En fin de journée, des activités culturelles, conférences ou rencontres sont proposées à 18h30 dans différents lieux de Fort-de-France. Les thématiques évoluent chaque jour : territoires hydriques, risques climatiques, matériaux locaux, paysage et anthropologie.

L’atelier rassemble un collège d’intervenants internationaux aux profils complémentaires. Parmi eux, La Cabina de la Curiosidad (France/Équateur) travaille sur les ressources et les modèles urbains durables. Les architectes martiniquaises Débora Pronzola et Kathleen Surena apportent une expertise sur les risques majeurs en contexte insulaire. Cyrille Rochambeau, avec BAHO Design Studio, développe une approche liée au design et au chantier. Tephra Studio (France/Colombie) interroge le lien entre architecture, paysage et mémoire. Enfin, Carole Diop (Sénégal) propose une lecture anthropologique de la ville et des façons d’habiter.

L’atelier de conception bioclimatique en Martinique s’adresse à une vingtaine de participants sélectionnés : étudiants à partir de la deuxième année et jeunes professionnels de moins de 40 ans dans les domaines de l’architecture, du design, de l’ingénierie ou des arts visuels. Le format volontairement limité permet un encadrement de qualité et un travail en petits groupes. L’expérience inclut également une valorisation académique, avec la possibilité de valider des crédits ECTS ou des heures de stage, ainsi qu’un certificat délivré par le Campus Caraïbéen des Arts et la DAC Martinique.