Félix Mérine a grandi tout près de l’eau, dans une maison tournée vers la mer. Dès l’enfance, la yole fait partie de son quotidien, sans imaginer que cette embarcation traditionnelle allait tracer tout son parcours. Mais c’est bien plus tard, après les tempêtes de la vie, que Félix Mérine comprend la force de cette embarcation. La yole ne lui a pas seulement appris à naviguer, elle lui a offert une voie, un cap, une raison d’agir. Aujourd’hui, ce barreur devenu entrepreneur se consacre à transmettre ce que la mer lui a donné.
Un enfant de la mer, forgé par les vagues
Félix Mérine a grandi à deux pas de la mer, à Robert, dans une maison où l’eau faisait partie du quotidien. Très jeune, il découvre l’univers de la yole aux côtés de ses oncles. Il ne monte pas tout de suite à bord — d’abord, il observe, il apprend, il écoute. Il fabrique de petites yoles dans la rue, aide à laver les voiles, participe à la vie de la yole sans le savoir. C’est là que tout commence : dans les gestes répétés, les regards échangés, le respect silencieux des anciens.
À la dérive, mais pas perdu
À 16 ans, Félix Mérine quitte l’école. « Je n’écoutais pas ma mère », dit-il sans détour. Il entre dans une période trouble. Le service militaire à Lyon le marque profondément. Discipline, respect, responsabilité : il découvre des règles strictes qu’il applique sans discuter.
À 8 000 kilomètres, les conseils de sa mère prennent enfin tout leur sens.
À son retour, ce sont ses oncles qui le ramènent sur une yole. Cette fois, il s’y engage pour de bon.
La yole comme discipline, le sport comme tremplin
En 1987, il fonde son association et impose des règles strictes : entraînements réguliers, zéro alcool, esprit d’équipe et le respect de chacun. Il a fallu du temps, mais les résultats suivent. La yole devient plus qu’un sport : une école.
« La yole m’a sauvé la vie. », souligne Félix Mérine
Ce qu’il apprend sur l’eau, il l’applique dans son entreprise. Aujourd’hui, il dirige une société de transport active dans la Caraïbe, avec plus de 60 employés. Ce qu’on lui a transmis, il le transmet à son tour. « Ce que mes aînés m’ont transmis, j’ai le devoir de le transmettre à mon tour. » dit-il.
Transmettre, pour construire demain
Aujourd’hui en retrait des compétitions, Félix Mérine se consacre à la transmission. Il encadre des jeunes en rupture, partage son expérience et porte un projet de réinsertion par la yole en milieu carcéral. Pour lui, chaque effort compte, et peut tout changer. « Rien n’est perdu », dit-il avec gravité, « même quand tout semble l’être. » Ce qu’il a reçu de ses aînés a été déterminant, il sait qu’un jeune bien entouré peut, lui aussi, trouver sa voie.
L’histoire de Félix Mérine, c’est celle d’un homme qui a trouvé dans la mer un cadre, un sens, une force. Aujourd’hui, il agit pour que d’autres puissent, à leur tour, avancer. Parce que parfois, il suffit d’un repère, d’une écoute, ou d’une embarcation — pour que tout redémarre.
Citation forte :
95% de ce que j’ai aujourd’hui, c’est la yole qui me l’a donné.
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Le port de Jarry Guadeloupe vient de franchir un cap stratégique majeur avec l’arrivée de trois portiques XL de nouvelle génération. Livrés le 30 juin 2025 à bord du navire CY Interocean II, ces équipements symbolisent bien plus qu’un simple bond technologique : ils marquent l’entrée concrète du territoire dans une logique de performance, de souveraineté logistique et de transition énergétique, à l’heure où les flux maritimes mondiaux deviennent de plus en plus complexes, tendus, et géopolitiquement sensibles.
Une manœuvre spectaculaire et hautement stratégique
Le convoi maritime est parti de Cobh, en Irlande, le 15 juin dernier. Quinze jours de traversée plus tard, c’est une silhouette massive et impressionnante qui a surgi à l’horizon du Grand Port Maritime, attirant l’attention des professionnels comme des citoyens. Sur le pont du CY Interocean II, trois portiques bleus de type Liebherr, soudés à la coque, prêts à être débarqués selon une opération logistique de haute précision.
Cette manœuvre, programmée sans interrompre le flux des marchandises, témoigne d’une maîtrise technique rare dans les Antilles françaises. Pour les acteurs portuaires, cette opération signe une étape décisive dans la transformation du port de Jarry Guadeloupe, considéré comme le poumon économique de l’archipel.
Une montée en gamme technique pour absorber les défis du trafic maritime
Fabriqués par le groupe allemand Liebherr, ces portiques affichent une portée de 30 mètres et peuvent soulever jusqu’à 75 tonnes en mode « twin-lift », c’est-à-dire deux conteneurs lourds simultanément. Ce niveau de performance répond à une nécessité : l’évolution constante du trafic maritime, avec des navires toujours plus longs, plus hauts, plus lourds, et souvent plus respectueux des normes environnementales. Pour le port de Jarry Guadeloupe, cette montée en gamme permet d’absorber l’augmentation attendue du tonnage, tout en réduisant le temps de traitement des navires.
La cadence de manutention sera optimisée, les délais logistiques réduits, et les capacités opérationnelles renforcées. Il s’agit d’un tournant concret, attendu depuis plusieurs années par les opérateurs du fret, les transporteurs, mais aussi par les entreprises dépendantes de la fluidité des approvisionnements.
