À l’approche du carnaval en Jamaïque 2025, attendu du 23 au 29 avril, il convient de revenir sur l’impact économique de l’édition précédente, dont les résultats ont confirmé le poids croissant de l’événement dans l’économie nationale.

Le carnaval en Jamaïque – ces mots résonnent comme un appel à la fête, mais ils symbolisent bien plus qu’une parade de costumes flamboyants et de musiques enivrantes. Cet événement puise ses racines dans l’histoire et l’identité jamaïcaine, fusionnant héritage africain, expression créative locale et une énergie festive unique. Chaque année, il rassemble des milliers de participants venus de toute l’île et d’ailleurs, dans une ambiance où la joie de vivre règne en maître.

Un pilier économique stratégique

Un impact qui dépasse les attentes

Au-delà de son éclat festif, le carnaval en Jamaïque s’impose comme un levier économique majeur pour le pays. En 2024, selon une étude du Centre de leadership et de gouvernance de l’Université West Indies, l’événement a généré un impact économique total de 95,4 milliards de dollars jamaïcains. Ce chiffre place le carnaval parmi les initiatives les plus rentables de l’économie jamaïcaine.

Des retombées financières exceptionnelles

Le ministre du Tourisme, Edmund Bartlett, a révélé que l’impact direct de l’édition 2024 s’élevait à 4,42 milliards de dollars, soit une hausse de 44,2 % par rapport à 2019. Grâce à l’effet multiplicateur, chaque dollar investi a rapporté 130 dollars. Une rentabilité qui rivalise avec les secteurs économiques les plus performants du pays.

carnaval en Jamaïque

Une dynamique d’investissement public-privé

Le succès du carnaval en Jamaïque repose sur une étroite collaboration entre l’État et le secteur privé. En 2024, les groupes de carnaval ont investi 727 millions de dollars, dont 331,4 millions ont été dédiés à la création de costumes. Cette chaîne de valeur soutient un écosystème local d’artisans, couturières, designers et prestataires. De son côté, l’État a renforcé sa stratégie de promotion et d’organisation, reconnaissant le carnaval comme un vecteur de rayonnement international.

Un levier massif pour l’emploi

Plus de 115 000 emplois générés

L’impact social du carnaval en Jamaïque est tout aussi impressionnant. En 2024, environ 115 247 emplois équivalents temps plein ont été soutenus grâce à l’événement. De l’événementiel à l’hôtellerie, en passant par le commerce, la restauration ou les industries créatives, le carnaval en Jamaïque agit comme un catalyseur de croissance inclusive.

Des retombées dans l’économie informelle

Les bénéfices du carnaval en Jamaïque se font également sentir dans les secteurs informels et les petites entreprises : salons de beauté, centres de remise en forme, transporteurs, restaurateurs et commerçants voient leur activité croître de façon significative pendant cette période. Au total, ce sont 19,14 milliards de dollars de revenus qui ont été générés pour les travailleurs et entrepreneurs jamaïcains.

Un attrait touristique en plein essor

Des visiteurs internationaux séduits

En 2024, 5 400 touristes internationaux ont voyagé spécifiquement pour le carnaval, dépensant chacun en moyenne 3 209 dollars américains, soit 12,5 millions injectés dans l’économie locale. Fait notable : plus de 54 % de ces visiteurs participaient pour la première fois, signe d’un fort potentiel de fidélisation et d’expansion.

Une mobilisation massive de la population locale

Les Jamaïcains participent, eux aussi, en grand nombre : 7 400 d’entre eux ont investi en moyenne 252 900 dollars chacun dans les costumes, la remise en forme, les soins esthétiques et les divertissements. Au total, les dépenses locales ont atteint 1,73 milliard de dollars, preuve que l’événement stimule largement la consommation intérieure.

Maintenir le cap face aux défis

Un retour sur investissement à préserver

Entre 2019 et 2024, le retour sur investissement du carnaval est passé de 198 dollars à 130 dollars pour chaque dollar investi, en raison notamment de la hausse des coûts et de l’inflation. Néanmoins, la moyenne sur la période reste très élevée (159,09 dollars), témoignant de la solidité du modèle économique. Le défi des prochaines années sera de maintenir cette performance tout en intégrant davantage d’innovation.

Vers un modèle durable et inclusif

Le gouvernement mise sur une stratégie à long terme : promotion renforcée, implication accrue des communautés locales, innovation dans l’offre des groupes de carnaval et adoption de pratiques durables. L’objectif : faire du carnaval en Jamaïque un exemple de réussite culturelle et économique, tout en respectant les principes du développement durable.

Le carnaval en Jamaïque n’est pas seulement une fête. C’est un événement structurant, capable de générer 95,4 milliards de dollars et de soutenir plus de 115 000 emplois en une seule édition. Il illustre la force de la culture jamaïcaine lorsqu’elle devient moteur de développement. En conjuguant tradition, innovation et engagement collectif, le carnaval continue de faire briller la Jamaïque sur la scène internationale.

L’édition 2025 confirmera-t-elle cette trajectoire alliant performance économique, rayonnement culturel et engagement durable ?

Spiritourisme : le terme gagne en visibilité et en légitimité à mesure qu’il s’impose comme une réponse innovante aux nouvelles attentes des voyageurs et des territoires. Le 10 avril 2025, la Guadeloupe a franchi une étape majeure en inaugurant le Laboratoire National du Spiritourisme, une structure destinée à professionnaliser, structurer et valoriser cette filière en plein essor. Un signal fort envoyé par l’archipel, qui entend devenir une référence dans le domaine à l’échelle nationale.

Comprendre le spiritourisme

Une approche immersive des territoires producteurs

Le spiritourisme, c’est l’art de voyager au rythme des savoir-faire liés aux spiritueux : rhums, liqueurs artisanales, punchs traditionnels, et autres élixirs enracinés dans la culture locale. Il se distingue de l’œnotourisme par la diversité des produits, des territoires et des approches proposées. Cette forme de tourisme associe découverte sensorielle, pédagogie et immersion dans l’histoire des distilleries, tout en soutenant les économies locales.

