En République dominicaine, une rencontre peut commencer par trois mots qui déconcertent celui qui traduit l’espagnol littéralement. Un ami arrive, un message s’affiche, une conversation s’ouvre et tombe cette formule familière, « ¿Qué lo que? ». Elle ne demande pas d’explication compliquée. Elle crée surtout le contact. Derrière cette phrase se cachent un usage social, une manière de parler et, désormais, trois lettres très reconnaissables, KLK.

Que veut vraiment dire « ¿Qué lo que? »

Le sens le plus proche serait « quoi de neuf ? », « qu’est-ce qui se passe ? » ou, en anglais, « what’s up? ». SpanishDictionary classe l’expression comme un régionalisme utilisé en République dominicaine et comme une salutation. Autrement dit, la traduction mot à mot aide peu. Dans la conversation, « ¿Qué lo que? » fonctionne d’abord comme une ouverture familière. La réponse n’a donc pas besoin d’être un rapport détaillé sur sa journée. Comme beaucoup de salutations, l’expression peut simplement installer une proximité entre deux personnes. Le contexte, le ton et la relation comptent autant que les mots eux-mêmes. C’est là que le parler local échappe aux traductions trop mécaniques.

¿Qué lo que?

Une formule qui vit dans le ton et le contexte

Dire « ¿Qué lo que? » n’équivaut pas à employer une formule neutre dans toutes les situations. Son registre est familier. Elle prend sa force dans les conversations quotidiennes, entre proches, amis ou personnes partageant les mêmes codes. Une expression n’est jamais seulement une définition. Elle indique aussi qui parle, à qui, dans quelle situation et avec quel degré de proximité. Le vocabulaire devient alors un indice de la vie sociale. En République dominicaine, cette formule fait partie des éléments associés à une manière locale de s’exprimer.

¿Qué lo que?
¿Qué lo que?

De « ¿Qué lo que? » à KLK

L’histoire devient plus intéressante lorsqu’elle passe de la voix à l’écran. Dans les échanges écrits, la formule se réduit couramment à trois lettres, KLK. Cette abréviation conserve le son et l’intention du salut tout en adoptant la vitesse des messages numériques. Le phénomène est assez visible pour être repris dans des discussions institutionnelles sur le parler dominicain. En 2022, une rencontre relayée par l’Academia Dominicana de la Lengua autour de la manière de parler à Saint-Domingue portait le titre « ¿KLK ciudad? ¿Cómo habla la ciudad de Santo Domingo? ». Le choix de KLK dans ce titre montre à quel point ces trois lettres peuvent fonctionner comme un signe linguistique immédiatement lisible dans le contexte dominicain.

¿Qué lo que?
¿Qué lo que?

Quand trois lettres deviennent un marqueur identitaire

Le lien entre « ¿Qué lo que? » et l’identité dominicaine dépasse aussi les frontières de l’île. Une étude présentée en 2024 au Hispanic Linguistics Symposium s’est intéressée à plusieurs éléments du lexique dominicain auprès de 25 résidents de Long Island, dans l’État de New York. Les chercheurs ont notamment observé que « que lo qué » était associé à la dominicanité par les participants. L’expression était aussi fortement liée à des perceptions de convivialité. L’étude montre ainsi comment certains mots voyagent avec les communautés et continuent de produire des associations sociales loin du territoire où ils sont employés.

Ce résultat ne signifie pas que tous les Dominicains utilisent « ¿Qué lo que? » de la même manière, ni que l’expression résume à elle seule l’espagnol dominicain. L’Academia Dominicana de la Lengua rappelle d’ailleurs que les manières de parler varient selon les zones du pays, avec leurs propres cadences, sons et mots. La singularité tient justement à cette diversité.

¿Qué lo que?

Une expression courte, une histoire plus grande

Avec « ¿Qué lo que? », trois mots suffisent pour ouvrir une conversation. Avec KLK, trois lettres suffisent désormais pour transporter la même connivence sur un écran. Oralité, écriture numérique et diaspora, la formule rappelle qu’une langue se transforme aussi dans les usages ordinaires. C’est peut-être ce qui rend ces expressions si précieuses. Elles ne vivent pas seulement dans les dictionnaires. Elles circulent entre les personnes, changent de forme et deviennent parfois des signes de reconnaissance. Après KLK, quelle autre expression de la Caraïbe mérite d’être décodée pour comprendre ce qu’un territoire raconte à travers sa manière de parler ?

¿Qué lo que?

« ¿Qué lo que? » est une expression familière dominicaine utilisée comme salutation. Selon le contexte, elle peut se rapprocher de « quoi de neuf ? », « qu’est-ce qui se passe ? » ou de l’anglais « what’s up? ».

KLK est la forme abrégée de « ¿Qué lo que? » utilisée notamment dans les échanges écrits et numériques. Ces trois lettres permettent de conserver l’esprit de cette salutation dominicaine dans les messages et sur les réseaux sociaux.

« ¿Qué lo que? » est fortement associée à l’usage linguistique dominicain. Au-delà de sa signification, l’expression peut fonctionner comme un marqueur de proximité et d’identité, y compris au sein de communautés dominicaines installées hors du pays.

À Santo Domingo, Kundengo Minier et César Namnúm viennent d’être honorés pour plus de cinq décennies consacrées au son et aux musiques traditionnelles dominicaines. Mais lors du concert A Ritmo de Son, les deux hommes n’étaient pas seulement là pour recevoir une distinction : ils ont repris leurs instruments, partagé la scène et rappelé qu’un patrimoine musical reste vivant tant qu’il continue d’être joué.

Un hommage qui se termine en musique

Il y avait des plaques de reconnaissance et des hommages. Mais surtout, il y avait de la musique. Kundengo Minier et César Namnúm ont partagé la scène lors de A Ritmo de Son, un concert porté par Roberto Bobadilla et l’ensemble Son Urbano. La soirée mêlait son, danse et mémoire culturelle. Les deux musiciens ont parcouru plusieurs titres, parmi lesquels Ven mi morena, Celo al aire, Isabel, La Paloma et A la loma de Belén. Leur participation s’est achevée ensemble sur Cuarto de Tula. Un moment qui résume l’esprit de la soirée : les deux hommes n’étaient pas célébrés pour une histoire terminée, mais pour une musique qu’ils continuent à faire entendre.

Le Centro Cultural Banreservas et la Fundación Arte y Cultura Raíces ont voulu reconnaître des trajectoires de plus de cinq décennies dédiées à la préservation, à la recherche et à la diffusion du son. Derrière l’hommage apparaît alors une question : comment une musique traverse-t-elle les générations sans devenir un simple souvenir ?

Kundengo Minier
@César Namnúm
Kundengo Minier
@César Namnúm
Kundengo Minier
@César Namnúm

Kundengo Minier, transmettre avec les mains

Chez Kundengo Minier, la réponse passe d’abord par le geste. Guitariste et cuatrista, il est aussi constructeur de ses propres instruments. Sa trajectoire est liée depuis plus de cinquante ans à la préservation et à la diffusion du son et d’autres expressions de la musique traditionnelle dominicaine.