Un impact mesurable sur l’économie locale et l’organisation logistique
Cette acquisition représente un investissement de 40 millions d’euros, financé en partie par la Région Guadeloupe via les fonds FEDER à hauteur de 7,2 millions. C’est l’un des projets logistiques les plus structurants de la décennie. Le port de Jarry Guadeloupe, qui génère déjà 2 300 emplois directs et 7,7 % de la richesse locale, voit ici ses infrastructures renforcées pour accompagner les filières locales. Ce chantier ne concerne pas uniquement les quais ou les grues : il s’agit d’une reconfiguration globale des flux, du stockage, des temps de transit, de la chaîne du froid, de la sécurité douanière.
Cela implique aussi une montée en compétence des équipes, avec des formations techniques pour les agents de manutention, des débouchés pour les jeunes en logistique, et des opportunités à saisir pour les sous-traitants locaux. Derrière les chiffres, ce sont des centaines de trajectoires professionnelles qui peuvent être déclenchées ou consolidées.
Souveraineté alimentaire et résilience économique : un enjeu vital
Le port de Jarry Guadeloupe assure l’entrée de près de 99 % des marchandises consommées sur le territoire. Cela inclut les denrées alimentaires, les matériaux de construction, les médicaments, les carburants, les biens d’équipement. Autrement dit, une interruption même temporaire de l’activité portuaire aurait des conséquences directes sur la vie quotidienne des Guadeloupéens.
Renforcer les capacités d’accueil, fluidifier les escales, améliorer la fiabilité des infrastructures, c’est donc garantir une souveraineté logistique réelle face aux aléas climatiques, aux crises sanitaires ou aux tensions géopolitiques. La modernisation actuelle s’inscrit dans cette logique : protéger le territoire par la robustesse de ses infrastructures, et éviter toute dépendance excessive aux plateformes logistiques extérieures.
Une transition écologique inscrite dans les actes, pas dans les discours
Les trois portiques livrés fin juin s’inscrivent également dans une dynamique de décarbonation progressive du transport maritime. Conçus pour accueillir les navires de nouvelle génération, moins émetteurs de CO₂, ils participent à l’alignement du port de Jarry Guadeloupe avec la Stratégie nationale portuaire 2021–2050 et la Programmation pluriannuelle de l’énergie. L’objectif est clair : sortir du charbon d’ici 2026, favoriser l’arrivée de carburants alternatifs (biomasse, biocarburants) pour EDF, et intégrer des solutions de branchement électrique à quai.
Au-delà des portiques, ce sont les silos de vracs, les zones de stockage, les flux énergétiques qui sont en cours de réorganisation pour tendre vers un modèle portuaire durable. Dans un contexte mondial de transition, la Guadeloupe entend ne pas rester à quai.
Cap sur la Caraïbe : ambition régionale et hub de transbordement
La modernisation du port de Jarry Guadeloupe ne répond pas uniquement à une urgence locale. Elle s’inscrit aussi dans une stratégie de repositionnement régional. Avec ces nouvelles capacités, le port de Jarry Guadeloupe ambitionne de redevenir un acteur du transbordement dans la Caraïbe, de capter une partie du trafic entre le Nord et le Sud, entre l’Amérique latine, les Petites Antilles et les États-Unis. Selon les projections internes, une croissance du trafic conteneurisé de +9 % est attendue d’ici 2028.
Mais pour atteindre ces objectifs, il ne suffit pas d’avoir des équipements. Il faut aussi proposer des escales rapides, fiables, compétitives. Les trois portiques XL, en réduisant significativement le temps d’escale, pourraient être un levier décisif pour gagner la confiance des grands armateurs et des opérateurs logistiques de la zone.
Un virage logistique à la hauteur des enjeux de demain
Ce chantier de modernisation n’est ni un simple rafraîchissement d’infrastructures, ni un effet d’annonce. Il traduit une volonté politique, économique et environnementale de faire du port de Jarry Guadeloupe un outil adapté au XXIe siècle. C’est un choix stratégique à fort impact territorial : pour les familles, qui verront l’approvisionnement sécurisé ; pour les jeunes, qui accéderont à de nouveaux métiers techniques ; pour les entreprises, qui pourront compter sur une chaîne logistique performante.
C’est aussi un message adressé à la Caraïbe : la Guadeloupe investit, innove et entend prendre toute sa place dans l’économie maritime régionale, non pas comme simple destinataire de conteneurs, mais comme acteur logistique à part entière.
Traditour 2025 en Guadeloupe s’annonce comme un moment charnière pour la voile traditionnelle et l’identité caribéenne. Pour la première fois, cette grande aventure maritime s’élancera de Portsmouth, en Dominique, avant de longer les côtes guadeloupéennes au fil de 14 segments répartis sur 11 jours de course, du 3 au 13 juillet 2025.
Cette édition, coorganisée avec la Dominique, incarne bien plus qu’une régate : elle symbolise l’union, l’audace et la transmission d’un patrimoine vivant, au service du rayonnement de toute la région.
Un départ inédit depuis la Dominique : symbole d’un pont entre les îles
L’esprit d’ouverture et de coopération régionale
L’ouverture du Traditour 2025 depuis la Dominique marque un tournant historique. Ce choix, fruit d’une volonté conjointe des organisateurs, traduit un désir profond de rapprocher les peuples caribéens. Comme l’a exprimé l’ambassadeur Benoit Bardouille, il s’agit de « promouvoir le tourisme, renforcer les échanges culturels et stimuler la croissance économique » entre les îles.