Une dynamique venue des Outre-mer

Alors que l’œnotourisme est solidement implanté dans l’Hexagone, le spiritourisme s’impose peu à peu grâce aux initiatives issues principalement des départements d’Outre-mer. Loin des routes balisées du vin, il propose une expérience plus confidentielle, plus enracinée, mais tout aussi structurée. En Guadeloupe, la visite des distilleries, les ateliers de mixologie ou encore les circuits thématiques permettent d’appréhender un univers riche et authentique.

spiritourisme

Un laboratoire national ancré en Guadeloupe

Un projet fédérateur et stratégique

Porté par l’Office de Tourisme de la Riviera des Îles de Guadeloupe, le Laboratoire National du Spiritourisme a vu le jour avec l’appui du Conseil Départemental et du Ministère des Outre-mer. Son ambition : structurer une filière encore jeune, fédérer ses acteurs et créer un label d’excellence pour garantir des expériences de qualité aux visiteurs.

Objectifs principaux

Le laboratoire a pour mission de :

  • Soutenir les PME et artisans dans le développement d’activités touristiques.
  • Créer un réseau national des sites spiritouristiques.
  • Lancer une formation professionnelle pour valoriser les compétences locales.

Élaborer un label national garantissant la qualité, la traçabilité et l’éthique des visites proposées.

spiritourisme
Source : Rci

Structurer une filière autour du spiritourisme

Un maillage territorial renforcé

Le spiritourisme en Guadeloupe repose en grande partie sur des entreprises à taille humaine : 95 % des distilleries locales sont des PME ou des structures familiales. Le laboratoire les accompagne dans la mise en marché de produits touristiques en phase avec leur identité et leur histoire, tout en encourageant les synergies avec d’autres filières comme la gastronomie ou l’artisanat.

Une formation unique en France

Le lancement de la première certification de Conseiller en Rhums et Spiritueux en avril 2025 constitue une avancée significative. Cette formation vise à professionnaliser l’accueil touristique tout en transmettant les subtilités de la culture du rhum aux visiteurs. Un atout fort pour l’image de la Guadeloupe comme destination experte et responsable.

Un label national en construction

Une reconnaissance attendue

Le spiritourisme bénéficiera bientôt d’un label officiel basé sur plusieurs critères : respect de l’environnement, qualité de l’accueil, pédagogie, traçabilité des produits… Ce label permettra aux visiteurs de repérer les sites engagés dans une démarche sérieuse et immersive.

Un outil au service des territoires

Outre l’assurance de qualité, ce label contribuera à positionner la Guadeloupe comme une référence du spiritourisme français. Il encouragera également d’autres régions à structurer leurs offres autour des spiritueux locaux, dans une logique de développement durable.

Une ambition portée par la Guadeloupe

Actions phares

La Guadeloupe multiplie les initiatives : création d’un Prix de l’Excellence Gastronomique pour les accords mets-rhums, partenariat avec le Mondial du Rhum, développement d’un itinéraire baptisé circuit du rhum… Autant d’actions qui renforcent l’attractivité de l’île auprès des amateurs de patrimoine et de culture locale.

Enjeux et perspectives

Une dynamique économique forte

La France est le premier exportateur mondial de spiritueux en valeur. Les Outre-mer, avec notamment la Guadeloupe (80 000 hectolitres d’alcool pur de rhum par an), jouent un rôle majeur dans cette performance. Le spiritourisme permet de transformer cette puissance économique en expériences touristiques valorisantes et porteuses d’emploi.

Le circuit du rhum, vitrine identitaire

En cours de conception, ce circuit reliera les grandes distilleries, les musées du rhum, les petits producteurs et les événements culturels. Il offrira une lecture complète du lien entre territoire, savoir-faire et produit fini. Un parcours à la fois culturel, éducatif et économique.

Un levier pour les savoir-faire

Le spiritourisme, en mettant en scène les gestes, les récits et les techniques des producteurs, agit comme un conservatoire vivant du patrimoine immatériel. Il contribue à la transmission intergénérationnelle des connaissances et valorise les identités locales, tout en ouvrant des opportunités professionnelles nouvelles.

spiritourisme
spiritourisme

Le spiritourisme, à travers l’inauguration du Laboratoire National en Guadeloupe, prend un virage décisif. Structuration de la filière, reconnaissance des métiers, labellisation : toutes les conditions sont réunies pour faire de cette approche un véritable modèle de tourisme durable, enraciné et ambitieux. La Guadeloupe, pionnière sur ce créneau, affirme son rôle moteur dans une transformation profonde de la relation entre patrimoine, territoire et visiteurs.

Le Bouillon d’Awara est bien plus qu’un simple plat en Guyane ; c’est une véritable institution culturelle. Ce mets traditionnel, préparé principalement durant les fêtes de Pâques, incarne l’identité culinaire et sociale du territoire. Avec la création récente de la Confrérie Gastronomique du Bouillon d’Awara, cette spécialité locale bénéficie désormais d’une reconnaissance officielle, tant au niveau national qu’international. Mais qu’est-ce qui rend ce bouillon si spécial, et pourquoi mérite-t-il une telle attention ?

Histoire et Origines du Bouillon d'Awara

Le Bouillon d’Awara est entouré de mythes et légendes qui ajoutent une dimension presque mystique à ce plat. Une histoire populaire raconte qu’une jeune femme autochtone aurait créé ce bouillon pour prouver son amour à un étranger, en y intégrant les saveurs de toute la Guyane. Cette légende reflète bien l’essence même du bouillon : un mélange harmonieux de cultures, d’ingrédients et de traditions.

Préparé uniquement à Pâques, ce plat symbolise également le rassemblement familial et communautaire. Sa préparation complexe, qui s’étale souvent sur plusieurs jours, mobilise toute une équipe, renforçant les liens sociaux et familiaux.

Bouillon d’Awara
Awara. Source : Ti molokoy
Bouillon d’Awara
Bouillon d’Awara. Source : Ti molokoy

Les Ingrédients et la Préparation

Le secret du Bouillon d’Awara réside dans ses ingrédients variés et locaux. Parmi eux :

  • La pâte d’awara, issue du fruit du palmier awara, véritable base du plat.