Cette dimension donne à son parcours une force particulière. Transmettre une musique ne consiste pas seulement à conserver des enregistrements ou à raconter ce qu’elle représentait autrefois. Dans son cas, la transmission passe aussi par la matière : fabriquer un instrument, en connaître les sonorités, le prendre en main et continuer à jouer. Le patrimoine devient alors concret. Il vit dans un savoir-faire et dans des gestes que d’autres peuvent observer, apprendre puis reproduire.

Kundengo Minier
@Kundengo Minier

César Namnúm, faire circuler la mémoire

César Namnúm représente une autre manière de faire vivre cette musique. Musicien, locuteur et écrivain, il est reconnu pour son travail de recherche, de promotion et de diffusion du son et d’autres formes musicales traditionnelles dominicaines. Là où Kundengo Minier incarne notamment la pratique instrumentale et la fabrication, César Namnúm rappelle qu’une tradition doit aussi être racontée, documentée et partagée pour continuer à circuler.

Ces deux parcours se répondent. L’un montre comment une culture se transmet par les mains et les instruments. L’autre souligne l’importance de la parole, de la recherche et de la diffusion. Ensemble, ils donnent au mot « préservation » une dimension beaucoup plus vivante.

Kundengo Minier
@César Namnúm

Le son dominicain n’est pas sous vitrine

C’est peut-être ce que la soirée A Ritmo de Son a montré le plus clairement. Après l’hommage, la musique a continué avec Son Urbano et un répertoire comprenant notamment La Zona merece un son, Son a Villa Francisca, Son de San Antón ou encore Homenaje a Piro Valerio. Le public a été entraîné dans le rythme et la danse. Le son n’était donc pas présenté comme une pièce de musée que l’on regarde à distance. Il occupait l’espace, réunissait des musiciens et faisait bouger ceux qui étaient venus l’entendre.

Préserver une musique traditionnelle, c’est aussi lui permettre de rester audible et pratiquée. C’est créer des lieux où elle peut être interprétée, où ses histoires peuvent être racontées et où de nouveaux publics peuvent la rencontrer.

Qui prendra le relais ?

Après plus de cinq décennies de travail, Kundengo Minier et César Namnúm incarnent deux façons complémentaires de transmettre le son dominicain. Leur reconnaissance célèbre ce qu’ils ont déjà accompli, mais attire aussi l’attention sur ce qui doit encore circuler. Car un patrimoine musical ne survit pas uniquement grâce à ceux qui l’ont porté pendant cinquante ans. Il dépend aussi de ceux qui choisissent ensuite de l’apprendre, de le jouer, de le raconter et de le partager.

La question laissée par cet hommage regarde donc autant vers l’avenir que vers le passé : après Kundengo Minier et César Namnúm, quelles mains, quelles voix et quelles scènes feront encore vivre le son dominicain ?Préserver une musique traditionnelle, c’est aussi lui permettre de rester audible et pratiquée. C’est créer des lieux où elle peut être interprétée, où ses histoires peuvent être racontées et où de nouveaux publics peuvent la rencontrer.

Kundengo Minier est un musicien dominicain, guitariste, cuatrista et constructeur d’instruments. Depuis plus de cinq décennies, il contribue à préserver et transmettre le son et les musiques traditionnelles dominicaines.

 César Namnúm est un musicien, locuteur et écrivain dominicain. Son parcours est notamment lié à la recherche, à la promotion et à la diffusion du son et d’autres expressions musicales traditionnelles de République dominicaine.

Kundengo Minier et César Namnúm ont été honorés à Santo Domingo pour plus de cinquante ans consacrés à la préservation, à la recherche et à la diffusion du son dominicain et des musiques traditionnelles.

Au sud-ouest de la République dominicaine, le paysage semble défier la géographie. Lago Enriquillo, présenté comme le plus grand lac des Antilles, se trouve dans une dépression dont la surface est située à 40 mètres sous le niveau de la mer. Un lac salé, immense, sans débouché vers l’océan, où vivent crocodiles américains et iguanes. Derrière cette scène très concrète se cache une question beaucoup plus vaste : comment un lac aussi singulier s’est-il installé ici, et que raconte-t-il du territoire qui l’entoure ?

Lago Enriquillo, un lac sans sortie vers la mer

L’une des clés se trouve dans la forme même du bassin. L’United States Geological Survey (USGS), organisme public de recherche spécialisé notamment dans les sciences de la Terre, décrit Lago Enriquillo et le lac Azuéi voisin, en Haïti, comme deux lacs salés installés dans la vallée de rift d’Hispaniola. Tous deux occupent une dépression fermée : leurs eaux ne disposent d’aucun exutoire naturel vers la mer.

Cette absence de sortie change tout. Le niveau du lac dépend fortement des pluies, du ruissellement et de l’évaporation. Lorsque l’eau arrive dans le bassin, elle n’est pas évacuée vers l’océan. L’évaporation joue alors un rôle majeur dans l’équilibre du système, tandis que les sels restent concentrés dans l’eau. C’est l’une des raisons pour lesquelles le lac est qualifié d’hypersalin par les chercheurs de l’USGS.

Le paysage n’est donc jamais complètement figé. Les images Landsat étudiées par l’USGS montrent des variations spectaculaires au fil des décennies. Entre 2002 et 2016, une forte montée des eaux a submergé des terres agricoles et déplacé des milliers de familles. À Lago Enriquillo, le fait géographique se manifeste aussi dans la vie quotidienne des communautés riveraines.

Lago Enriquillo

Un refuge pour les reptiles

L’autre singularité de Lago Enriquillo apparaît au bord de l’eau. La population de crocodiles américains de République dominicaine est restreinte à cette zone géographique. Dans un paysage sec et salé, la présence de ce grand reptile donne au lac une identité écologique particulièrement forte.

Les iguanes font également partie du décor. Deux espèces sont présentes dans cette région, dont l’iguane de Ricord, une espèce à distribution très limitée sur Hispaniola. Isla Cabritos, proposée parmi les visites du parc national, est l’un des lieux emblématiques pour observer cette faune et comprendre la richesse biologique du site.

Cette biodiversité explique aussi le niveau de protection du territoire. Lago Enriquillo figure depuis 2002 parmi les zones humides d’importance internationale de la Convention de Ramsar. Le lac appartient également à la réserve de biosphère Jaragua-Bahoruco-Enriquillo, désignée en République dominicaine en 2002 et intégrée depuis 2017 à une réserve de biosphère transfrontalière avec La Selle, en Haïti, sous l’égide de l’UNESCO.

Lago Enriquillo
Lago Enriquillo
Lago Enriquillo
Lago Enriquillo

Quand Lago Enriquillo raconte aussi le climat

Le lac intéresse enfin les scientifiques pour une raison moins visible : ses sédiments conservent des informations sur le climat passé. En 2019, l’équipe de l’USGS y a récupéré plusieurs carottes sédimentaires, dont certaines atteignaient environ cinq mètres. Leur objectif était de reconstituer l’histoire des précipitations et des sécheresses dans la Caraïbe au cours de l’Holocène récent.