Ce départ n’est pas qu’un geste symbolique : il incarne la capacité des territoires à dépasser les frontières pour faire de la mer, jadis barrière, un véritable trait d’union. La Dominique, longtemps perçue comme voisine lointaine, devient le point de départ d’un récit commun, tissé de solidarité, d’ambition et d’ancrage culturel partagé.
Un tremplin pour l’économie et l’image de la Dominique
L’accueil du prologue et du départ du Traditour 2025 offre à la Dominique une visibilité sans précédent. Hôtels, restaurants, artisans, prestataires touristiques et guides locaux bénéficient d’une affluence significative, générant des retombées économiques concrètes. Plus de 400 participants (équipages, organisateurs, accompagnateurs et techniciens) ont été mobilisés pour l’événement, selon Discover Dominica.
C’est aussi l’image de l’île qui se voit revalorisée : la Dominique se positionne comme une destination maritime de référence, capable d’accueillir un événement international dans le respect de ses atouts naturels et culturels.
Un parcours d’exception : 14 segments, 11 jours, 39 canots engagés
Les grandes étapes, entre tradition et nouveauté
Le tracé du Traditour 2025 met en valeur la diversité des paysages et du patrimoine guadeloupéen. Après le départ de Portsmouth, les canots saintois mettront le cap sur Terre-de-Haut (Les Saintes), puis enchaîneront les escales à Gourbeyre, Capesterre-Belle-Eau, Petit-Bourg, Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault, Sainte-Rose, Port-Louis, Le Moule, La Désirade, Saint-François et Sainte-Anne.
L’intégration de La Désirade, souvent absente des grandes courses, constitue une première qui confère à cette édition une envergure inédite. Chaque étape met en lumière les spécificités locales et favorise les rencontres entre habitants, visiteurs et marins.
Les défis techniques et humains d’une course hors norme
Participer au Traditour 2025, c’est relever un défi physique, technique et humain. Les conditions de navigation varient selon les étapes : vents instables, courants imprévisibles, récifs autour de la Pointe des Châteaux ou de La Désirade, tout impose une connaissance fine des éléments et une maîtrise absolue du canot.
39 équipages sont engagés : 22 masculins, 7 féminins, 7 mixtes et 3 juniors. Cette diversité est rare dans les compétitions nautiques et illustre l’ouverture croissante de la voile traditionnelle à toutes les générations et à tous les genres.
Les canots saintois : chefs-d’œuvre de savoir-faire et d’innovation
Secrets de fabrication, matériaux nobles et gestes d’antan
Le canot saintois, au cœur du Traditour 2025, est bien plus qu’un bateau : c’est un symbole d’identité. Fabriqué à la main selon des méthodes anciennes, il utilise des bois nobles tels que le poirier pays, le gommier, le mahogany ou l’acajou. Chaque élément : coque, voile, mât, lest, barre est pensé pour garantir performance et sécurité. Le mât et la bôme sont souvent en bambou, et les voiles en tissu résistant, adaptées aux spécificités de chaque canot. Le soin apporté à la décoration fait de chaque embarcation une œuvre unique, reflet de la tradition de son port d’attache.
La transmission des savoirs, un héritage vivant
La fabrication et la navigation sur canot saintois relèvent d’une véritable école de vie. Les anciens partagent leur savoir lors de chantiers collectifs, de veillées, ou à bord lors des sorties d’entraînement. Le programme “Traditour A Timoun” valorise cette transmission intergénérationnelle : il initie les jeunes de 8 à 15 ans à la voile traditionnelle dans un cadre pédagogique. Ce processus vivant, enrichi à chaque édition, perpétue les gestes du passé tout en s’ouvrant à l’innovation (sécurité, matériaux composites) dans le respect de la charte de la Classe Canot Saintois.
Traditour 2025, un levier de valorisation pour la Guadeloupe et la Caraïbe
Rayonnement culturel et retombées économiques concrètes
Chaque segment du Traditour 2025 représente une opportunité de valoriser les savoir-faire locaux : musiques, danses, artisanat maritime, gastronomie, métiers liés à la mer (charpentiers, voiliers, pêcheurs, guides). L’impact économique est réel : hébergements, transports, restauration et artisanat profitent de l’engouement autour de la course. Le rayonnement médiatique positionne la Guadeloupe comme acteur de premier plan du tourisme maritime et culturel dans la Caraïbe, attirant à la fois un public local, régional et international en quête d’authenticité.
Un moteur de fierté, d’identité et de cohésion régionale
Bien au-delà des chiffres, Traditour 2025 joue un rôle essentiel dans la construction d’une identité caribéenne partagée. Il réactive les mémoires, valorise les récits, les langues et les coutumes locales. L’événement rassemble les institutions (Région, ANASA, communes), les partenaires privés, les bénévoles et les artistes. Le slogan « Un seul océan. Une seule culture. Une seule fête. » devient un cri de ralliement pour ceux qui partagent l’idée d’une Caraïbe connectée par la mer et unie par ses traditions.
L’esprit caribéen souffle sur la voile traditionnelle
Paroles d’acteurs, ambitions et perspectives d’avenir
À l’approche du Traditour 2025, l’enthousiasme est palpable. Les marins aguerris, comme Hugo Thélier, croisent la relève issue des clubs de voile. Les charpentiers de marine retrouvent reconnaissance et commandes. Les organisateurs, quant à eux, voient dans cette course un laboratoire d’avenir pour le tourisme nautique durable : création d’emplois, parcours touristiques autour des chantiers navals, valorisation du patrimoine matériel et immatériel, développement de circuits courts autour des escales. Traditour 2025 s’inscrit dans une logique durable, alliant mémoire, innovation et coopération.