  • Des viandes fumées (poulet, poisson) et salées (morue, jambon).

  • Des légumes comme le chou, l’aubergine ou les épinards.

  • Des épices locales pour relever les saveurs.

La préparation est un véritable art, nécessitant patience et savoir-faire. Le bouillon mijote pendant 24 à 36 heures, permettant aux saveurs de s’harmoniser lentement. Le résultat final est un ragoût riche, onctueux, et à la couleur orangée si caractéristique.

La Confrérie Gastronomique du Bouillon d'Awara

Créée officiellement lors de la 10ᵉ édition des Journées des Goûts et Saveurs de Guyane, le 12 avril 2025, cette confrérie compte onze membres fondateurs, dont des chefs renommés, des passionnés et des spécialistes de la gastronomie guyanaise. Elle est présidée par Serge Fulgence.

Sa mission est triple :

  • Préserver l’authenticité du bouillon d’Awara à travers ses codes et son art de vivre.
  • Promouvoir sa reconnaissance bien au-delà de la Guyane.
  • Transmettre les savoir-faire aux nouvelles générations.

La Confrérie a obtenu une reconnaissance nationale prestigieuse en recevant son diplôme d’intégration aux Confréries de France, et est désormais rattachée au Conseil européen des confréries œno-gastronomiques via l’ambassade du Languedoc et du Roussillon.

« Une confrérie, ça sert à mettre en valeur un plat, à défendre son authenticité, et à le faire rayonner bien au-delà de ses frontières » – Jean Claude Estirac, vice-président du Conseil européen des confréries œno-gastronomiques.

Bouillon d’Awara
Bouillon d’Awara
Intronisation de Serge Fulgence le président de la Confrérie gastronomique du Bouillon d'Awara
Bouillon d’Awara
Jean Claude Estirac vice-président du Conseil européen des confréries oeuno-gastronomiques

Un Soutien Politique et Culturel Fort

À l’occasion de cette reconnaissance, Emmanuel Prince, vice-président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), a salué l’engagement des membres :

« L’awara est un symbole. Il est mémoire, partage, création. Et à travers le Plan Wara, nous voulons le faire rayonner bien au-delà de nos frontières. »

Ce plan de valorisation du patrimoine a été lancé avec une conférence scientifique et historique tenue le 27 septembre 2024. Celle-ci a présenté les résultats de 9 mois de recherche menés par Emmanuel Garnier du CNRS, qui a plongé aux racines historiques et culturelles du bouillon d’Awara.

La cérémonie a également été l’occasion d’introniser de nouveaux membres d’honneur, dont Jean-Paul Fereira et Emmanuel Prince.

Le Bouillon d'Awara : Un symbole de patrimoine vivant

Au-delà de sa dimension gastronomique, le Bouillon d’Awara est un véritable pilier du patrimoine vivant guyanais. Célébré chaque année lors des Journées des Goûts et Saveurs, il attire aussi bien les habitants que les visiteurs internationaux curieux de découvrir cette richesse culinaire.

En mettant en lumière ses racines culturelles, son ancrage communautaire et son originalité gustative, le Bouillon d’Awara s’impose comme un ambassadeur de la culture guyanaise, prêt à séduire le monde entier.

Le Rhum Fest 2025 , organisé au Parc Floral de Vincennes à Paris, est devenu l’un des événements les plus emblématiques pour les amateurs, les experts et les professionnels du monde du rhum. L’édition 2025, qui s’est déroulée du 12 au 14 avril, a rassemblé près de 8 000 visiteurs, des passionnés comme des curieux, ainsi que plus de 150 distilleries venues de 36 pays. Parmi elles, les distilleries des Antilles françaises ont marqué les esprits par leur authenticité, la qualité de leur production et leur capacité à transmettre leur héritage.

Une immersion dans l’univers du rhum

Le Rhum Fest n’est pas un salon ordinaire. C’est une véritable immersion dans l’univers complexe du rhum : ses origines, ses méthodes de fabrication, ses arômes, ses terroirs, ses histoires humaines. C’est aussi un moment de rencontres entre producteurs, distributeurs, cavistes, journalistes, restaurateurs et amateurs. L’événement propose des dégustations, des conférences pédagogiques, des masterclasses et des rencontres professionnelles.

Pour les novices, c’est une occasion idéale de s’initier au monde du rhum sans pression, en goûtant, en posant des questions, en découvrant les différences entre un rhum agricole, un rhum de mélasse ou encore un rhum vieilli en fût de chêne. Pour les connaisseurs, c’est une chance d’approfondir leur compréhension des profils aromatiques, des spécificités de chaque région, des millésimes ou des techniques de vieillissement.

Rhum Fest 2025
Source : Rhum Fest Paris
Rhum Fest 2025
Source : Rhum Fest Paris

Les Antilles françaises à l’avant-scène

Le Rhum Fest 2025 a consacré une large place aux Antilles françaises. En effet, la Martinique et la Guadeloupe sont mondialement reconnues pour la qualité de leur rhum agricole, élaboré à partir de pur jus de canne à sucre, contrairement au rhum traditionnel issu de mélasse.

La Martinique est la seule région au monde à bénéficier d’une AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) pour le rhum, ce qui garantit une production selon un cahier des charges strict et un lien fort avec le terroir. Les distilleries comme La Favorite, Neisson, ou Baie des Trésors étaient présentes, chacune défendant une identité forte, des méthodes artisanales et un attachement au territoire.

Stéphane Gouyer, maître de chai de Baie des Trésors, partage : « L’AOC permet de structurer notre travail tout en mettant en valeur la richesse de nos sols. C’est une vraie reconnaissance pour le travail des agriculteurs et des distillateurs. »

En Guadeloupe, bien que l’AOC n’existe pas, la tradition du rhum est tout aussi ancrée. Les distilleries comme Longueteau, Bologne ou Reimonenq offrent des rhums aux profils très expressifs. Jordan Lognos, représentant la quatrième génération de la distillerie Reimonenq, souligne : « Nous misons sur l’innovation tout en respectant nos valeurs. Le Rhum Fest nous permet de raconter notre histoire, de faire déguster nos créations et de répondre directement aux attentes des amateurs. »

Un espace d’échanges et d’éducation

L’un des points forts du Rhum Fest est son aspect éducatif. Contrairement à un simple salon de dégustation, il met l’accent sur la transmission des savoirs. Les visiteurs peuvent assister à des ateliers où l’on apprend, par exemple, à distinguer les types de rhum selon les régions, à reconnaître les arômes secondaires issus du vieillissement, ou à comprendre les effets du climat sur la canne à sucre.

