OECO : 10 bornes automatisées pour des frontières plus fluides et plus sûres à Sainte-Lucie

OECO

L’OECO poursuit sa modernisation régionale avec une initiative marquante à Sainte-Lucie : la mise en service de bornes automatisées dans les deux principaux aéroports du pays. Un pas décisif vers une gestion des frontières plus fluide, plus technologique et plus sécurisée dans l’espace caribéen.

Un projet régional tourné vers l’avenir

La Commission de l’OECO (Organisation des États de la Caraïbe orientale) a remis dix bornes en libre-service à Sainte-Lucie : huit à l’aéroport international Hewanorra (HIA) et deux à celui de George F. L. Charles. Ces équipements de pointe permettent aux voyageurs d’effectuer eux-mêmes les formalités d’entrée, réduisant ainsi l’attente et la congestion dans les halls d’arrivée.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du Programme d’amélioration de la gestion des frontières de l’OECO, financé par l’Union européenne à travers le programme Regional Integration Through Growth Harmonisation and Technology (RIGHT). Ce partenariat illustre la volonté de l’organisation régionale de renforcer la coopération entre ses États membres tout en misant sur la technologie comme levier d’efficacité et de sécurité.

OECO
©OECS

Des bornes automatisées pour une meilleure expérience passager

Grâce à cette installation, Sainte-Lucie devient un exemple concret de transformation numérique au service du tourisme. Les nouvelles bornes automatisées permettent de scanner les passeports, capturer les empreintes digitales et accélérer la vérification des données tout en maintenant un haut niveau de sécurité.

L’objectif est double : faciliter le voyage des ressortissants de la région, notamment ceux de la CARICOM et de l’OECO, et renforcer la capacité du pays à identifier et filtrer les passagers à haut risque. Cette approche intelligente illustre l’équilibre que cherche à atteindre la région entre ouverture touristique et contrôle renforcé.

OECO
©OECS

Les paroles fortes du leadership caribéen

Lors de la cérémonie officielle de remise à l’aéroport international Hewanorra, le Directeur général de l’OECO, le Dr Didacus Jules, a souligné la portée stratégique de cette évolution :

« À mesure que le tourisme mondial devient plus compétitif, les voyageurs recherchent non seulement de belles destinations, mais aussi une expérience d’entrée efficace, fluide et sécurisée. »

Le Dr Didacus Jules a insisté sur le fait que la modernisation des points d’entrée constitue un pilier essentiel pour soutenir la croissance économique des États membres et renforcer la perception internationale d’une Caraïbe organisée, technologique et accueillante.

OECO
©OECS

De son côté, le ministre sainte-lucien de l’Intérieur, de la prévention de la criminalité et des personnes en situation de handicap, l’honorable Jeremiah Norbert, a salué l’investissement :

« Pour maintenir la compétitivité mondiale de notre secteur touristique et répondre aux enjeux de sécurité, il est essentiel de disposer de systèmes de gestion frontalière performants. Ils doivent refuser l’entrée aux passagers à risque tout en offrant un passage fluide aux voyageurs légitimes. »

Ces déclarations reflètent une vision partagée : faire de l’espace OECO un modèle de gestion régionale harmonisée, où l’innovation technologique s’intègre aux impératifs de souveraineté et de mobilité.

OECO
©OECS

Un programme régional déjà en marche

La remise de dix bornes à Sainte-Lucie intervient quelques mois après une initiative similaire à la Grenade, où six bornes avaient été livrées en mars 2025. À terme, la Commission de l’OECO ambitionne d’équiper tous les États membres : Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Montserrat, ainsi que les territoires associés comme Anguilla ou les Îles Vierges britanniques.

Au-delà des infrastructures, l’objectif est d’instaurer un cadre de coopération et de partage de données pour harmoniser les procédures d’entrée, renforcer la traçabilité et garantir une meilleure coordination entre les services d’immigration.

L’initiative s’aligne ainsi sur les priorités régionales de l’OECO, qui visent à accélérer la transformation numérique, stimuler le tourisme durable et améliorer la connectivité régionale. La technologie devient un outil stratégique pour accompagner la mobilité des citoyens caribéens tout en soutenant la compétitivité économique.

OECO
©OECS
OECO
©OECS

Sainte-Lucie, vitrine d’une nouvelle ère caribéenne

Pour Sainte-Lucie, ce partenariat avec l’OECO et l’Union européenne symbolise une avancée majeure. L’île renforce son image de destination moderne et accueillante, dotée d’infrastructures à la hauteur des standards internationaux. L’automatisation des points d’entrée est appelée à réduire les délais d’attente, améliorer la satisfaction des visiteurs et optimiser la gestion des flux touristiques — un enjeu crucial pour un pays où le tourisme représente plus de 60 % du PIB.

Mais au-delà du gain immédiat, cette initiative traduit la volonté politique d’inscrire Sainte-Lucie dans une trajectoire régionale d’intégration numérique. En s’appuyant sur la structure et la coordination de l’OECO, l’île bénéficie d’un cadre commun d’expertise, de financement et de formation, tout en contribuant à la construction d’une Caraïbe orientale interconnectée.