Traditour 2025 en Guadeloupe s’impose comme un événement structurant pour toute la région. En associant la Dominique à la Guadeloupe dans un projet de valorisation du patrimoine maritime, cette édition ouvre la voie à de nouvelles formes de coopération régionale. Plus qu’une course, Traditour 2025 est une aventure humaine et identitaire, un trait d’union entre les générations, les îles et les cultures. Il invite chacun à considérer la mer non plus comme une frontière, mais comme un espace commun, fertile, à la fois de mémoire et de modernité.
La Guadeloupe affirme son ambition pour une croissance maîtrisée et durable
À l’occasion du Seatrade Cruise Global 2025 à Miami, la Guadeloupe a réaffirmé son positionnement stratégique dans l’industrie de la croisière caribéenne.
À travers les regards croisés du Grand Port Maritime et du Comité du Tourisme, l’archipel affiche une volonté claire : conjuguer excellence portuaire, montée en qualité de l’expérience touristique et développement durable au service de son rayonnement international.
Le Grand Port Maritime : accompagner la dynamique croisière
Pour Marc Gautier, directeur de la Prospective et du Développement du Grand Port Maritime de la Guadeloupe, la croisière constitue un axe majeur de croissance économique pour l’archipel.
« La croisière est un levier stratégique pour la Guadeloupe », affirme-t-il.
Avec ses infrastructures modernes et performantes, le port accueille plusieurs navires de croisière simultanément, offrant aux compagnies des conditions d’escale optimales.
La destination connaît une progression continue du nombre d’escales, signe d’une attractivité renforcée.
Un élément essentiel explique cette dynamique : la forte synergie locale.
« Le travail collectif entre le port, le Comité du Tourisme, les prestataires et les autorités garantit une expérience de qualité aussi bien pour les compagnies que pour les passagers », souligne Marc Gautier.
Si aucun frein majeur n’est identifié aujourd’hui, le port reste vigilant : anticiper les évolutions du marché est indispensable pour préserver la compétitivité et la qualité de l’accueil.
🎯 L’ambition portée par Marc Gautier : poursuivre la montée en puissance de la Guadeloupe dans le secteur de la croisière tout en maintenant l’excellence de ses infrastructures et de son accueil.
Répartir, valoriser, fidéliser : la stratégie du Comité du Tourisme
Pour Laurence Corenthin, directrice adjointe du Comité du Tourisme des Îles de Guadeloupe, la reprise post-Covid de l’activité croisière est une véritable opportunité — à condition de l’accompagner intelligemment.
« Nous avons connu une reprise rapide. L’enjeu aujourd’hui est de mieux répartir les flux et d’enrichir l’expérience passager », explique-t-elle.
Le Comité du Tourisme mise notamment sur :
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La valorisation du centre-ville de Pointe-à-Pitre, pour inciter les croisiéristes à découvrir davantage la destination dès leur arrivée,
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Le développement d’une offre hors haute saison, afin d’étaler la fréquentation sur l’année,
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L’enrichissement des excursions et des expériences touristiques pour répondre aux attentes d’une clientèle internationale en quête d’authenticité.
Le poids de la croisière dans l’économie touristique locale est désormais considérable. Elle génère un impact direct et structurant sur l’économie de l’archipel, en dynamisant commerces, transports et activités culturelles.
🎯 La vision de Laurence Corenthin : positionner durablement la Guadeloupe comme une destination de croisière authentique, vivante et respectueuse de son territoire.
Une destination en mouvement, tournée vers l’avenir
Au Seatrade 2025, la Guadeloupe a clairement démontré sa capacité à accompagner sa croissance touristique sans renier son identité.
À travers l’excellence de ses infrastructures portuaires, la richesse de son offre touristique et l’engagement collectif de ses acteurs, l’archipel confirme son ambition : faire de la croisière un levier durable au service du territoire et de ses habitants.
En Guadeloupe, la croisière n’est pas une simple escale : c’est une invitation à découvrir une île authentique, en mouvement, fière de ses racines et résolument tournée vers l’avenir.
La Guyane affirme son ambition de devenir une escale d'exception entre Amazonie et Caraïbe au Seatrade 2025
Présente au Seatrade Cruise Global 2025 de Miami, la Guyane française a mis en avant son positionnement unique dans l’univers de la croisière.
À travers les interventions de Jean-Luk Le West et Thierry Elibox, le territoire affirme son ambition : proposer une expérience croisière authentique, entre nature sauvage, héritage spatial et accueil sur mesure, tout en bâtissant une filière durable et structurée.
Développer une croisière d’exception – La vision portée par Jean-Luk Le West
Pour Jean-Luk Le West, vice-président de la Collectivité Territoriale de Guyane en charge du développement économique et président du Comité du Tourisme, le Seatrade a été une opportunité majeure pour positionner la Guyane comme un nouvel acteur croisière dans la région.
Contrairement à d’autres destinations, la Guyane ne connaît pas de saisonnalité touristique forte, mais la croisière, elle, suit un rythme marqué avec des pics de fréquentation.
La singularité du territoire repose sur :
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Le Centre Spatial Guyanais, véritable atout différenciateur,
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La nature luxuriante, entre fleuves et forêts amazoniennes,
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Un patrimoine multiculturel riche.
Cependant, pour accueillir pleinement son potentiel croisière, des infrastructures adaptées restent nécessaires.