Lago Enriquillo devient ainsi plus qu’une curiosité géographique. Ses couches de sédiments, son niveau changeant et sa salinité constituent des archives naturelles permettant d’étudier l’équilibre entre pluie et évaporation. Ce que l’on voit aujourd’hui à la surface peut donc aider les chercheurs à mieux comprendre des variations climatiques qui se sont produites sur des milliers d’années.

Lago Enriquillo
Lago Enriquillo

Environ 40 mètres qui changent le regard

Ce qui rend Lago Enriquillo si mémorable tient finalement à une contradiction apparente : le plus grand lac des Antilles se trouve dans l’une des régions les plus arides de République dominicaine, sous le niveau de la mer, tout en abritant une faune remarquable et en conservant dans ses fonds une partie de l’histoire climatique caribéenne.

Le chiffre d’environ 40 mètres attire l’attention. Mais il ouvre surtout une porte sur un territoire où géologie, climat, biodiversité et vies humaines restent intimement liés. Et si certaines des destinations les plus fascinantes de la Caraïbe étaient précisément celles dont le paysage oblige d’abord à revoir ce que l’on croyait savoir ?

Lago Enriquillo se situe dans le sud-ouest de la République dominicaine. Il occupe une dépression fermée et se trouve à environ 40 mètres sous le niveau de la mer.

Lago Enriquillo ne possède aucun exutoire naturel vers la mer. L’eau qui arrive dans son bassin s’évapore tandis que les sels restent concentrés, ce qui explique son caractère hypersalin.

Lago Enriquillo est présenté comme le plus grand lac des Antilles. Situé sous le niveau marin, il abrite notamment des crocodiles américains et des iguanes et conserve dans ses sédiments des traces du climat passé de la région.

À Barahona, dans le sud-ouest de la République dominicaine, une pierre bleue relie géologie, artisanat et identité nationale. Le Larimar n’est pas seulement recherché pour sa couleur : son histoire est attachée à un territoire précis, à ceux qui l’extraient et à ceux qui le transforment. De la Sierra de Bahoruco aux ateliers de joaillerie, son parcours raconte comment une ressource locale peut devenir patrimoine, symbole et enjeu de protection.

À Barahona, une pierre commence son voyage

En 1974, l’artisan dominicain Miguel Méndez s’intéresse à une pierre bleue connue dans la région de Barahona. Avec le géologue Norman Rilling, il contribue à identifier son gisement et à développer son usage dans la joaillerie. Méndez lui donne aussi son nom : « Larimar », formé à partir de Larissa, le prénom de sa fille, et de « mar », la mer en espagnol. Derrière ce nom devenu familier en République dominicaine se trouve donc une histoire profondément liée à un territoire, à une famille et à un savoir-faire.

Larimar : pourquoi cette pierre est-elle si singulière ?

Le Larimar est une variété bleue de pectolite que les autorités dominicaines présentent comme propre au pays. Son gisement se situe dans la Sierra de Bahoruco, au sud-ouest de la République dominicaine, notamment dans les communautés de Los Checheses et La Filipina, dans la province de Barahona. Sa couleur, qui peut aller du bleu clair à des nuances plus soutenues, lui donne une identité visuelle immédiatement reconnaissable. 

Mais sa singularité ne tient pas seulement à son apparence. Elle tient surtout à son origine géographique : Barahona n’est pas un décor autour de la pierre, c’est le lieu qui lui donne son histoire. Cette précision territoriale change la manière de la regarder : derrière chaque pièce travaillée se trouve l’idée d’une provenance que le pays entend préserver.

Larimar

Quand la pierre passe entre les mains des artisans

Extraire cette pierre n’est que le début. Une fois sorti du sous-sol, le matériau doit être sélectionné, coupé, poli puis transformé. C’est là que les artisans deviennent essentiels. Bijoux, pendentifs, bagues ou pièces décoratives donnent à la pierre une seconde vie et transforment une ressource minérale en objet culturel. En décembre 2025, les autorités dominicaines indiquaient qu’au moins la moitié du matériau extrait restait dans le pays afin d’être travaillé localement, notamment dans l’artisanat et la joaillerie. 

Cette transformation représente un enjeu important : conserver davantage de valeur sur le territoire plutôt que d’exporter uniquement une matière brute. Elle permet aussi de maintenir un lien visible entre l’origine de la pierre et les gestes qui lui donnent sa forme finale, avant sa circulation internationale.

Larimar
Larimar

Comment le Larimar est devenu un symbole dominicain ?

Cette relation entre pierre, territoire et savoir-faire a progressivement dépassé le cadre commercial. Le 4 novembre 2011, la loi 296-11 a déclaré le Larimar « Pierre nationale » de la République dominicaine. Depuis une autre loi adoptée en 2018, le 22 novembre est également consacré à la Journée nationale du Larimar.

Ces reconnaissances donnent une dimension institutionnelle à ce que les artisans et les communautés de Barahona construisent depuis des décennies. Porter cette pierre ne revient alors plus seulement à choisir une pierre bleue. La pierre renvoie à un lieu, à une histoire de transformation et à une identité que le pays a choisi de reconnaître officiellement.

Larimar

Protéger le nom « Larimar Barahona »

La question suivante était presque inévitable : comment protéger cette origine lorsque la pierre circule hors du pays ? La réponse passe aujourd’hui par la dénomination d’origine « Larimar Barahona ». Son enregistrement international dans le système de Lisbonne de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle permet d’associer juridiquement le nom au territoire dont il provient. 

En juin 2026, le ministère dominicain de l’Énergie et des Mines indiquait que cette dénomination bénéficiait d’une protection dans 28 pays. L’objectif dépasse la lutte contre les usages abusifs du nom. Il consiste aussi à renforcer la traçabilité et à encourager le découpage, le polissage et la création de bijoux en République dominicaine.

De Barahona au monde, ce que raconte vraiment le Larimar

Le parcours de cette pierre raconte finalement bien davantage qu’une curiosité géologique. Une matière enfouie dans la Sierra de Bahoruco est devenue une ressource, puis un savoir-faire, un symbole national et désormais une origine que la République dominicaine cherche à protéger au-delà de ses frontières. Dans cette histoire, Barahona reste aujourd’hui encore le point de départ et le fil conducteur.

C’est peut-être là que réside la véritable valeur patrimoniale de cette pierre. Sa singularité ne dépend pas seulement de sa rareté, mais du lien entre un lieu, des personnes et les gestes qui transforment la pierre. Protéger ce lien revient aussi à poser une question plus large : dans une Caraïbe riche de productions intimement attachées à leurs territoires, combien d’autres savoir-faire pourraient, eux aussi, devenir des patrimoines mieux identifiés, mieux transmis et mieux protégés ?

Le Larimar est une variété bleue de pectolite associée à la République dominicaine. Son gisement se situe dans la Sierra de Bahoruco, dans la province de Barahona.

Le Larimar est devenu un symbole national lié à l’identité, à l’artisanat et au savoir-faire dominicains. Il a été déclaré pierre nationale de la République dominicaine en 2011.