Les producteurs des Antilles ont joué le jeu à fond, partageant avec générosité les subtilités de leur métier. Le public parisien, averti ou novice, a ainsi pu mieux comprendre ce qui fait la particularité du rhum agricole, sa complexité, son équilibre, sa fraîcheur et son potentiel de garde.

Source : Rhum Fest Paris
Source : Rhum Fest Paris

Le spiritourisme : un levier pour les territoires

Le Rhum Fest met également en lumière le développement du spiritourisme, une forme de tourisme centré sur la découverte des spiritueux à travers les visites de distilleries, les ateliers sensoriels et les rencontres avec les producteurs.

En Martinique, le spiritourisme est déjà bien ancré. Des routes du rhum ont été mises en place, les distilleries proposent des visites guidées, des expériences immersives et des ventes directes sur place. Cela participe à la valorisation du patrimoine local et renforce l’attractivité touristique de l’île.

En Guadeloupe, l’offre se structure progressivement. Jordan Lognos précise : « Nous souhaitons proposer des expériences complètes à nos visiteurs : la visite, la dégustation, mais aussi la compréhension de notre histoire et de nos méthodes. »

Ce développement est prometteur pour l’ensemble de la filière. Il permet de créer de l’emploi local, d’élargir l’offre touristique et de renforcer le lien entre le produit et son territoire.

Rhum Fest 2025

Un avenir ancré dans les racines

En valorisant les producteurs des Antilles, le Rhum Fest 2025 contribue à leur rayonnement international. Ces derniers ne se contentent pas de produire un excellent rhum ; ils racontent aussi une histoire, celle d’un héritage, d’un savoir-faire transmis, d’une identité façonnée par la terre et le temps.

Alors que la demande mondiale en rhum de qualité ne cesse de croître, les distilleries des Antilles françaises apparaissent comme des références incontournables. Leur authenticité, leur rigueur et leur engagement en faveur de la qualité en font des modèles dans le secteur.

Lors du Seatrade Cruise Global 2025, un panel s’est penché sur les nouvelles attentes des voyageurs de croisière, en particulier des jeunes générations, et sur la manière dont ces changements imposent une réinvention complète des expériences proposées à terre.

Seatrade Cruise Global 2025 : de la visite guidée à l’expérience personnalisée

Modérée par Shannon McKee, présidente de Access Cruise, la discussion du Seatrade Cruise Global 2025 a réuni des figures clés de l’industrie : Tracey Diaz (Princess Cruises), Christine Manjencic (Norwegian Cruise Line Holdings), Marc Melville (Chukka Caribbean Adventures), Leyla R. Osorio (Global Cruises LLC) et Claudine Pohl (Lemoneight).

Dès les premières interventions du Seatrade Cruise Global 2025, le constat est posé : les croisiéristes d’aujourd’hui attendent bien plus qu’un simple tour panoramique. « Ce que cette nouvelle génération recherche, c’est une vraie expérience », affirme Christine Manjencic. Elle cite l’exemple d’un « selfie tour » initialement conçu pour Norwegian Cruise Line et adapté à Oceania Cruises sous l’intitulé Capturing the Moment – une requalification simple mais efficace pour séduire un public premium.

Seatrade Cruise Global
Christine Manjencic

« Aujourd’hui, une nouvelle génération découvre la croisière… et ne la considère plus comme une activité pour les retraités. »
Tracey Diaz
rappelle lors du Seatrade Cruise Global à quel point la pandémie a changé les attentes : voyager n’est plus un acquis, mais un privilège. Les passagers recherchent désormais des expériences plus intimes, plus vraies, plus humaines.

Seatrade Cruise Global
Tracey Diaz

L’authenticité comme moteur de différenciation

Pour les opérateurs touristiques, le défi est double : rester innovant tout en s’ancrant dans le réel. Pour Marc Melville, la réponse tient en un mot : authenticité. « Notre force, c’est d’être résolument local, sans compromis. Ce qui semble banal pour nous est souvent ce qui marque le plus un visiteur. »

Il insiste sur l’importance du récit. Un geste aussi simple que poser la main sur un arbre peut devenir un souvenir marquant, dès lors qu’il est contextualisé. « Il n’y a pas de prix pour une expérience locale et authentique », souligne-t-il.

Seatrade Cruise Global
Marc Melville

Avec une présence dans 140 destinations, Leyla Osorio observe que les croisiéristes réguliers ne veulent pas revivre la même excursion. « Nous devons proposer une nouvelle lecture du lieu, avec un autre regard, une autre narration. » Elle met aussi en avant lors du Seatrade Cruise Global l’importance d’adapter les excursions à l’identité propre de chaque compagnie maritime.

Seatrade Cruise Global
Leyla Osorio

Innover, collaborer et anticiper

Tous les intervenants du Seatrade Cruise Global 2025 s’accordent : l’avenir du secteur dépendra de l’innovation, de l’anticipation… et d’une collaboration renforcée.

Christine Manjencic a partagé des données révélatrices sur l’évolution des comportements depuis la pandémie : « Avant le COVID, nous mettions en ligne les excursions 2 à 3 mois avant la croisière et seuls 20 % étaient vendus à l’avance. »

« Aujourd’hui, nous ouvrons à 365 jours et atteignons 75 % de préventes. »

Elle ajoute, non sans fierté : « En 2019, nous avons envoyé 4,3 millions de passagers en excursions à terre. L’an dernier, nous avons frôlé les 6 millions. »

Une progression spectaculaire, qui montre à quel point l’anticipation, la veille des tendances et la personnalisation sont devenues essentielles dans la conception des offres.

