MiBelBoat primée à VivaTech 2026 pour connecter le nautisme caribéen

MiBelBoat

À Paris, au milieu des startups et des grands rendez-vous de la tech, une idée née en Martinique vient de recevoir une reconnaissance nationale. MiBelBoat a été primée le 17 juin à VivaTech 2026, dans le cadre du premier Challenge Innov’ Outre-Mer de France Travail. La startup veut utiliser l’intelligence artificielle pour mieux connecter voyageurs, opérateurs nautiques et professionnels de la mer dans la Caraïbe.

Une récompense pour une startup martiniquaise

VivaTech 2026 se tient du 17 au 20 juin à Paris Expo Porte de Versailles. Pour MiBelBoat, la présence à ce salon a pris une dimension particulière dès la première journée. La plateforme martiniquaise a reçu le prix “passeport technologique” lors de la remise des prix du Challenge Innov’ Outre-Mer, organisé par France Travail. Le projet est porté par Alexis Mompert et Aurélien Filin. Leur ambition est simple à formuler, mais plus complexe à construire : donner au nautisme caribéen un outil numérique capable de relier les offres, les opérateurs, les itinéraires et les voyageurs.

Le sujet touche un secteur très concret : les sorties en mer, les charters, les expériences nautiques, les marinas, les professionnels du tourisme et les clients qui cherchent à réserver plus facilement.

MiBelBoat

Un marché encore dispersé

Dans de nombreux territoires caribéens, l’accès aux expériences nautiques passe encore par des circuits fragmentés. Un appel téléphonique. Un message WhatsApp. Un échange par email. Une recommandation locale. Cette proximité fait partie de la culture du service, mais elle peut aussi limiter la visibilité des opérateurs.

MiBelBoat part de ce constat. Selon la startup, l’offre nautique caribéenne reste difficile à structurer à l’échelle régionale. Pour un voyageur, il n’est pas toujours simple de comparer les expériences, de comprendre les itinéraires ou de réserver au bon moment. Pour les professionnels, la dispersion des canaux peut compliquer la gestion, la commercialisation et le suivi de l’activité. C’est là que l’outil numérique devient un sujet caribéen. L’enjeu dépasse la réservation. Il s’agit de rendre plus lisible une filière déjà active, mais encore trop peu connectée.

MiBelBoat
MiBelBoat

L’IA comme outil de terrain

MiBelBoat se présente comme une plateforme caribéenne de réservation nautique enrichie par l’intelligence artificielle. La solution vise à intégrer plusieurs dimensions : réservation, gestion, itinéraires et conciergerie nautique. L’idée est de simplifier l’expérience côté client, tout en aidant les opérateurs à mieux organiser leur offre.

L’IA devient un outil de tri, d’automatisation et d’orientation. Elle peut aider à structurer les informations, à fluidifier les demandes, à accompagner le choix d’une expérience ou à rendre certaines tâches moins lourdes pour les professionnels. Pour la Caraïbe, où la mer est à la fois un espace de travail, de transport, de loisir et d’identité, cette question touche aussi à la façon dont les territoires valorisent leurs ressources.

MiBelBoat

Une idée née de l’expérience en mer

MiBelBoat s’appuie sur l’expérience acquise avec Boat Paradise, société spécialisée dans les expériences nautiques premium dans la Caraïbe. Cette activité a permis aux fondateurs d’observer les besoins des clients, mais aussi ceux des opérateurs, des marinas et des acteurs du tourisme. Le projet ne part pas uniquement d’une tendance technologique. Il part d’un usage réel. Réserver une sortie en mer, organiser un itinéraire, gérer une demande, adapter une expérience à une saison ou à un public : ces détails construisent la valeur d’une plateforme.

Cette proximité avec le terrain donne aussi une dimension plus humaine au projet. Derrière MiBelBoat, il y a une volonté de transformer une expérience locale en outil régional.

MiBelBoat

Un enjeu d’économie bleue

La récompense obtenue à VivaTech arrive à un moment où les territoires caribéens cherchent à mieux structurer leurs filières liées à la mer. Tourisme, nautisme, services, digital, emploi : l’économie bleue ne peut pas rester une idée générale. Elle doit produire des outils, des usages et des revenus pour les acteurs locaux. MiBelBoat entend contribuer à cette dynamique en aidant les opérateurs à gagner en visibilité et en facilitant l’accès aux expériences nautiques tout au long de l’année. L’objectif reste prudent : mieux organiser l’existant, réduire la dépendance aux circuits dispersés, et construire depuis la Martinique une solution capable de parler à l’ensemble du bassin caribéen.

La distinction reçue à Paris ne règle pas tous les défis. Elle donne surtout une visibilité à une question essentielle : qui construit les plateformes qui organiseront demain les ressources, les métiers et les expériences de la Caraïbe ? Avec MiBelBoat, la Martinique apporte une réponse possible. Reste maintenant à voir comment cette reconnaissance pourra se transformer en usage réel, pour les opérateurs de mer comme pour les voyageurs.