La dénomination d’origine « Larimar Barahona » protège le lien entre la pierre et son territoire d’origine. Elle vise notamment à préserver sa traçabilité, son authenticité et la valeur créée localement autour de sa transformation.

Devant un écran affichant 1 083 448 visiteurs, le ministre David Collado a présenté les résultats de juillet 2026. Derrière ce record du tourisme en République dominicaine, les autorités veulent montrer des effets concrets sur l’emploi, les fournisseurs et les recettes publiques. Mais les chiffres révèlent aussi une concentration des arrivées autour de quelques territoires.

Un nouveau seuil franchi en juillet

La République dominicaine a accueilli 921 718 touristes par voie aérienne et 161 730 croisiéristes en juillet, soit 1 083 448 visiteurs au total. Ce résultat progresse de 2,9 % par rapport à juillet 2025, de 6,4 % par rapport à 2024 et de 60,6 % par rapport à 2019.

Sur les sept premiers mois de 2026, le pays totalise 7 700 118 visiteurs : 5 885 259 arrivés par avion et 1 814 859 par voie maritime. Le cumul dépasse de 7 % celui de 2025 et de 10,4 % celui de 2024. Le tourisme en République dominicaine confirme ainsi une croissance qui ne repose pas sur un seul mois exceptionnel.

Tourisme en République dominicaine
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Punta Cana concentre 58 % des arrivées aériennes

Le record est national, mais sa géographie reste déséquilibrée. En juillet, l’aéroport de Punta Cana a accueilli 537 204 passagers, soit 58 % des arrivées aériennes. Las Américas en a reçu 219 494, ou 24 %, tandis que Cibao en a compté 119 662, soit 13 %. Puerto Plata représente 3 %, contre 1 % pour La Romana et Samaná.

Cette répartition montre le poids de Punta Cana dans le tourisme en République dominicaine. D’autres destinations affichent toutefois une activité soutenue. L’occupation hôtelière nationale atteignait 76 %, avec 92 % à Bayahíbe, 83 % à La Romana, 82 % à Miches et 80 % dans la zone Bávaro–Punta Cana.

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183 000 emplois derrière les chambres occupées

Les autorités estiment que les hôtels soutiennent plus de 183 000 emplois directs et qu’environ 605 000 personnes dépendent économiquement de l’activité touristique. La cuisine constitue le premier bassin d’emplois hôteliers, avec 42 460 postes. Les restaurants en représentent 28 991 et les bars 14 443.

À ces métiers s’ajoutent le service, l’entretien, la sécurité, les excursions, les transports et le commerce. Yanira Eusebio, vendeuse de boissons sur la plage de Guayacanes, a expliqué que la rénovation de son point de vente et une formation à l’accueil lui avaient permis d’améliorer ses revenus. Son témoignage rappelle que le tourisme en République dominicaine ne se limite pas aux complexes hôteliers.

Tourisme en République dominicaine
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Salaires, fournisseurs et impôts

En juillet, la masse salariale des hôtels a atteint 4,77 milliards de pesos dominicains. Les achats auprès des fournisseurs se sont élevés à 11,59 milliards, soit plus de 374 millions de pesos par jour. Le secteur a également versé 8,729 milliards de pesos d’impôts, selon les données présentées par le ministère.

La chaîne d’approvisionnement élargit ces retombées. Selon la vice-ministre Jacqueline Mora, 92 % des surfaces agricoles qui approvisionnent les tables hôtelières se trouvent hors de la région Est. Une partie des dépenses générées par le tourisme en République dominicaine bénéficie donc à des producteurs éloignés des plages fréquentées.

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Les visiteurs sortent-ils des hôtels ?

Six touristes sur dix auraient réalisé une activité hors de leur hébergement, notamment des excursions, des visites, du snorkeling ou des sorties en buggy. Cette circulation peut soutenir les guides, les transporteurs, les restaurateurs et les petites entreprises. Elle permet aussi de découvrir des territoires et des patrimoines au-delà du séjour tout compris. Les niveaux de satisfaction restent élevés : 4,4 sur 5 en moyenne, 91 % des personnes interrogées déclarant vouloir revenir et 59 % affirmant qu’elles recommanderaient la destination.

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Ce que le record ne dit pas encore

Ces résultats décrivent la puissance économique du secteur, mais pas toute sa répartition. Ils ne précisent ni la stabilité des emplois, ni les salaires par métier, ni la part des revenus conservée dans chaque commune. Ils ne mesurent pas davantage les effets sur le logement, l’eau, les déchets ou les littoraux. Le prochain défi du tourisme en République dominicaine sera donc de transformer les records d’arrivées en valeur durable. Après 1 083 448 visiteurs en juillet, la question n’est plus seulement combien de personnes arrivent, mais combien de territoires, de travailleurs et d’entreprises locales avancent avec elles.

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La République dominicaine a accueilli 1 083 448 visiteurs en juillet 2026. Ce total comprend 921 718 touristes arrivés par voie aérienne et 161 730 croisiéristes.

Selon les données du ministère du Tourisme, les hôtels soutiennent plus de 183 000 emplois directs. En juillet 2026, ils auraient versé 4,77 milliards de pesos en salaires, acheté 11,59 milliards de pesos de produits et services auprès de fournisseurs et généré 8,729 milliards de pesos d’impôts.

Punta Cana reste la principale porte d’entrée touristique du pays. En juillet 2026, son aéroport a accueilli 537 204 passagers, soit 58 % des arrivées aériennes, devant Las Américas avec 24 % et Cibao avec 13 %.

À Santiago de los Caballeros, en République dominicaine , certaines maisons victoriennes portent encore leurs balcons ouvragés, leurs toits de zinc et leurs couleurs vives. Pourtant, derrière ces façades, le temps travaille. Abandon, dégradation et occupations irrégulières fragilisent une partie de ce patrimoine. Pour l’urbaniste Reynaldo Peguero, environ 400 édifices victoriens et républicains subsistent dans la ville. Chacun raconte davantage qu’une histoire d’architecture : un quartier, une famille, parfois un épisode national.

Cette réalité donne un visage concret au débat ouvert en République dominicaine. Le Sénat a approuvé en deuxième lecture, le 24 juillet 2026, un projet de loi sur la protection et l’acquisition du patrimoine culturel. Le texte doit encore être examiné par la Chambre des députés avant une éventuelle transmission au pouvoir exécutif. Il ne s’agit donc pas encore d’une loi promulguée. Derrière ce projet se révèle une difficulté concrète : restaurer un bâtiment ancien demande des moyens, alors que laisser agir le temps peut effacer sa valeur. La réponse ne peut donc reposer ni sur les propriétaires ni sur l’État seul.

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République dominicaine: quand la propriété rencontre la mémoire

Le projet reconnaît comme patrimoine culturel des biens publics ou privés ayant une valeur historique, artistique, architecturale, archéologique, documentaire, scientifique ou ethnologique. Il concerne aussi le patrimoine immatériel, subaquatique et certaines collections. Le propriétaire conserverait son bien, mais devrait respecter des obligations particulières : l’entretenir, permettre des inspections et demander une autorisation avant certaines transformations.

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La mesure la plus discutée est l’expropriation. Dans certaines circonstances, l’État pourrait acquérir un bien privé lorsque son manque d’entretien menace sa conservation, lorsque sa sauvegarde l’exige ou lorsqu’un intérêt public est établi. La procédure devrait respecter le cadre légal et prévoir une indemnisation.

La question dépasse donc un simple conflit entre administration et propriétaires. Lorsqu’une maison historique s’effondre, ce n’est pas seulement un bâtiment privé qui disparaît. Ce sont des techniques artisanales, des souvenirs familiaux et une façon d’habiter la ville qui deviennent illisibles. La propriété appartient à une personne. Mais la mémoire qu’elle contient peut concerner toute une communauté.

Un patrimoine vivant, pas un décor

En République dominicaine, Reynaldo Peguero appelle à mieux identifier les édifices vulnérables et à coordonner les acteurs publics et privés. Saúl Abreu, directeur exécutif de l’Association pour le développement de Santiago, estime également que l’État devrait envisager l’acquisition de propriétés possédant une forte valeur patrimoniale. L’objectif ne serait pas de figer ces maisons, mais de leur donner une nouvelle fonction : musée, espace culturel, centre de formation ou bâtiment institutionnel.

Cette approche rejoint une idée essentielle pour la République dominicaineRépublique dominicaine : protéger ne signifie pas seulement conserver une façade pour les visiteurs. Un patrimoine reste vivant lorsqu’il continue d’être fréquenté, raconté et transmis. Sans usage, une restauration peut devenir une coquille vide. Sans habitants, artisans, historiens et associations, la protection juridique ne suffit pas.

Le projet prévoit aussi un droit préférentiel d’acquisition pour l’État lorsqu’un propriétaire souhaite vendre un bien patrimonial. Il encadrerait les interventions sur les monuments nationaux, la sortie du territoire de certains objets et les fouilles archéologiques. Des sanctions allant de 10 à 50 salaires minimums du secteur public sont également envisagées.

République dominicaine
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Qui décidera de ce qui mérite d’être sauvé ?

Le texte ouvre cependant plusieurs questions. Comment déterminer qu’un propriétaire n’assume plus son devoir de conservation ? Quels soutiens lui seront proposés avant une expropriation ? Comment fixer une indemnisation juste ? Et surtout, l’État disposera-t-il ensuite des budgets, des spécialistes et du temps nécessaires pour restaurer les biens acquis ? Ces interrogations sont indispensables. Une loi de protection ne doit pas devenir un outil arbitraire. Elle doit s’appuyer sur des inventaires transparents, des expertises indépendantes, des recours accessibles et une stratégie de long terme. Elle doit aussi reconnaître que certains propriétaires veulent préserver leur bien, mais n’en ont simplement pas les moyens.

En République dominicaine, le débat ne se résume donc pas à choisir entre propriété privée et intervention publique. Il invite à construire une responsabilité partagée. L’État peut encadrer et financer. Les propriétaires peuvent entretenir et transmettre. Les collectivités peuvent documenter. Les citoyens peuvent redonner une place à ces lieux dans la vie quotidienne. Au fond, la question est simple : lorsqu’un bâtiment porte une part de l’histoire commune, peut-on attendre sa disparition pour décider qu’il comptait ?

République dominicaine
République dominicaine

Le projet vise à empêcher la disparition de bâtiments, objets ou collections ayant une valeur patrimoniale. Une expropriation encadrée pourrait être envisagée lorsque l’abandon ou le manque d’entretien menace leur conservation.

Non. Le texte a été approuvé en deuxième lecture par le Sénat dominicain, mais il doit encore poursuivre son parcours législatif avant une éventuelle promulgation.

La protection pourrait concerner des bâtiments historiques, des œuvres, des archives, des collections, des sites archéologiques et d’autres biens matériels ou immatériels reconnus pour leur valeur culturelle.

Du 13 au 17 juillet 2026, chercheurs, étudiants et professionnels du patrimoine se retrouveront dans la Ville coloniale de Santo Domingo. Pour sa 31e édition, le Congrès international d’archéologie de la Caraïbe défend une idée forte : la mer qui sépare les territoires est aussi celle qui raconte leurs liens.

Congrès international d’archéologie de la Caraïbe

Santo Domingo, point de rencontre des chercheurs caribéens

Dans quelques jours, les salles du Centre culturel INDOTEL accueilleront des spécialistes venus confronter leurs découvertes. Certains étudient les premiers peuplements de l’archipel. D’autres travaillent sur les sociétés agricoles, l’esclavage, l’archéologie sous-marine ou les traces laissées par la période coloniale. Le Congrès international d’archéologie de la Caraïbe se tiendra au cœur de la Ville coloniale de Santo Domingo, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le choix du lieu n’est pas neutre. Dans cette partie de la capitale dominicaine, les différentes couches de l’histoire restent visibles dans les rues, les bâtiments, les collections et les sites archéologiques.

Organisé par l’Académie des sciences de la République dominicaine et l’Association internationale d’archéologie de la Caraïbe, le Congrès international d’archéologie de la Caraïberéunira également des étudiants, des gestionnaires du patrimoine et un public intéressé par ces disciplines. Les principales sessions sont annoncées du 13 au 17 juillet 2026.

Congrès international d’archéologie de la Caraïbe
Congrès international d’archéologie de la Caraïbe

La mer des Caraïbes comme passage

Le thème de cette édition, « L’archéologie, construire des ponts à travers la mer des Caraïbes », inverse une représentation fréquente de la région. La mer n’y apparaît plus seulement comme une distance entre les îles. Elle devient un espace de circulation, de migrations, d’échanges et de transformations. Les recherches présentées doivent couvrir des périodes allant de la préhistoire à l’époque coloniale. Elles permettront d’observer comment les populations se sont déplacées entre les côtes continentales et les territoires insulaires, mais aussi entre les îles elles-mêmes.

C’est là que le Congrès international d’archéologie de la Caraïbe dépasse le cadre d’un rendez-vous scientifique. Il invite à relire les identités caribéennes à partir de preuves matérielles : fragments de céramique, restes humains, vestiges d’habitations, objets rituels, épaves ou traces alimentaires. Chaque élément peut modifier un récit longtemps transmis comme une évidence.

Congrès international d’archéologie : des sujets qui dépassent les vitrines des musées

Les axes annoncés montrent l’étendue des questions abordées. Le programme scientifique doit notamment intégrer les premiers habitants de la région, l’archéologie des groupes réduits en esclavage, l’art rupestre, l’archéologie subaquatique, les études d’ADN et d’isotopes, ainsi que les liens entre environnement, changement climatique et occupation humaine.

Le Congrès international d’archéologie de la Caraïbe prévoit aussi des tables rondes, des conférences magistrales et des présentations en espagnol, en anglais ou en français, avec traduction simultanée. Cette diversité linguistique est essentielle dans une région où les recherches restent souvent dispersées entre plusieurs espaces universitaires et éditoriaux. Les organisateurs annoncent des visites de musées, d’expositions et de sites archéologiques dominicains afin de relier les discussions scientifiques au terrain.

Congrès international d’archéologie de la Caraïbe
Congrès international d’archéologie de la Caraïbe

Une histoire régionale encore incomplète

Après 31 éditions, le Congrès international d’archéologie de la Caraïbe rappelle surtout que l’histoire de la région n’est jamais totalement écrite. De nouvelles méthodes peuvent faire parler des vestiges déjà connus. De nouvelles fouilles peuvent déplacer les chronologies. De nouvelles comparaisons peuvent révéler des relations que les frontières contemporaines ont rendues moins visibles.

Pour les Caribéens, l’enjeu dépasse la connaissance du passé. Il concerne aussi la manière de protéger les sites, de transmettre les découvertes et de rendre ces savoirs accessibles au-delà des cercles spécialisés. À Santo Domingo, l’archéologie ne cherchera donc pas seulement ce qui a disparu. Elle tentera de comprendre ce qui reliait déjà les sociétés caribéennes avant que leurs histoires ne soient racontées séparément. Et si les prochains grands récits de la Caraïbe se trouvaient encore sous nos pieds, dans une grotte ou au fond de la mer ?

Congrès international d’archéologie de la Caraïbe
Congrès international d’archéologie de la Caraïbe
Congrès international d’archéologie de la Caraïbe

La 31e édition du Congrès international d’archéologie de la Caraïbe se tiendra du 13 au 17 juillet 2026 à Santo Domingo, en République dominicaine. Chercheurs, étudiants et professionnels du patrimoine y présenteront des travaux consacrés à l’histoire, aux peuplements et aux patrimoines archéologiques de la région.

Le congrès se déroulera dans la Ville coloniale de Santo Domingo, principalement au Centre culturel INDOTEL. Ce choix place les échanges scientifiques au cœur d’un territoire marqué par plusieurs périodes de l’histoire caribéenne et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le thème de cette 31e édition est « L’archéologie, construire des ponts à travers la mer des Caraïbes ». Il met en lumière la mer comme un espace de circulation, d’échanges et de relations entre les îles et les côtes continentales, plutôt que comme une simple frontière.

Dans la Caraïbe, une facture d’énergie trop lourde peut ralentir une entreprise. Une tempête peut couper une route, bloquer un port, fragiliser une récolte. Une crise sécuritaire peut aussi dépasser les frontières d’un seul pays. C’est dans cette réalité quotidienne que le dialogue Canada-CARICOM prend aujourd’hui une nouvelle dimension.

Réunis à Panama City, en marge de l’Assemblée générale 2026 de l’Organisation des États américains, les ministres des Affaires étrangères du Canada et de la CARICOM ont voulu donner une nouvelle force à leur partenariat stratégique. Au centre des échanges : un plan d’action tourné vers trois priorités majeures pour la région : la sécurité, le climat et l’économie.

Une coopération qui cherche des résultats concrets

Le partenariat Canada-CARICOM s’inscrit dans la continuité de l’accord stratégique lancé en 2023. Mais la réunion de 2026 marque une étape importante : les deux parties veulent désormais avancer avec un plan plus précis, plus lisible et plus mesurable.

L’objectif n’est pas seulement d’afficher une proximité diplomatique. Il s’agit de fixer des priorités, des calendriers et des mécanismes de financement capables de produire des résultats. Pour les pays caribéens, cette précision compte. La région fait face à des défis qui se croisent : coût de l’énergie, catastrophes climatiques, sécurité maritime, vulnérabilité financière, crise haïtienne. La Caraïbe ne demande pas seulement de l’aide. Elle cherche des partenaires capables de comprendre ses réalités et d’agir avec elle sur le long terme.

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La sécurité, une urgence régionale

La sécurité occupe une place centrale dans ce nouveau plan Canada-CARICOM. Les ministres ont évoqué la criminalité transnationale, les gangs, les migrations irrégulières, la sécurité maritime et les flux illicites. Pour la région, ces sujets ne sont pas isolés. La mer est un lien, mais aussi une zone de vulnérabilité. Les trafics, les réseaux criminels, les cybermenaces et les crises politiques circulent parfois plus vite que les réponses institutionnelles.

Le Canada soutient déjà certaines initiatives régionales à travers le renforcement des capacités, des interventions ciblées et des partenariats opérationnels. Le nouvel enjeu est d’aller vers une réponse plus coordonnée : mieux protéger les espaces maritimes, renforcer les institutions, partager les informations utiles et limiter l’influence des réseaux criminels.

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Haïti, une crise qui concerne toute la Caraïbe

Haïti occupe une place majeure dans les discussions. La crise politique, sécuritaire et humanitaire que traverse le pays a des conséquences directes sur la région. Les ministres ont notamment souligné les risques liés aux trafics de drogue et d’armes. Le soutien à la Gang Suppression Force fait partie des points abordés. Cette force doit contribuer à rétablir la sécurité sur le terrain, avec un mandat appelé à être renouvelé au Conseil de sécurité des Nations unies.

Mais la réponse ne peut pas être seulement sécuritaire. Les ministres ont aussi rappelé le droit des Haïtiens à choisir leur gouvernement. Ils soutiennent l’organisation d’élections crédibles dès que les conditions le permettront, ainsi que les efforts contre la corruption et l’impunité. Haïti apparaît comme un rappel fort : aucune stabilité caribéenne durable ne peut se construire en laissant un territoire seul face à une crise aussi profonde.

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Climat et économie : deux faces d’un même défi

Le nouveau plan Canada-CARICOM relie aussi clairement climat et économie. Dans la Caraïbe, une catastrophe naturelle n’est jamais seulement un événement météorologique. Elle touche les familles, les entreprises, les routes, les écoles, les ports et les finances publiques. L’accès à une énergie fiable et abordable revient comme une priorité. Une énergie trop chère freine l’innovation et pèse sur les ménages. Une énergie plus stable peut soutenir l’industrie, les services, l’investissement et la transition vers des modèles plus durables.

Le commerce fait aussi partie de l’équation. Le programme CARIBCAN, qui donne à la majorité des produits originaires de 18 pays et territoires caribéens du Commonwealth un accès sans droits de douane au marché canadien, reste un levier important. Il rappelle que le partenariat Canada-CARICOM ne concerne pas seulement la diplomatie. Il touche aussi les débouchés économiques, les chaînes d’approvisionnement et la capacité des entreprises caribéennes à se projeter au-delà de leur marché local.

Canada-CARICOM

La vulnérabilité caribéenne mieux prise en compte

Un autre point essentiel du partenariat Canada-CARICOM concerne le financement. Plusieurs États caribéens sont considérés comme des pays à revenu intermédiaire. Pourtant, leur exposition aux catastrophes climatiques, aux chocs économiques et aux ruptures d’approvisionnement reste très forte. C’est l’un des grands paradoxes de la région. Sur le papier, certains pays semblent trop “avancés” pour accéder facilement à des financements concessionnels. Dans la réalité, une seule crise peut fragiliser des années d’efforts.

Les ministres ont donc insisté sur la nécessité de réformer l’architecture financière internationale. L’idée est simple : la vulnérabilité réelle des petits États doit être mieux prise en compte. Pas seulement leur revenu moyen.

Canada-CARICOM

Un plan à suivre de près

Les prochains mois seront importants. Les responsables doivent encore finaliser les détails du plan d’action, identifier les initiatives prioritaires, construire un calendrier de mise en œuvre et renforcer le suivi. Un dialogue de hauts fonctionnaires est prévu à l’automne pour faire avancer ce travail.

Le partenariat Canada-CARICOM ne réglera pas à lui seul les défis de la Caraïbe. Mais il dit quelque chose du moment actuel : la région veut être écoutée comme un espace stratégique, pas seulement comme une zone vulnérable. Reste maintenant la vraie question : ce nouveau plan produira-t-il des changements visibles pour les populations, les entreprises et les territoires caribéens ?

Le nouveau plan Canada-CARICOM est une feuille de route destinée à renforcer la coopération entre le Canada et la Communauté caribéenne. Il repose sur trois priorités : des économies plus résilientes, l’action climatique, et la sécurité régionale. L’objectif est de passer d’un partenariat diplomatique à des actions plus concrètes, avec des calendriers, des résultats mesurables et des mécanismes de financement durables.

Haïti occupe une place centrale parce que sa crise politique, sécuritaire et humanitaire a des conséquences sur toute la région. Les ministres ont évoqué les trafics de drogue et d’armes, le soutien à la Gang Suppression Force, mais aussi le droit des Haïtiens à choisir leur gouvernement. Pour la CARICOM, la stabilité d’Haïti reste donc un enjeu régional, pas seulement national.

Le partenariat Canada-CARICOM relie directement climat et économie. Il met en avant l’accès à une énergie fiable et abordable, le développement du commerce, le renforcement des chaînes d’approvisionnement et l’accès à des financements adaptés aux vulnérabilités des petits États caribéens. L’enjeu est de permettre à la région de mieux résister aux catastrophes naturelles, aux chocs économiques et aux crises internationales.

Au lever du jour, dans de nombreux quartiers de Saint-Domingue, les cuisines s’animent autour d’un geste simple : écraser des bananes plantains vertes après leur cuisson. À cette purée s’ajoutent souvent des oignons rouges préparés avec du vinaigre, du salami dominicain, du fromage à frire et des œufs. Ce petit-déjeuner emblématique porte un nom court : mangú. Derrière ce mot familier se croisent l’histoire culinaire dominicaine, des héritages africains et une étymologie encore discutée.

mangú

Un mot pour un plat quotidien

Le mangú désigne d’abord une préparation de bananes plantains vertes bouillies, puis écrasées jusqu’à obtenir une purée souple. Selon les familles, on y ajoute de l’eau de cuisson, du beurre ou de l’huile afin d’ajuster sa texture. Les oignons rouges, souvent revenus avec du vinaigre, apportent une note acidulée qui contraste avec la douceur du plantain.

mangú

Le plat est fréquemment servi avec « los tres golpes », littéralement « les trois coups » : salami dominicain frit, queso de freír et œufs frits. Cette association est devenue l’une des images les plus reconnaissables du petit-déjeuner dominicain. Elle ne constitue pas un statut officiel de plat national, mais elle occupe une place majeure dans les habitudes alimentaires et dans la manière dont le pays raconte sa cuisine.

mangú

Des racines africaines dans l’assiette

Les racines du mangú sont généralement rapprochées des traditions africaines de féculents bouillis, pilés ou écrasés. Ces pratiques culinaires ont traversé l’Atlantique avec les populations africaines réduites en esclavage, puis se sont transformées selon les produits disponibles et les habitudes locales.

Dans la Caraïbe et en Amérique latine, plusieurs plats reposent aussi sur le plantain écrasé. Le mofongo portoricain utilise le plus souvent des plantains frits et pilés. À Cuba, le fufú de plátano suit une autre préparation. En Colombie, le cayeye s’appuie généralement sur du plantain vert cuit, tandis que le bolón équatorien combine souvent plantain et garnitures. Ces recettes ne sont pas identiques et leurs noms ne partagent pas nécessairement la même origine. Elles témoignent cependant de circulations culinaires liées à l’histoire africaine des Amériques.

mangú

Une étymologie toujours ouverte

L’origine exacte du mot mangú reste incertaine. Une théorie souvent répétée le rapproche de « mangusi », présenté comme un terme venu du bassin du Congo. Cette piste ne repose toutefois pas sur une documentation linguistique suffisamment claire pour être affirmée comme une certitude.

Une autre histoire raconte qu’un soldat américain, pendant l’occupation de la République dominicaine commencée en 1916, aurait goûté le plat avant de s’exclamer : « Man, good! » Les Dominicains auraient ensuite transformé cette phrase en mangú. Le récit est populaire, mais la chronologie le contredit. Le mot était déjà attesté en 1899 dans un texte de Francisco Ortea consacré à des usages linguistiques observés dans le pays.

Cette attestation ne permet pas, à elle seule, de résoudre toute l’étymologie. Elle montre cependant que le terme n’est pas né sous l’occupation américaine. Plutôt que de choisir entre deux récits fragiles, il est plus rigoureux de reconnaître que l’origine du mot demeure ouverte. Le plat peut porter des racines africaines sans que son nom soit automatiquement rattaché à une langue africaine précise.

Du pays à la diaspora

Aujourd’hui, le mangú dépasse largement le seul petit-déjeuner. Il peut être servi à différentes heures et reste présent dans les restaurants dominicains de la diaspora, notamment à New York, Miami ou Madrid. Aux États-Unis, où vivent plus de deux millions de personnes d’origine dominicaine, ce plat conserve une forte valeur affective. Dans les familles, sa texture, ses garnitures et sa présentation varient, mais sa présence crée un repère immédiatement reconnaissable entre générations, au pays comme dans les communautés installées ailleurs du monde.

mangú

Pour beaucoup, une assiette de mangú rappelle une cuisine familiale, un dimanche matin ou une table partagée. Le mot ne résume pas toute la République dominicaine, mais il en raconte une part intime : celle des gestes transmis, des saveurs adaptées et des histoires que l’on continue de questionner.

La semaine prochaine, RK Words traversera une autre mer. Direction la Jamaïque pour comprendre « bashment », un mot du patois jamaïcain associé à la fête, au dancehall et à toute une manière d’occuper la scène.

mangú

Le mangú est une préparation dominicaine composée de bananes plantains vertes bouillies, puis écrasées pour obtenir une purée souple. Il est souvent accompagné d’oignons rouges préparés avec du vinaigre. Très associé au petit-déjeuner, il peut aussi être consommé à d’autres moments de la journée. Le mangú occupe une place emblématique dans la cuisine familiale et dans l’identité culinaire de la République dominicaine.