Claudine Pohl rappelle lors du Seatrade Cruise Global 2025 que la compétence à raconter une histoire est aussi précieuse que l’itinéraire lui-même. « Sans formation à la prise de parole, vos guides ne transmettront pas l’expérience. »

Leyla Osorio, pour sa part, a insisté sur une nouvelle dimension essentielle dans le design d’expérience : « Une excursion doit être immersive, authentique… et photogénique. »
À l’heure des voyages dictés par les réseaux sociaux, il ne suffit plus de vivre une expérience : il faut pouvoir la partager, visuellement, et en tirer des “bragging rights”.
Elle encourage les destinations à intégrer des éléments marquants – esthétiques, symboliques, instagrammables – qui deviennent des souvenirs autant que des preuves sociales.

Seatrade Cruise Global

Enfin, Marc Melville lors du Seatrade Cruise Global 2025 a conclu avec un appel engagé : « La Caraïbe n’a jamais eu autant d’opportunités. Saisissons-les. Travaillons main dans la main avec nos partenaires croisière pour que nos îles rayonnent encore davantage. »

Seatrade Cruise Global
Seatrade Cruise Global
Shannon McKee
Seatrade Cruise Global

Les croisiéristes ne cherchent plus des tours, mais des émotions.

Ce panel offre une boussole précieuse pour les territoires de la Caraïbe souhaitant rester attractifs face à des croisiéristes en quête de sens et d’authenticité.

👉 Assumer pleinement l’ancrage local. Comme le souligne Marc Melville : « Ce qui est banal pour vous peut devenir extraordinaire pour un visiteur. » Il est essentiel de miser sur le récit, l’immersion sensorielle et l’expression culturelle plutôt que de se conformer à des standards globalisés.

👉 Proposer une valeur exclusive croisière. Un produit à terre doit offrir ce que les visiteurs ne peuvent pas réserver seuls sur Internet. Parfois, cela tient à un geste, un plat, un lieu symbolique ou un moment à partager… pourvu qu’il touche.

👉 Coopérer à tous les niveaux. Claudine Pohl rappelle l’importance de mobiliser chauffeurs de taxi, artisans, guides et autorités locales. Un simple « Bienvenue » bien pensé ou une mise en scène visuelle peuvent transformer l’expérience.

En résumé : il ne s’agit plus seulement d’accueillir, mais de transmettre une histoire.

La matinée d’ouverture du Seatrade Cruise Global 2025 a donné le ton : l’avenir de la croisière passe par la collaboration, l’innovation et la durabilité.

Une vision mondiale pour une industrie en transition

Richard Sasso, président de MSC Cruises USA, a ouvert l’événement en présentant les grandes lignes du 2025 Global Cruise and Destination Outlook. Ce panorama stratégique a permis de rappeler que, malgré un contexte mondial en constante évolution, l’industrie de la croisière progresse avec ambition et responsabilité.

Mettant en avant l’importance croissante d’un tourisme plus durable et d’expériences authentiques, Richard Sasso a insisté sur le besoin d’adapter les offres non seulement aux enjeux économiques, mais aussi aux attentes d’un public de plus en plus soucieux de son impact.

Seatrade Cruise Global 2025
Richard Sasso

Anticiper les attentes des nouvelles générations

Le premier panel de la journée du Seatrade Cruise Global 2025, « Naviguer à travers les générations et repenser les expériences à terre », animé par Marc Blum, a réuni plusieurs acteurs majeurs : Mark Edson (Royal Caribbean), Alexander Gumbs (Port de Saint-Martin), Mike Maura (Nassau Cruise Port), Natasha Salzedo (Carnival Cruise Line) et Ugo Savino (Département d’État américain).

Ensemble, ils ont exploré les leviers d’adaptation face à l’évolution des profils voyageurs, soulignant l’importance de l’innovation technologique, d’une meilleure intégration des destinations et d’une approche plus personnalisée de l’expérience client.

Seatrade Cruise Global 2025
Seatrade Cruise Global 2025

Regards croisés sur le tourisme de croisière mondial

La matinée du Seatrade Cruise Global 2025 s’est achevée par un panel intitulé « World Cruise Tourism Summit : mises à jour régionales », animé par Ioannis Bras, avec la participation de représentants du MedCruise, de Cruise Arabia, de la Caribbean Tourism Organization et de Cruise Saudi. Ce tour d’horizon a mis en lumière les réalités spécifiques de chaque région, tout en convergeant sur des enjeux communs : mieux gérer les flux de passagers, développer des infrastructures résilientes, et renforcer la coopération entre ports.

Une idée forte s’est dégagée de cette ouverture : les décisions doivent reposer sur des données concrètes, et l’avenir se construira par l’alliance des savoir-faire.

Nous reviendrons ultérieurement de manière plus détailées sur ces interventions.

Seatrade Cruise Global 2025
Seatrade Cruise Global 2025

Le tourisme dans les Caraïbes connaît une transformation grâce à Breeze Travel Solutions (BTS). Dirigée par Casey Davy, spécialiste marketing certifié AMA, Breeze Travel Solutions restructure le secteur en intégrant des technologies avancées. Son objectif est de simplifier les réservations et d’améliorer l’expérience des voyageurs. Avec sa filiale Caribbean Travel and Tours (CTT), BTS unifie un marché encore fragmenté en une solution efficace et harmonieuse.

Les défis du tourisme dans les Caraïbes

Le secteur touristique caribéen souffre de procédures obsolètes et d’un manque de coordination entre les acteurs locaux. De nombreux prestataires utilisent encore des méthodes manuelles ou des outils inadaptés, rendant les réservations complexes. Cette fragmentation limite la visibilité des offres et réduit les opportunités pour les petits acteurs du marché. Casey Davy souligne : « Ces obstacles constituent un frein pour les voyageurs qui souhaitent organiser leur séjour en toute sérénité. » BTS a été conçue pour résoudre ces problèmes grâce aux nouvelles technologies.

Les innovations de Breeze Travel Solutions

Caribbean Travel and Tours : une plateforme tout-en-un


CTT constitue le pilier des innovations de Breeze Travel Solutions. Contrairement aux plateformes classiques qui se limitent aux hébergements, CTT propose une interface intuitive permettant de réserver vols, hébergements, activités et transferts en un seul endroit. Cette approche simplifie la planification des séjours et améliore l’accessibilité des offres. Elle permet aussi aux agences de voyages et aux hôteliers locaux de mieux structurer leurs services et d’attirer une clientèle plus large.

L’intelligence artificielle au service des voyageurs


L’IA joue un rôle clé dans la personnalisation des offres de Breeze Travel Solutions. En analysant les données et les préférences des utilisateurs, elle permet de proposer des itinéraires adaptés à leurs intérêts, qu’il s’agisse d’activités sportives, de bien-être ou de découverte culturelle. « L’IA nous permet de fournir des recommandations précises et pertinentes », explique Davy. Ce système favorise également une meilleure gestion des flux touristiques en évitant la surfréquentation de certains sites.

Engagement envers la sécurité et le développement communautaire

Sélection rigoureuse des fournisseurs

Breeze Travel Solutions collabore uniquement avec des prestataires respectant des critères stricts, notamment l’enregistrement légal, l’assurance responsabilité civile et la conformité aux règles locales. Cette approche garantit un service de qualité et une expérience sécurisée pour les voyageurs. La transparence et la sécurité sont des éléments clés pour rassurer les touristes et encourager des séjours sans encombre.

Programme de développement communautaire

Pour aider les entreprises locales à atteindre ces standards, BTS a mis en place un Programme de développement communautaire. Il accompagne les prestataires dans la certification de leurs services et leur transition vers la digitalisation. Cette initiative favorise l’intégration économique locale et participe à la croissance du tourisme régional. En facilitant l’accès aux plateformes de réservation et en formant les acteurs locaux, BTS crée un écosystème plus solidaire et performant.

Promotion d'un tourisme responsable et authentique

Valorisation du patrimoine culturel

Breeze Travel Solutions ne se limite pas aux offres balnéaires. Il met en avant l’histoire, la gastronomie et les traditions des îles caribéennes. En collaborant avec les communautés locales, l’entreprise veille à ce que les retombées économiques bénéficient directement aux populations. Cette approche permet aussi de diversifier l’offre touristique en s’éloignant du modèle standardisé souvent proposé aux visiteurs.

Soutien aux initiatives écologiques

L’entreprise s’engage à intégrer des solutions écoresponsables, en sélectionnant des hébergements durables et des activités axées sur la conservation environnementale. Cette approche préserve les écosystèmes fragiles des Caraïbes tout en offrant des expériences enrichissantes aux voyageurs. BTS collabore également avec des associations locales pour sensibiliser les touristes à l’impact de leur présence sur les milieux naturels et culturels.

Breeze Travel Solutions
Source: Caribbean Travel & Tours
Source: Caribbean Travel & Tours
Breeze Travel Solutions
Source: Caribbean Travel & Tours
Breeze Travel Solutions
Source: Caribbean Travel & Tours
Breeze Travel Solutions
Source: Caribbean Travel & Tours

Breeze Travel Solutions modernise le tourisme caribéen en combinant technologie et développement durable. Avec ses plateformes intuitives et ses programmes communautaires, l’entreprise améliore l’expérience des voyageurs tout en respectant le patrimoine naturel et culturel des îles. Son approche innovante permet d’optimiser l’offre touristique tout en soutenant l’économie locale et en préservant les richesses de la région.

La Politique de tourisme durable 2025–2035 marque une étape décisive dans le développement économique des États membres de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO). Lors de la huitième réunion du Conseil des ministres du tourisme, tenue le 28 mars 2025 à l’hôtel Beachcombers à Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les ministres ont officiellement approuvé cette politique ambitieuse. Cette initiative s’impose comme un outil structurant à long terme pour l’ensemble de la région.

Elle vise à transformer le secteur touristique en un moteur économique durable, tout en promouvant la conservation environnementale, l’inclusion sociale et la résilience face aux défis globaux. Elle remplace la politique commune de tourisme de 2011, en apportant une nouvelle direction stratégique mieux adaptée aux enjeux contemporains.

Les piliers stratégiques de la politique

Vision et mission renouvelées

La Politique de tourisme durable 2025–2035 propose une vision claire : le tourisme ne doit pas seulement générer des revenus, mais devenir un levier de développement équitable et respectueux de l’environnement. Sa mission est de favoriser une croissance équilibrée, profitable aux communautés locales, tout en préservant les ressources naturelles et culturelles de la région.

Trois objectifs stratégiques principaux

La politique repose sur trois grands axes :

  1. La transformation économique régionale par le tourisme.
  2. La promotion de pratiques durables.
  3. L’amélioration de la résilience face aux crises climatiques et économiques.

Ces objectifs sont accompagnés de douze sous-objectifs concrets, incluant le développement d’infrastructures écologiques et le soutien aux initiatives communautaires.

Objectifs spécifiques et principes directeurs

Les principes directeurs de la Politique de tourisme durable 2025–2035 incluent une gouvernance responsable, une gestion environnementale rigoureuse, et un engagement fort envers les droits sociaux. Ces principes visent à assurer que chaque État membre œuvre dans une dynamique coordonnée vers des résultats mesurables.

Développement thématique et directives communes

Huit domaines thématiques prioritaires

La Politique de tourisme durable 2025–2035 identifie huit axes prioritaires, parmi lesquels :

  • Le marketing touristique ciblé.
  • Le développement du tourisme bleu, axé sur les ressources marines.
  • La gestion des impacts climatiques.
  • L’intégration technologique dans le secteur.

Cette structuration permet une approche transversale, conciliant performance économique et préservation de l’environnement.

Directives politiques communes

Des directives ont été établies pour :

  • Encourager l’utilisation d’énergies renouvelables.
  • Promouvoir la formation continue des professionnels du secteur.
  • Protéger les écosystèmes fragiles.

Elles garantissent que les projets développés soient en adéquation avec les normes élevées fixées par l’OECO.