Jean-Luk Le West souligne notamment l’importance d’un futur port en eau profonde, capable de recevoir différents types de navires.
🎯 Son ambition : faire de la Guyane une destination d’exception, entre terre et mer, en développant une offre authentique et maîtrisée.
Construire une filière croisière durable – L'engagement de Thierry Elibox
Thierry Elibox, président du Club Croisière Guyane, rappelle que la Guyane est encore un marché émergent dans l’univers de la croisière.
Malgré les défis, la dynamique est là :
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Accueil récent de compagnies comme Exploris et Club Med,
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Progression du nombre d’escales programmées,
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Renforcement des synergies entre acteurs locaux (taxis, agences, guides touristiques).
La priorité aujourd’hui est de structurer une véritable filière croisière :
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Développer des services adaptés aux croisiéristes,
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Mieux former les professionnels, notamment en anglais,
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Valoriser des excursions authentiques, avec des expériences autour de la nature, de l’histoire et de l’espace.
« Nous devons créer une chaîne de valeur solide autour de la croisière pour que l’impact économique soit réel et partagé localement », explique Thierry Elibox.
🎯 Son vœu : accroître les liaisons aériennes internationales et disposer d’un port plus profond pour soutenir la croissance du secteur.
La Guyane, un nouvel horizon pour la croisière dans la région
Au Seatrade Cruise Global 2025, la Guyane a démontré qu’elle ne se contenterait pas d’être une escale de plus.
Avec son environnement unique, son héritage spatial et son engagement en faveur d’un tourisme durable, elle s’affirme comme une destination à part,
offrant aux croisiéristes une expérience singulière, authentique, et résolument tournée vers l’avenir.
Sainte-Lucie affirme sa volonté d’offrir une expérience unique ancrée dans son identité
Au Seatrade Cruise Global 2025 de Miami, Sainte-Lucie a rappelé ce qui fait sa singularité dans l’univers caribéen : un patrimoine naturel exceptionnel, une culture dynamique et une expérience touristique introuvable ailleurs.
À travers les mots de Louis Lewis, CEO de la Saint Lucia Tourism Authority, l’île caribéenne affirme sa volonté de conjuguer authenticité, dynamisme touristique et préservation de son identité profonde.
Une destination entre nature spectaculaire et héritage vivant
Pour Louis Lewis, Sainte-Lucie ne se contente pas d’offrir des plages paradisiaques.
L’île propose une expérience unique, où la nature et la culture se rejoignent à chaque étape.
Seul endroit au monde où l’on peut conduire directement dans un volcan actif,
Sites naturels remarquables : cascades, sources thermales, forêts luxuriantes, plages de sable noir et or,
Monts Pitons classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
« Nous avons un produit naturel exceptionnel, mais c’est aussi la richesse humaine, le brassage culturel de Sainte-Lucie, qui rendent l’expérience inoubliable », souligne Louis Lewis.
La culture locale, issue d’un mélange britannique, français, africain et caribéen, s’exprime à travers :
Les festivals créoles,
Les fêtes traditionnelles,
La gastronomie et la musique locale,
Les événements communautaires valorisant l’authenticité de l’île.
🎯 Le pari de Sainte-Lucie : faire de chaque escale une immersion dans un art de vivre unique et profondément enraciné.
Diversifier l’offre et lisser la saison touristique
Si la croisière reste un pilier fort de l’économie touristique,
Sainte-Lucie ne veut pas se contenter d’une activité saisonnière concentrée sur l’hiver.
Grâce à l’Agence de Tourisme Communautaire, de nouveaux produits ont été créés pour :
Valoriser des expériences locales authentiques,
Développer de nouvelles excursions culturelles et naturelles,
Attirer les visiteurs aussi bien en haute qu’en basse saison.
Quelques exemples emblématiques :
Le Sea Moss Experience (autour de l’algue marine traditionnelle),
Les fêtes créoles et carnavals,
Le Festival des Fleurs,
Les circuits dans les villages et sites naturels préservés.
Cette stratégie vise à étaler les flux de visiteurs tout au long de l’année, préserver les sites emblématiques de la surfréquentation et renforcer l’impact économique local.
🎯 La vision de Louis Lewis : bâtir une croissance touristique harmonieuse, portée par l’authenticité, la culture vivante et le respect des ressources naturelles.
Sainte-Lucie, l’émotion au cœur de l’expérience croisière
Au Seatrade Cruise Global 2025, Sainte-Lucie a affirmé haut et fort que son développement touristique s’inscrira dans une logique d’authenticité, de diversité et de préservation.
Entre volcans accessibles, traditions créoles et accueil chaleureux, l’île propose aux croisiéristes bien plus qu’une escale : une immersion dans un territoire où la nature, la culture et l’histoire tissent des souvenirs uniques et durables.
Labora Caribbean Art Expedition est une initiative artistique, maritime et patrimoniale qui prend racine en Guadeloupe pour rayonner à l’échelle caribéenne. Porté par des artistes, marins, chercheurs et institutions, ce projet d’expédition à bord d’un voilier traditionnel entend relier les îles, recueillir les savoirs, faire dialoguer les générations et valoriser les cultures populaires souvent marginalisées. Plus qu’un simple programme artistique, il s’agit d’un processus vivant de documentation, de transmission et d’échange entre communautés insulaires, avec la mer pour trait d’union.
