République dominicaine : deuxième destination d’Amérique latine en 2025

République dominicaine

Avec près de 12 millions de visiteurs en 2025, la République dominicaine s’impose comme la deuxième destination touristique d’Amérique latine, juste derrière le Mexique. L’annonce a été faite le 27 février 2026 par Luis Abinader lors de son discours sur l’état de la Nation, à l’occasion de la fête de l’indépendance.

Derrière ce chiffre, plus de 11,7 millions de visiteurs précisément – se dessinent des enjeux économiques, géopolitiques et structurels majeurs pour un territoire de 11,5 millions d’habitants. La performance touristique contraste en effet avec un ralentissement de la croissance économique, passée de 5,1 % en 2024 à 2,1 % en 2025.

11,7 millions de visiteurs : une performance à l’échelle d’un pays

Selon le chef de l’État dominicain, 2025 marque une progression annuelle de 4,3 %, soit près de 500 000 visiteurs supplémentaires par rapport à 2024 et plus de 4 millions de plus qu’en 2019. Un indicateur frappe particulièrement : le pays reçoit désormais plus d’un visiteur par habitant. Peu de destinations atteignent ce ratio. Dans l’espace caribéen et latino-américain, cela place la République dominicaine dans la catégorie des grandes puissances touristiques mondiales. Le pays, qui partage l’île d’Hispaniola avec Haïti, confirme ainsi son ancrage comme hub majeur du tourisme régional.

République dominicaine
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Croisières : plus de 3 millions de passagers

La performance ne repose pas uniquement sur le tourisme aérien. La République dominicaine a accueilli plus de 3 millions de passagers de croisière en 2025, soit une croissance de 6 % par rapport à 2024. Cette dynamique maritime consolide le positionnement du pays dans les itinéraires caribéens. Elle renforce aussi les retombées économiques indirectes : excursions, restauration, services portuaires, logistique.

Le tourisme dominicain repose ainsi sur une double force :

  • – stations balnéaires à forte capacité hôtelière,
  • – montée en puissance des ports de croisière.
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Punta Cana et Saint-Domingue : deux piliers structurants

La notoriété internationale de la  République dominicaine reste étroitement liée à ses plages, notamment celles de Punta Cana, à l’est du territoire. Le modèle all inclusive y demeure dominant, structuré autour de grands complexes hôteliers. À l’inverse, Saint-Domingue propose une autre lecture du pays, fondée sur son architecture coloniale et son centre historique classé au patrimoine mondial. Cette dualité balnéaire / patrimoniale permet à la destination de diversifier son attractivité.

C’est précisément cette combinaison qui explique la résilience du modèle dominicain : une offre massive, mais également une dimension culturelle exploitable.

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Une croissance économique en net ralentissement

Si le tourisme affiche des chiffres record, l’économie dominicaine, elle, marque le pas. La croissance est tombée à 2,1 % en 2025, contre 5,1 % en 2024, en dessous même des 2,5 % prévus par la banque centrale. Le président a toutefois indiqué qu’en janvier 2026, la croissance avait déjà atteint 3,5 %, avec une projection de 4,5 % pour l’année en cours.

Ce décalage entre performance touristique et ralentissement global pose une question centrale : le tourisme peut-il, à lui seul, soutenir durablement la croissance nationale ?

République dominicaine
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Le pari technologique : accord avec Google et ambitions spatiales

Lors de son discours, Luis Abinader a évoqué un accord de plus de 500 millions de dollars signé avec Google pour la construction du premier port international d’échange numérique en Amérique latine. Ce projet positionne la République dominicaine sur le terrain stratégique des infrastructures numériques.

Plus symbolique encore : l’annonce d’un lancement de fusée ou de satellite depuis le territoire dominicain avant 2028. Une déclaration qui traduit une volonté d’inscrire le pays dans une trajectoire d’innovation technologique, au-delà du seul tourisme.

Marché français : un objectif stratégique

Environ 150 000 Français visiteraient chaque année la République dominicaine. Le marché hexagonal est considéré comme prioritaire, avec un objectif affiché de 260 000 visiteurs français en 2026. La reprise des liaisons directes par Air France renforce cette ambition. Le pays mise également sur la présence du plus grand Club Med au monde sur son territoire pour séduire la clientèle européenne.

Pour la Caraïbe élargie, cette orientation confirme un repositionnement stratégique : consolider l’Europe comme marché émetteur stable face aux fluctuations nord-américaines.

Deuxième destination d’Amérique latine : un tournant stratégique

Devenir la deuxième destination touristique d’Amérique latine n’est pas qu’un slogan politique. C’est un marqueur structurel. Avec plus de 11,7 millions de visiteurs, une croissance annuelle de 4,3 %, plus de 3 millions de croisiéristes et un ratio visiteurs/habitants exceptionnel, la République dominicaine confirme son statut de locomotive caribéenne. Mais l’année 2025 montre également que la performance touristique ne garantit pas automatiquement une expansion économique équivalente.

San Cristóbal Province, Dominican Republic
République dominicaine

La République dominicaine a accueilli plus de 11,7 millions de visiteurs en 2025, soit une croissance annuelle de 4,3 %. Ce volume place le pays juste derrière le Mexique et confirme son statut de locomotive touristique régionale.

Le pays a enregistré plus de 3 millions de passagers de croisière en 2025, soit une progression de 6 % par rapport à 2024. Le tourisme maritime constitue un pilier majeur de son économie touristique.

Malgré une performance touristique record, la croissance économique s’est établie à 2,1 % en 2025, contre 5,1 % en 2024. Les projections pour 2026 annoncent un rebond autour de 4,5 %.

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