OECO
©OECS

Vers une connectivité régionale intelligente

L’OECO démontre ici sa capacité à articuler vision, financement et exécution autour de projets à impact concret. L’installation de ces bornes n’est pas un simple geste technologique : elle symbolise la montée en puissance d’une région qui modernise ses infrastructures, renforce la sécurité et fluidifie les mobilités.

À l’heure où la concurrence entre destinations touristiques s’intensifie, cette modernisation positionne la Caraïbe orientale sur un créneau stratégique : celui d’un espace intégré, sûr et technologiquement avancé.

En unissant ses membres autour d’initiatives tangibles, l’OECO affirme une fois encore son rôle de moteur régional, au service d’une Caraïbe plus efficace, plus connectée et résolument tournée vers l’avenir.

OECO
©OECS
OECO
©OECS
OECO
©OECS
OECO
©OECS

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles de RK

Façade du Jamaica Pegasus, hôtel d'affaires de Kingston en Jamaïque
TOURISME
Tolotra

Jamaica Pegasus, sacré Caribbean’s Leading Business Hotel aux World Travel Awards 2026

Le Jamaica Pegasus vient d’être sacré Caribbean’s Leading Business Hotel 2026 aux World Travel Awards. Avant lui, un seul hôtel avait reçu ce titre, le Hilton Barbados, en 2007. Entre un hôtel né en 1968, un président américain et des étudiants à l’abri d’un ouragan, voici ce que ce trophée raconte de Kingston. Le 11 octobre 2026, à Green Island, dans la paroisse de Hanover, les World Travel Awards ont remis leurs trophées pour la Caraïbe et les Amériques. L’un d’eux a pris la route de Kingston. Le Jamaica Pegasus a été couronné Caribbean’s Leading Business Hotel, autrement dit meilleur hôtel d’affaires de la Caraïbe. À la tête du groupe Courtleigh, propriétaire de l’adresse, Kevin Hendrickson peut savourer un moment qui a mis dix-neuf ans à revenir. Face à lui, des hôtels de Cuba, de Trinidad et Tobago, de République dominicaine et de Jamaïque. Le Gran Hotel Manzana Kempinski, à

Lire la suite "
Bol de pepperpot guyanien fumant, ragoût sombre au cassareep, avec du riz et des bananes plantain frites
ART CULINAIRE
Tolotra

Pepperpot, la marmite guyanienne qu’on réchauffe jour après jour

Le pepperpot du Guyana est un ragoût sombre, mijoté des heures avec un jus de manioc amer bouilli, le cassareep. Plat du matin de Noël, il se réchauffe chaque jour pour durer. Considéré comme le plat national, il vient des peuples autochtones du pays. Un ragoût noir qui annonce Noël Le 25 décembre, dans de nombreux foyers guyaniens, on se réveille à l’odeur du pepperpot. La marmite est sur la cuisinière depuis la veille. Le ragoût est épais, d’un brun presque noir, entre l’amer et le sucré. On le sert avec du plait, un pain tressé, ou avec du pain de manioc, l’autre accompagnement traditionnel. Le pepperpot, plat de viandes longuement mijotées, est considéré comme le plat national du Guyana. Servi à Noël et au Nouvel An, il côtoie le garlic pork, le black cake et la boisson à l’oseille sur la table de fête. Dans l’intérieur du pays, certaines

Lire la suite "
Avion 8R-GAD de Trans Guyana Airways et agent au sol sur la piste
AÉRIEN
Tolotra

Vol direct Guyana-Guyane : Trans Guyana Airways promet 1 h 15 contre 24 h de route aujourd’hui

Le vol direct Guyana-Guyane entre Georgetown et Cayenne n’existe pas encore. Mais depuis l’accord aérien du 30 septembre 2026, qui remplace celui de 1976, la compagnie Trans Guyana Airways prépare au moins deux vols par semaine, sans date annoncée. À Georgetown, au Guyana, le voyage vers Cayenne commence par trois à quatre heures de route jusqu’à Moleson Creek. Viennent ensuite un bac qui ne part qu’une fois par jour, le Suriname à traverser, puis une seconde frontière. Voilà ce qu’il faut encore en 2026 pour rejoindre la Guyane française depuis le Guyana anglophone. Le vol direct Guyana-Guyane que prépare Trans Guyana Airways ramènerait ce trajet de près de 24 heures à environ 1 h 15, selon la compagnie. Vol direct Guyana-Guyane, ce que l’accord du 30 septembre 2026 débloque Le 30 septembre 2026, à Georgetown, le ministre guyanien des Services publics et de l’Aviation, Deodat Indar, et l’ambassadeur de France,

Lire la suite "

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

conTACT RK

Nous serions ravis de connaître votre avis sur l'expérience que vous avez acquise jusqu'à présent.

Rejoignez la liste

Rejoignez notre communauté Richès Karayib ! Inscrivez-vous à notre lettre d’information.

Vous voulez maximiser votre présence sur Riches Karayib ?

Remplir le formulaire pour commencer la demande