Une plateforme artistique mobile née en Guadeloupe autour du voilier Labora
Le projet prend forme autour du S/V Labora, un hajkutter danois en bois construit en 1939, aujourd’hui restauré et transformé en musée vivant et plateforme de création mobile. L’idée a germé en Guadeloupe, notamment lors de son escale au Mémorial ACTe pendant la Rhum Race, où des musiciens de Grenade ont embarqué et des centaines d’élèves guadeloupéens ont découvert la vie à bord. De cette expérience est née une volonté collective : faire du Labora un vecteur de mémoire vivante à l’échelle caribéenne.
Trois axes fondamentaux : arts traditionnels, navigation et transmission
Labora Caribbean Art Expedition repose sur trois piliers indissociables :
- Les arts traditionnels caribéens (musique, danse, arts visuels, récits oraux, savoir-faire artisanaux).
- La navigation à voile, comme moyen de déplacement mais aussi de lien historique entre les îles.
- La transmission intergénérationnelle et éducative, à travers des ateliers, des résidences, des documentaires et des stages.
À chaque escale, le voilier devient à la fois scène itinérante, lieu de résidence artistique et espace d’archives vivantes.
Répondre à l’isolement insulaire par l’art et la mer
Le projet part d’un constat simple mais profond : dans la Caraïbe, de nombreuses communautés insulaires restent isolées par manque d’infrastructures de transport, ce qui freine les échanges culturels. Le voilier Labora pallie ces obstacles en créant un réseau itinérant de création, de documentation et de partage. Il devient un outil de dialogue, brise les préjugés, connecte les artistes, et ouvre des espaces de collaboration entre communautés souvent éloignées.
Objectifs pédagogiques, sociaux et scientifiques
L’ambition de Labora Caribbean Art Expedition est de préserver les savoirs en danger, mais aussi de leur redonner une place dans les sociétés d’aujourd’hui. Le projet vise à :
- Documenter les traditions en voie de disparition à travers films, enregistrements, photographies, carnets de bord.
- Créer des archives numériques restituées aux communautés et aux établissements scolaires.
- Organiser des ateliers de transmission dans les écoles, les ports, les quartiers et les villages.
- Mettre en place un programme de stages internationaux (en lien avec les universités en anthropologie, musicologie, ethnologie, audiovisuel).
- Encourager l’émergence d’initiatives éducatives intégrant les cultures caribéennes dans les curriculums.
Un projet collectif : artistes, institutions, chercheurs, marins
Trois entités principales coordonnent le projet :
- Road Book’ Arts (Guadeloupe), association spécialisée dans la production artistique et les résidences culturelles.
- Le Temps du Vent, collectif français basé à Marie-Galante, propriétaire du voilier Samsara, dédié à la valorisation de la navigation traditionnelle.
- The Liberty International Sailing Club (LISC), structure transnationale qui pilote le voilier Labora et réunit marins, anthropologues, vidéastes et musiciens.
Ils sont accompagnés d’un réseau élargi de partenaires caribéens et internationaux, dont :
- Galerie l’Art s’En Mêle, L’Artocarpe, United Caribbean Artists, Patoray, Waka Films, FaireSens BeeSiw, La Croisée des Chemins, Centre des Arts de Pointe-à-Pitre.
- Anna Chiara Sabatino, chercheuse et cinéaste italienne en storytelling numérique.
- Tara Douglas, documentariste de l’Adivasi Arts Trust.
- Mark Lindenberg, anthropologue et cinéaste.
- Makeda Martel, facilitatrice artistique et fondatrice de La Croisée des Chemins.
Le rôle central de la Guadeloupe dans la gouvernance du projet
Un comité local accompagne le développement et l’ancrage territorial du projet :
- Martine Fazer, journaliste et directrice du Festival international de graffiti et d’art de rue.
- Arthur Trouabal, ancien expert en art et formateur.
- Raymonde Pater Torin, danseuse, chorégraphe et spécialiste du gwoka.
Leur implication garantit que le projet reste connecté aux réalités locales, sans exotisme ni folklorisation.
Calendrier et itinéraire de l’expédition
La phase pilote se déroulera de janvier à mai 2025, avec des escales prévues en Guadeloupe, Dominique, Martinique, et probablement Sainte-Lucie. Elle permettra de tester les formats, évaluer la logistique, affiner la méthode de documentation, et solidifier les partenariats. L’objectif est ensuite d’étendre le projet jusqu’en 2026, en reliant progressivement Trinidad à Cuba, avec deux à trois voiliers naviguant en coordination à terme.
Une invitation aux artistes caribéens
L’équipe de Labora lance un appel à participation aux artistes caribéens souhaitant s’impliquer dans ce processus de création collective. Qu’ils soient musiciens, danseurs, artisans, conteurs, vidéastes ou enseignants, tous sont invités à embarquer pour partager leur vision du patrimoine vivant et contribuer à une mémoire partagée des Caraïbes.
Labora Caribbean Art Expedition dépasse le cadre d’une simple expédition culturelle. C’est un projet politique, social et éducatif, qui utilise la navigation traditionnelle comme levier de cohésion, de résilience et d’inspiration. En reliant les îles, il relie aussi les mémoires, les héritages et les générations. Il propose une nouvelle manière de penser la Caraïbe depuis la mer, en mettant à flot les voix oubliées, les gestes menacés, et les musiques qui portent l’âme des peuples insulaires.
Turks and Caicos affirment leur identité d'archipel vivant et accueillant
Au Seatrade Cruise Global 2025 de Miami, Turks and Caicos ont mis en avant ce qui fait leur singularité dans la Caraïbe : un accueil authentique, une diversité insulaire unique et un profond respect pour leur environnement naturel et culturel.