L’origine exacte du mot mangú reste incertaine. Une théorie le rapproche d’un terme supposément venu du bassin du Congo, mais cette piste manque de preuves linguistiques solides. Une autre histoire affirme que le mot viendrait de l’expression anglaise « Man, good! », prononcée pendant l’occupation américaine de la République dominicaine. Cette version est contredite par une attestation écrite du mot dès 1899, avant le début de l’occupation en 1916.

« Los tres golpes », ou « les trois coups », désigne les trois accompagnements traditionnellement servis avec le mangú : le salami dominicain frit, le fromage à frire appelé queso de freír et les œufs frits. Cette combinaison forme l’un des petits-déjeuners les plus reconnaissables de République dominicaine. Selon les familles et les restaurants, le plat peut également être complété par des oignons rouges ou de l’avocat.

Organisée par la Caribbean Chamber of Commerce in Europe (CCCE), la deuxième édition des Caribbean Days a réuni au siège de l’UNESCO, à Paris, plusieurs expressions de la culture caribéenne. Pendant quatre jours, l’événement a créé un espace de dialogue autour de la coopération régionale, du tourisme durable et des relations économiques entre la Caraïbe et l’Europe.

Une table caribéenne face à Paris

Sur le toit de l’UNESCO, des chefs antillais de l’association Les Toques françaises préparent un menu caribéen en trois services. Depuis le restaurant, les invités aperçoivent la tour Eiffel, les Invalides et la rive gauche. Cette scène résume l’esprit des Caribbean Days : présenter la Caraïbe par ses créations et ses savoir-faire, puis utiliser cette présence culturelle pour engager des échanges plus larges. 

La Caribbean Chamber of Commerce in Europe (CCCE) a organisé cette deuxième édition dans le cadre de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes. Placée sous le thème « Paix, diversité et durabilité », la manifestation a réuni des acteurs culturels, institutionnels, diplomatiques et économiques.

Durant quatre jours, la programmation a accordé une place aux arts visuels, à la gastronomie, à la mode, au cinéma, à la littérature, à la poésie, à la musique et à la danse. Ces disciplines ont montré plusieurs facettes de la création caribéenne dans un lieu consacré à l’éducation, à la science, à la culture et au patrimoine.

Les industries créatives au premier plan

Les Caribbean Days ont présenté les industries créatives comme l’une des forces de la région. La cuisine, les vêtements, les films, les récits, la musique et la danse ont servi de points de rencontre entre différents territoires et différents secteurs.

Cette diversité a permis de réunir des ambassadeurs caribéens, d’autres diplomates, des représentants du secteur public et des acteurs privés. La culture a ainsi créé un cadre commun pour des discussions portant sur le développement, l’investissement et les partenariats.

Fondée en novembre 2019, la CCCE a pour mission de faciliter les échanges entre la grande Caraïbe et l’Europe. Elle cherche également à encourager les investissements européens en faveur du développement économique durable de la région. À Paris, cette mission s’est traduite par des rencontres entre institutions, entreprises et représentants caribéens.

Caribbean Days
Florian Valmy-Desvillers( directeur du développement commercial, CTO Chapter UK & Europe), Geoffey Lipman, (conférencier principal, ancien président du WTTC et secrétaire général adjoint de l'OMT), Jo Spalburg (secrétaire générale du CCCE), Tracy Jones (directrice pour l'Europe chez Barbados Tourism Marketing Inc.) et Carol Charran-Timlelt (présidente de l'Association de Trinité-et-Tobago en France).

La coopération régionale autour d’un même déjeuner

Un déjeuner-débat a porté sur la coopération entre les territoires français d’outre-mer de la Caraïbe et les États membres du CARIFORUM. Des représentants de la Banque de France, d’Expertise France et de l’OCDE ont participé aux présentations.

L’intervention de la sénatrice française Micheline Jacques, qui soutient un partenariat économique entre les territoires d’outre-mer et Haïti, a recentré les débats sur une question concrète : comment renforcer les liens entre les différentes composantes de l’espace caribéen ?

À travers cette rencontre, les Caribbean Days ont rapproché la culture, la diplomatie et l’économie. La gastronomie n’était pas un simple décor. Elle a accompagné un dialogue sur les coopérations possibles et sur la place de la Caraïbe dans ses relations avec l’Europe.

Le tourisme durable face au changement climatique

Une table ronde a été consacrée au tourisme durable. Geoffrey Lipman, ancien président du World Travel and Tourism Council et ancien secrétaire général adjoint de l’Organisation mondiale du tourisme, y a participé aux côtés de Florian Valmy-Desvillers, directeur du développement commercial de la Caribbean Tourism Organization pour le Royaume-Uni et l’Europe.

Jo Spalburg, secrétaire général de la CCCE, a résumé le message principal de ces échanges. Selon lui, l’accélération du changement climatique rend nécessaire un tourisme plus durable et plus bénéfique pour les communautés locales. Celles-ci jouent un rôle direct dans la protection de la nature et de la culture de la région pour les générations futures.

Cette réflexion donne aux Caribbean Days une portée particulière. Elle relie la promotion des destinations caribéennes à la responsabilité de préserver ce qui attire les visiteurs : les paysages, les patrimoines, les pratiques culturelles et les connaissances locales.

Caribbean Days
Jo Spalburg, secrétaire général du CCCE, en compagnie des chefs français des Antilles de l'association « Les Toques françaises ».

De la visibilité culturelle aux alliances

Au terme de cette deuxième édition, la CCCE met en avant une ambition collective : transformer la visibilité culturelle en collaborations, en innovation et en croissance durable pour la région.

Les Caribbean Days ont montré que la culture peut ouvrir des discussions entre diplomates, institutions, entreprises et acteurs créatifs. La suite dépendra désormais de la capacité des partenaires réunis à Paris à convertir ces échanges en alliances concrètes au bénéfice des territoires et des communautés caribéennes.

Les Caribbean Days, également appelés Journées des Caraïbes, sont un événement organisé par la Caribbean Chamber of Commerce in Europe au siège de l’UNESCO, à Paris. Pendant quatre jours, leur deuxième édition a mis en avant les arts visuels, la gastronomie, la mode, le cinéma, la littérature, la poésie, la musique et la danse. L’événement s’est déroulé sous le thème « Paix, diversité et durabilité », dans le cadre de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Les Caribbean Days sont organisés par la Caribbean Chamber of Commerce in Europe, ou CCCE. Fondée en novembre 2019, cette organisation cherche à faciliter les échanges entre la grande Caraïbe et l’Europe, tout en encourageant les investissements européens en faveur du développement économique durable de la région. À Paris, la CCCE a réuni des représentants culturels, diplomatiques, institutionnels et économiques autour des créations et des enjeux caribéens.

Les Caribbean Days ont associé la promotion des industries créatives à des discussions sur la coopération régionale et le tourisme durable. Un déjeuner-débat a porté sur les relations entre les territoires français d’outre-mer de la Caraïbe et les États membres du CARIFORUM. Une table ronde a également abordé les effets du changement climatique et la nécessité de développer un tourisme plus durable, capable de mieux bénéficier aux communautés locales qui protègent les patrimoines naturels et culturels de la région.