Politique de tourisme durable 2025
Huitième réunion du Conseil des ministres de l'OECS Tourisme, SVG Mars 2025

Défis et opportunités dans le secteur du tourisme en 2025

Impacts du changement climatique et évolution des attentes

Le changement climatique fragilise les atouts naturels de la région, tels que les plages et les récifs coralliens. Par ailleurs, les visiteurs sont de plus en plus attentifs à l’impact de leurs séjours. La Politique de tourisme durable 2025–2035 encourage l’investissement dans des hébergements écologiques et des expériences ancrées dans la culture locale.

Méga navires de croisière : entre opportunité et vigilance

Les navires de croisière de grande capacité peuvent générer des retombées économiques importantes, mais présentent des risques pour l’environnement côtier. Le Directeur général de l’OECO, Dr Didacus Jules, appelle à une gestion équilibrée, reposant sur des ports écoresponsables et des partenariats durables avec les opérateurs maritimes.

Collaboration régionale et retombées économiques

Rôle actif des États membres

La réussite de cette politique repose sur la mobilisation de tous les États membres. Grenade, Saint-Kitts et Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, notamment, coordonnent leurs efforts pour une mise en œuvre harmonisée.

Emploi et développement local

Le tourisme soutient déjà une part importante de l’emploi régional. La Politique de tourisme durable 2025–2035 pourrait accroître ces opportunités, en particulier dans les domaines émergents comme la gestion environnementale ou les services touristiques spécialisés.

La Politique de tourisme durable 2025–2035 va au-delà d’un simple cadre réglementaire. Elle représente un engagement collectif pour un modèle touristique équilibré, conciliant développement économique, inclusion sociale et respect de l’environnement. Forte de cette vision commune, l’OECO dispose aujourd’hui des outils nécessaires pour relever les défis futurs et poser les bases d’un tourisme pérenne dans la Caraïbe orientale.

Nevis, une petite île nichée dans les Caraïbes, est aujourd’hui sous le feu des projecteurs internationaux grâce à des articles récents dans des publications prestigieuses. Ce joyau tropical attire non seulement les touristes mais aussi les investisseurs et les amateurs de gastronomie, confirmant son statut d’île dynamique et pleine d’opportunités.

Nevis : Une île en plein essor économique

Le 17 mars 2025, le magazine britannique Business Matters a publié un article intitulé « Nevis is open for business », mettant en lumière l’économie florissante de cette île caribéenne. Selon cette publication, Nevis offre un environnement propice aux affaires grâce à ses processus simplifiés et ses politiques favorables aux entrepreneurs.

Les investisseurs trouvent sur cette île une multitude d’opportunités dans divers secteurs :

  • Le tourisme, avec ses plages immaculées et son riche patrimoine culturel.
  • L’agriculture, qui mise sur la durabilité et la production locale.
  • Les services financiers, bénéficiant d’un cadre réglementaire attractif.
  • L’immobilier, avec des projets innovants et respectueux de l’environnement.
  • Les énergies renouvelables, un secteur clé pour l’avenir de l’île.

Ces atouts font de Nevis une destination idéale pour ceux qui souhaitent combiner affaires et qualité de vie exceptionnelle. Avec une fiscalité avantageuse et une administration efficace, Nevis se positionne comme un modèle économique dans les Caraïbes.

Une scène culinaire unique en son genre

Deux jours après cet article économique, le 19 mars 2025, LA Weekly, le magazine américain lu par plus de quatre millions de visiteurs mensuels, a mis en avant un autre aspect fascinant de Nevis : sa gastronomie. Intitulé « Nevis’ culinary scene sets it apart from other Caribbean islands », cet article met en avant la créativité et l’authenticité des saveurs locales.

La cuisine de l’île  se distingue par :

  • L’utilisation d’ingrédients locaux frais tels que les fruits tropicaux et les épices.
  • Une fusion unique entre traditions caribéennes et influences internationales.
  • Des établissements locaux qui innovent tout en respectant leur héritage culinaire.

Pour les amateurs de bonne cuisine, visiter l’île est une expérience sensorielle inoubliable qui reflète parfaitement l’identité culturelle de l’île. Que vous soyez un fin gourmet ou simplement curieux, la scène culinaire névicienne saura vous séduire par sa diversité et son authenticité.

Le potentiel énergétique renouvelable de Nevis

Le 25 mars 2025, International Business Times (UK) a publié un article intitulé « Nevis: Renewable Energy Potential Attracts Major Foreign Interest ». Cette publication met en avant le potentiel énorme de l’île en matière d’énergies renouvelables. Grâce à son gouvernement proactif, l’île attire déjà l’attention des investisseurs étrangers intéressés par ce secteur prometteur.

Parmi les initiatives notables :

  • Le développement géothermique pour produire une énergie propre et durable.
  • Des projets solaires visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles.
  • Un cadre réglementaire favorable pour encourager les investissements étrangers.

Cependant, malgré ces avancées, des défis subsistent. Le besoin d’infrastructures modernes et d’une main-d’œuvre qualifiée reste crucial pour maximiser ce potentiel énergétique. Ces efforts montrent que l’île ne se contente pas d’être une île paradisiaque ; elle aspire également à devenir un leader régional en matière d’énergie verte.

La vision du premier Ministre Mark Brantley

Lors d’une conférence de presse tenue le 31 mars 2025, le Premier Ministre Mark Brantley a exprimé sa fierté face à la reconnaissance internationale croissante dont bénéficie son île. Selon lui, ces publications prestigieuses ne sont qu’un début pour positionner Nevis comme un leader régional en matière d’innovation et d’investissement.

Il a également souligné :

  • L’importance pour les habitants de soutenir cette dynamique positive.
  • Les retombées économiques potentielles liées à cette visibilité mondiale.
  • La nécessité de protéger les ressources naturelles tout en exploitant les opportunités économiques.

Pour M. Brantley, l’île est bien plus qu’une destination touristique ; c’est une île capable d’inspirer le monde entier par son ambition et sa résilience.

Nevis
The Honourable Premier Mark Brantley, Minister of Foreign Investment in the Nevis Island Administration.

Nevis : Une destination Touristique à part entière

Au-delà des affaires et des investissements, l’île séduit également par ses attraits touristiques uniques. Ses plages immaculées offrent un cadre idyllique pour se détendre tandis que ses montagnes luxuriantes invitent à l’exploration. Le tourisme durable est au cœur du développement touristique local, garantissant que la beauté naturelle de l’île reste préservée pour les générations futures.

Nevis s’impose aujourd’hui comme une destination importante grâce à sa combinaison unique d’atouts économiques, culturels et environnementaux. Qu’il s’agisse d’investissements lucratifs ou d’expériences culinaires mémorables, cette petite île prouve qu’elle peut rivaliser avec les plus grandes destinations mondiales. Avec une vision claire portée par ses dirigeants et une reconnaissance internationale croissante, l’avenir semble prometteur pour ce joyau caribéen.

Le secteur Airbnb en Jamaïque traverse une véritable “révolution”, selon le sénateur Delano Seiveright. Lors de son intervention au Sénat durant le débat sur le projet de loi de finances 2025, il a souligné à quel point l’essor de cette plateforme transforme les communautés locales et l’économie du pays.

Une croissance spectaculaire

En 2017, la Jamaïque comptait 59 500 visiteurs via Airbnb. Ce chiffre a littéralement explosé, atteignant plus de 800 000 visiteurs en 2023. Cet afflux massif a généré plus de 32 milliards de dollars jamaïcains (J$) de revenus pour les propriétaires locaux.

Seiveright décrit cette croissance comme une démocratisation du tourisme : “De Trench Town à Treasure Beach, de Portland à Negril, les Jamaïcains ouvrent leurs portes, partagent leur culture et leurs talents avec le monde tout en générant des revenus.” Airbnb permet ainsi à des habitants ordinaires de tirer parti de l’attrait touristique du pays.

L'investissement dans le potentiel créatif de la Jamaïque

Le sénateur Seiveright a également mis en avant les efforts du gouvernement dirigé par Andrew Holness pour renforcer l’industrie touristique en soutenant les travailleurs, les créatifs et les entrepreneurs. Parmi les initiatives phares, on retrouve :

  • Le régime de pension des travailleurs du tourisme : un dispositif unique au monde comptant déjà plus de 10 000 contributeurs et 4 milliards de dollars jamaïcains sous gestion.
  • Le plan d’assurance pour les artistes et créatifs : lancé en 2024, il garantit une protection financière aux figures culturelles du pays.
  • L’académie de l’industrie du tourisme et du divertissement : lancée le 27 mars sous l’égide du Fonds d’Amélioration du Tourisme (TEF), elle propose des formations, du mentorat et des opportunités de réseautage pour les artistes et entrepreneurs culturels.

Seiveright insiste: “Ce ne sont pas que des paroles, mais des actions concrètes financées par le budget, offrant aux Jamaïcains les outils pour prospérer dans une industrie en plein essor.”

airbnb
Sénateur Delano Seiveright

L'impact sur les petites entreprises et les communautés locales

L’essor d’Airbnb a permis à de nombreuses petites entreprises locales de prospérer. Les restaurants, les chauffeurs de taxi, les guides touristiques et les artisans bénéficient directement de l’augmentation du nombre de visiteurs. Cette dynamique favorise un modèle économique plus inclusif, réduisant la dépendance aux grands complexes hôteliers et répartissant mieux les richesses générées par le tourisme.

De plus, certaines communautés qui n’étaient pas historiquement des destinations touristiques majeures, comme Port Antonio ou Treasure Beach, connaissent un essor économique grâce à l’accueil de voyageurs cherchant des expériences authentiques loin des circuits traditionnels.

Une vision positive pour l'avenir

Le sénateur a appelé la population à célébrer les progrès réalisés. Il a notamment mis en avant la réduction significative des crimes violents, le regain d’espoir dans les communautés et les performances économiques notables dans plusieurs secteurs.

Des fondamentaux économiques solides

En défendant le budget national de 1,26 billion de dollars jamaïcains, Seiveright a affirmé que les bases économiques du pays sont robustes.

“Malgré les difficultés de 2024, notamment l’ouragan Beryl et la tempête tropicale Raphael, l’économie jamaïcaine est restée résiliente grâce à une gestion fiscale prudente et stratégique”, a-t-il expliqué.

Les indicateurs clés incluent :

  • Une croissance du PIB réelle prévue à 2,2 %.
  • Des réserves internationales nettes dépassant 5,5 milliards de dollars américains.
  • Un taux de chômage historiquement bas à 3,5 %.
  • Une réduction du ratio dette/PIB à 68,7 %, avec un objectif de 63,7 % l’année prochaine.
  • Une inflation sous contrôle et une stabilisation des prix alimentaires.

En outre, l’agence Fitch a réaffirmé la note de crédit BB- de la Jamaïque avec une perspective positive, renforçant la confiance des investisseurs.

Défis et opportunités pour l'industrie Airbnb en Jamaïque

Si l’essor d’Airbnb est indéniable, il soulève également des défis. L’un des principaux enjeux concerne la régulation du secteur afin d’assurer une concurrence équitable avec les hôtels traditionnels tout en garantissant la sécurité des voyageurs.

Le gouvernement envisage plusieurs mesures :

  • L’instauration d’une taxe spécifique sur les revenus Airbnb, afin de générer des ressources supplémentaires pour le développement touristique.
  • Un encadrement des normes de sécurité et de qualité, pour garantir une expérience optimale aux voyageurs et éviter les abus.
  • Un soutien accru aux propriétaires indépendants, notamment via des formations sur la gestion locative et l’accueil des touristes.

La “révolution Airbnb” en Jamaïque est un moteur de transformation économique et sociale, redéfinissant le paysage touristique du pays. Sous l’impulsion de figures comme le sénateur Delano Seiveright, le gouvernement investit dans le potentiel des Jamaïcains et renforce l’attractivité de la destination. Alors que l’île poursuit sa croissance, il est essentiel de célébrer ces avancées et d’encourager une participation accrue de la population à cette dynamique positive.