À travers les voix du comité de tourisme: Experience Turks and Caicos et du Ministère du Tourisme, l’archipel affirme son ambition : proposer des expériences authentiques pour chaque visiteur, tout en accompagnant la croissance de l’activité croisière de manière durable.
La chaleur humaine au cœur de l’expérience - Le regard du Comité du tourisme
Pour Alverson Lewis, Responsable principal du développement de l’offre touristique au sein d’Experience Turks and Caicos (le Comité de tourisme), l’authenticité est l’âme du tourisme local.
« Nous voulons que chaque visiteur se sente accueilli comme un membre de la famille », confie-t-il.
Au-delà des plages paradisiaques, la véritable richesse de l’archipel réside dans la chaleur de ses habitants et la personnalité unique de chaque île.
Chaque île raconte une histoire différente :
Grand Turk, empreinte d’histoire,
Salt Cay, gardienne des traditions,
Providenciales, célèbre pour ses plages immaculées,
South Caicos, sanctuaire naturel préservé.
« Nous ne vendons pas un produit, nous partageons une histoire », souligne Alverson Lewis.
🎯 Son souhait : préserver l’authenticité de l’archipel, tout en développant de nouvelles activités qui invitent les visiteurs à aller au-delà du port.
Diversifier et enrichir l’expérience croisière – La stratégie du Ministère du Tourisme
Pour Arthur Been, Deputy Permanent Secretary au Ministère du Tourisme, la croisière est un pilier de l’économie touristique des TCI — mais son développement doit rester harmonieux.
Aujourd’hui, l’archipel accueille plus d’un million de croisiéristes par an, principalement via Grand Turk, qui offre une particularité rare :
un port situé à quelques pas d’une plage de rêve.
Arthur Been insiste sur la nécessité de mieux faire découvrir les richesses cachées de l’archipel :
Un patrimoine historique fascinant, lié aux premiers voyages de Christophe Colomb, à John Glenn et à la guerre d’indépendance américaine,
Des expériences authentiques pour renforcer le lien entre visiteurs et territoire.
« Nous travaillons à créer plus d’excursions, plus d’activités immersives, pour révéler ce que nous sommes vraiment », explique-t-il.
🎯 Son ambition : continuer à dépasser les attentes des visiteurs, sans jamais trahir l’authenticité et la beauté naturelle des îles.
Turks and Caicos, l’authenticité comme signature
Au Seatrade Cruise Global 2025, Turks and Caicos ont confirmé leur vision :
faire de chaque croisière bien plus qu’une escale, une véritable immersion dans une Caraïbe préservée, accueillante et pleine d’histoires.
Entre accueil chaleureux, diversité insulaire et préservation de l’authenticité, l’archipel trace sa voie : grandir sans jamais renier son âme.
La Jamaïque affirme sa stratégie d'allier patrimoine vivant et excellence maritime
Au Seatrade Cruise Global 2025 de Miami, la Jamaïque a présenté une vision forte : conjuguer la richesse de son patrimoine culturel avec l’ambition de renforcer son attractivité dans le secteur de la croisière.
À travers les interventions de Carol Rose Brown et Mark Hylton, la Jamaïque, un point d’ancrage dans les itinéraires de la croisière caribéenne, affirme sa volonté d’ancrer son développement touristique dans l’authenticité, l’innovation et la résilience.
Préserver l'âme culturelle de la Jamaïque – L'initiative portée par Carol Rose Brown
Pour Carol Rose Brown, directrice du Jamaica Centre for Tourism Innovation au sein du Tourism Enhancement Fund, préserver l’identité jamaïcaine est un enjeu majeur dans un monde touristique de plus en plus standardisé.
Au cœur de cette démarche : le Artisan Village de Falmouth.
Pensé comme un écrin vivant de savoir-faire traditionnels — céramique, vannerie, cuir, couture, cigares —, le village permet aux visiteurs de découvrir, comprendre et acheter directement auprès des artisans locaux.
« Nous ne voulons pas que notre culture soit reléguée à un simple spectacle : elle doit être vécue, partagée, transmise », insiste Carol Rose Brown.
L’Artisan Village innove également en intégrant :
Des technologies immersives (réalité augmentée, QR codes interactifs),
Des événements gratuits mêlant gastronomie, artisanat et spectacles vivants,
Des ateliers créatifs, permettant aux visiteurs de participer activement.
🎯 L’ambition portée par Carol Rose Brown : faire de chaque escale en Jamaïque une rencontre authentique avec l’âme du pays, et étendre ce modèle culturel à d’autres sites de l’île.
Renforcer la compétitivité croisière – La vision du Port Authority
Pour Mark A. Hylton, vice-président en charge des opérations croisière à la Port Authority of Jamaica, la Jamaïque a su faire preuve d’une résilience exceptionnelle face aux défis récents.
En 2024, malgré un incident majeur ayant temporairement affecté l’un des ports, l’île a maintenu un haut niveau d’arrivées croisière, grâce à :
Des infrastructures solides,
Des relations étroites avec les compagnies de croisière,
Une capacité à s’adapter rapidement aux nouvelles attentes.
La Jamaïque travaille également à :
Améliorer ses liaisons routières pour faciliter la mobilité des visiteurs,
Développer de nouvelles attractions autour de ses ports d’escale,
Renforcer son positionnement sur les itinéraires de la Caraïbe occidentale.
« Nous devons continuer à innover pour rester compétitifs, tout en valorisant ce qui fait la singularité de la Jamaïque », souligne Mark Hylton.