MiBelBoat est une startup martiniquaise qui développe une plateforme caribéenne dédiée aux expériences nautiques. Son objectif est de mieux connecter les voyageurs, les opérateurs nautiques, les marinas et les professionnels du tourisme. La plateforme s’appuie sur l’intelligence artificielle pour faciliter la réservation, la gestion des demandes, les itinéraires et la conciergerie nautique.

MiBelBoat a été primée à VivaTech 2026 dans le cadre du Challenge Innov’ Outre-Mer de France Travail. La startup a été distinguée pour sa solution numérique pensée depuis la Martinique et tournée vers le nautisme caribéen. Cette reconnaissance met en avant une innovation ultramarine capable de répondre à un besoin concret : rendre l’offre nautique plus lisible, plus accessible et mieux structurée.

L’enjeu de MiBelBoat est de réduire la fragmentation du secteur nautique dans la Caraïbe. Aujourd’hui, de nombreuses réservations passent encore par téléphone, WhatsApp, email ou contacts directs. En centralisant les offres et en utilisant l’IA pour simplifier l’expérience, MiBelBoat veut aider les opérateurs à gagner en visibilité et permettre aux voyageurs de mieux accéder aux expériences en mer.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

María Elena Llorente recevant un hommage floral, Ballet Nacional de Cuba
DANSE
Tolotra

María Elena Llorente, 50 ans de ballet au service de Cuba

En mai 1977, une danseuse cubaine entre en scène à New York avec l’Alvin Ailey Dance Theatre. Dans la salle ce soir-là, l’acteur Harry Belafonte assiste à la représentation et qualifiera la soirée de fait historique important. Cette danseuse s’appelle María Elena Llorente, primera bailarina et maîtresse de ballet du Ballet Nacional de Cuba. Son parcours raconte cinquante ans de danse construits presque entièrement au sein d’une seule compagnie, celle fondée par Alicia Alonso à La Havane, dans une île où le ballet classique est devenu, au fil des décennies, un motif de fierté nationale autant qu’un art. María Elena Llorente, de la Sociedad Pro-Arte à l’Académie nationale Tout commence à la Sociedad Pro-Arte Musical, école havanaise où de jeunes Cubaines apprennent les bases classiques avant même la fondation officielle du ballet national. María Elena Llorente poursuit ensuite sa formation à l’Académie nationale de ballet, sous la direction d’Alicia Alonso

Lire la suite "
Deux hommes se saluent dans une rue de La Havane, à Cuba, avec le Capitole en arrière-plan
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

« Asere, ¿qué bolá? », le salut de rue qu’Obama a osé lancer à Cuba

« Asere, ¿qué bolá? », ce salut de rue cubain, circule dans les quartiers populaires de La Havane bien avant qu’un président américain ne s’en empare à son tour. Le samedi 19 mars 2016, à la veille d’un voyage présidentiel inédit depuis près de neuf décennies, Barack Obama apparaît dans un sketch télévisé cubain aux côtés de Pánfilo, personnage comique bien connu des téléspectateurs de l’île, et lance un « qué bolá » que personne n’attendait dans la bouche d’un chef d’État américain. Le lendemain, en posant le pied à La Havane, il récidive sur Twitter, « ¿Que bolá Cuba? Just touched down here. » Deux mots d’argot habanero venaient de franchir, en quelques heures, la distance qui sépare la rue de la diplomatie. Que signifie « Asere, ¿qué bolá? » ? Pris mot à mot, « asere » ne se traduit pas vraiment et « qué bolá », qui

Lire la suite "
Vue de la Fortaleza Ozama et de sa tour Torre del Homenaje, à Saint-Domingue
HISTOIRE et PATRIMOINE
Tolotra

Fortaleza Ozama, la forteresse de 1502 qui a vu naître une nation

À Saint-Domingue, sur les rives du fleuve Ozama, la Fortaleza Ozama a traversé plus de cinq siècles d’histoire dominicaine sans jamais tomber aux mains d’un assaillant. Elle a enfermé le père de l’indépendance dominicaine, servi de cachot politique sous la dictature de Trujillo, puis résisté aux tirs de char pendant la guerre civile de 1965. Aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la plus vieille forteresse d’origine européenne encore debout en Amérique continue de porter, presque intacte, la mémoire d’un pays. Une arrivée en chaînes, un 27 août 1844 Le 22 août 1844, Juan Pablo Duarte est arrêté à Puerto Plata. Cinq jours plus tard, le 27 août, il franchit l’entrée de la Fortaleza Ozama, à Saint-Domingue. Le gouvernement dirigé par Pedro Santana vient de le déclarer traître à la patrie. Duarte, qui a préparé et porté l’indépendance de la jeune République dominicaine, est enfermé dans les cachots de la

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande