Air Transat marque une étape significative dans le secteur du transport aérien en lançant une liaison directe entre Québec et Fort-de-France. Cette initiative, annoncée le 1er mai 2025, vient répondre à une demande croissante de mobilité entre le Canada et la Martinique, consolidant la position d’Air Transat comme acteur central du voyage loisirs au départ du Québec.

Contexte de l’annonce et importance stratégique

La création de cette ligne directe n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une stratégie de développement ambitieuse, visant à renforcer la présence de la compagnie sur le marché québécois tout en offrant une alternative directe aux voyageurs désireux de rejoindre la Martinique sans passer par Montréal. Selon Sébastien Ponce, chef de la direction des revenus chez Transat, cette liaison permet d’optimiser l’utilisation des appareils et d’accroître la productivité du réseau, tout en répondant à une demande en forte croissance.

Un pont aérien renforcé entre le Québec et la Martinique

L’expansion du réseau d’Air Transat

En inaugurant cette nouvelle route, Air Transat élargit son offre déjà existante entre Montréal et Fort-de-France. La compagnie propose désormais un vol hebdomadaire, opéré le dimanche, reliant l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB) à l’aéroport international Martinique Aimé Césaire (FDF). Cette liaison sera effective du 14 décembre 2025 au 26 avril 2026, période durant laquelle la demande touristique est traditionnellement forte.

Les enjeux pour la région de Québec

Pour la région de Québec, l’arrivée d’Air Transat sur cette ligne représente une avancée majeure. Stéphane Poirier, président et chef de la direction de YQB, souligne que Fort-de-France devient la première destination desservie dans les Petites Antilles au départ de Québec. Cela illustre la volonté de développer l’offre de vols directs, au bénéfice des voyageurs de toute la province, et de positionner Québec comme une plateforme aéroportuaire de premier plan.

Les atouts de la nouvelle ligne : confort, modernité et efficacité

L’A321LR : Un avion adapté aux liaisons transatlantiques

Air Transat a choisi l’Airbus A321LR pour assurer cette liaison. Cet appareil, reconnu pour son efficacité énergétique et son autonomie, est parfaitement adapté aux vols transatlantiques. Il offre une cabine ergonomique et un système de divertissement moderne, garantissant un voyage agréable et reposant. L’utilisation de l’A321LR permet également à la compagnie d’optimiser sa flotte tout en limitant son impact environnemental.

Air Transat
Airbus A321LR ©Robert Karam
Air Transat
Airbus A321LR ©Air Transat

Les services à bord : Expérience premium et divertissement

À bord, la compagnie propose une expérience de vol enrichie grâce à ses sièges “Classe Club”, qui offrent un niveau de confort supérieur et des services personnalisés. Les passagers bénéficient d’un système de divertissement de dernière génération, avec une sélection de films, séries et jeux adaptés à tous les âges. Cette attention portée au confort et à la qualité du service fait partie de l’ADN d’Air Transat, régulièrement récompensée pour l’excellence de son service à la clientèle.

Air Transat
Airbus A321LR ©Air Transat

Conséquences pour le tourisme et l’économie locale

Impact sur le tourisme martiniquais

L’ouverture de cette ligne directe par Air Transat devrait dynamiser le secteur touristique en Martinique. En facilitant l’accès à l’île pour les voyageurs québécois, la compagnie contribue à renforcer les échanges culturels et économiques entre les deux territoires. Les professionnels du tourisme martiniquais anticipent une hausse de la fréquentation, notamment pendant la haute saison hivernale, période où la Martinique attire de nombreux visiteurs en quête de soleil.

Opportunités pour les voyageurs québécois

Pour les habitants du Québec, cette nouvelle liaison représente une opportunité unique de rejoindre la Martinique sans escale, en profitant d’un vol direct et confortable. Que ce soit pour des vacances en famille, un séjour balnéaire ou une découverte du patrimoine martiniquais, Air Transat facilite l’accès à une destination prisée des Canadiens, tout en offrant des tarifs compétitifs et une expérience de voyage de qualité.

Air Transat
Air Transat
Air Transat

Air Transat : un acteur majeur du transport aérien de loisirs

Historique et distinctions de la compagnie

Fondée à Montréal il y a 37 ans, Air Transat s’est imposée comme une référence du voyage loisirs. En 2024, elle a été élue “Meilleure compagnie aérienne loisirs au monde” lors des World Airline Awards de Skytrax, une distinction qui témoigne de la confiance et de la satisfaction de sa clientèle. Avec un réseau couvrant l’Europe, les Caraïbes, l’Amérique du Sud, l’Afrique du Nord et la côte est américaine, Air Transat offre un vaste choix de destinations internationales.

L’engagement envers la qualité et l’innovation

Air Transat mise sur l’innovation et la modernité pour se démarquer. Sa flotte est composée d’appareils récents, parmi les plus écoénergétiques de leur catégorie. L’entreprise emploie 5 000 personnes partageant la même raison d’être : réduire les distances et rapprocher les peuples. Son engagement envers la qualité du service et la satisfaction des passagers est au cœur de sa stratégie de développement.

Air Transat

Réserver son Vol Québec–Fort-de-France

Les vols entre Québec et Fort-de-France sont proposés une fois par semaine, chaque dimanche, du 14 décembre 2025 au 26 avril 2026. Cette fréquence hebdomadaire répond à la demande saisonnière, notamment pendant la période hivernale, où de nombreux Québécois souhaitent profiter du climat tropical de la Martinique.

L’ouverture de la liaison directe entre Québec et Fort-de-France marque une avancée majeure dans le secteur du transport aérien de loisirs. Grâce à cette initiative, les voyageurs québécois bénéficient d’un accès facilité à la Martinique, tandis que l’île antillaise voit son attractivité renforcée. Air Transat confirme ainsi son rôle de leader sur le marché canadien, alliant innovation, confort et service de qualité. 

Cette nouvelle route, opérée par des appareils modernes et efficaces, illustre la capacité de la compagnie à anticiper les besoins des voyageurs et à répondre aux enjeux du secteur touristique.

Caribbean Week in New York 2025 marque une étape essentielle pour le secteur touristique caribéen, en s’installant du 1er au 6 juin 2025 à The Westin New York at Times Square. Organisé par la Caribbean Tourism Organization (CTO), cet événement s’inscrit comme un point de convergence pour les professionnels, les décideurs et les passionnés du tourisme issus de toute la région, de la diaspora et du monde entier. Le mot d’ordre cette année : “Résilience caribéenne, façonner le tourisme de demain”.

Un rendez-vous stratégique pour le tourisme caribéen

La portée internationale de l’événement

Caribbean Week in New York 2025 offre une plateforme sans équivalent pour engager le dialogue avec des acteurs clés, renforcer la visibilité des destinations caribéennes et affirmer l’engagement des marques envers la région. L’événement se déroule dans le cadre du Mois du patrimoine caribéen-américain, ce qui lui confère une exposition accrue auprès des médias, des investisseurs et du grand public.

Le choix du thème : “Résilience caribéenne, façonner le tourisme de demain”

Ce thème n’a rien d’anodin. Il traduit la volonté des pays comme la Jamaïque, la Barbade, Sainte-Lucie ou encore Trinité-et-Tobago de s’unir pour bâtir des stratégies durables et innovantes, capables de répondre aux défis contemporains du tourisme. Dona Regis-Prosper, Secrétaire générale de la CTO, insiste sur la nécessité de “créer des voies durables pour l’avenir de notre industrie” et de “mettre en avant la force et la diversité de la région”.

Caribbean Week in New York 2025
Dona Regis-Prosper

Programme détaillé de la Caribbean Week in New York 2025

Les moments forts et les rencontres professionnelles

Le programme de Caribbean Week in New York 2025 s’étend sur six jours et s’articule autour de rencontres professionnelles, de forums de haut niveau et d’ateliers thématiques. Parmi les temps forts :

  • ★ Caribbean Media Marketplace et Media Awards : des espaces d’échanges entre médias, offices du tourisme et acteurs privés pour valoriser les initiatives et les réussites de la région.
  • ★ Forums sur le leadership et panels sur l’intelligence artificielle : des discussions prospectives sur l’avenir du tourisme, l’innovation et la digitalisation du secteur.
  • ★ Réunions d’affaires de la CTO : des sessions stratégiques rassemblant les ministres du tourisme, les directeurs d’office et les représentants institutionnels.

Focus sur l’innovation et la jeunesse

La Caribbean Week in New York 2025 met un accent particulier sur la jeunesse et l’innovation avec deux initiatives phares :

  • ★ Jean Holder Scholarship : une bourse portée par la CTO Foundation pour soutenir les futurs leaders du tourisme caribéen.
  • ★ Caribbean Next-Gen Showcase : une vitrine dédiée aux jeunes talents et aux entrepreneurs, qui pourront présenter leurs projets et échanger avec des experts du secteur.

Les femmes à l’honneur et l’économie orange

L’événement consacre également une place de choix à l’entrepreneuriat féminin et à l’économie créative :

  • ★ Caribbean Women’s Leadership Dinner and Awards : une soirée célébrant le parcours et la réussite des femmes leaders du tourisme.
  • ★   Session sur l’économie orange : un atelier consacré aux industries culturelles et créatives, moteur de croissance et d’innovation pour la Caraïbe.
Caribbean Week in New York 2025

Les opportunités de partenariat et de visibilité pour les marques

Les avantages des partenariats

Caribbean Week in New York 2025 propose aux entreprises des formules de partenariat sur mesure, offrant une visibilité exceptionnelle :

  • Présence du logo sur les supports officiels, les signalétiques et le site web de l’événement.
  • Prises de parole lors de conférences et panels devant un public influent.
  • Accès privilégié aux sessions de réseautage avec les décideurs et les leaders du secteur.
  • Participation aux événements phares comme le Media Marketplace, les déjeuners d’affaires et les forums stratégiques.
  • Opportunités de promotion via les communiqués de presse, le marketing digital et les réseaux sociaux de la CTO.

Les modalités de participation pour les entreprises

Les entreprises souhaitant s’associer à Caribbean Week in New York 2025 peuvent choisir parmi plusieurs niveaux de partenariat, adaptés à leurs objectifs et à leur budget. Les sponsors bénéficient ainsi d’une exposition ciblée auprès d’un public international, tout en affirmant leur engagement envers le développement durable et l’innovation dans la région caribéenne.

Caribbean Week in New York 2025

L’impact de Caribbean Week in New York 2025 sur la diaspora et les acteurs du secteur

Renforcer les liens entre la diaspora et la Caraïbe

L’événement joue un rôle clé dans le rapprochement entre la diaspora caribéenne installée aux États-Unis et les territoires d’origine. Les échanges, rencontres et initiatives présentés lors de Caribbean Week in New York 2025 permettent de valoriser les talents, de soutenir les projets communautaires et de renforcer le sentiment d’appartenance à la région.

Créer des passerelles pour l’avenir du tourisme

En réunissant décideurs, experts, jeunes entrepreneurs et partenaires institutionnels, Caribbean Week in New York 2025 favorise l’émergence de nouvelles synergies et la mise en place de projets innovants. L’événement agit comme un véritable laboratoire d’idées pour repenser le tourisme caribéen, en intégrant les enjeux de résilience, de durabilité et d’inclusion.

Caribbean Week in New York 2025

Caribbean Week in New York 2025, un tremplin pour l’avenir du tourisme caribéen

Caribbean Week in New York 2025 s’impose comme un rendez-vous stratégique, à la fois pour les professionnels aguerris et pour les novices souhaitant mieux comprendre les enjeux du tourisme caribéen. Grâce à un programme riche, des opportunités de réseautage et une ouverture sur les innovations, l’événement contribue à façonner l’avenir du secteur, tout en renforçant la cohésion entre les pays de la région et leur diaspora. 

Que l’on soit acteur du tourisme, investisseur, étudiant ou simplement curieux, Caribbean Week in New York 2025 offre une occasion unique de s’informer, de s’inspirer et de participer à la construction d’un tourisme caribéen plus résilient et inclusif.

Air Canada marque une nouvelle étape dans sa stratégie de développement international en ajoutant un deuxième vol hebdomadaire entre Toronto et Grenade. Dès le 2 juin 2025, la compagnie proposera une liaison supplémentaire chaque lundi, en complément du vol déjà assuré le dimanche. Cette initiative, qui s’étendra jusqu’au 31 août, vise à répondre à la demande croissante des voyageurs canadiens, tout en soutenant l’économie touristique de Grenade lors de la période clé du Spicemas.

Nouvelle organisation des vols Air Canada vers Grenade

L’expansion du service Air Canada entre Toronto et Grenade se traduit par une flexibilité accrue pour les voyageurs. Le vol du lundi partira de Toronto à 9h15 pour arriver à Grenade à 14h35, tandis que le retour s’effectuera à 15h35 de Grenade pour une arrivée à Toronto à 21h25. 

Cette organisation, pensée pour optimiser le confort des passagers, permet de maximiser le temps passé sur l’île sans perte de temps inutile en transit. Air Canada s’impose ainsi comme un acteur clé du renforcement de la connectivité entre le Canada et Grenade.

Air Canada

Pourquoi Air Canada cible-t-elle le marché canadien ?

Le choix d’Air Canada d’augmenter la fréquence de ses vols vers Grenade n’est pas anodin. Le Canada demeure l’un des marchés émetteurs les plus importants pour la destination, selon Petra Roach, directrice générale de la Grenada Tourism Authority. Face à une demande potentiellement en baisse depuis les États-Unis et à une incertitude économique internationale, il s’avère stratégique de consolider les liens avec des marchés jugés stables et dynamiques.

Les voyageurs canadiens, encouragés par un taux de change favorable et un intérêt marqué pour des destinations authentiques, témoignent d’un fort enthousiasme pour la saison estivale. Leur tendance à prolonger leur séjour et à s’impliquer dans la vie locale génère un impact économique positif sur l’ensemble de la chaîne touristique de Grenade. Air Canada, en ajoutant un deuxième vol hebdomadaire entre Toronto et Grenade, répond ainsi à une dynamique de marché porteuse et à la volonté de soutenir la croissance durable du secteur.

Le Spicemas 2025 : une saison phare pour le tourisme à Grenade

Le calendrier des vols Air Canada a été soigneusement pensé pour coïncider avec la période du Spicemas, événement culturel majeur à Grenade. En 2025, le Spicemas se déroulera du 1er au 12 août, avec les temps forts les 11 et 12 août, dates de Carnival Monday et Tuesday. Cette période attire chaque année un public varié, venu apprécier les traditions locales, les défilés de costumes et la richesse musicale de l’île.

Air Canada
©️Spicemas Corporation

Grâce à l’ajout d’un vol le lundi, Air Canada permet aux voyageurs canadiens d’organiser leur séjour autour de ces dates clés, sans contrainte de calendrier. Ce choix stratégique favorise la participation à l’ensemble des festivités et optimise l’expérience touristique, tout en soutenant l’économie locale à un moment crucial de l’année.

Air Canada
©️Spicemas Corporation

Les bénéfices pour les voyageurs canadiens

L’augmentation de la fréquence des vols par Air Canada offre de multiples avantages aux voyageurs. D’une part, la flexibilité accrue facilite la planification des séjours, qu’il s’agisse de vacances en famille, de séjours prolongés ou de courts séjours autour du Spicemas. D’autre part, les offres spéciales proposées par les hôtels grenadiens, comme Sandals Grenada qui accorde jusqu’à 1 300 dollars canadiens de réduction sur certains forfaits, rendent la destination encore plus attractive.

Air Canada, en adaptant son offre, répond ainsi aux attentes d’une clientèle en quête d’authenticité, de confort et de découvertes culturelles. Les Canadiens bénéficient d’un accès simplifié à Grenade, avec des horaires pratiques et des tarifs compétitifs, tout en profitant d’une immersion totale dans la culture locale.

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Grenade
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Retombées économiques et perspectives pour Grenade

L’ajout d’un deuxième vol hebdomadaire par Air Canada s’inscrit dans une démarche de diversification et de résilience économique pour Grenade. En attirant un plus grand nombre de visiteurs canadiens, l’île réduit sa dépendance à d’autres marchés et renforce la stabilité de son secteur touristique. Selon la Grenada Tourism Authority, cette stratégie vise à garantir la pérennité du tourisme local et à créer des opportunités économiques pour la population.

Air Canada, en multipliant les liaisons, contribue également à renforcer les liens entre le Canada et Grenade, favorisant les échanges culturels et économiques. Cette démarche s’inscrit dans une vision à long terme, où la durabilité et la qualité de l’offre touristique priment sur la simple augmentation du nombre de visiteurs.

Air Canada, en ajoutant un deuxième vol hebdomadaire entre Toronto et Grenade, illustre sa volonté de soutenir le développement touristique de l’île tout en répondant aux attentes des voyageurs canadiens. Cette initiative, pensée pour la saison estivale et le Spicemas 2025, offre une flexibilité inédite, des avantages économiques et une expérience enrichissante pour tous. Grenade, grâce à l’engagement d’Air Canada, s’affirme comme une destination de choix pour les Canadiens à la recherche d’authenticité et de dépaysement.

Résilience climatique : un défi insulaire

La résilience climatique de la Caraïbe est un concept qui va bien au-delà des simples discussions sur l’environnement. Pour cette région du monde, souvent perçue comme un paradis touristique, la réalité est bien plus complexe. En dépit d’une contribution marginale aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, les pays caribéens sont confrontés à des impacts climatiques dévastateurs. 

Alors que la Caraïbe ne représente qu’une infime partie des émissions mondiales de CO₂, elle est en première ligne face aux conséquences du réchauffement climatique. Ces réalités géographiques et économiques rendent la lutte pour la durabilité dans cette région à la fois urgente et décisive.

Moins de 1 % des émissions mondiales, mais un impact disproportionné

Moins de 1 % – c’est la part des émissions mondiales de CO₂ imputable à toute la Caraïbe, selon les estimations du FMI (0,3 %), de l’OCDE (0,23 %) et de BNP Paribas (economic-research.bnpparibas.com). D’autres sources comme la CEPAL indiquent que l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes représente moins de 10 %, et selon Richmond Vale Academy, la Caraïbe produit même moins de 0,1 % du total mondial. Un paradoxe insulaire : pollueur minime, la région subit pourtant de plein fouet les dérèglements climatiques.

Les îles caribéennes sont particulièrement vulnérables aux phénomènes climatiques extrêmes : des ouragans de plus en plus puissants, des vagues de chaleur, des sécheresses prolongées et des montées des eaux affectant de nombreuses îles. Ces chocs environnementaux testent les limites de la résilience climatique des nations insulaires.

Selon le Programme de Développement des Nations Unies (PNUD), les petites îles en développement comme celles des Caraïbes risquent de perdre jusqu’à 10 % de leur PIB annuel à cause des catastrophes naturelles liées au climat.

Résilience climatique

Une crise économique exacerbée par le changement climatique

6 fois – l’impact économique du changement climatique sur les économies caribéennes est estimé jusqu’à six fois plus lourd que la moyenne mondiale (BNP Paribas, FMI, Banque mondiale). Chaque dollar perdu ou dépensé à cause du climat pèse six fois plus qu’ailleurs – un fardeau colossal pour des pays souvent endettés et dépendants d’agriculture ou de tourisme. C’est une mise à l’épreuve continue de leur résilience climatique.

Un exemple marquant : l’ouragan Maria en 2017 a causé des dégâts équivalents à 226 % du PIB annuel de la Dominique, selon la Banque mondiale, le PDNA et le Programme ACP-UE NDRR (esg.wharton.upenn.edu). En quelques heures, plus de deux années de richesse nationale ont été anéanties. Ce chiffre choc illustre à quel point un seul cyclone peut renverser l’économie d’un petit État insulaire, réduisant à néant des années d’efforts pour renforcer la résilience climatique.

Transition énergétique : des efforts, mais des défis à surmonter

Face aux menaces environnementales et économiques, la résilience climatique passe aussi par une transition énergétique ambitieuse. Le Belize est en tête : 48 % de son électricité provient déjà de sources renouvelables, selon l’Atlantic Council. C’est un record régional. Pourtant, la majorité des pays caribéens peinent à suivre ce rythme.

L’Alliance des États de la Caraïbe s’est fixée comme objectif collectif d’atteindre 48 % d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables d’ici 2027. Bien que dotée d’un fort potentiel solaire et éolien, la région progresse lentement et de manière inégale. Accélérer cette transition est indispensable pour renforcer la résilience climatique face à la dépendance énergétique et à la volatilité des marchés fossiles.

résilience climatique

Un pas décisif contre les plastiques à usage unique

En matière de gestion des déchets, plus de 14 pays de la Caraïbe (soit plus du tiers de la région) ont interdit les sacs plastiques à usage unique et les contenants en polystyrène depuis 2019, selon une étude publiée sur ResearchGate. Parmi eux : Saint-Kitts-et-Nevis, la Barbade et Antigua-et-Barbuda.

Ces actions réglementaires, cruciales pour les écosystèmes marins dont dépendent le tourisme, la pêche et la protection côtière, participent elles aussi à renforcer la résilience climatique. Toutefois, la région reste confrontée à des volumes croissants de déchets plastiques, dont une grande part provient de l’extérieur.

Le rôle des jeunes et des initiatives locales

La résilience climatique en Caraïbe prend aussi racine dans les actions citoyennes. Les jeunes générations mènent des initiatives locales pour une consommation responsable, la préservation de la biodiversité ou encore la reforestation. Dans plusieurs îles, des startups écologiques émergent pour accompagner la transition verte.

Ces mouvements communautaires montrent que la résilience climatique ne dépend pas seulement des gouvernements ou des bailleurs internationaux, mais aussi de la créativité et de la détermination locale.

résilience climatique

Face à des défis colossaux, la résilience climatique de la Caraïbe se traduit par une volonté d’agir, même quand les ressources semblent limitées. Si la région ne porte qu’une faible part de la responsabilité des émissions mondiales de CO₂, elle supporte des coûts économiques et humains disproportionnés.

Les initiatives locales, les efforts de transition énergétique et la lutte contre la pollution sont autant de signes encourageants. Cependant, la route vers une résilience climatique durable reste longue. Il est crucial que la communauté internationale soutienne les efforts de la Caraïbe, en reconnaissant la singularité des défis qu’elle affronte.

eScoot Rentals s’impose aujourd’hui comme le pionnier de la micromobilité à grande échelle dans les Caraïbes, offrant une solution de transport innovante et respectueuse de l’environnement à Saint-Vincent. Avec ses 108 trottinettes électriques et vélos à assistance électrique disponibles à la location dès la sortie du terminal de croisière de Kingstown, eScoot Rentals révolutionne la manière de circuler sur l’île, que l’on soit visiteur curieux ou habitant désireux de redécouvrir son territoire.

L’essor de la micromobilité dans les Caraïbes

Le contexte de Saint-Vincent-et-les-Grenadines

Saint-Vincent-et-les-Grenadines, archipel réputé pour ses paysages somptueux, ses plages préservées et sa biodiversité, attire chaque année des milliers de voyageurs en quête d’authenticité. Pourtant, la mobilité douce restait jusqu’alors peu développée sur l’île principale. L’arrivée de eScoot Rentals marque un tournant en répondant à un besoin croissant de déplacements pratiques, écologiques et adaptés à la topographie insulaire.

Pourquoi la micromobilité attire-t-elle aujourd’hui ?

La micromobilité, portée par les trottinettes et vélos électriques, séduit pour sa flexibilité et son faible impact environnemental. Elle contribue à fluidifier la circulation, à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à offrir une alternative accessible. À Saint-Vincent, où les trajets sont courts, ces moyens de transport proposés par eScoot Rentals sont parfaitement adaptés à la découverte du territoire tout en limitant les émissions polluantes.

eScoot Rentals

eScoot Rentals : Un acteur pionnier et engagé

Une entreprise locale engagée

Fondée par une équipe locale, eScoot Rentals se distingue par sa vision à long terme. Dirigée par Curtis Zephyrine et épaulée par Tiffany Morris, Andez Bascombe et Darren Deosaran, l’entreprise est aujourd’hui une référence dans le secteur de la mobilité verte sur l’île.

Une flotte adaptée à tous les usages

Avec 108 véhicules électriques soigneusement entretenus, eScoot Rentals propose la plus grande flotte de micromobilité de la région. Que ce soit pour une balade en solo, une sortie en couple ou une exploration en groupe, une formule est disponible pour répondre à chaque besoin.

eScoot Rentals

Un service pensé pour tous

Installée au terminal de croisière de Kingstown, eScoot Rentals facilite l’accès direct aux visiteurs débarquant sur l’île. Les habitants bénéficient également de cette offre pour leurs déplacements quotidiens, renouant ainsi avec leur territoire de manière responsable.

eScoot Rentals

Une nouvelle façon d’expérimenter le tourisme

Un autre regard sur Kingstown

En circulant silencieusement dans les rues historiques de Kingstown, le long du front de mer ou dans les marchés animés, eScoot Rentals offre une liberté totale. Chaque usager peut s’arrêter à loisir, apprécier un point de vue ou visiter un site emblématique, en toute autonomie.

Des formules accessibles à tous

L’entreprise propose plusieurs forfaits, allant de la location à l’heure à la journée complète, ainsi que des balades accompagnées par des guides locaux. Ces offres permettent de s’imprégner des réalités locales tout en bénéficiant d’un service clair et transparent, comme le prône eScoot Rentals.

Simplicité et sécurité avant tout

Grâce à une application mobile intuitive, réserver un véhicule auprès de eScoot Rentals est rapide et facile. L’équipement de sécurité est fourni, et les véhicules font l’objet d’un entretien rigoureux afin d’assurer un trajet serein.

eScoot Rentals
eScoot Rentals

L’engagement écologique au Cœur du Projet

Un choix pour l’environnement

Dans un pays encore très dépendant des énergies fossiles, eScoot Rentals s’impose comme une solution concrète pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En privilégiant l’électrique, l’entreprise protège les écosystèmes de l’île tout en modernisant les déplacements.

Encourager un tourisme durable

Les nouveaux voyageurs sont de plus en plus sensibles à leur impact. eScoot Rentals leur permet de vivre une expérience personnalisée, tout en s’inscrivant dans une démarche écoresponsable. Ce positionnement aligne l’entreprise avec les ambitions de développement durable de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Retombées locales positives

Outre ses avantages écologiques, eScoot Rentals génère des retombées économiques concrètes : emplois locaux, réduction des importations de carburants, dynamisation de l’offre touristique. L’entreprise s’intègre dans le tissu local en collaborant avec commerçants et acteurs du territoire.

eScoot Rentals

Perspectives pour la Mobilité Verte à Saint-Vincent

Un modèle à suivre

Si certains défis restent à relever – développement des infrastructures, adaptation législative – le modèle de eScoot Rentals montre que la micromobilité est non seulement possible, mais aussi porteuse d’avenir dans les Caraïbes.

Une influence sur la transformation territoriale

Première entreprise de cette ampleur dans la région, eScoot Rentals inspire d’autres projets et participe à façonner une nouvelle image de Saint-Vincent : un territoire résolument moderne, responsable, et en phase avec les enjeux contemporains.

eScoot Rentals ne se contente pas de proposer des trottinettes électriques : elle initie un changement de fond dans la manière de se déplacer à Saint-Vincent. En conciliant accessibilité, innovation et respect de l’environnement, elle redéfinit l’expérience touristique et le quotidien des habitants. Une initiative concrète au service d’une île en transition vers un avenir plus durable.

À l’approche du carnaval en Jamaïque 2025, attendu du 23 au 29 avril, il convient de revenir sur l’impact économique de l’édition précédente, dont les résultats ont confirmé le poids croissant de l’événement dans l’économie nationale.

Le carnaval en Jamaïque – ces mots résonnent comme un appel à la fête, mais ils symbolisent bien plus qu’une parade de costumes flamboyants et de musiques enivrantes. Cet événement puise ses racines dans l’histoire et l’identité jamaïcaine, fusionnant héritage africain, expression créative locale et une énergie festive unique. Chaque année, il rassemble des milliers de participants venus de toute l’île et d’ailleurs, dans une ambiance où la joie de vivre règne en maître.

Un pilier économique stratégique

Un impact qui dépasse les attentes

Au-delà de son éclat festif, le carnaval en Jamaïque s’impose comme un levier économique majeur pour le pays. En 2024, selon une étude du Centre de leadership et de gouvernance de l’Université West Indies, l’événement a généré un impact économique total de 95,4 milliards de dollars jamaïcains. Ce chiffre place le carnaval parmi les initiatives les plus rentables de l’économie jamaïcaine.

Des retombées financières exceptionnelles

Le ministre du Tourisme, Edmund Bartlett, a révélé que l’impact direct de l’édition 2024 s’élevait à 4,42 milliards de dollars, soit une hausse de 44,2 % par rapport à 2019. Grâce à l’effet multiplicateur, chaque dollar investi a rapporté 130 dollars. Une rentabilité qui rivalise avec les secteurs économiques les plus performants du pays.

carnaval en Jamaïque

Une dynamique d’investissement public-privé

Le succès du carnaval en Jamaïque repose sur une étroite collaboration entre l’État et le secteur privé. En 2024, les groupes de carnaval ont investi 727 millions de dollars, dont 331,4 millions ont été dédiés à la création de costumes. Cette chaîne de valeur soutient un écosystème local d’artisans, couturières, designers et prestataires. De son côté, l’État a renforcé sa stratégie de promotion et d’organisation, reconnaissant le carnaval comme un vecteur de rayonnement international.

Un levier massif pour l’emploi

Plus de 115 000 emplois générés

L’impact social du carnaval en Jamaïque est tout aussi impressionnant. En 2024, environ 115 247 emplois équivalents temps plein ont été soutenus grâce à l’événement. De l’événementiel à l’hôtellerie, en passant par le commerce, la restauration ou les industries créatives, le carnaval en Jamaïque agit comme un catalyseur de croissance inclusive.

Des retombées dans l’économie informelle

Les bénéfices du carnaval en Jamaïque se font également sentir dans les secteurs informels et les petites entreprises : salons de beauté, centres de remise en forme, transporteurs, restaurateurs et commerçants voient leur activité croître de façon significative pendant cette période. Au total, ce sont 19,14 milliards de dollars de revenus qui ont été générés pour les travailleurs et entrepreneurs jamaïcains.

Un attrait touristique en plein essor

Des visiteurs internationaux séduits

En 2024, 5 400 touristes internationaux ont voyagé spécifiquement pour le carnaval, dépensant chacun en moyenne 3 209 dollars américains, soit 12,5 millions injectés dans l’économie locale. Fait notable : plus de 54 % de ces visiteurs participaient pour la première fois, signe d’un fort potentiel de fidélisation et d’expansion.

Une mobilisation massive de la population locale

Les Jamaïcains participent, eux aussi, en grand nombre : 7 400 d’entre eux ont investi en moyenne 252 900 dollars chacun dans les costumes, la remise en forme, les soins esthétiques et les divertissements. Au total, les dépenses locales ont atteint 1,73 milliard de dollars, preuve que l’événement stimule largement la consommation intérieure.

Maintenir le cap face aux défis

Un retour sur investissement à préserver

Entre 2019 et 2024, le retour sur investissement du carnaval est passé de 198 dollars à 130 dollars pour chaque dollar investi, en raison notamment de la hausse des coûts et de l’inflation. Néanmoins, la moyenne sur la période reste très élevée (159,09 dollars), témoignant de la solidité du modèle économique. Le défi des prochaines années sera de maintenir cette performance tout en intégrant davantage d’innovation.

Vers un modèle durable et inclusif

Le gouvernement mise sur une stratégie à long terme : promotion renforcée, implication accrue des communautés locales, innovation dans l’offre des groupes de carnaval et adoption de pratiques durables. L’objectif : faire du carnaval en Jamaïque un exemple de réussite culturelle et économique, tout en respectant les principes du développement durable.

Le carnaval en Jamaïque n’est pas seulement une fête. C’est un événement structurant, capable de générer 95,4 milliards de dollars et de soutenir plus de 115 000 emplois en une seule édition. Il illustre la force de la culture jamaïcaine lorsqu’elle devient moteur de développement. En conjuguant tradition, innovation et engagement collectif, le carnaval continue de faire briller la Jamaïque sur la scène internationale.

L’édition 2025 confirmera-t-elle cette trajectoire alliant performance économique, rayonnement culturel et engagement durable ?

Spiritourisme : le terme gagne en visibilité et en légitimité à mesure qu’il s’impose comme une réponse innovante aux nouvelles attentes des voyageurs et des territoires. Le 10 avril 2025, la Guadeloupe a franchi une étape majeure en inaugurant le Laboratoire National du Spiritourisme, une structure destinée à professionnaliser, structurer et valoriser cette filière en plein essor. Un signal fort envoyé par l’archipel, qui entend devenir une référence dans le domaine à l’échelle nationale.

Comprendre le spiritourisme

Une approche immersive des territoires producteurs

Le spiritourisme, c’est l’art de voyager au rythme des savoir-faire liés aux spiritueux : rhums, liqueurs artisanales, punchs traditionnels, et autres élixirs enracinés dans la culture locale. Il se distingue de l’œnotourisme par la diversité des produits, des territoires et des approches proposées. Cette forme de tourisme associe découverte sensorielle, pédagogie et immersion dans l’histoire des distilleries, tout en soutenant les économies locales.

Une dynamique venue des Outre-mer

Alors que l’œnotourisme est solidement implanté dans l’Hexagone, le spiritourisme s’impose peu à peu grâce aux initiatives issues principalement des départements d’Outre-mer. Loin des routes balisées du vin, il propose une expérience plus confidentielle, plus enracinée, mais tout aussi structurée. En Guadeloupe, la visite des distilleries, les ateliers de mixologie ou encore les circuits thématiques permettent d’appréhender un univers riche et authentique.

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Un laboratoire national ancré en Guadeloupe

Un projet fédérateur et stratégique

Porté par l’Office de Tourisme de la Riviera des Îles de Guadeloupe, le Laboratoire National du Spiritourisme a vu le jour avec l’appui du Conseil Départemental et du Ministère des Outre-mer. Son ambition : structurer une filière encore jeune, fédérer ses acteurs et créer un label d’excellence pour garantir des expériences de qualité aux visiteurs.

Objectifs principaux

Le laboratoire a pour mission de :

  • Soutenir les PME et artisans dans le développement d’activités touristiques.
  • Créer un réseau national des sites spiritouristiques.
  • Lancer une formation professionnelle pour valoriser les compétences locales.

Élaborer un label national garantissant la qualité, la traçabilité et l’éthique des visites proposées.

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Source : Rci

Structurer une filière autour du spiritourisme

Un maillage territorial renforcé

Le spiritourisme en Guadeloupe repose en grande partie sur des entreprises à taille humaine : 95 % des distilleries locales sont des PME ou des structures familiales. Le laboratoire les accompagne dans la mise en marché de produits touristiques en phase avec leur identité et leur histoire, tout en encourageant les synergies avec d’autres filières comme la gastronomie ou l’artisanat.

Une formation unique en France

Le lancement de la première certification de Conseiller en Rhums et Spiritueux en avril 2025 constitue une avancée significative. Cette formation vise à professionnaliser l’accueil touristique tout en transmettant les subtilités de la culture du rhum aux visiteurs. Un atout fort pour l’image de la Guadeloupe comme destination experte et responsable.

Un label national en construction

Une reconnaissance attendue

Le spiritourisme bénéficiera bientôt d’un label officiel basé sur plusieurs critères : respect de l’environnement, qualité de l’accueil, pédagogie, traçabilité des produits… Ce label permettra aux visiteurs de repérer les sites engagés dans une démarche sérieuse et immersive.

Un outil au service des territoires

Outre l’assurance de qualité, ce label contribuera à positionner la Guadeloupe comme une référence du spiritourisme français. Il encouragera également d’autres régions à structurer leurs offres autour des spiritueux locaux, dans une logique de développement durable.

Une ambition portée par la Guadeloupe

Actions phares

La Guadeloupe multiplie les initiatives : création d’un Prix de l’Excellence Gastronomique pour les accords mets-rhums, partenariat avec le Mondial du Rhum, développement d’un itinéraire baptisé circuit du rhum… Autant d’actions qui renforcent l’attractivité de l’île auprès des amateurs de patrimoine et de culture locale.

Enjeux et perspectives

Une dynamique économique forte

La France est le premier exportateur mondial de spiritueux en valeur. Les Outre-mer, avec notamment la Guadeloupe (80 000 hectolitres d’alcool pur de rhum par an), jouent un rôle majeur dans cette performance. Le spiritourisme permet de transformer cette puissance économique en expériences touristiques valorisantes et porteuses d’emploi.

Le circuit du rhum, vitrine identitaire

En cours de conception, ce circuit reliera les grandes distilleries, les musées du rhum, les petits producteurs et les événements culturels. Il offrira une lecture complète du lien entre territoire, savoir-faire et produit fini. Un parcours à la fois culturel, éducatif et économique.

Un levier pour les savoir-faire

Le spiritourisme, en mettant en scène les gestes, les récits et les techniques des producteurs, agit comme un conservatoire vivant du patrimoine immatériel. Il contribue à la transmission intergénérationnelle des connaissances et valorise les identités locales, tout en ouvrant des opportunités professionnelles nouvelles.

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Le spiritourisme, à travers l’inauguration du Laboratoire National en Guadeloupe, prend un virage décisif. Structuration de la filière, reconnaissance des métiers, labellisation : toutes les conditions sont réunies pour faire de cette approche un véritable modèle de tourisme durable, enraciné et ambitieux. La Guadeloupe, pionnière sur ce créneau, affirme son rôle moteur dans une transformation profonde de la relation entre patrimoine, territoire et visiteurs.

Le Bouillon d’Awara est bien plus qu’un simple plat en Guyane ; c’est une véritable institution culturelle. Ce mets traditionnel, préparé principalement durant les fêtes de Pâques, incarne l’identité culinaire et sociale du territoire. Avec la création récente de la Confrérie Gastronomique du Bouillon d’Awara, cette spécialité locale bénéficie désormais d’une reconnaissance officielle, tant au niveau national qu’international. Mais qu’est-ce qui rend ce bouillon si spécial, et pourquoi mérite-t-il une telle attention ?

Histoire et Origines du Bouillon d'Awara

Le Bouillon d’Awara est entouré de mythes et légendes qui ajoutent une dimension presque mystique à ce plat. Une histoire populaire raconte qu’une jeune femme autochtone aurait créé ce bouillon pour prouver son amour à un étranger, en y intégrant les saveurs de toute la Guyane. Cette légende reflète bien l’essence même du bouillon : un mélange harmonieux de cultures, d’ingrédients et de traditions.

Préparé uniquement à Pâques, ce plat symbolise également le rassemblement familial et communautaire. Sa préparation complexe, qui s’étale souvent sur plusieurs jours, mobilise toute une équipe, renforçant les liens sociaux et familiaux.

Bouillon d’Awara
Awara. Source : Ti molokoy
Bouillon d’Awara
Bouillon d’Awara. Source : Ti molokoy

Les Ingrédients et la Préparation

Le secret du Bouillon d’Awara réside dans ses ingrédients variés et locaux. Parmi eux :

  • La pâte d’awara, issue du fruit du palmier awara, véritable base du plat.

  • Des viandes fumées (poulet, poisson) et salées (morue, jambon).

  • Des légumes comme le chou, l’aubergine ou les épinards.

  • Des épices locales pour relever les saveurs.

La préparation est un véritable art, nécessitant patience et savoir-faire. Le bouillon mijote pendant 24 à 36 heures, permettant aux saveurs de s’harmoniser lentement. Le résultat final est un ragoût riche, onctueux, et à la couleur orangée si caractéristique.

La Confrérie Gastronomique du Bouillon d'Awara

Créée officiellement lors de la 10ᵉ édition des Journées des Goûts et Saveurs de Guyane, le 12 avril 2025, cette confrérie compte onze membres fondateurs, dont des chefs renommés, des passionnés et des spécialistes de la gastronomie guyanaise. Elle est présidée par Serge Fulgence.

Sa mission est triple :

  • Préserver l’authenticité du bouillon d’Awara à travers ses codes et son art de vivre.
  • Promouvoir sa reconnaissance bien au-delà de la Guyane.
  • Transmettre les savoir-faire aux nouvelles générations.

La Confrérie a obtenu une reconnaissance nationale prestigieuse en recevant son diplôme d’intégration aux Confréries de France, et est désormais rattachée au Conseil européen des confréries œno-gastronomiques via l’ambassade du Languedoc et du Roussillon.

« Une confrérie, ça sert à mettre en valeur un plat, à défendre son authenticité, et à le faire rayonner bien au-delà de ses frontières » – Jean Claude Estirac, vice-président du Conseil européen des confréries œno-gastronomiques.

Bouillon d’Awara
Bouillon d’Awara
Intronisation de Serge Fulgence le président de la Confrérie gastronomique du Bouillon d'Awara
Bouillon d’Awara
Jean Claude Estirac vice-président du Conseil européen des confréries oeuno-gastronomiques

Un Soutien Politique et Culturel Fort

À l’occasion de cette reconnaissance, Emmanuel Prince, vice-président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), a salué l’engagement des membres :

« L’awara est un symbole. Il est mémoire, partage, création. Et à travers le Plan Wara, nous voulons le faire rayonner bien au-delà de nos frontières. »

Ce plan de valorisation du patrimoine a été lancé avec une conférence scientifique et historique tenue le 27 septembre 2024. Celle-ci a présenté les résultats de 9 mois de recherche menés par Emmanuel Garnier du CNRS, qui a plongé aux racines historiques et culturelles du bouillon d’Awara.

La cérémonie a également été l’occasion d’introniser de nouveaux membres d’honneur, dont Jean-Paul Fereira et Emmanuel Prince.

Le Bouillon d'Awara : Un symbole de patrimoine vivant

Au-delà de sa dimension gastronomique, le Bouillon d’Awara est un véritable pilier du patrimoine vivant guyanais. Célébré chaque année lors des Journées des Goûts et Saveurs, il attire aussi bien les habitants que les visiteurs internationaux curieux de découvrir cette richesse culinaire.

En mettant en lumière ses racines culturelles, son ancrage communautaire et son originalité gustative, le Bouillon d’Awara s’impose comme un ambassadeur de la culture guyanaise, prêt à séduire le monde entier.

Le Rhum Fest 2025 , organisé au Parc Floral de Vincennes à Paris, est devenu l’un des événements les plus emblématiques pour les amateurs, les experts et les professionnels du monde du rhum. L’édition 2025, qui s’est déroulée du 12 au 14 avril, a rassemblé près de 8 000 visiteurs, des passionnés comme des curieux, ainsi que plus de 150 distilleries venues de 36 pays. Parmi elles, les distilleries des Antilles françaises ont marqué les esprits par leur authenticité, la qualité de leur production et leur capacité à transmettre leur héritage.

Une immersion dans l’univers du rhum

Le Rhum Fest n’est pas un salon ordinaire. C’est une véritable immersion dans l’univers complexe du rhum : ses origines, ses méthodes de fabrication, ses arômes, ses terroirs, ses histoires humaines. C’est aussi un moment de rencontres entre producteurs, distributeurs, cavistes, journalistes, restaurateurs et amateurs. L’événement propose des dégustations, des conférences pédagogiques, des masterclasses et des rencontres professionnelles.

Pour les novices, c’est une occasion idéale de s’initier au monde du rhum sans pression, en goûtant, en posant des questions, en découvrant les différences entre un rhum agricole, un rhum de mélasse ou encore un rhum vieilli en fût de chêne. Pour les connaisseurs, c’est une chance d’approfondir leur compréhension des profils aromatiques, des spécificités de chaque région, des millésimes ou des techniques de vieillissement.

Rhum Fest 2025
Source : Rhum Fest Paris
Rhum Fest 2025
Source : Rhum Fest Paris

Les Antilles françaises à l’avant-scène

Le Rhum Fest 2025 a consacré une large place aux Antilles françaises. En effet, la Martinique et la Guadeloupe sont mondialement reconnues pour la qualité de leur rhum agricole, élaboré à partir de pur jus de canne à sucre, contrairement au rhum traditionnel issu de mélasse.

La Martinique est la seule région au monde à bénéficier d’une AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) pour le rhum, ce qui garantit une production selon un cahier des charges strict et un lien fort avec le terroir. Les distilleries comme La Favorite, Neisson, ou Baie des Trésors étaient présentes, chacune défendant une identité forte, des méthodes artisanales et un attachement au territoire.

Stéphane Gouyer, maître de chai de Baie des Trésors, partage : « L’AOC permet de structurer notre travail tout en mettant en valeur la richesse de nos sols. C’est une vraie reconnaissance pour le travail des agriculteurs et des distillateurs. »

En Guadeloupe, bien que l’AOC n’existe pas, la tradition du rhum est tout aussi ancrée. Les distilleries comme Longueteau, Bologne ou Reimonenq offrent des rhums aux profils très expressifs. Jordan Lognos, représentant la quatrième génération de la distillerie Reimonenq, souligne : « Nous misons sur l’innovation tout en respectant nos valeurs. Le Rhum Fest nous permet de raconter notre histoire, de faire déguster nos créations et de répondre directement aux attentes des amateurs. »

Un espace d’échanges et d’éducation

L’un des points forts du Rhum Fest est son aspect éducatif. Contrairement à un simple salon de dégustation, il met l’accent sur la transmission des savoirs. Les visiteurs peuvent assister à des ateliers où l’on apprend, par exemple, à distinguer les types de rhum selon les régions, à reconnaître les arômes secondaires issus du vieillissement, ou à comprendre les effets du climat sur la canne à sucre.

Les producteurs des Antilles ont joué le jeu à fond, partageant avec générosité les subtilités de leur métier. Le public parisien, averti ou novice, a ainsi pu mieux comprendre ce qui fait la particularité du rhum agricole, sa complexité, son équilibre, sa fraîcheur et son potentiel de garde.

Source : Rhum Fest Paris
Source : Rhum Fest Paris

Le spiritourisme : un levier pour les territoires

Le Rhum Fest met également en lumière le développement du spiritourisme, une forme de tourisme centré sur la découverte des spiritueux à travers les visites de distilleries, les ateliers sensoriels et les rencontres avec les producteurs.

En Martinique, le spiritourisme est déjà bien ancré. Des routes du rhum ont été mises en place, les distilleries proposent des visites guidées, des expériences immersives et des ventes directes sur place. Cela participe à la valorisation du patrimoine local et renforce l’attractivité touristique de l’île.

En Guadeloupe, l’offre se structure progressivement. Jordan Lognos précise : « Nous souhaitons proposer des expériences complètes à nos visiteurs : la visite, la dégustation, mais aussi la compréhension de notre histoire et de nos méthodes. »

Ce développement est prometteur pour l’ensemble de la filière. Il permet de créer de l’emploi local, d’élargir l’offre touristique et de renforcer le lien entre le produit et son territoire.

Rhum Fest 2025

Un avenir ancré dans les racines

En valorisant les producteurs des Antilles, le Rhum Fest 2025 contribue à leur rayonnement international. Ces derniers ne se contentent pas de produire un excellent rhum ; ils racontent aussi une histoire, celle d’un héritage, d’un savoir-faire transmis, d’une identité façonnée par la terre et le temps.

Alors que la demande mondiale en rhum de qualité ne cesse de croître, les distilleries des Antilles françaises apparaissent comme des références incontournables. Leur authenticité, leur rigueur et leur engagement en faveur de la qualité en font des modèles dans le secteur.

Lors du Seatrade Cruise Global 2025, un panel s’est penché sur les nouvelles attentes des voyageurs de croisière, en particulier des jeunes générations, et sur la manière dont ces changements imposent une réinvention complète des expériences proposées à terre.

Seatrade Cruise Global 2025 : de la visite guidée à l’expérience personnalisée

Modérée par Shannon McKee, présidente de Access Cruise, la discussion du Seatrade Cruise Global 2025 a réuni des figures clés de l’industrie : Tracey Diaz (Princess Cruises), Christine Manjencic (Norwegian Cruise Line Holdings), Marc Melville (Chukka Caribbean Adventures), Leyla R. Osorio (Global Cruises LLC) et Claudine Pohl (Lemoneight).

Dès les premières interventions du Seatrade Cruise Global 2025, le constat est posé : les croisiéristes d’aujourd’hui attendent bien plus qu’un simple tour panoramique. « Ce que cette nouvelle génération recherche, c’est une vraie expérience », affirme Christine Manjencic. Elle cite l’exemple d’un « selfie tour » initialement conçu pour Norwegian Cruise Line et adapté à Oceania Cruises sous l’intitulé Capturing the Moment – une requalification simple mais efficace pour séduire un public premium.

Seatrade Cruise Global
Christine Manjencic

« Aujourd’hui, une nouvelle génération découvre la croisière… et ne la considère plus comme une activité pour les retraités. »
Tracey Diaz
rappelle lors du Seatrade Cruise Global à quel point la pandémie a changé les attentes : voyager n’est plus un acquis, mais un privilège. Les passagers recherchent désormais des expériences plus intimes, plus vraies, plus humaines.

Seatrade Cruise Global
Tracey Diaz

L’authenticité comme moteur de différenciation

Pour les opérateurs touristiques, le défi est double : rester innovant tout en s’ancrant dans le réel. Pour Marc Melville, la réponse tient en un mot : authenticité. « Notre force, c’est d’être résolument local, sans compromis. Ce qui semble banal pour nous est souvent ce qui marque le plus un visiteur. »

Il insiste sur l’importance du récit. Un geste aussi simple que poser la main sur un arbre peut devenir un souvenir marquant, dès lors qu’il est contextualisé. « Il n’y a pas de prix pour une expérience locale et authentique », souligne-t-il.

Seatrade Cruise Global
Marc Melville

Avec une présence dans 140 destinations, Leyla Osorio observe que les croisiéristes réguliers ne veulent pas revivre la même excursion. « Nous devons proposer une nouvelle lecture du lieu, avec un autre regard, une autre narration. » Elle met aussi en avant lors du Seatrade Cruise Global l’importance d’adapter les excursions à l’identité propre de chaque compagnie maritime.

Seatrade Cruise Global
Leyla Osorio

Innover, collaborer et anticiper

Tous les intervenants du Seatrade Cruise Global 2025 s’accordent : l’avenir du secteur dépendra de l’innovation, de l’anticipation… et d’une collaboration renforcée.

Christine Manjencic a partagé des données révélatrices sur l’évolution des comportements depuis la pandémie : « Avant le COVID, nous mettions en ligne les excursions 2 à 3 mois avant la croisière et seuls 20 % étaient vendus à l’avance. »

« Aujourd’hui, nous ouvrons à 365 jours et atteignons 75 % de préventes. »

Elle ajoute, non sans fierté : « En 2019, nous avons envoyé 4,3 millions de passagers en excursions à terre. L’an dernier, nous avons frôlé les 6 millions. »

Une progression spectaculaire, qui montre à quel point l’anticipation, la veille des tendances et la personnalisation sont devenues essentielles dans la conception des offres.

Claudine Pohl rappelle lors du Seatrade Cruise Global 2025 que la compétence à raconter une histoire est aussi précieuse que l’itinéraire lui-même. « Sans formation à la prise de parole, vos guides ne transmettront pas l’expérience. »

Leyla Osorio, pour sa part, a insisté sur une nouvelle dimension essentielle dans le design d’expérience : « Une excursion doit être immersive, authentique… et photogénique. »
À l’heure des voyages dictés par les réseaux sociaux, il ne suffit plus de vivre une expérience : il faut pouvoir la partager, visuellement, et en tirer des “bragging rights”.
Elle encourage les destinations à intégrer des éléments marquants – esthétiques, symboliques, instagrammables – qui deviennent des souvenirs autant que des preuves sociales.

Seatrade Cruise Global

Enfin, Marc Melville lors du Seatrade Cruise Global 2025 a conclu avec un appel engagé : « La Caraïbe n’a jamais eu autant d’opportunités. Saisissons-les. Travaillons main dans la main avec nos partenaires croisière pour que nos îles rayonnent encore davantage. »

Seatrade Cruise Global
Seatrade Cruise Global
Shannon McKee
Seatrade Cruise Global

Les croisiéristes ne cherchent plus des tours, mais des émotions.

Ce panel offre une boussole précieuse pour les territoires de la Caraïbe souhaitant rester attractifs face à des croisiéristes en quête de sens et d’authenticité.

👉 Assumer pleinement l’ancrage local. Comme le souligne Marc Melville : « Ce qui est banal pour vous peut devenir extraordinaire pour un visiteur. » Il est essentiel de miser sur le récit, l’immersion sensorielle et l’expression culturelle plutôt que de se conformer à des standards globalisés.

👉 Proposer une valeur exclusive croisière. Un produit à terre doit offrir ce que les visiteurs ne peuvent pas réserver seuls sur Internet. Parfois, cela tient à un geste, un plat, un lieu symbolique ou un moment à partager… pourvu qu’il touche.

👉 Coopérer à tous les niveaux. Claudine Pohl rappelle l’importance de mobiliser chauffeurs de taxi, artisans, guides et autorités locales. Un simple « Bienvenue » bien pensé ou une mise en scène visuelle peuvent transformer l’expérience.

En résumé : il ne s’agit plus seulement d’accueillir, mais de transmettre une histoire.