🎯 Son souhait : construire une croissance durable, qui bénéficie à la fois aux communautés locales et aux compagnies maritimes.
Une Jamaïque entre héritage et modernité
Au Seatrade Cruise Global 2025, la Jamaïque a démontré que la croisière peut être bien plus qu’un transit :
elle peut devenir une rencontre authentique entre voyageurs et territoires.
Portée par sa culture vivante et sa capacité d’adaptation, la Jamaïque trace un chemin ambitieux : construire un tourisme maritime fort, fidèle à son identité et tourné vers l’avenir.
Saint-Vincent-et-les-Grenadines affirme son engagement pour l’innovation et l’authenticité
Du 8 au 11 avril 2025, Saint-Vincent-et-les-Grenadines figurait parmi les territoires caribéens présents au Seatrade Cruise Global de Miami, le plus grand salon mondial dédié à l’industrie de la croisière.
À travers les témoignages du Comité du Tourisme, de l’Autorité Portuaire et de l’Association des Chauffeurs de Taxi, le pays a affiché ses ambitions : affirmer son identité, renforcer ses infrastructures, et se positionner comme une destination authentique, durable et résolument tournée vers l’avenir dans l’univers de la croisière caribéenne.
Développer un tourisme authentique et diversifié – La vision du Comité du Tourisme
Pour Annette Mark, directrice générale du Comité du Tourisme de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Seatrade est « un rendez-vous essentiel, riche en rencontres et en opportunités pour l’avenir ».
Elle insiste sur l’importance des prochaines saisons (2026–2028) pour consolider l’image du pays sur la scène internationale.
L’île bénéficie aujourd’hui d’un véritable élan grâce à :
- L’ouverture de l’aéroport international en 2017,
L’implantation de grandes marques hôtelières comme Sandals, Mandarin Oriental, et Soho House.
Ces investissements transforment l’accueil touristique, notamment sur l’île principale.
Cependant, la situation géographique de Saint-Vincent représente un défi pour les croisières classiques de 7 jours au départ de Miami.
« Nous devons créer la demande pour encourager les compagnies à prolonger leurs itinéraires et venir plus au sud », explique Annette Mark.
Ce qui rend Saint-Vincent et les Grenadines unique ?
Une biodiversité exceptionnelle entre plages de sable noir, cascades et volcans,
Des îles coralliennes aux plages de sable blanc,
Une authenticité préservée, loin du tourisme de masse.
🎯 Annette Mark souhaite que Saint-Vincent-et-les-Grenadines continue à se positionner comme une destination boutique, authentique et inoubliable.
Miser sur des infrastructures durables – La stratégie de l’Autorité Portuaire
Pour Carl James, directeur général de l’Autorité Portuaire de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Seatrade est l’occasion de « renforcer les liens avec les compagnies de croisière et d’améliorer l’expérience client ».
Deux axes stratégiques guident son action :
Diversifier les offres pour inviter les passagers à explorer au-delà de la ville.
Renforcer la durabilité des infrastructures portuaires.
Parmi les projets majeurs :
Un nouveau port de fret, dont l’achèvement est prévu en août 2025,
La transformation de l’ancien port en un véritable espace de vie : marina, commerces, hôtellerie, espaces culturels, et terminal de croisière modernisé.
Carl James insiste aussi sur la valorisation du patrimoine Garifuna, avec des projets visant à faire découvrir leur culture, leur architecture traditionnelle et leur cuisine aux visiteurs.
« Ce qui nous distingue, c’est notre histoire vivante, celle des Garifunas, et nous devons la partager avec le monde », affirme-t-il.
🎯 Si Carl James a pour ambition de construire un port éco-responsable, alimenté par la géothermie, capable d’offrir de l’électricité verte aux navires à quai.
Offrir une hospitalité chaleureuse – L'engagement de l’Association des Chauffeurs de Taxi
Membre de l’SVG Taxi Drivers Association, Nigel Antrobus défend une autre facette clé de l’expérience touristique : l’accueil personnalisé.
Depuis plus de 40 ans, l’association œuvre pour garantir aux visiteurs sécurité, confort et immersion locale.
« Avec nous, les touristes découvrent des lieux que les grands bus ne peuvent pas atteindre, vivent des expériences authentiques et tissent un lien humain avec notre île », explique-t-il.
La coopération entre chauffeurs, ministères et opérateurs touristiques permet aujourd’hui de mieux équilibrer le flux entre excursions organisées et découvertes privées.
Au-delà du transport, l’Association assure un haut niveau de fiabilité :
« Si un visiteur oublie un objet, il est garanti de le récupérer rapidement. C’est une question de confiance. »
🎯 Si Nigel Antrobus souhaite renforcer encore davantage la coopération entre les acteurs pour offrir une hospitalité inégalée à chaque visiteur.
Saint-Vincent-et-les-Grenadines, une destination boutique à l’authenticité affirmée
Au Seatrade Cruise Global 2025, Saint-Vincent-et-les-Grenadines a montré que l’authenticité, la durabilité et la valorisation du patrimoine sont des leviers puissants pour construire l’avenir de la croisière caribéenne.
À travers des projets d’infrastructures, une stratégie culturelle forte et l’engagement de ses professionnels du tourisme, le pays trace son chemin, fidèle à son identité tout en s’ouvrant à de nouvelles opportunités.
Plus qu’une destination, Saint-Vincent-et-les-Grenadines offre une expérience vivante où nature, histoire et hospitalité se conjuguent pour créer des souvenirs uniques.